Triste constat (La traversée dangereuse )

Et, comme à chaque fois avec Maud toutes ces disputes se terminent dans un lit, là c’était un peu difficile car je voulais mettre de la distance entre l’homme qui gisait dans la forêt. Nos ébats auraient été incongrus,  aussi je lui ai fait miroiter que nous trouverons un endroit propice pour s’accoupler, oui avec elle seul ce mot lui correspond.

Depuis que nous sommes partis c’est  de la montée et de la descente. Le chemin s’élève enfin nous voici à 1000 mètres, en contrebas nous apercevons le Doubs, il sera notre fil conducteur pendant quelques kilomètres cela évitera les grands dénivelés, Maud aura le temps de panser ses ampoules. Nous suivons la rivière elle va nous amener aux échelles de la mort, autrefois ces échelles permettaient le passage de la contrebande, mais si elles portent ce nom c’est que dans le passé il y a eu un nombre incalculable d’accidents. Maintenant les échelles sont interdites,  on en voit encore quelques vestiges, elles ont été remplacé par des escaliers de couleurs rouges. J’installe Maud pour notre futur bivouac, elle en profitera pour soigner ses talons, et entreprends la montée au belvédère par les échelles, 18 km de marches aller-retour, je laisse ma guitoune elle n’est pas vraiment lourde mais cela permettra à Maud de s’installer pour la nuit, je la rejoindrais dès que j’aurais fait cette escalade qui m’a toujours tenté. Elle me voit partir de mauvaise grâce, je l’ai dissuadé de me suivre, elle ne sait pas comme les marches peuvent casser les genoux, et je ne parle pas de la descente. Puis, j’ai envie d’être seul, Maud arrive à me saouler à la longue, je la préfère allongée car là au moins je sais ce qui la motive. Le sexe c’est de cette manière que je l’ai connu, après une soirée en discothèque fort arrosée elle n’a pas fait sa farouche, je l’ai possédé devant mes copains sur le capot de ma voiture. Ce soir-là, elle était passée de bras en bras pour finir chez moi. Ce n’est pas ce genre de femmes dont j’ai besoin, c’est juste sexuel c’est ce que je me dis en montant. Ai-je envie de poursuivre mon chemin avec une tête de linotte doublée d’un moulin à paroles qui ouvre ses jambes fuselées et qui accepte que je la prenne y compris de force.

Pendant ce temps Maud a profité de l’absence de Mario pour se baigner, ensuite elle a préparé un repas amélioré, les heures passent et elle se sent seule, elle a envie que son Mario revienne, mais personne n’apparaît sur les escaliers, cela fait plus de quatre heures et toujours rien. Elle a voulu lui téléphoner et lorsqu’elle a entendu la musique elle a compris qu’il n’avait pas son téléphone, il l’avait laissé dans le sac où jusqu’à présent il mettait aussi son portefeuille, mais ce dernier n’y était pas. Elle commence à avoir des doutes et cela se confirment  le lendemain matin quand après avoir lutté contre le sommeil elle a réussi à s’endormir, pourtant elle ne voulait pas le faire mais la fatigue avait eu raison d’elle. C’est un soleil chaud de septembre qui la réveille, elle cherche si Mario est à ses côtés, il n’y a personne, elle espère le trouver dehors en train de préparer leur déjeuner, mais là non plus elle ne le voit pas. Deux randonneurs observent les échelles de la mort, Mario n’est pas revenu, il a dû avoir un accident, mais que faire, appeler les secours ? Où le laisser à son triste sort, s’il est tombé on retrouvera bien son corps. Et dans le cas contraire il va bien revenir. Possible qu’il ne va pas tarder se dit Maud, elle va attendre jusqu’à midi, après elle passera en Suisse et rentrera sur Montbéliard, là-bas elle a laissé ses valises dans un petit appartement qu’elle a loué pour l’année.

Fin de la première partie

 

Pour ceux qui aiment savoir ou ce récit se passe c’est là

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