Lumières sur la lande (1/6)

  • Dis moi Gwen tu te payes ma tête, tu sais très bien que le père d’André est mort en mer sur son bateau de pêche, de plus il est mort et enterré.
  • Si tu ne me crois pas demande à Yann, lui tu le croiras. Le père d’André ce n’est pas le père d’André.
  • Là tu divagues…
  • Non! Je veux dire dans le tombeau ce n’est pas le père d’André, puis, de toutes façons comme tu ne me crois pas, je n’ai plus rien à te dire, je peux m’en aller? Tu ne me retiens pas,je ne suis pas prisonnière je suppose?
  • Pars avant que je te retienne pour tes propos décousus…

Gwen ne se le fait pas dire deux fois, elle s’éxécute rapidement et ne jette aucun regard en arrière, sinon elle aurai vu son frère qui la regardait par la fenêtre. Ce dernier est introduit dans le bureau avec le chef de Gladys et cette dernière pour répondre à quelques questions. Le bruit de son départ pour le Guilvinec avait attiré suffisemment de personnes, maintenant il fallait passer aux choses sérieuses. Habilement, Gladys amène son ancien amoureux sur les évènements antérieurs à ceux de l’enquête présente. Au départ il fait l’innocent, puis peu à peu il raconte à quelques mots près ce que Gladys a entedu de la bouche de Gwen.

N’ayant rien à lui reprocher il sort sans être inquiété pour des faits antérieurs aux évènements qui viennent de se dérouler sur la lande.

Dès son départ les langues vont bon train, pourquoi le père d’André n’a jamais donné signe de vie à ses fils, était-ce pour éviter de compromettre l’ avenir de l’aîné au sein de la gendarmerie? Ou lui aussi etait tenu au silence par quelques choses qu’il aurai pu voir en mer? De nombreuses hypothèses sont avancées mais aucune à ce moment de l’enquête vient étayer quoi que ce soit pour son avancée. D’autant plus que tous pensent que c’est une pure coïncidence le retour de Yann. Mais Gladys une nouvelle fois ne met pas ses chefs au courant, elle aimerait que ce soit André qui la délivre de ce secret si lourd à porter. Quand elle entend son chef lui suggérer de se rendre auprès d’André et de lui poser quelques questions d’une manière discrète voire habile, elle espère qu’il se montrera coopérant et accpetera de la délivrer de ce lourd secret.

Mais hélas ce ne sera pas pour ce jour, car la voilà flanqué de l’aspirant gendarme…Quelle déconvenue, il va falloir l’énvoyer chercher des boissons pour qu’elle puisse se trouver seule avec son chef. Mais ka chance va lui sourire, au moment de partir, on lui demande de remettre sa visite à plus tard, car il leur faut se rendre le plus rapidement possible au village où Gwen fait encore parler d’elle.

Quand ils arrivent sur la place du village, Gwen est entourée par quelques pêcheurs et de nombreux badauds, probablement des touristes qui regardent la scène d’un air incrédule. Gwen invective les pêcheurs en leur reprochant leur silence lors de la disparition du père d’André, certains tournent les talons pour éviter l’affrontement, mais d’autres lui répondent, un d’entre eux secoue Gwen et lui assène une claque, et c’est à cet instant que la voiture de la gendarmerie arrive, ils n’ont que le temps de voir une furie rousse se jeter sur un pêcheur et lui asséner un coup de poing. L’autre la domine d’une tête mais il est surpris par la force de la jeune femmre. Les gendarmes interviennent rapidement.  Gladys est restée à l’écart, si cela n’était pas si triste elle en rierait. Mais le frère d’André n’est pas un commode, il va falloir savoir ce qu’il vient de se passer. Bien qu’elle imagine tout-à-fait la scène. Gwen était fort en colère quand elle l’a quittée et elle a dû voir les pêcheurs et se précipités sur eux pour qu’ils avouent ce qu’ils ne savaient pas, c’est certainement de cette manière que cela a dû se dérouler.

