Premières révélations!

  • Tu devras tout regarder, on ne doit pas la sentir à la main, il va falloir démonter le sac ; aussi je te conseille de prendre le sac et de redescendre, à deux nous y arriverons plus facilement, il n’a pas dû le montrer à Mathéo.
  • Je ne suis pas certain de ce que tu avances, le gamin a l’air de bien savoir où se trouve cette clef.
  • Possible, mais il faut y aller pour le savoir, il est 22 h tu as le temps ; Mathéo fait parfois des cauchemars ne te laisse pas surprendre.

C’est quatre à quatre que Bastien a monté les escaliers mais le plus silencieusement du monde, arrivé sur le palier il a vu la chambre où Mathéo dormait ainsi que celle de sa maman, Pierre était un chic type il devait dormir dans son salon car ces deux chambres étaient prises. Dans la chambre de Matého il fait fort sombre, il doit allumer sa lampe et éviter de réveiller l’enfant, mais il faut bien se rendre à l’évidence ni au sol, ni sur le bureau, ni dans l’armoire il n’y a rien, pas le moindre sac à dos, il a l’air malin, lui avec le sien. Mais en s’approchant de l’enfant dont il voit au-dessus des draps émergé sa tête crépue, il s’aperçoit que le petit est couché sur le ventre, il descend délicatement un peu le drap et le sac à dos est contre lui. Il espère que ce sac est juste posé et non passé sur ses épaules, mais la chance est enfin avec lui, l’enfant se tourne et laisse le sac sur le côté. De suite Bastien s’en saisi et le fouille rapidement, à part un pullover et un bâton de céréales le sac ne contient rien tout au moins à la première palpation. Dans un premier temps il récupère le contenu visible et quand à la clef il avisera, il ne doit pas rester dans les parages, son neveu s’agite pas mal, sentirait-il sa présence. Avant de descendre il va aller se cacher dans le placard du couloir et attendre un instant. Il n’y est pas depuis trente secondes que l’enfant se met à hurler :

  • J’ai perdu mon sac, Maman, maman…

Aussitôt Bastien voit passer en courant à la fois Pierre et il entend distinctement ce dernier lui dire :

  • Mathéo n’hurle pas ainsi, ton sac a dû tomber au sol, mais aussi quelle idée que de le laisser sur ton lit. Tu veux une cachette ?
  • Mathéo ne veut pas de cachette, Mathéo aime dormir avec son sac.
  • Voudrais tu que demain je t’achète une peluche avec des bretelles.
  • Mathéo ne sait pas, il aimerait bien, mais mon sac à dos tu ne dois pas le toucher.
  • C’est d’accord mais si un jour tu veux une cachette et bien demain je t’en montrerais deux, c’est toi qui la choisira mais tu ne me le diras pas.
  • D’accord je veux bien,
  • Maintenant il faut que tu dormes, voilà ton sac il était par terre. C’est souvent que tu dois le retrouver par terre, c’est normal pendant la nuit on bouge.

Mais l’enfant fatigué s’est déjà endormis, quand Pierre se retourne il voit Assia, elle lui souri et lui dit :

  • Pierre tu feras un bon père de famille, je t’ai observé tu es fort proche des enfants et très papa, comment dîtes vous en France, «  Papa Poulet »
  • Papa poule !
  • Ah poule !
  • Oui, va donc te recoucher, demain est bientôt là, je vais aller dormir.

Pierre ne sait pas où est allé se cacher Bastien, mais quand il redescend au rez-de-chaussée il le trouve nonchalamment installé sur son fauteuil.

  • Ou étais-tu ?
  • Dans ton placard sur le palier, et quand j’ai vu Assia passer et rentrer dans la chambre de son fils je me suis éclipsé.
  • Tu as trouvé la clef ?
  • Non, c’est à se demander si elle y est ;
  • On va le savoir, nous allons démonter le sac.

Chacun prend un bout du sac et le démonte, mais il faut se rendre à l’évidence il n’y a rien, aussi décide-t-il de passer en revue tous les morceaux qui sont étalés sur la table, et la chance leur souri, au niveau d’une des coutures il y a un léger bourrelet dur, il me semble que la clef est extra plate. Enfin ils l’ont dans les mains.

  • Bon, c’est l’instant décisif, notre vie peut basculer, mais il nous faut savoir ce qu’elle contient.

 

Dès les premières images ils s’aperçoivent que la clef contient trois fichiers, l’un intitulé à vous mes deux mes  amis.

