Pris au piège (4ème partie )

 

 

   Ecoutez, ne pleurez pas, allons sécher vos larmes, voulez-vous que nous rediscutions de tout cela
devant un café ou un verre.

Pas maintenant

Passez me voir je ne bouge pas ces jours ci, j’ai tant de choses à faire.

D’accord, mais avant tout promettez moi de ne rien dire à Mathias.

Comment ça ? Il ne vous connaît
pas.

 

 

Au moment où elle pense qu’elle va lui répondre, la porte de l’appartement de Madame Ferrière s’ouvre, la petite
fille appelle sa maman et elles en restent là.

Absorbée par les derniers éléments en sa possession, Emma ne voit pas la petite twingo rouge qui arrive sur sa
droite et paf elle lui rentre dedans. Plus de peur que de mal, pas de constat, et elle repart en direction de sa maisonnette et de son énigme, elle espère que cette nuit elle en saura plus sur
ces drôles de bruit. Elle a beau ne pas avoir peur avouez que c’est tout de même étrange.

Dès qu’elle arrive elle va dans le couloir, entrouvre la porte du placard escalier, passe la main à l’intérieur et
cherche une ouverture quelconque qu’elle aurait enclenchée en refermant, elle ne trouve rien, elle a beau chercher pas de traces d’un linteau ou d’une ouverture. Elle est perplexe, elle va
appeler Colin et lui demander de passer demain matin, mais elle se souvient qu’ils viennent dimanche et d’ici là, elle aura résolu cette affaire.

Son repas prêt, elle l’avale rapidement et flâne dans le jardin, c’est un beau soir d’été, elle entend de la
musique chez Mathias et de l’autre côté des éclats de voix. Les pas content, elle rit dans son for intérieur en les nommant ainsi doivent faire une scène de ménage. Au même moment elle entend une
voiture ralentir dans la petite impasse, mais après plus rien. Elle n’y pense plus et rejoint l’intérieur de la maison car le temps fraîchit et elle a envie de dévorer son livre.

Quand elle se remémore ses derniers jours elle ne croyait pas se trouver à moins de 15 kms de Saint-Etienne et à
plus de 500 de Paris, au calme et surtout avoir trouvé si vite cette petite maison.

Au moment où elle franchit le seuil de
sa porte elle s’entend appeler, c’est Mathias que lui veux-t-il ?

Si     ça ne vous dérange pas j’ai apporté un matelas et un drap je pense passer la
nuit dans votre maison car je me demande ce que sont tous les bruits que vous avez entendu la nuit passée.

       Mais non, je vais bien m’en sortir seule, mais dans son for intérieur
elle se trouve rassurée.

Fi      Finalement vous avez raison, passons la nuit ensemble et devant l’incongruité
de cette phrase ils éclatent de rire.

Elle s’efface et le laisse entrer, il
est trop tôt pour aller dormir aussi l’emmène-t-elle vers son salon. D’un œil Mathias le trouve meublé avec gout, mais elle lui dit qu’ici peu de choses lui appartiennent. D’un commun accord ils
décident de ne pas se coucher et avec du café ils espèrent soutenir le siège. Cela fait deux bonnes heures qu’ils papotent comme les meilleurs amis du monde lorsque soudain le bruit de la veille
au soir se fait entendre, une bille qui descend des escaliers, Mathias plus rapide qu’Emma ouvre rapidement la porte du placard et oh surprise l’escalier est à nouveau là. Il monte doucement les
marches qui ne se dérobent pas sous ses pieds, Emma le suit. Les voici en haut, dans un premier temps ils ne voient rien, ils allument une lampe torche et ne voient absolument rien, à part un
collier dont les perles sont éparpillées sur le sol. Comment ce collier peut avoir atterris là se demandent Mathias ; il s’avance et ne voit que du bric à brac, une vieille poussette ou
dorment des poupées, un tracteur vert et sa remorque qui regorge de tout un tas de voitures, mais d’habitants ou de fantômes il n’y a rien. Tout ceci est vraiment étrange, surtout qu’en début de
matinée les escaliers eux aussi avaient disparus. Pris d’une idée subite, Mathias se retourne pousse la porte par laquelle ils sont montés et là les escaliers n’y sont
plus.

Un fou rire les prend tous les deux,
les voilà enfermés dans le grenier, il va leur falloir trouver le moyen de sortir sinon ils vont passer la nuit avec le joueur de perles.

