Mamie Catherine

Mamie Catherine a demandé à Mathéo s’il avait envie de rester avec sa cousine Rosine et son cousin et devant sa réponse affirmative, mamie Catherine a décidé de s’en retourne chez elle. Ayant refusé la voiture de son gendre, elle a repris sa longue marche sur le chemin qu’il a ramenait au village de Peisey. En chemin elle avait cueilli quelques fleurs qu’elle ferait sécher pour l’hiver qui ne tarderait pas à venir afin d’en boire de longues tasses avec ces amies qui restaient l’hiver pour accueillir la flopée de touristes qui skiaient sur le domaine.

Mamie Catherine n’avait peur de rien, la preuve elle écrivait des policiers à faire dresser les cheveux sur la tête, mais quand elle redescendait elle ne s’imaginait pas la nuit d’épouvante qu’elle allait traverser. Mais pour l’instant elle flânait dans ses montagnes qu’elle aimait tant.Le bruit du ruisseau au tournant avait un bruit de clochettes en cette fin d’après-midi, aussi ne fut-elle pas étonnée de croiser un jeune berger, inconnu d’elle, mais ce dernier lui adresse un amical bonjour:

  • Bonjour jeune homme, Le Pierrot n’est pas là cette année?
  • Non il m’a laissé sa place je suis son petit fils!
  • Ah le jeune Mathurin, c’est donc toi, et bien tu es fort grand, tu as quel âge?
  • J’ai 17 ans
  • Ah oui, le temps passe vite, tu es assez fort pour me descendre une meule de Beaufort
  • Je me ferais aidé, ne vous inquiétez pas, à demain
  • Entendu à demain, 

Puis, mamie Catherine continue son chemin, elle a hâte de rejoindre son chalet, là ou elle a vécue toute sa vie puisque c’est le chalet de ses parents. Quand elle arrive, il fait presque nuit, faut dire qu’elle s’est passablement attardée à tailler la bavette avec sa voisine, la jolie et douce Christelle, une jeune femme qui c’est installée au village depuis le début de l’année, conquise par le charme du village, elle n’a pas regagné la ville et depuis elle exerce son métier de médecin à a campagne, elle ne tarderait pas à repartir sur les routes pour répondre à un appel pressant d’un malade ou d’une femme sur le point d’accoucher. Après avoir mangé les restes de la veille, mamie Catherine s’est installé dans ce lieu qu’elle a toujours privilégié son salon et plus particulièrement près de la fenêtre où elle a pour habitude d’ écrire ses policiers. Mais là sous sa plume qu’elle trempe consciencieusement dans l’encre elle a l’ébauche d’un livre pour enfants. Ce sont les peurs de Mathéo qui l’ont convaincue à l’écrire. Puis le soleil décline dans la vallée, la nuit peu à peu obscurcie la vallée. Mamie s’est dévêtue après une bonne douche chaude, elle est allée fermer la grande porte d’entrée, puis elle s’est installée dans son lit pour lire un roman qu’une amie lui a conseillé. Elle a dû s’endormir, car sa lampe est allumée et son livre gît au sol, mais ce n’est pas le livre qui est tombé la raison pour laquelle elle se sent mal, c’est parce qu’elle entend des pas chez elle. Serait-ce Guillaume? Non! Elle entend plus qu’elle ne voit un chuintement, elle connait ce bruit, c’est celui de la chambre où jusqu’à hier a dormi Mathéo, Guillaume serai d’abord venu la voir, elle en est certaine ce n’est pas un ami qui furète de ci de là. Elle songe à appeler son gendre, il est certainement au chalet en train de lire, il se couche fort tard, mais hélas son téléphone n’est pas à portée de sa main. Que doit-elle faire? Se lever sans faire de bruit, oui, voilà, et elle éteindra sa lampe de chevet, personne n’est encore rentré dans sa chambre. Mais où va-t-elle se cache? Il est temps de passer à l’action se dit-elle? Emporter son téléphone, ses vêtements de ville, son sac à dos, et elle se précipite sans faire aucun bruit dans le petit réduit qui monte au grenier et qui part de la chambre qu’elle a choisis depuis qu’elle est veuve. Elle referme soigneusement la porte et monte l’échelle de meunier, arrivée en haut elle retire l’échelle. Elle marche doucement, elle connait les planches qui pourraient révéler sa présence, elle se dit en son for intérieur qu’écrire des romans l’aide aujourd’hui, car elle aime retracer dans ses écrits les moindres détails. La voici dans l’espace enfants où ici elle va pouvoir se reposer, mais auparavant elle doit appeler son gendre pour qu’il puisse intervenir. Soudain, elle songe qu’il y a un autre accès au grenier, il lui faut vérifier si la porte est bien verrouillée de l’intérieur, Mais elle se demande si l’intrus ne va pas trouver la clefs, cette dernière est suspendue dans sa chambre, mais elle est derrière la porte, et il faut le savoir.Car, en général on ouvre la porte on ne va pas derrière celle-ci voir s’il y a quelques choses. Il lui faut retrouver sa sérénité et appeler son gendre.