  • Sacré Guillaume il était certain que l’on chercherait :
  • Bien il doit nous donner une explication, mais je le connais son fichier ne doit pas être accessible il a dû le verrouiller.
  • Il va nous falloir trouver son code, à moins que nous ne le connaissions déjà !
  • Je vais essayer le code de son verrou de la salle de sport, si cela ne marche pas il y a le tien et le mien.
  • Bingo !

Effectivement c’est Guillaume qui s’adresse à ses deux amis :

  • «  Si vous êtes devant votre ordinateur c’est que vous avez trouvé la clef USB de la femme qui a été enlevée devant le Consulat et sous les yeux de Mathéo, dès que vous serez au courant, vous aussi vous serez en danger car ce qu’elle contient est à la fois terrible et à la fois dangereux car elle implique des autorités d’ici. Mais visionnez par vous-mêmes par contre je vous le dis d’ores et déjà certaines images sont insoutenables. »

Les deux amis sont sous le choc, les mots de Guillaume laissent planer des horreurs, qu’est-ce que cette femme a pu découvrir, Il ne leur dit pas qui elle était, mais il est vrai que les événements s’étaient déroulés il y avait déjà plus d’un mois, depuis, il savait peut-être qui elle était.

  • Pierre aussi horrible que cela peut-être il nous faut savoir comment aider notre ami Guillaume. Nous allons regarder ensemble.
  • Bastien, ne restons pas dans la maison, si Assia descend elle se doutera bien qu’il se passe quelques choses, allons dans ma voiture et roulons jusqu’à Peisey, nous irons dans la cabane de mon frère, je l’avais réservé pour cette nuit. Nous n’avons nullement besoin de la WIFI, juste voir ce que contient la clef.

Les deux amis sont dans la cabane, Ils ont ouvert l’autre fichier et voici ce qu’ils ont entendu :

Je me nomme Abeba ce qui veut dire Fleur en français, Monsieur le Consul, vous seul pouvez m’aider, j’étais depuis trois mois la bonne à tout faire du Colonel, à ce moment-là tout allait bien, même si parfois j’ai ressenti de l’animosité chez sa femme, elle devait penser que j’accordais mes faveurs à son mari ce qui n’a jamais été le cas, je m’en tenais à mon travail, je n’étais pas énormément payé mais j’avais toujours mon passeport, si je parle si bien le français c’est grâce à l’institutrice des enfants, elle a vu mon envie de pouvoir comprendre ce que mes maîtres disaient. Puis le 4 mai de cette année la femme du Colonel, m’a surpris en train de tenir une conversation banale avec son mari ce qui à mon avis n’aurait pas dû devenir  une affaire d’état. C’était le Commandant Ben qui m’avait permis d’entrer chez eux, elle est allée immédiatement se plaindre, et lui est venu m’enlever un matin alors que je me rendais chez un marchand. Depuis quelques temps la femme du Colonel avait exigé que je me rase la tête car elle ne supportait pas mes coiffures savamment faites comme le font les femmes de mon pays. Le Colonel ne s’en était pas offusqué, mais sa femme est malade elle voit le mal partout, même l’institutrice a été renvoyée pour les mêmes raisons. Donc lorsque le Commandant Ben m’a enlevé il m’a jeté en prison, là j’ai été battu, puis il m’a laissé repartir, mais je ne pouvais pas quitter Djibouti je n’avais plus de passeport, quelle idiote j’ai fait, je me suis rendue chez le Colonel et j’ai exigé qu’elle, sa femme me le remette. Elle m’a ri au nez et m’a frappé au visage, ne pouvant me traîner par les cheveux, elle m’a traînée par mon voile et enfermée à double tour dans le bureau de son mari. Mais ce qu’elle ignorait c’est que l’ordinateur du Colonel était ouvert, j’ai fureté de ci de là et trouvé cette clef USB. Voici pourquoi Monsieur le Consul vous entendez mon message. Mais après avoir entendu la porte se refermer, j’ai su que la femme du Colonel s’en était allé, j’ai voulu voir si mon message s’était inscrit et là j’ai découvert plus malheureuse que moi. Monsieur le Consul quand vous visionnerez la vidéo, je vous mettrais en danger, mais je ne vois que vous pour me venir en aide. Je suis la sœur d’Assia.

 

A suivre…

Commentaires

  1. T’as le chic pour faire durer le suspens……..Mais que veut cette femme de colonel elle est imbriguée dans des trucs louche sans doute..Bisoussss

  2. Bon sang, c’est vrai que la suite est haletante. Nous en savons un peu plus sur la femme mystérieuse. Mais ce qui la menace, les horreurs sous entendues que cache la clef, font froid dans le dos.
    Tu nous laisses sur des charbons ardents O Maître du suspense! 🙂
    Gros bisous

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