Suite 8

Bonjour à vous tous!

J’espère que vous ne trouverez pas que l’histoire s’éternise, mais j’en ai écrit trois fois ce que vous en avez lu actuellement, et, je n’ai pas terminé le polar… Pour l’instant je vois que vous suivez et que vous attendez la suite, donc je n’ai aucun scrupule à vous laisser mes écrits.

 

 

Pendant ce temps, Jules et Paulo ignorant tout de ce qui se trame en forêt, arrivent à la maison du Brigadier alors que 6 h sonne au clocher voisin. Ils se glissent doucement dans leur chambre, après avoir repoussé le volet qu’ils avaient maintenus avec une ficelle, la fenêtre est entrebâillée, ils ne leur reste qu’à pénétrer dans la chambre, mais tout ne se passe pas comme prévu. Joseph, le père de Paulo les attend, assis sur le lit de son fils. Il est déjà habillé en gendarme, il a l’air fort mécontent. Mais comme le reste de la famille dort, il leur dit de se coucher et qu’ils en reparleraient à son retour. Les deux enfants ne disent mots, ils se couchent tout habillé, après avoir ôtés leurs chaussures. Paulo attend que son père ai quitté leur domicile pour prendre son service et appelle Jules, il leur faut un alibi, sinon tous les deux auront de gros problèmes avec les gendarmes.

–       Jules, nous devons nous accorder pour donner la même version de notre escapade de cette nuit. Pour l’heure à laquelle nous sommes partis nous en savons rien, d’accord ?

–       Oui, mais qu’allons-nous dire ? Nous ne pouvons pas parler de ma mère, encore moins de mon père, ni de cette personne qui nous suivait. Dire que nous sommes allés chez moi, me paraît dangereux. Surtout si ma mère est retrouvée ce matin. Mon dieu que faire ?

–       Réfléchissons chacun de notre côté et nous nous le dirons en allant sur le chemin de l’école.

–       Oui, car j’ai sommeil.

–       Tu sais Jules, maintenant que Papa est partis, il ne reste même pas une heure avant que nous nous levions, on ne devrait pas dormir mais réfléchir.

Mais le pauvre Paulo parle dans le vide, car Jules est épuisé par ce qu’il vient de vivre, en quelques heures toute sa vie a basculée, il vient de retrouver son père, mais sa mère ne reviendra plus.

Pour l’instant il dort, mais ce n’est pas un bon sommeil, il parle et dis des mots sans suite, Paulo se fait du souci, il ne faudrait pas qu’il ait fait comme le vieux de la rivière qui, après avoir vu son fils se noyer était devenu fou. Faut-il le secouer et le réveiller ? Ou bien le laisser dormir encore quelques minutes, il faut qu’ils aient tous les deux une longue conversation avant que son père ne les interroge. Sinon, Paulo ne sait pas ce qu’il risque de se passer. Paulo ne dira rien concernant le père de son ami. Il sait qu’il n’a pas tué la mère de Jules, il était bien trop bouleversé quand il a appris ce qui s ‘était passé. Mais qui ? Il sent que Jules en sait plus long qu’il lui en a dit ? Mais que sais-t-il que lui, Paulo n’a pas appris par les bruits des commères ou en écoutant son père. Aurait-il vu l’assassin du type de la rivière. En réfléchissant bien, Paulo sait qu’il a raison, mais alors qu’as vu Aubin ? 

Et pourquoi Jules dort chez lui, alors qu’Aubin a disparu ? Il lui demandera tout cela lorsqu’il se réveillera. Pour l’instant il le laisse dormir, il semble épuisé, sur son visage il y a de grandes marbrures noires, il faudra qu’il les enlève avant de passer à table pour prendre le petit déjeuner, il ne veut pas que sa mère pose des questions, surtout qu’elle saura qu’il s’est passé d’étranges événements dès que son père sera de retour.

–       Alors fainéants, que faîtes-vous à dormir, vous avez passé la nuit à courir les filles que vous ne pouvez-vous lever ?