Ils approchent d’une fenêtre en bon état comme si on venait de la poser récemment et ils voient par celle-là deux
personnes qui s’avancent dans le jardin. Mathias fronce les sourcils il lui semble que ce sont leurs voisins, mais que font-ils dans le jardin? Et, c’est à ce moment là qu’Emma lui demande si il
connaît la jeune Irma.

Décidément vous m’avez déjà demandé cela hier, je vous ai dit non, vous ne me croyez donc pas?

Bien sûr que si, mais cet après midi je l’ai vu chez Madame Ferrière et elle m’a dit que vous étiez son
frère.

Mathias éclate de rire dans un premier temps puis en se grattant le menton il se demande qui est cette femme,
c’est soi une menteuse, soi elle sait des choses que j’ignore. Et c’est bien ce que pense Emma, car en le regardant bien elle voit une ressemblance entre eux deux. Mais là n’est pas le moment de
s’attarder sur cet enigme, il leur faut trouver une porte de sortie si ils ne veulent pas  passer leur nuit à même le plancher.

Il est déjà 2heures du matin et chacun de leurs côtés ils ont cherché et rien, il n’y a rien à moins d’avoir
manqué une porte escamotée, ils n’ont pas trouvé un endroit pour appuyer tout aussi bien de prêt que de loin. Qui fait apparaître ses escaliers et de quelles manières les ont-ils fait
disparaître? Ils sont face à un placard et il n’y a aucun moyen de redescendre. Il est fort tard pour appeler Colin, aussi décident ils de s’allonger sur le matelas qu’ils ont découvert, mais
pour veiller cela va être difficile car le café est resté en bas.

Lorsque Mathias reprend conscience, Emma a posé sa tête sur son bras, il se souvient qu’ils ne voulaient pas
dormir ni l’un ni l’autre mais Emma avait les yeux pleins de sommeil et Mathias délicatement l’avait invité à se laisser aller et qu’il la réveillerait si il se passait quelques
choses
.Il consulte sa montre, il est plus de 4 heures du matin, le
ciel commence à pâlir et il vient de voir rentrer par la petite fenêtre deux oiseaux, il lui semble que ce sont deux chouettes hulottes ce qui résoudraient le problème de cette respiration, ce
doit être ces deux oiseaux mêlé à l’ouverture de la cheminée cela devait faire caisse de résonnance. Il se penche sur Emma pour la réveiller mais l’on dirait un bébé et il  préfère la
laisser dormir. Il la trouve fort belle et délicatement il lui caresse le visage et dépose sa tête sur le coussin le plus délicatement possible. Il se lève d’un bond et va à nouveau vers le
placard pour voir ce qui a pu leur échapper beaucoup plus tôt ; Il a autres choses à faire que de rester enfermer dans ce grenier même en si belle compagnie. Hier ils ont bloqué la porte
pour pouvoir vérifier si par un mécanisme étrange ces escaliers allaient revenir. Mais en pure perte car c’est toujours un placard. Il va falloir sérieusement réfléchir à la manière dont ils vont
pouvoir sortir. Possible qu’en passant par le toit et en s’accrochant aux chenaux il pourrait atteindre la terrasse de la chambre supérieure mais lui au vu de sa carrure ne se sent pas en état de
tenter cet escalade ; il ne sait pas si Emma est assez sportive pour le faire, et après ils seront séparés et il ne pourra pas mieux descendre, vraiment il est un tantinet désespéré. Appelé
les pompiers seraient encore plus ridicule, les maisons anciennes avec secrets n’existent plus. Il faut réfléchir, il y a forcément une solution. Il en est là de sa réflexion lorsqu’il entend
pleurer un enfant. Voilà autres choses, cet enfant est là tout prêt, il entend même sa mère le calmer et l’apaiser avec une chanson.

Il est sous le choc, on dirait la chanson que nous chantait notre grand-mère lorsque nous étions enfants. Il
s’approche de l’endroit où les pleurs de l’enfant se font plus fort, c’est là derrière ce paravent, il le pousse il éteint sa lampe torche et voit dans une légère fissure du mur, une lumière
assez blafarde. Et, il pèse de tout son poids sur cette brèche et le mur s’ouvre.

 

 

A suivre

 

 

Dans le chapître prochain, la fin ……

 

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