Tous les protagonistes se retrouvent à la gendarmerie, Gwen est mise en cellule car elle vocifère, elle est dans une colère terrible, et il est préférable qu’elle se calme avant d’écouter sa version de cet altercation. Le frère aîné d’André n’est pas très locace, il ne dit mots, et fait même profil bas, Gladys se demande bien si il n’était pas au courant pour son père.. Le Colonel trouve que cette comédie a assez duré, ils ont une enquête sur les bras, et Gwen si elle y est mêlée, elle doit parler sinon il la défère au parquet  sans même l’écouter. Il avise Gladys qui ne dit mots et lui demande ce que Gwen lui a dit avant cette dispute en plein centre du village. Devant le Colonel, elle n’hésite pas et lui dit les propos de Gwen, le Colonel qui n’est pas au courant de cette affaire, envoie Gladys à l’hôpital pour qu’André soit mise au courant et qu’il puisse corroborer la disparition voire la mort de son père, et aussi accepter l’exhumation de son père pour des test ADN plus au point qu’il y a 20 ans. Le colonel renvoie le pêcheur à son domicile en lui demandant de rester à sa disposition pour un interrogatoire supplémentaire, car là il n’y a rien que des enfantillages de Gwen à son encontre pour des reproches le concernant. Du reste le Colonel en conclut que c’est une malheureuse histoire d’amoureux, et comme il ne veut pas porter plainte, il part.. quant à Gwen elle, aussi est remise en liberté mais on lui conseille vivement de ne pas s’approcher du jeune pêcheur.

André attends sa femme car les médecins l’ont autorisés à rentrer cheze lui, il se remettra bien vite de ce sale moment. Quand il voit arriver Gladys il a comme un mauvais présage, une sonnette d’alarme se met à sonner dans sa tête.

  • Tiens c’est toi qui vient me chercher, mais je ne suis pas en état de travailler.
  • Ah tu sors?
  • Oui j’attend ma femme, mais pourquoi es-tu là? Tu fais une drôle de tête, tu m’as trahis?
  • Non, mais ton secret est bien lourd à porter surtout qu’il y a du nouveau.
  • Ah, raconte moi ça?
  • Es-tu certain que c’est bien ton père qui est enterré dans le cimetière sur la lande.

André a un moment d’hésitation, puis il ajoute:

  • Qui veux-tu que ce soit? Ils étaient cinq sur le chalutier, on avait retrouvé les quatre autres corps, forcément le dernier c’était mon père, personne n’a vu le cadavre, mais c’était forcément lui. Pourquoi me demandes-tu ça?
  • Ton père est vivant, Yann l’a rencontré et le Colonel te demande de signer ce papier pour une exhumation, pour faire des test ADN.

Gladys est surprise de la réaction d’André. Elle ne peut pas lui donner une explication, car André se rue sur elle en lui demandant de ne plus jamais remettre les pieds chez lui. Et il lui assène une phrase assez étrange:

  • Sale intrigante, tu jettes le discrédit sur ma famille et tu profites de mon absence pour te faire voir auprès du Colonel, tu as beau être la meilleure de ta promotion tu n’es qu’une sale coureuse de jupons. Je demanderais ta mutation dès que je serais de retour. Je ne veux plus te voir, dégage…

Au moment où elle va lui répondre, la femme d’André fait son apparition, elle a dû entrendre les derniers mots d’André, elle lui fait uns leçon, Gladys préfère se taire et rendre compte à ses chefs, voire au Colonel puisque elle a reçu les ordres directement de lui. Elle sent qu’André était au courant, elle en est maintenant persuadée. A-t-il aussi feint son coup sur la tête? Est-il mêlé à tout cela? Bien absorbé par ses pensées, elle ne voit pas cette voiture rouge la suivre, et, au moment où elle va pour traverser et rejoindre sa voiture, le petit bolide rouge accèlère et vient heurter Gladys de plein fouet. Le conducteur  ne s’arrête pas, L’hôpital n’étant pas loin on transporte rapidement Gladys à l’intérieur.

 

A suivre….

 

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