Suite 14/1

Il lui fallait affronter le brigadier, va il est temps, il avance d’un pas pressé, voilà la ferme de Maurice, il est temps de passer sa grande  houppelande et de se cacher dans la grange. L’autre va arriver, et il ne faut surtout pas qu’il le reconnaisse avant que tout soit terminé.

–       Hello y-a-t-il quelqu’un ?

Crie d’une voix de stentor le brigadier, de plus en plus il est persuadé que ce n’est pas son ami de son nom de résistant : le « frangin » qu’il va rencontrer.

–       Qu’avez-vous besoin de crier, entrez et faîtes comme chez vous.

–       Où êtes-vous ? Et surtout qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous le nom de guerre de Pierrot ?

–       Là ! Mais pour me protéger, je ne vais pas me montrer, je vais juste vous donnez ce que vous voulez savoir.

–       Mais je ne veux rien savoir, c’est moi qui pose les questions.

–       Alors on se quitte là !

–       Ah non, j’ai amené mes hommes, ils vont investir la ferme, et après nous discuterons au poste.

Mais un gloussement se fait entendre, celui qui a osé se faire passer pour Pierrot n’en finit pas de rire, comme si ce qu’il venait de dire était si drôle. Ce rire lui est familier, étrange, il le connaît.

–       Pourquoi vous payez vous ma tête ?

–       Vous le savez bien, vous êtes venu seul, je m’en suis assuré, de plus vous êtes dessaisis de l’enquête.

Le brigadier pousse un soupir et se mord les lèvres, il est espionné, il ne lui faut pas s’attarder, le Juge et l’inspecteur vont lui en vouloir, mais il voulait entendre la confession de cet homme.

 Mais ce dernier hésite  à tout lui dire, il a besoin pendant quelques temps encore de ne pas se dévoiler, tant que la population croit en cette version qui le suis maintenant depuis plus de 20 ans, il est à l’abri. Après tout ils étaient jeunes pendant la guerre, et en ses temps troublés, avoir une famille était bien, vu le nombre d’enfants qui n’en avait pas. Les deux grands avaient disparus les deux petits étaient seuls, ,il les avait sauvé, par contre ce que l’on va lui reprocher ce sont ces meurtres.

5 réponses à Suite 14/1

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

 

eauteur

cooltext167891793251221

La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe