Un secret bien gardé (fin)

Le lendemain Guillaume s’envolait pour Paris afin de rencontrer le Colonel, à son arrivée sur Roissy, Bastien l’attendait de manière à ce qu’il puisse rentrer facilement dans l’hôpital,  au moment où Guillaume rentre dans la chambre il aperçoit deux soldats en faction devant la porte. Bastien ouvre la porte et les laisse seuls. Aucun des deux ne se salue et le Colonel passe à l’attaque le premier «  voilà donc l’assassin de mon frère jumeau, vous avez mis du temps pour comprendre ce que je vous voulais. »

  • Assassin, Monsieur c’est un bien grand mot, en montagne on assassine rarement les gens, sauf votre homme de main qui sur votre ordre a voulu m’exécuter, alors avant de m’accuser de quoi que ce soit attendez ma réponse.
  • Ah vous avez une autre version que celle de votre père.
  • Oui, et laissez mon père où il est, il nous a quitté. Il y a maintenant plus de six mois.
  • Je vous écoute, vous avez quoi pour votre défense.
  • C’et mon père qui a provoqué la chute malheureuse de votre jumeau ainsi que la mienne, mais si votre frère n’a pas pu se récupérer, moi j’y suis arrivé, et c’est la raison de la chute mortelle de votre frère.
  • – Chute mortelle vous voulez rire, vous l’avez laissé seul et il est certainement mort de froid.
  • Non, Monsieur, mon père est descendu dans la crevasse voir comment votre frère était, hélas la chute lui avait été fatale il était mort.
  • Pouvez-vous prouver vos dires ?
  • Prouvez, je n’ai rien à vous prouver Monsieur, vous pensez être blanc comme neige et jouez l’accusateur. Ce que vous avez fait est indigne de votre grade. Voire même de la déontologie que j’éprouve vis-à-vis des femmes, avez-vous songé que si d’autres hommes se permettaient de suivre vos traces vos propres filles pourraient vivre à leur tour la même chose.

Le Colonel se tait, Guillaume a l’impression qu’il a touché le père de famille qu’il est, ils ne disent rien pendant quelques minutes, puis c’est à nouveau le Colonel qui se ressaisit et lui assène ces quelques mots :

  • Vous avez la mémoire bien courte mes filles sont mortes, une à la naissance, l’autre de maladie, mais bon je reconnais que j’ai commis une erreur ;
  • Une erreur vous voulez dire je suppose une horreur !

Il y a un grand silence,  on entend seulement le cliquetis d’un chariot que l’on pousse dans le couloir. Le Colonel ne dit mots c’est donc à Guillaume de se lancer et de contre attaquer, il ne veut pas que le Colonel lui fasse porter un chapeau dont les bords seraient trop large pour lui, il est aucunement question qu’il dise que c’est sa faute, il va laisser planer qu’il a la confession de son père entre ses mains, après tout ce n’est qu’une question de jours, il le trouvera bien ce testament.