–       Non ! Murmure Paulo en émergeant du sommeil dans lequel il cauchemardait.

–       Bonjour Madame, dit Jules !

–       Allez levez-vous, il est temps, un brin de toilette tous les deux, et hop je vous attends en bas, et dépêchez-vous, le Maître d’école n’attend pas.

Tous les deux avalent rapidement le grand bol de lait, ils prennent chacun une tartine, passent leurs besaces sur l’épaule et partent en direction de l’école du village. Paulo est en 7ième et Jules en 8ième, nos CM1 et CM2 de maintenant. En chemin ils mettent au point leurs réponses si le brigadier les interroge comme dit Paulo d’un ton dur, là il sait que ce ne sera pas son père qu’il aura en face de lui mais le chef de la brigade, certainement assisté d’un de ses hommes. Et fils ou copains il n’aura pas droit à un régime de faveur, les questions vont pleuvoir et s’entrecouper, il ne les laissera pas lui compter des sornettes, il faut que cela sonne vrai. Enfin voici l’école, il y a un attroupement devant la porte, que ce passe-t-il encore pensent les deux enfants. Mais plus ils approchent plus ils comprennent que la mort de Madame Petiot est déjà connu d’une grande partie du village. Lorsque Jules apparaît en compagnie de son copain, la foule agglutinée devant l’école se tait, certaines mères se signent. Toutes laissent passer les deux enfants sans vraiment les regarder, assez ennuyés de la tournure que prennent les événements, puis un cri dans la foule :

–       Fils d’assassin !  Ton père a kidnappé Aubin, et maintenant ta mère a disparue, apparemment elle a accouché, et le bébé a disparu ainsi que ta mère, et toi tu es là, il t’a donc épargné..

Un grand silence suit ses mots hurlés par la vieille de l’épicerie qui ne porte pas Jules et sa famille dans son cœur. Jules fait deux pas en avant et s’effondre sur le trottoir complètement anéantis par les mots de haine qu’il vient d’entendre. C’est le maître d’école qui relève le jeune garçon, fait taire la foule, et fait rentrer les autres enfants dans la cour. Puis il allonge Jules sur un banc dans sa classe et demande à Paulo de lui mettre de l’eau fraîche sur le visage. Puis, il dit à ses élèves de ne faire aucun bruit qui puisse blesser Jules, et leur dit qu’il va revenir.

Il se dirige rapidement vers le bureau du directeur, ce dernier est en compagnie du père de Paulo, ils écoutent attentivement les derniers évènements de la nuit et de la journée d’hier, et sont fort étonnés que Paulo et Jules soient rentré ce matin vers 6 h. Ils ne savent quoi penser, mais compte tenu de ce qui vient de se passer devant l’école, le brigadier préfère éloigner les villageois avant d’interroger son fils et son copain, surtout que celui-là semble mal en point. Le maître de Jules regagne sa classe à grandes enjambées, et voit que Jules a repris un peu des couleurs. Il lui dit que sa petite sœur va bien, et qu’elle est en nourrice chez la mère d’un de ses camarades de classe. Par contre, il ne peut rien dire concernant sa maman. Jules éclate en sanglot, mais devant le regard noir de Paulo il se tait, il ne dira rien, mais il faut que lui aussi se taise. Surtout que les événements se précipitent, le brigadier suivit de son escouade entre dans la classe et demande au maître de lui laisser emmener son fils et Jules. Les autres enfants en ignorent la raison, mais personne ne pose la question que tout le monde a sur les lèvres.

