Suite 3

Que chacun d’entre vous lisent à leur rythme, je met la suite, mais cela vous permet de suivre plus facilement l’histoire que je vous concocte….Eh eh!

Si Clara dit que cela lui fait penser à la bibliothèque verte….Là je pense qu’au fil des pages, elle trouvera que le vert s’assombrit et vise plus un public adultes.Toutefois, moi aussi lorsque j’étais jeune j’aimais lire les livres jeunesses de la Bibliothèque verte, et c’est me faire un grand honneur que d’avoir posé  ces mots.

 En espérant que vous ne serez pas offusqués au fil des lignes par les situations qui vont se dévoiler devant vos yeux….

 

Jules est rentré depuis plus de deux heures, il a fait ses devoirs sur la table de la cuisine, sous l’œil attendris de sa mère, quand le heurtoir de la porte retentie. Qui peut bien venir s’interroge Jules ? Son beau-père ne frappe jamais et peu de gens du reste l’actionne. Sa mère se lève et se trouve nez à nez avec la gendarmerie, elle se signe et dit :

–       c’est mon mari ?

–       Nous ne le savons pas encore, mais il y a des similitudes, tout d’abord dans la rivière vers midi nous avons trouvé un homme qui flottait.

En disant cela, les gendarmes regardent bizarrement Jules qui ne sait pas où se mettre, son beau-père a dû parler, il aurait mieux fait de se taire.

–       Mais le Pierrot a terminé sa peine ? Je croyais qu’il avait pris 20 ans.

–       Oui, il a été relâché pour bonne conduite, nous avons perdu sa trace la semaine dernière, depuis nous sommes sans nouvelles, il devait venir au poste tous les jours faire signer un papier, et nous ne l’avons vu que la première semaine, enfin quand je dis-nous ce sont les collègues du Puy.

Jésus, Marie, Joseph murmure sa mère en se signant et en s’essuyant les mains dans un grand tablier. Qu’est-ce qui va encore nous arriver ? Les gendarmes haussent les épaules et continuent de lui expliquer la suite des évènements, Jules se fait tout petit, jusqu’à ce que le brigadier l’interpelle :

–       Dis-moi Jules, qu’as-tu vu dans la forêt ? Tu n’aurais pas croisé ton père par hasard ?

Les yeux de Jules s’embrument de larmes, et il se met à sangloter, il ne joue nullement la comédie, savoir son père si prêt et en cavale le met mal à l’aise mais en même temps il aimerait savoir où il se trouve en ce moment.

–       Allez réponds Jules, Sais-tu quelques choses, Paulo m’a dit que tu étais rentré faire tes devoirs après l’avoir croisé et raconté ce qui était arrivé à votre ami Aubin.

–       Je ne sais rien Monsieur, juste ce que j’ai raconté au papa d’Aubin et à Paulo, et encore je n’ai rien vu, c’est le petit Jean qui m’en a parlé, même qu’il disait le loup garou.

A ses mots, sa mère crie plus fort, et les gendarmes lui disent de se taire, mais ils se sont jeté un regard qui en disait plus long qu’ils n’ont eu envie de leur en dire.

–       Si vous apprenez quoi que ce soit concernant votre mari et toi ton père vous venez immédiatement me le dire, soit à la maison soit au poste, vous avez bien compris.

–       Oui !

Tous les deux l’ont dit ensemble, et, sur ce la maréchaussée s’en est allée. Jules s’est jeté dans les bras de sa mère et ne sait quoi lui dire, Il est content que son père soit dans le coin, mais en voyant sa mère dans cet état il ‘est inquiet pour elle. Mais ce qu’il redoute le plus c’est ce que son beau-père va en dire. Déjà qu’il ne porte pas Jules dans son cœur, cette histoire va semer le trouble dans la ferme. Du reste, il a bien dû voir la gendarmerie rentrée dans la cour, ou est-il passé ? Jules n’a pas le temps de se poser une deuxième fois la question, que la porte s’ouvre à toute volée et son beau-père entre en titubant, il a bu plus que de raison. Cela va chauffer ce soir. Jules quitte discrètement la cuisine et se faufile dans la soupente qui lui sert de lit depuis qu’il vit chez cet homme. Il ne bouge plus et écoute les cris, pourvu qu’il ne frappe pas sa mère. Il la déjà fait et Jules s’est mis en travers. Mais sa mère attend un enfant il ne faut pas que cette brute la frappe. Il semble content de l’arrivée de son enfant, un fils qu’il a espéré depuis ces huit longues années. Bien qu’il ne sache pas si c’est un garçon ou une fille, parfois Jules rêve d’une petite sœur, d’autres fois il aimerait un garçon, il pourrait mieux se défendre des griffes de celui qui sera son père. Il entend sa mère monter l’escalier suivis du pas lourd de son mari, Jules sait très bien ce qui va se passer, il faut qu’il se bouche les oreilles, il ne veut pas entendre sa mère gémir. La première fois il pensait qu’il faisait du mal à sa maman, mais sa mère lui avait expliqué que c’était pareil que lorsque le chien montait sur la chienne. Depuis Jules savait comment son beau-père avait fait un bébé, puisque c’était comme la chienne Belle qui avait mis bâts deux petits. Cela lui semblait sale, mais il profite que ces deux-là sont bien occupés pour quitter la ferme et aller voir ce qui se passe le long de la rivière, il a vu en rentrant tout un attroupement.

A peine arrivé au bord de la rivière il croise à nouveau Paulo accompagné de sa sœur, Jules lui sourit, il l’aime bien la Jeanne, l’an passé c’était sa promise, mais maintenant elle est au Puy à l’école des sœurs, elle veut devenir couturière, elle secondera sa mère. Mais pourquoi est-elle déjà là, l’école se termine samedi soir, c’est étrange ?

–       Ta sœur est déjà rentrée de la ville ?

–       Oui, il y a une épidémie de scarlatine, et comme elle ne l’a jamais attrapée, maman a demandé aux religieuses qu’elle revienne à la maison

–       Vous faîtes quoi ?

–       J’ai entendu papa parler du mort, je suis venu voir de qui il s’agissait ?

–       On le sait !

–       Non, papa a juste dit il ressemble au Comte, mais comme personne ne l’a vu récemment, on ne sait même pas si c’est lui ou un homme qui pourrait lui ressembler.

–       Qu’est-ce qui fait dire à ton père que ce pourrait être le châtelain

–       La montre qu’il a au poignet, c’est la même que l’on avait trouvé au poignet de son frère il y a 11 ans aujourd’hui.

 

A suivre

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