  • Monsieur, j’ai chez moi et dans un coffre le testament de mon père ou il explique la raison pour laquelle votre frère est décédé et pourquoi il m’a accusé. Je vais le remettre entre les mains d’un avocat et si vous voulez y avoir accès et bien vous passerez par moi et avec l’accord de ce dernier je vous procurerais le document.
  • Monsieur le Consul s’est donnant donnant ;
  • Comment ça ?
  • Vous dîtes au Général que vous avez commis une erreur et que je ne suis pas mêlé à ce trafic et outrages aux femmes.
  • Vous avez oublié la clef USB, en quittant Djibouti j’en ai fait faire plusieurs copies que j’ai données à plusieurs personnes, au cas où il m’arrive quelques choses. De plus le kidnapping de ma femme c’était quoi la raison ? Pour faire pression sur moi.
  • Mon frère avait dans son sac à dos des pierres précieuses, je veux que vous les rendiez à ma famille.
  • Quoi il est venu en montagne avec des pierres précieuses mais je rêve. Comment êtes-vous certain qu’il ne les avait pas laissés à l’hôtel dans le coffre-fort.
  • Pour la bonne raison que j’y suis allé à Peisey Nancroix, j’ai récupéré le sac de mon jumeau, on a jamais retrouvé son corps, votre père m’a dit que seul vous, étiez au courant de l’endroit précis.
  • Vous ne vous êtes pas posé la question pour savoir pourquoi mon père avait son sac à dos ?
  • Non, car j’ai eu une explication, vous étiez en train de faire une pause déjeuner et vos sacs étaient au sol.
  • Je rêve, mon père s’est moqué de moi mais aussi de vous. Où êtes-vous monté ? A quel endroit mon père as-t-il dit que l’accident avait eu lieu ?
  • Je ne m’en souviens pas exactement mais mon aide de camp m’a dit qu’il avait vu les deux chalets du refuge proche du glacier.
  • Et bien là où vous êtes allés ce n’est pas là que l’accident a eu lieu c’est sur la descente vers les Arcs alors que vous, tout néophyte que vous êtes mon père vous a conduit en été à un endroit où il vous était impossible de comprendre comment le terrain est au moment des premières neiges, c’est juste un chemin situé sur un couloir d’avalanche, or ce n’est pas une avalanche qui a entraîné la mort de votre jumeau c’est une plaque de glace où mon père a malencontreusement posé le pieds dessus et tout a basculé, glace, neige, mon père, votre frère et moi. Après ce n’est qu’une question de chance, et mon père est descendu dans la crevasse il a remonté le sac et la montre de votre frère. Lui, il est toujours là-haut pris dans la glace.
  • Guillaume je vous crois, mais pourquoi votre père m’a dit que vous étiez le seul coupable.
  • Mon père était en fin de carrière et il était bien trop fier pour avouer que c’était lui qui avait commis cette erreur, car ce n’est nullement une faute mais une erreur d’appréciation. Je ne pense pas que son supérieur ait pu lui en tenir rigueur. J’espère qu’il est mort en paix avec lui-même. Et vous mon Colonel vous allez assumer de quelles manières ?
  • Je suis mis à la retraite et si vous me poursuivez et bien j’accepterais mon sort.
  • Est-ce vous qui avez mis le sarin dans mon grenier ?
  • Non c’est le Commandant Ben, je ne suis coupable que d’avoir filmé les ébats non consentis des jeunes filles qui nous étaient confiés, et, en particulier d’avoir violé votre future belle-sœur, pour cela je comparaîtrais devant mes juges. Et, aussi d’avoir voulu vous faire payer la mort accidentelle de mon jumeau.
  • Adieu mon Colonel !
  • Et les diamants ?
  • J’ignore où ils sont, si je les retrouve je vous le dirais, mais par contre je ne sais pas s’ils appartiennent à votre famille ou s’ils ont été volés.

Quand Guillaume alors qu’il marchait vers la porte se retourne il voit que le Colonel ne dit plus un mot, il a les yeux perdus dans le vague et fixe un point que seul lui doit connaître. Quelques heures plus tard, alors que Guillaume sera dans l’avion il recevra un texto de Bastien l’informant que le Colonel a mis fin à ses jours avec des barbituriques apportées par sa femme, et qu’il ne s’est point raté. Il a laissé un mot pour le Consul de Djibouti, il a le courrier et il le lui apportera dès qu’il arrivera pour le mariage. Finalement, Guillaume pense qu’il n’a pas su la raison pour laquelle il ne s’était pas tué la première fois. Il espère que la lettre lui donnera toutes les explications qui lui manquent. Enfin en regardant par le hublot il voit ses montagnes, il rentre chez lui. Le procès n’aura peut-être jamais lieu faute d’accusés. Mais maintenant il lui faut retrouver le testament de son père pour que sa mère puisse reprendre le cours de sa vie. Et, si en plus il mettait la main sur ses fameuses pierres. il aviserait pour en connaître la provenance et verrait ce qu’il en ferait.

En remontant sur Peisey il fait le rapprochement entre la phrase de son père et les pierres précieuses, voilà ce que tout cela voulait dire, les pierres de Max. Elles seraient cachés dans la montagne et plus précisément vers les « cairns » mais lequel ? Il n’est pas possible de tout démonter pierres par pierres, de plus un sac de pierres précieuses ce n’est pas si gros. Donc il lui faut le testament, aussi après avoir téléphoné à sa femme, il se rend au chalet de sa sœur pour discuter avec sa nièce. Pierre a peut-être raison. Rosine était en adoration de son grand-père, elle le suivait de partout, buvait ses paroles, alors pourquoi son père ne lui aurait pas donné son testament où tout au moins en faisant un grand jeu il a pu lui confier son secret. Mais il ne peut de but en blanc la questionnée, il faut qu’il en parle à Clémentine. Et à eux deux ils verront comment procéder. Mais il doit aller voir sa mère avant de monter aux Lanches, d’une part pour l’informer des derniers événements et aussi pour lui parler des pierres précieuses ; il est possible que son père les ai offerte à sa mère montées sur un beau collier, quoique ce n’est pas le style de sa mère, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, il lui faut prendre tout ce qui lui arrive dans l’ordre, le testament et à partir de là il aura des éléments et si cela se trouve il aura la clef de l’énigme. Son père aura certainement noté en marge ou en codicille le lieu où se trouve le sac de pierres précieuses. Tout en descendant au chalet familial Guillaume est de plus en plus persuadé que les cairns et les pierres sont liés. Le Colonel lui a dit qu’il y avait 7 pierres, les cairns sont au nombre de 7, et son père est né en juillet, encore le chiffre sept et il se souvient qu’enfant il lui parlait des 7 merveilles du monde et des 7 plaies d’Egypte. Tout tourne autour de ce chiffre, est-ce une coïncidence, non car le petit poucet avait 6 frères .Décidément c’est bien ce chiffre la clef. Il n’a pas besoin de monter, il trouve sa mère en compagnie de celle de Pierre, elles se retrouvent pour finir de préparer la cérémonie de mariage de leurs deux enfants, mais là aussi tout est secret et Guillaume ne leur posera pas de questions, par contre il est bien obligé d’éloigner sa mère des préparatifs.