Le brigadier trouve que Jules a un comportement étrange, il a les yeux dans le vide et ne prononce aucune parole. Il a beau l’interroger le gamin est muet. Mais quand il rejoint son second il apprend que son fils a la même attitude, par contre il n’a pas le regard égaré de son copain. Jules a dû être salement secoué pense le brigadier, entendre les horreurs de l’épicière n’a pas dû arranger le gamin. Pourvu qu’il se remette rapidement, mais auparavant il lui faut savoir ce qu’ils faisaient dehors cette nuit, car les deux gamins ignorent qu’il les attendait depuis plus de minuit. Il pense qu’il a dû entendre le volet grincé, mais il ne les a pas vu dehors, ce qui fait qu’il les a attendu dans la chambre de son fils plus de 6 h il a dû somnoler. Dans la nuit il se souvient avoir entendu la cloche du château sonné. Quelle en serait la raison, deux fois en deux jours c’est beaucoup pour une cloche qui n’avait pas sonné pendant 11 ans. Cela lui fait penser à la guerre, pendant l’occupation et qu’il était dans la résistance, la cloche c’était un signe de ralliement pour prévenir d’un danger. Qui avait eu connaissance de cette consigne, hormis les résistants, mais il ne restait que lui, sauf bien entendu Pierrot, mais pourquoi l’aurait-il sonné ? Aurait-il vu quelques choses d’étranges. Notre pauvre brigadier ne trouvait aucune réponse à ces questions.

Mais qui a pu faire ça ? Ils n’ont pas retrouvé le beau-père, ils ont vu de longues traces de sang dans la maison du haut, est-ce celle de la mère ou de son amant, voire des deux, ont-ils été tués par le père de Jules, son meilleur ami autrefois ? Que s’est-il passer? Est-ce que Jules sait quelques choses sur les mœurs de son beau-père, ils se murmurent tant de choses qu’il ne sait ce qui est vrai ou faux.

–       Jules mon petit, es-tu allé chez toi en compagnie de Paulo cette nuit, si oui, pour quelles raisons ?

–       Je voulais prendre mon stylo plume que ma maman m’a offert pour mon anniversaire.

–       Que s’est-il passé chez toi ? As-tu croisé un rodeur ? As-tu vu ta maman, ton beau-père ?

–       Je n’ai vu personne, je suis montée dans la chambre de ma maman mais son lit n’était pas défait, il n’y avait personne, j’ai pensé que la sage-femme l’avait emmené voir le médecin.

–       Comment as-tu compris que ta petite sœur était née ?

–       Je n’ai rien compris à son absence, j’ai juste vu qu’elle n’était pas là, et maman n’aimait pas sortir seule la nuit, cela m’a fait penser que le moment où le bébé devait naître était arrivé. Et comme maman a fait de nombreuses fausses couches plus des enfants morts nés, j’avais entendu le médecin dire qu’il faudrait qu’elle accouche à son cabinet ou à l’hôpital.

–       Ah je comprends, mais qu’avez-vous fait pendant plus de six heures dans la nuit.

–       Nous nous sommes cachés, car nous avons entendu des brindilles craquées alors que nous étions sur le pas de la grange, les vaches meuglaient, elles sont pleines mon beau-père ne s’en est pas occupés. Je ne comprends pas la raison.

C’est exactement la réflexion que c’était faîtes le brigadier et, ce déjà hier au soir lorsqu’il avait constaté que l’autre s’était enfuis après son passage.

–       Tu vas rester en compagnie du gendarme Boiron, je vais voir si ton témoignage concorde avec celui de mon fils. Si tu as sommeil couche toi ici, tu n’es ni en prison ni retenu contre ton gré, je veux juste savoir ce qui s’est passé !

–       Monsieur ?

–       Oui Jules ! Que veux-tu ?

–       Ma mère ou est-elle ?

–       Nous n’en savons rien, juste qu’elle n’est ni chez toi, ni à l’hôpital, mes hommes la cherchent.

–       Ah !

Jules se tait, il ne doit pas laisser voir son désarroi, ni leur dire qu’il sait où elle se trouve, mais en y réfléchissant bien, il ne faut pas que sa mère reste seule couchée sur la pierre, ce n’est pas bien. Sa mère était une gentille maman, celui qui lui a fait ça devra payer. Mais Paulo ne veut pas être mêlé à ça, il lui a fait promettre de ne rien dire. Aussi il ne dira rien à personne.

 

 

7 réponses à Suite 8

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

 

eauteur

cooltext167891793251221

La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe