Suite 12

Je suis en Pause jusqu’au 21 mai, mais vous aurez la suite, à bientôt, je programme.

 

Tout en cheminant dans la forêt, Gilles met son frère au courant de ce qu’il peut lui dire dans le cadre de son enquête. Puis il se tait et songe qu’il y a beaucoup de zones d’ombre, mais aussi il a plusieurs pistes, hélas pour Jules toutes mènent à son père. Où il y a un homme qui prends un malin plaisir à brouiller les pistes, ou alors ils ont vu ce qu’il ne fallait pas voir ou c’est son père qui a tué sa femme ainsi que le type de la rivière, quant au kidnapping, son frère pourra peut-être éclairer sa lanterne. Mais que ce soit la maman, le fils ou le père tous y sont mêlés, et le gamin lui cache sûrement quelques choses, oseras t il lui faire confiance ? Ce soir il navigue à vue. Il espère qu’encourager par Aubin, dès demain, Jules lui dira ce qui l’a fait la nuit ou avec Paulo ils sont sortis. Il en touchera deux mots à son frère, ce soir dans sa chambre, mais brusquement il se souvient que Marie Caroline a demandé à ses futurs beaux-parents d’accueillir son jeune frère, et ses parents n’écoutant que leur bon cœur ont de suite dit oui. Il lui faudra donc discuter avec son frère sans la présence de Jules. De plus demain ce sont les grandes vacances qui commencent, les gamins devront veiller à ne pas trop s’éloigner du village tant que les affaires ne sont pas résolus, il sent que cela va être fort difficile. Car tous les gamins du village, l’été vont dans la forêt.

Lorsque Jules attends dans le couloir étroit l’arrivée de l’inspecteur, il est anxieux, il vient de se faire remonter les bretelles d’abord par sa sœur aînée, puis par son instituteur, tous deux sont d’accord, il lui faut dire la vérité, sinon tout le monde aura des problèmes de plus Gilles comprendra lui a assuré sa sœur, il sait que tu as vécu des horreurs, mais lui cacher certains faits peut permettre à l’assassin ou les assassins de commettre d’autres forfaitures. Car personne ne sait si c’est une seule personne qui a commis à la fois l’enlèvement d’Aubin et à la fois les deux crimes, donc Jules se sent assis entre deux chaises, à la fois dire la vérité, mais aussi trahir la parole donnée à son père, possible qu’il puisse dire une partie des choses tout en cachant qu’il a rencontré son père. Pour l’instant, l’attente se prolonge, où est passé Gilles, il lui a promis ce matin au petit déjeuner qu’il fallait qu’il soit à l’heure. Mais lui se permettait d’être je ne sais où, ce qui agaçait au plus haut point le jeune garçon. Enfin, le voilà, il a la mine sombre, ça promet pense intérieurement Jules. Qu’as-t-il encore découvert pense le jeune garçon ?

–       Jules, il me faut ta totale confiance, quoi que tu me dises, ni je te maintiendrais en garde à vue, ni je te punirais. J’ai été élevé dans le respect de tous. Ton père si il avait pu t’élever ne t’aurais jamais battu comme plâtre, Marie Caroline m’a raconté ce que ton beau-père t’as fait subir, à partir d’aujourd’hui et ce, jusqu’à ce que ton père soit lavé de tout soupçons, tu n’auras plus rien à craindre de ton beau-père, il n’a plus aucun droit sur toi. C’est ta sœur et moi qui nous occuperons de toi ?

Pendant que Gilles lui dit tout cela, le jeune adolescent se sent mal à l’aise, il se tortille sur sa chaise, il entend que son père ne lui aurait pas fait de mal contrairement à l’amant de sa mère, car ils n’ont jamais été marié, lui comme il a été naïf il les a crû quand ils lui le disaient, surtout son beau-père qui lui assurait avoir autorité sur lui. Mais le discours que son beau-frère lui fait est beau, c’est certainement pour l’amadouer, il veut qu’il lui conte tout sans émettre aucun détail. Il est toujours dans le questionnement et ne sait si ses paroles sont celles de la sagesse ou si il lui les dit pour lui laisser croire qu’il n’en tiendra pas compte et du coup il lui tend un piège, si c’est le cas ce serait un véritable guet-apens.

