Mamie Catherine (suite)

La descente n’en finissait plus mais Catherine ne pensait qu’à une chose saisir au moment voulu la barrière du balcon de sa voisine. C’est seulement après avoir réussis à enjamber la balustrade que Catherine se laissa aller à pleurer. Elle le fit silencieusement comme lors qu’enfant elle avait un gros chagrin et qu’elle étouffait ses pleurs pour éviter le courroux de son père.

Là c’était pour éviter d’alerter cet homme, elle n’avait nullement envie qu’il vienne la tourmenter. Mais elle n’osait se pencher pour voir où il était, la fenêtre du grenier était éteinte, elle ignorait s’il était encore en haut ou s’il avait déjà regagné le bas, mais de cela elle s’en fichait. Pour l’instant il tombait une petite pluie fine glaçante, on était pourtant que début août, mais à ce moment elle avait juste besoin de s’en protéger. Il était à peine trois heure du matin, la nuit n’était pas terminée et il lui fallait se calmer l’esprit et surtout se reposer, tant pis si elle ne dormait pas, mais il était préférable qu’elle s’allonge un moment. Heureusement avant d’atteindre le grenier elle avait pris la précaution d’emporter son sac à dos, ce dernier était toujours sur ses épaules, dans sa chute il y était resté. C’était une chance, elle va pouvoir voir quels trésors il contient :

Deux barres de céréales

Une lampe électrique

Un pull 

Ainsi que sa couverture de survie, elle l’avait toujours depuis que son défunt mari lui l’avait conseillé après être resté en montagne une partie de la nuit, suite à un éboulis de rocher. Dans les poches de côté elle retrouve son thermos avec un reste de café glacé, pour l’instant elle ne s’en préoccupe pas, de l’autre côté l y a une gourde pleine d’eau. Mais elle n’a pas soif, elle a surtout sommeil. Son pull remis dans son sac à dos, cela lui fera un oreiller, sa couverture de survie l’enveloppant, elle va pouvoir s’allonger, mais juste au même moment son regard est attiré par une lumière qui clignote, étrange se dit-elle, ses randonneurs redescendent bien tard du Mont Pourris, à moins qu’il n’aient fait demi tour, mais ce qui l’intrigue davantage c’est qu’ils ne sont pas à taille d’hommes. On dirait des enfants…

Une idée lui traverse l’espace d’un instant son cerveau, pourvu que Rosine n’ait pas commis la sottise de descendre dans la nuit. Elle a fait déjà des tours pendables à ses parents, même si elle s’est toujours sortis de ses mauvais pas, il ne faut pas qu’elle descende sur Peisey, et surtout pourvu qu’elle n’est pas emmené Mathéo. Elle en est là de ses réflexions quand elle voit la lumière émettre des signes:

La lampe s’est allumée trois coups brefs, puis trois longs puis trois coups brefs; elle connait le morse mamie Catherine et ceux qui descendent aussi; si c’est Rosine elle est en danger. Elle a appris le morse avec sa mère qui est sa propre fille. Il faut lui répondre et tout de suite:

  • ” Rosine ne vient pas à la maison, il y a des hommes dangereux”

 

Voilà s’est fait, elle va attendre la réponse; enfin la voici:

  • “chez nous aussi Mamie!

Ah! Mais si c’est Rosine ou sont ses parents?

 

A suivre…

 

 

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