  • Odile, pardonnez-moi, mais je vous enlève ma mère, j’ai un renseignement assez important à lui demander, tranquillisez-vous je ne vais pas la faire parler du mariage.
  • Guillaume je ne me fais aucun souci vous êtes comme mon Pierre un gentleman.

Les deux femmes se quittent et tout en cheminant vers la demeure familiale, Guillaume informe sa mère des derniers événements, quand il lui parle des pierres précieuses, sa mère pose sa main sur le bras de son fils et lui dit «  tu crois qu’il est bon de remuer le passé, si le colonel est mort à qui donneras-tu les pierres si par hasard tu arrives à y mettre la main dessus »

  • Je ferais des recherches mais il semblerait qu’il y ait deux autres enfants, un frère et une sœur de Maxime de la Roche. Et puis les deux fils du Colonel ne sont en rien fautifs de ces horreurs. Quant à leur mère j’ignore si on va la juger. L’enquête n’est pas terminée, elle a lieu simultanément en France et à Djibouti, mais le seul en France qui aurait dû porter le chapeau vient de se suicider. Quant à sa femme elle va devoir se justifier auprès des autorités car c’est elle qui a apporté les barbituriques à son mari et heureusement qu’elle a été vue car je pense que j’aurai pu porter le chapeau. Et, Bastien se demande si ce n’était pas l’intention du Colonel.
  • Oh mon petit tu as échappé à un nouveau drame.
  • Maman ce ne sont que des suppositions, mais au vu de l’autopsie il a pris les médicaments dans les minutes qui ont suivis mon départ. Maintenant est-ce que papa t’as confié quelques choses concernant son testament ?
  • Il m’a dit j’ai fait un testament, seul Guillaume pourra le trouver. Qu’il oublie mes égarements et qu’il se souvienne du papa que j’étais. Surtout j’espère qu’il me pardonnera.
  • Les mystères s’ajoutent aux mystères, décidément papa a toujours aimé jouer à l’agent secret, un souvenir de sa jeunesse quand il faisait le baroud avec ses copains de régiment.
  • Tu sais ton père m’a souvent tenu loin de ce qu’il faisait c’est certainement la raison pour laquelle je suis devenue cette romancière écrivant des polars.
  • Tu écriras notre histoire en changeant les noms.
  • Effectivement il y a de quoi raconter, alors que vas-tu faire pour trouver ce testament ?
  • Je vais chez Clémentine pour discuter avec Rosine.
  • On voit que tu es un peu à côté de tout, elle est à l’école, nous sommes mercredi mais cet après-midi elle n’a pas danse, ta sœur a annulée quand elle a vu le temps qu’il faisait.
  • Raison de plus pour y aller, je veux en discuter avec Clémentine, si la petite lui a fait des confidences elle va pouvoir m’aider à chercher.
  • Bonne chance mon chéri.

Guillaume trouve que sa mère avait un air de tout savoir, il rejoint sa voiture et monte aux Lanches afin de discuter avec sa sœur des derniers événements, il espère pouvoir comprendre. Clémentine est toute heureuse de voir arriver son grand-frère, il discute à bâtons rompus du mariage, puis de ce qu’il a fait sur Paris, la mort du Colonel lui laisse un arrière-goût amer, mais comprend que vivre dans un fauteuil roulant après avoir fait les cent coups et surtout se voir confronter à ses pairs et répondre d’accusation de viols, peu affronte la justice, sauf ceux qui ont des remords et acceptent de payer pour leur faute, ce ne devait pas être le concepts du Colonel. Pauvres enfants, si la mère est condamnée ils seront placés, elle espère qu’une famille pourra s’occuper d’eux. Puis tous deux essayent de rattraper les vingt années où ils n’ont pas vécu ensemble. Assia arrive à midi quinze après avoir récupéré au bus les trois enfants. L’absence de Bastien se fait ressentir surtout auprès du petit Noa, son père lui manque, quand à Katleen c’est une magnifique enfant qui sait charmer son oncle. Mathéo raconte un épisode de la matinée à l’école de Peisey. Il est fier d’avoir montré sur la mappemonde à l’ensemble de l’école où se situait Djibouti. « La prochaine fois, Papa tu me donneras des photos je leur ferais voir comme c’est beau l’Afrique, mais Rosine l’interrompt en lui disant :

  • Moins que le Mont Pourri et le Mont Blanc, la mer c’est plat, ici c’est toujours plus haut, il y a des montagnes qui grattent le ciel, les couleurs changent, le matin tu as du rose, et le soir c’est parfois violet ou rouge carmin, tantôt jaune ou pourpre, la mer c’est uniforme.
  • Papa, nous lui montrerons les dunes de sable qui changent de forme sous le vent, qui ressemblent à des fantômes la nuit et qui le lendemain ressemble à des bédouins marchant dans le désert.

Au moment où Rosine vexée va lui rétorquer que la montagne est encore plus belle, Guillaume les interrompt et demande à Rosine si elle n’a pas un colis pour lui. La petite fille ouvre des grands yeux et lui demande si « c’est un colis qui est arrivé par la poste ou si elle doit l’avoir parce qu’une personne lui l’a remis. » Guillaume lui répond «  tu dois l’avoir et je pense même que c’est ton grand-père qui te l’a confié. » La petite fille se tortille dans tous les sens et lui dit : oui j’ai un colis mais grand-père m’a dit que si Guillaume son fils revenait je devrais lui faire deviner l’endroit où il l’a caché. Mais il m’a dit il faut qu’il revienne avant qu’il se soit écoulé un an après que je sois partis pour toujours. »

  • Dans ce cas qui devrait le chercher ?
  • Mamie !
  • Tu es certaine de ce que tu dis ?
  • Je dis la vérité Guillaume.
  • Bien, je te crois, mais pourquoi maman ne m’a rien dit demande-t-il à sa sœur ?
  • – Tu connais Maman elle nous a toujours appris à nous débrouilleur seuls alors dans ce cas, elle veut qu’il en soit de même.
  • Mais ce testament il est surtout pour elle.

C’est à ce moment que Rosine interrompt le frère et la sœur, «  ce n’est pas un testament c’est un cahier, papy m’a dit c’est ma confession » mais il n’a pas voulu me dire ce que cela voulait dire. »