Après un long silence, ou l’inspecteur prépare son carnet de cuir rouge ou il prend ses notes lors de tout interrogatoire, il invite Jules à répondre à ses questions. Il voit bien que le gamin est en proie à des doutes qui le laissent avec un mal être terrible, et, surtout il vient de perdre sa maman, pour un jeune garçon ce doit être dur, mais, lui, en tant qu’officier de justice est chargé de l’affaire et dans ce cas, trouvé des preuves lui permettrait d’arrêter assez vite celui ou ceux qui ont commis ces crimes. Mais là ou tout cela se complique, c’est que Jules sera demain son beau-frère, sa future femme veut qu’il s’en occupe mais en douceur, sans le brusquer. C’est tout un art il va falloir agir avec tact et doigté, être ferme mais tenir compte de sa peine. Le mieux c’est qu’il puisse tout lui dire même si cela n’est pas facile. Il a même peur que le juge lui retire l’enquête, déjà que le père de Paulo a été mis sur la touche, vu son degré de parenté avec Paulo, avec Pierrot qu’il connaît très bien, n’était-il pas tous les deux dans un réseau de Résistance ici à la croix du détour ? Son propre père à Gilles en faisait partis il était radio, et il y avait aussi le vieux Comte. Ce qu’en savait Gilles c’est que fin 1943, un gars du village avait trahis le groupe, les allemands avaient tendu un coup de filet, Pierrot, son père et le brigadier avait échappé à la rafle. Par contre le Comte, sa femme, son fils cadet, le Père de Pierrot et d’autres gars du village avait été pris. Seul le fils du Comte était revenu, il n’avait jamais reparlé. Seul son frère aîné l’attendait, leur petite sœur Marie-Suzanne personne n’avait su ce qu’elle était devenue. 

Il lui faut arrêter de songer à ce qu’il risque de lui arriver si le Juge apprend que Jules sera demain son beau-frère, et surtout tirer un trait sur le passé, mais comme sa future femme et comme le brigadier ils se demandent si le tout ne serait pas lier à une espèce de vengeance. Mais pour l’instant il lui faut poser les bonnes questions à Jules :

–       Viens Jules, nous allons parler tous les deux.

–       Vous ne pouvez pas me laisser tranquille j’ai perdu ma mère cette nuit, je ne sais pas où est mon père, ma sœur m’a grondé comme si j’avais vu je ne sais quoi, je n’ai rien vu.

–       Jules, tu dois tout me dire, je vais te faciliter le travail. En sortant de la ferme de ton beau-père tu t’es dirigé accompagné de Paulo vers le château ?

–       Oui

–       Et, ensuite ? As-tu entendu quelques choses ou vu un homme s’enfuir ?

–       Non, rien.

–       Qu’as-tu fait ?

–       Rien, je n’ai rien fait, Paulo non plus, j’ai juste vu en arrivant qu’il y avait un corps par terre, et à sa jupe longue et surtout à sa couleur, j’ai compris que c’était ma mère.

–       En était tu certain ? Beaucoup de femmes au village portent ce genre de jupe ; Tu t’es approché d’elle ?

–       Oui, mais je n’ai pas supporté ce que je voyais, aussi je me suis enfui et avec Paulo on a entendu un bruit étrange alors on s’est caché dans l’appentis ou le Comte, autrefois rangeait son bois.

–       Et après ?

–       Lorsqu’on a vu que rien ne se passait, on a pensé Paulo et moi que c’était la peur qui nous jouait des tours, mais on s’est endormis, on était tellement fatigué, quand on s’est réveillé c’était le jour qui se levait, aussi on s’est dépêché de rentrer.

–       Tu n’as donc vu personne ?

–       Je n’ai vu Personne !

–       Étrange, Paulo ne m’a pas donné la même version des faits ? Tu es bien certain que tu n’as pas croisé un individu ?

–       Paulo était devant moi à un moment, possible qu’il est vu quelques choses ou quelqu’un que, moi je n’ai pas vu.

–       Bon, si j’ai besoin de toi, je te ferais signe, ou bien si tu as oublié quelques choses tu me le diras, on se verra ce soir.

–       Ça marche !

 

5 réponses à Suite 12

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

 

eauteur

cooltext167891793251221

La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe