Suite 15

23 ans plus tôt!

Mais revenons en arrière en ces temps troublés. En 1942, Pierrot réussis à s’évader du camp de prisonnier où il se trouvait  en Pologne, dans les mois qui ont suivis son évasion il s’était caché, mais comme dans le village tout le monde se connaissait bien et avait toujours vécu en harmonie, il s’était montré au grand jour. Puis  il avait rejoint le foyer familial. Puis début 43 avec son copain le brigadier, ils avaient appris que le Comte recrutait des hommes, mais eux deux pensaient qu’ils valaient mieux être discret, aussi c’est tout naturellement que Pierrot qui connaissait chaque recoin du terrain  avait monté un réseau.  Les jeunes du village qui voulaient échappés au STO s’engageait les uns après les autres, sauf quelques-uns  qui étaient soit malade, soit qu’il ne faisait pas l’affaire aux yeux de Pierrot. Il y avait un des jumeaux du Comte,  Momo, pourtant ce dernier était fort jeunet, à peine 16ans, mais il faisait des allers retours en vélo, à la barbe des Allemands, il transportait des courriers qu’il cachait dans la selle de son vélo ou parfois dans le fond de son pantalon, c’est Raymonde qui avait eu un jour cette bonne idée.

 Pierrot était connu dans le village comme un braconnier, le Comte, qui hier était son ennemi notoire, lui avait fait la vie dure, mais il connaissait la forêt comme sa poche ainsi que des cachettes dans des anfractuosités de rochers, semer ses poursuivants pour lui c’était un jeu d’enfants, hier c’était le Comte et ses serviteurs, aujourd’hui les troupes d’occupation. Le Comte lui avait donné carte blanche, une partie du château n’était pas habité, sa femme et ses enfants habitant encore au Puy, c’était un ancien château avec de belles oubliettes, il fallait bien le connaître sinon on pouvait s’y perdre. Pierrot et le brigadier avaient été au coude à coude avec le Comte, mais ils avaient été dénoncé à la Gestapo du Puy, et à partir de là,  tout avait viré au cauchemar. C’était quelques jours avant le débarquement, aux alentours du 4 juin 1944. Marius le jumeau avait été le matin même contraint de rejoindre le STO, son frère Maurice y avait échappé une première fois, hélas le soir même il avait été pris sur le Puy en compagnie de ses parents, et ce devant son frère et sa sœur.

Le Comte avait ignoré les deux plus petits pour éviter qu’ils soient embarqué au siège de la Gestapo, les deux enfants vivaient avec leur mère au Puy, hélas ils avaient décidés de se retrouver pour passer une journée ensemble avant les événements qui se préparaient. Mais ils avaient dû être suivis depuis le village et désigné par celui qui les avait vendus, car pour les retrouver là où ils étaient il fallait être dans le secret des dieux. Ceux  du village y avaient échappé car ils venaient de déménager du dernier endroit connu, Pierrot ne croyait pas en sa bonne étoile, et, depuis le début il les faisait changer de lieux assez régulièrement, un seul était dans la confidence pour éviter les fuites. Ce jour-là c’était Raymonde, sa future femme qui avait comme nom de guerre « abeille »

Quelques semaines plus tard, après le démantèlement du réseau,qui avait fait la jonction avec celui du Puy, celui qui allait se faire  passer pour Momo était arrivé au village avec les deux petits, c’est la mère du Pierrot qui s’était occupé d’eux. Elle n’était nullement la cousine du Comte mais c’était son nom dans la résistance. 

Comme le Comte avait une partie de sa famille qui vivait au Puy et lui et ses deux aînés vivaient au château, personne n’avait posé réellement de questions pour savoir si Momo était le frère des deux petits. C’est lui qui petit à petit s’était fait passer pour Maurice. 

Un soir ou le  Pépé Viricel était imprégné d’alcool, Momo caché dans la grange l’avait entendu dire à ses vaches que le vieux Comte n’avait eu que ce qu’il méritait grâce à « Perrot » ce qui pour lui était Pierrot, mais depuis quelques temps son frère Jacques, qui avait retrouvé la parole mais pas toute sa tête  lui disait qu’ils avaient peut-être confondu avec le Joseph Perrot, et que Pierrot Viricel n’y était pour rien. Mais, pour lui le soi-disant Momo, il était trop tard, il lui fallait finir le travail et tant pis pour tous ceux qui l’avait supprimé, de toutes façons, ce n’était non seulement par vengeance mais aussi pour faire taire ceux qui commençaient à douter de lui, comme « l’abeille » plus communément nommée Raymonde. Puis les Viricel n’étaient pas sympathiques, les vieux, n’étaient plus là, il l’avait malmené, voire empêcher d’aimer Marie qui avait elle aussi disparue, et il était trop tard pour revenir en arrière. Avant de s’en aller il irait voir le Joseph Perrot, mais il en était pas encore là, maintenant que l’autre le brigadier est là, il va lui falloir partir, et ne rien lui dire. Il connait la maison comme sa poche, il va s’esquiver, et, quand l’autre s’en apercevra il sera déjà bien loin. Pour Maurice il s’était convaincu après son retour qu’il était le fils du Comte, son frère jumeau ne l’avait pas reconnu et pour cause ce n’était pas lui, il avait récupéré les papiers, il avait maigris, et personne ne l’avait su. Et voilà comment pendant les dix premières années il avait été le fils du vieux Comte mort en déportation, puis quand il l’avait tué, l’autre qui s’était fait passer pour son jumeau, il était devenu Maurice Brun. Mais il n’avait réapparu que lorsque le Pierrot avait été enfermé à sa place pour trente ans. Et, cela avait été un jeu d’enfants que de faire sa cour à la Raymonde.

 

 

Commentaires

  1. Eh bien quel imbroglio !
    Va-t-il s’en sortir ce Momo , j’espère que non !
    Bonne soirée.
    Je pars amener mes parents dans la famille du 47, demain toute la journée.
    Et toi ?

    1. Je me demande si je n’aurais pas dû être un peu plus claire, mais j’espère que tu as bien compris que ce Maurice Brun c’ était l’amant de Raymonde…

      Aujourd’hui j’étais en famille avec mes deux fils, nous sommes restés dehors toute la journée, il a fait si beau. Barbecue et papotage…Beaucoup de fous rire, la famille avec son grand F. Demain farniente, enfin je pense…

      Belle journée de lundi et gros bisous

    1. Ici, je me suis un peu embrouillée les pédales, pour faire court je vais te dire que ce Momo c’est le beau’père de Jules, de cette manière tu vas y voir plus clair, l’amant de Raymonde la femme de Pierrot, rire!

      Est-ce pire ou cela va mieux?

      Bises à bientôt pour la suite et bien sûr la fin….

  2. kikou EvaJoe
    je viens de lire trois d’un coup… embrouillée l’histoire mais bon avec les explications données à Renée çà va mieux… vivement la fin j’espère que le méchant se fera pincer
    je t’embrasse bonne fin de journée
    joelle

  3. Voilà j’ai tout lu depuis le début , là je suis un peu embrouillée mais je sens que cela va aller mieux avec la suite .
    Bonne soirée
    Bisous

  4. Un peu embrouillée également. Mais heureusement que ta réponse en commentaire a éclairé ma lanterne
    Je dois filer
    A la prochaine Evajoe
    Gros bisous
    😉

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