Lumières sur la lande (suite)

P1010465Au loin on entendait les derniers flonflons d’un accordéon, les jeunes avaient déserté la piste de danse, car la musique , cette musique était à leurs yeux désuet. Seul le biniou les aurai fait revenir, mais les pompiers venaient d’être appelé, et la fête diminuait en intensité. Puis parmi ceux qui restaient, chacun y allait de son commentaire:

  • Un village si tranquille, que c’était-il donc passé pour que tous les pompiers quittent le bal?
  • Allez savoir!

Tous quittaient le bal et reprenaient leur moyen de locomotion pour suivre les pompiers qui toute sirène hurlante se rendaient à la pierre au double visage. Cette pierre bordait l’océan, tout le monde l’avait toujours vu mais chacun aimait imaginer y voir à la fois un être humain et aussi une tête d’animal. Mais le moment était mal choisi pour savoir, qui cet année, pour le concours du village verrait son nom s’étalé sur la feuille de chou du coin.

Il était arrivé quelques choses dans la petite crique en contrebas. Une femme était  morte, s’était-elle jetée du haut du rocher ou bien tout simplement noyée, mais vu son âge plus de 80 ans il était impossible qu’elle soit allé de son plein gré se noyer. Bien vite son prénom était dans toutes les bouches, c’était Irma, la grand-mère, celle que l’on avait vu passé avec l’Irlandaise..Tous se signèrent et rapidement il n’y eu autour de ce pauvre corps désarticulé que les pompiers et la gendarmerie appelée en renfort du Guilvinec. Deux gendarmes furent diligentés rapidement à la petite maison de la lande là où logeait Irma, pour pouvoir interroger sa petite fille qui avait fait irruption dans sa vie 8 jours plus tôt. Mais ils eurent beau frapper, appeler, personne ne vint leur ouvrir. Aussi décidèrent-ils de faire ouvrir la porte par un serrurier, mais avant de l’appeler, le jeune gendarme eu l’idée d’essayer d’ouvrir la porte, et celle-ci céda assez rapidement car non fermée à clef. Les deux hommes se regardèrent, le plus âgé des deux connaissaient bien Irma, il la savait fière mais elle n’aurai jamais en pleine nuit à la fois quittée son domicile pour se rendre sur la lande, et laisser par la même occasion sa porte ouverte. Est-ce que Gwen dormait?  Plus tôt tout le monde l’avait vu au bal, passant de bras en bras et riant comme une jeune de son âge. Alors que c’était-il passé pendant ce temps ou bien…Mais au moment d’entrer ils sentent une résistance, derrière la porte gisait un corps inanimé, mais encore vivant, ce n’était pas la petite fille mais la fille d’Irma, personne n’avait remarqué qu’elle était revenue, de plus en plus étrange.

Que faisait Soazig ici? Comment était-elle arrivée? Une seule réponse s’imposait, elle venait d’arriver, et probablement à la nuit et de l’océan..Un bateau était ancré dans le port depuis 20 h, mais personne ne connaissait la personne qui était à la barre. A la capitainerie s’était présenté un beau jeune homme selon les dire de la fille d’un gendarme. Depuis personne ne l’avait vu, il devait être encore sur son bateau, il leur fallait aviser leur hiérarchie, pour voir si il y avait un lien entre l’arrivée de la fille d’Irma et ce drame. Quand à Gwen elle n’était pas dans la maison, une autre énigme a élucider s’ouvrait aux enquêteurs.

Pour l’heure les constatations d’usage ne pouvaient permettre d’envisager tel ou tel piste. La vieille femme n’avait plus sa tête et il était possible qu’elle soit partis de son domicile, c’est ce que pensaient les gendarmes restés sur la côte mais ils ne savaient pas ce que leurs collègues allaient découvrir dans la maison d’Irma.

Cette dernière était sans dessus dessous, tous les bibelots avaient été fracassé, les armoires vidées de leurs contenus, la vaisselle juchait à terre, elle aussi était en morceaux. C’était un fou furieux qui avait mis ces pièces dans un état pareil, le mobilier était renversé. Que cherchait ceux ou celui qui était venu là, son intention était de rien laisser en état, Soazig avait-elle surpris les cambrioleurs, mais que faisait Irma dans la crique. De mémoire de gendarmes ils n’avaient jamais vu ça au cours de leur carrière. C’était à la fois détruire mais être dans une rage comme il n’était pas permis. A qui en voulait-on? A la vieille dame, à sa fille  où alors à la petite fille. Trois femmes pour une énigme qui allait avoir dans la contrée un retentissement des plus inattendus. Sur les trois femmes, une était morte, l’autre gravement blessée et quand à la troisième elle avait disparu….

A suivre…

Commentaires

  1. Bon, je voudrais bien savoir ce qui se trame dans cette histoire parce que je sens que ça va être harde pour la suite.
    Que c’est palpitant tout, et quelle belle énigme.
    Bisous

  2. Bonsoir Evajoe,

    Me revoilou! 🙂
    La reine du suspense a tissé la toile de son énigme. Que de fils, que de noeuds à démêler! L’intrigue est bien menée et je suis déjà sur des charbons ardents. Que nous mijotes -tu?
    je reviendrai demain pour la suite
    Merci Evajoe
    gros bisous!!!

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