Une vidéo d’horreur

Avis à mes lecteurs,  j’ai programmé cette suite. Je suis absente. Merci de me suivre!

la suite ne sera en ligne qu’à partir de jeudi.

 

 

Comme Abeba est la soeur d’Assia, les deux amis comprennent immédiatement la raison pour laquelle Guillaume a envoyé sa femme et son fils en France, et pourquoi elle avait été kidnappée, mais cette dernière ne doit pas être au courant, elle ne le saura pas d’eux non plus.

Après avoir visionné la vidéo ils comprennent qu’Abeba a découvert le plus grand réseau de prostitution du monde ainsi que le plus ignoble. Sous couvert de leur statut dans le Pays, des hommes non seulement se servaient de ces jeunes filles et femmes, mais si elles désobéissaient elles étaient soumises, à ce que l’on appelait en France, de la torture. Combien sont mortes sous les coups de leurs bourreaux ?  Certains de ces hommes étaient connus de Pierre, ils les avaient côtoyées lorsqu’il était dans l’armée. Certaines personnes étaient des dignitaires de Djibouti et d’autres en visite dans le Pays ils profitaient des largesses du Commandant Ben. Mais ce qui leur parait terrifiant ce sont les éclats de rire entendus lorsque les femmes suppliaient ces hommes d’arrêter de les frapper, une entre autre qui devait avoir à peine 15 ans les avaient d’autant plus bouleversés car elle avait le regard de Mathéo lorsqu’il avait peur.

 Au petit matin Pierre qui n’a pas dormi de la nuit a pris sa décision, à sa mère il ne dira que le strict nécessaire :

  • Maman cette nuit j’ai reçu un ordre de mes chefs je dois partir en mission.
  • Pierre je te connais très bien, tu songes à te marier, et tu voulais profiter de tes congés pour faire l’escalade du Mont Pourris je suis certaine que cela a un lien avec Guillaume.
  • Maman moins tu en sauras mieux je te protégerais.
  • Alors mon petit fait bien attention à toi, moi je veillerais sur Assia et son fils.
  • Je t’aime Maman, merci !

Avant son départ il a informé Déborah, sa fiancée des derniers éléments, mais il a omis certains passages, il connait sa force mais il ne voudrait pas qu’elle soit alarmée pour lui, mais comme son congé se termine elle doit regagner son poste sur Paris. Pierre en profitera pour demander un congé spécial. Auparavant il a fait promettre à Déborah de prendre régulièrement des nouvelles des enfants, soit directement auprès de sa mère, soit en passant par la mère de Guillaume. Pour Pierre et Bastien il n’y a pas eu de discussions seul Pierre pouvait se rendre sur place pour donner un coup de main à son ami. Bastien quant à lui avait charge de famille, de plus ni l’un ni l’autre ne savaient si d’autres individus n’étaient pas encore en planque dans les parages. Les Djibutiens étaient personnage non grata depuis que leurs tentatives d’intimidation avaient échouées. Au vu des explications  de Catherine, Guillaume avait compris qui était le Commandant, c’était Ben qui était présent sur place, mais il avait été tué sûrement parce qu’il avait été incapable de récupérer la clef. Une chance qu’il ait eu l’idée de rentrer chez lui, sinon il aurait fallu enquêter en France et cela aurait empêché Guillaume et Pierre d’unir leurs efforts sur place.

Ce sont par des chemins détournés que Pierre est rentré illégalement sur le Territoire de Djibouti avec un faux passeport, mais pour la mission qu’il doit accomplir il est préférable que personne ne sache qui il est. Il est arrivé par le train qui relie Addis Abebba à Djibouti mais il s’est arrêté bien avant la capitale et a rejoint le campement où deux guides parlant amharique l’attendaient, là c’était le pays des fous de char à voile, 25 km de désert. Le summum pour ceux que Guillaume recherchaient, mais pour l’instant il n’y avait pas de chars à voile, seuls des antilopes et des gazelles faisaient la course avec leur voiture. Pierre avait eu un contact avec le frère d’Assia, il doit le retrouver quelques parts dans le désert, rien n’est dit, tout est flou, ce n’est pas pour déplaire à Pierre, il fait confiance à 100% aux émissaires envoyés par Guillaume. Depuis quelques heures leur chemin est entravé par un vent de sable, la piste va rapidement disparaître à leurs yeux, il faut s’abriter, mais en plein désert c’est quasiment impossible, mais c’est sans compter sur ces deux guides. De leur 4X4 ils sortent une tente et rapidement ils la monte. Et, là ils attendent pendant de longues heures que la tempête de sable baisse en intensité. Quand tout se calme peu à peu le désert n’a plus les repaires que les hommes connaissent, c’est bien ma veine songe Pierre, mais il continue à leur faire confiance, un le plus âgé nommé  Abu ce qui veut dire sagesse va en reconnaissance, il revient au bout de minutes qui paraissent fort longue et qui font bouillir intérieurement Pierre. De la main il lui montre un point invisible et lui dit :

  • Nous sommes presque arrivés au point de rencontre.

Au bout d’une heure les voici vers un campement situé au milieu de nulle part. Pourtant ils sont attendus, on leur sert un café Ethiopien chaud et délicieux. Je serais bien resté en compagnie de ces magnifiques femmes se disait Pierre, mais rien qu’à l’évocation du mot femme, il se souvient de la vision d’horreur qu’il a eu l’autre nuit dans la cabane de son frère en compagnie de son ami Bastien. L’horreur comme dans ce pays on la pratique,  mais là ce n’est pas pour punir des criminels, mais pour asservir des femmes pauvres qui ont eu la malchance de ne pas avoir fait d’études où d’avoir crû en des charmeurs, car ce trafic monstrueux se dessinait à leurs yeux grâce aux écrits que Guillaume leur avaient laissés et qu’ils avaient découverts sur cette clef USB.

A suivre

Commentaires

  1. La clef recèle donc des horribles secrets, un réseau criminel comme il y en a beaucoup de par le monde ! Et avec des complicités certainement haut placées.
    Bonne pause et à jeudi.
    Bisous.

  2. Cela me rappelle un fait bien réel ou des membres des forces armées avaient été soupçonnés de ce genre d’actes viols USW….On a plus entendu parlé en tous cas je sais pas……Ha ha ça se corse mais les renforts sont là…..Bisous bonne pause

  3. Bonjour Evajoe,

    Un secret épouvantable au fond dette clef. J’ai, tout comme Renée, entendu parler de ce fait réel. Pour un que l’on découvre, combien d’ignorés? C’est terrifiant!
    Ton récit continue à nous tenir en haleine . Ouf! Je reprends ma respiration et je file .
    Bisous Evajoe

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