Hélas elle a beau laisser sonner de longues minutes, personne ne lui réponds, il a dû quitter le chalet pour se rendre  dans la vallée, mais cela ne pressait pas tant que ça, et pourquoi son téléphone sonne et qu’il ne lui répond, pas, voilà déjà 30 minutes qu’elle lutte contre le sommeil quand elle entend des drôles de bruits dans l’habitation. Par la porte qui donne au grenier et qui est dans sa chambre, elle entend alors ces paroles:

  • La vieille on sait que tu es chez toi, on cherche une échelle et on viendra te faire avouer tes crimes.

Mamie Catherine se garde bien de lui répondre, cet homme semble seul, personne ne lui parle, pourtant il a employé le mot on..Que doit-elle faire? Pour l’instant elle ne fait aucun bruit, ne mettant pas en alerte ceux qui doivent chercher son petit fils, mais dès qu’ils se seront éloignés elle appellera la gendarmerie d’Aime, mais il lui faudra chuchoter et être le plus discrète possible, sinon ce dingue va la torturer, voire la tuer.

La gendarmerie d’Aime n’a pas daigné lui répondre, enfin elle ne sait même pas si elle a appelé le bon numéro car elle est fort étonné que personne ne soit de garde.Quels numéros a -t-elle pu faire? Elle a réussis à s’assoupir et ce sont des éclats de voix qui l’ont à nouveau réveillés, ils sont donc deux. Voire plus, ah se dit-elle ce n’est pas bon du tout cela. Elle les entend se disputer:

  • Puisque le gamin n’est pas là, nous devons mettre la main sur la vieille; 
  • Mais es-tu certain qu’elle est rentrée chez elle?
  • Oui, mais je t’ai dit depuis le début qu’elle était seule sans le gamin, de plus je n’ai pas pu la suivre car le village était sensiblement hostile à ma présence, je ne sais si l’enfant est chez de la famille ou si elle a emmené dans la vallée sans que je m’en sois rendu compte.
  • Ce sont des racistes
  • Non, je pense que cela n’a aucun rapport, le gendre est inspecteur de police et il a dû faire un signalement, aussi je préfère me retirer sur la pointe des pieds et vous laissez agir mon Commandant!
  • Ah nous voilà mal, si l’homme est Commandant pense Catherine!

Un grand brouhaha se fait entendre, l’homme qui a fait peur à Mathéo et secouer Rosine vient de tomber de l’échelle, si c’est l’échelle de la remise songe mamie Catherine s’est bien normale elle est vermoulue et elle a dû se casser sous son poids. Il hurle de douleur, mais l’autre ne le ménage pas, il essaye de le relever, et il crie de plus belle, il a dû se casser le pieds pense Catherine, tant pis pour lui, les gendarmes le cueilleront plus rapidement. L’échelle à nouveau grince, vite il lui faut aller se cacher ailleurs, pendant qu’il monte par là, elle va passer par la fenêtre qui donne chez ces voisins, bien entendu c’est risqué; mais elle n’a pas vraiment le choix. Au moment où elle ouvre la petite fenêtre qui donne sur la petite rue avec sa voisine, elle entend un juron et voit une lumière qui passe au travers de l’interstice de la porte du second grenier.L’homme a réussis à franchir l’obstacle, vite, elle doit passer sur le bord de la fenêtre, la refermer et se plaquer contre la paroi du chalet et attendre que l’homme soit repartis, si elle ne peut faire autrement elle sautera sur le balcon de ces voisins qui est en contrebas. Elle n’a pas réellement peur de se faire mal, elle fait encore du ski et de plus elle est assez souple, mais elle aurai préféré dormir au creux de son lit.

Quand la fenêtre s’ouvre, elle retient son souffle et ne fait aucun bruit, pour se glisser dehors il faut être folle comme elle, mais ne dit-on pas que la peur donne des ailes. La fenêtre se referme, mais à nouveau elle s’ouvre, évidemment elle sait qu’il va comprendre qu’elle se cache là, en effet la fenêtre était entrebâillée, elle ne l’avait pas refermer, mais elle l’entend rire et il lui lance:

  • Si tu es là la vieille, et j’en suis certain, je t’attends, c’est toi qui va me supplier de t’ouvrir la fenêtre, alors bonne nuit, je te prépare le petit déjeuner demain avec des croissants.

Elle est légèrement habillée, mais il lui faut maintenant essayer de prendre une position moins dangereuse, car elle sent que la planche sous ses pieds n’est pas stable, et, elle a du mal à tenir son équilibre, elle sait que l’homme est encore derrière la fenêtre, elle en est certaine. C’est à ce moment-là que son téléphone vibre dans sa poche. Son gendre, la gendarmeries qui peut l’appeler en pleine nuit? Si elle ne répond pas les uns comme les autres vont s’inquiéter et qui sait ils monteront ici et elle sera délivré. Mais au moment ou elle se décide à répondre, elle entend un bruit terrible c’est la planche qui vient de céder. Elle entrevoit le balcon, elle essaye de contracter ses muscles et se laisse glisser dans le vide espérant pouvoir récupérer la rambarde située au niveau du balcon du salon.

A suivre…

 

 

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