  • Alors avant la fin de la journée je dois avoir mis la main dessus, on va procéder comme pour un grand jeu, tu as déjà joué à froid ou chaud ?
  • Oui ! Plus on se rapproche de l’endroit où l’objet est caché plus on dit que tu as chaud. Si on s’en éloigne on dit que l’on a froid. Si tu veux jouer à ce jeu je peux te dire qu’ici c’est le Pôle Nord voire l’Antarctique.
  • D’accord Rosine, nous allons descendre en voiture chez Mamie est-ce que je me rapproche ?
  • On y va je te dirais au fur et à mesure ;
  • Attention lui dit Clémentine, tu es bien certaine de savoir où grand-père a caché ce cahier.
  • Non, je ne sais pas la cachette exacte mais papy m’a dit que Guillaume comprendrait très vite une fois qu’il serait au bon endroit.
  • T’inquiètes Clémentine, je sais où se trouve la cachette de papa. Nous y allons. C’est à ce moment-là que Mathéo intervient pour lui demander de les accompagner. Son papa lui dit que si Rosine est d’accord, lui il veut bien. Mamie est dans son petit salon elle écrit, elle ne parait nullement surprise en voyant arriver les deux enfants suivis de son fils Guillaume. Mathéo lance à qui veut l’entendre : Mamie nous allons jouer à froid et chaud. Mamie Cathy souri, elle comprend rapidement que la découverte du cahier se fera rapidement, c’était le jeu préféré de ses propres enfants, et Guillaume a toujours été le gagnant. Ils s’éloignent et elle les entend monter dans le grenier. Elle les aurait bien suivis, mais elle préfère que Guillaume soit seul avec les petits, ce sera comme une suite, un passage pour leur famille et ils garderont le secret jusqu’à ce qu’à son tour elle mette son propre testament dans le lieu choisi par son mari. Mais revenons dans le grenier où Guillaume joue à faire languir les enfants, s’il avait voulu il serait allé directement dans la salle au train et dans la petite gare qui s’éclaire le soir quand le train tourne il aurait découvert une clef qui lui permettrait d’ouvrir le coffre au trésor que son père avait caché lorsqu’il avait construit le chalet ; ce qui du reste pensait refaire Guillaume dans son propre chalet, mais il en n’était pas encore là.
  • Au bout d’une heure de jeu, Mathéo veut aller voir sa maman, aussi Guillaume se rapproche assez rapidement de la salle où se trouve le train, il sait que Mathéo sera ébloui par cette gare miniature, il n’aura plus envie de s’en aller en la voyant. Quand Guillaume entend tu brûles mais tu n’es pas au bord du volcan il se hisse sur la pointe des pieds et décroche la clef de la porte de la soupente du grenier. Et là devant les yeux émerveillés des deux enfants leur apparaît comme surgit de nulle part le train que le père de Guillaume a mis toute une vie à réaliser. Guillaume met en marche le train et dans la pièce apparait le Mont Pourri, les cascades environnantes, les chalets de Peisey et la micheline qui serpente dans la montagne et qui se cache en passant sous les tunnels réalisés par son père. C’était une merveille songe Guillaume c’est devenu un chef d’œuvre. Etant trop grand il va demander à Rosine de passer sa main dans la petite gare qui est allumée et de lui donner la clef qu’elle va y trouver. Elle s’empresse de le faire et comprend que le jeu s’arrête là, car ils sont dans la pièce que son grand-père lui avait montré, mais elle ne l’avait jamais ouverte attendant que son oncle puisse le faire dès qu’il serait de retour.
  • Rosine, j’ai une question, pourquoi avoir attendu quatre mois avant de m’en parler et encore c’est moi qui te l’aie demandé ?
  • Je voulais que ce soit Mamie qui le trouve ; je te connaissais pas encore, puis quand j’ai vu mamie et maman tellement contente je pensais te le dire, puis papa m’a interdit de me mêler des affaires des grands, alors je ne savais plus quoi faire.
  • Ce n’est pas grave ma puce, rejoint avec Mathéo ta grand-mère j’ai besoin d’être seul.
  • Papa on pourra revenir jouer avec le train de Papy,
  • Mathéo c’est mon train, vous reviendrez jouer mais pas aujourd’hui. Maintenant descendez tous les deux, le secret de papy doit rester un secret même pour vous deux. Un jour vous saurez.

Guillaume se dirige vers le fond du grenier, passe par la porte où se trouve la cuisine de Clémentine, que Rosine doit déjà connaître, il pousse une seconde porte et se trouve dans le bric-à-brac de son enfance. Ici  son vélo bleu, ailleurs le coffre aux déguisements, il le pousse et fait apparaître une porte dans le mur, il introduit la clef et se trouve face à un coffre-fort, celle-là il ne l’avait pas imaginé. Quel va en être le code? Il lui faut réfléchir. Qu’est-ce que son père a pu mettre. Il essaye la date de naissance de son père, de sa mère, la sienne, celle de sa sœur. Rien, il n’y arrive pas, il lui faut comprendre son père et brutalement il sait. Il lui faut mettre la date de l’accident sur le Mont Pourri, en effet le déclic se fait entendre la porte du coffre s’ouvre, à l’intérieur une enveloppe kraft sur lequel il est noté ceci est mon testament à n’ouvrir qu’en présence de ma famille élargie, celle de Guillaume ainsi que celle de Clémentine. A côté il y a un cahier d’écolier, dessus il est noté pour Guillaume, puis il y a une montre en or, c’est celle de son arrière-grand-père qui s’est transmise de père en fils, le testament lui dira si elle lui revient ou non. Il y a aussi son arme de service, Guillaume referme le coffre, laisse l’arme et la montre et attends que le notaire procède à l’ouverture du testament comme cela doit se faire, alors il sera toujours temps de venir à nouveau ici et de remettre la montre à celui que son père aura désigné. Quant à lui il emporte le testament et le cahier. En bas il trouve les enfants devant un bol de chocolat et il entend sa mère leur raconter une histoire, curieusement c’est la version modifiée que son père leur racontait sur le petit poucet, étrange, sa mère en sait-elle plus qu’elle a  bien voulu lui dire. Sans faire aucun bruit il se dirige vers son ancienne chambre et s’allonge sur son lit et ouvre le cahier de son père.

Demain l’épilogue….Alors à suivre…..

Commentaires

  1. L’affaire se dénoue petit à petit. Tu as su nous tenir en haleine O Maître du suspense!
    🙂
    Alors, à demain pour la fin
    Douce soirée à toi Evajoe
    Gros bisous

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