Lumières sur la lande 1/4

La stupeur de leur chef  est moindre que la colère qui s’empare de lui à la vue de l’emplacement vide là où se trouvait un soi-disant cadavre.

  • Bande d’incapables, qui m’a donné ces subalternes aussi idiots, vous voyez il n’y a aucune trace de sang, aucun cadavre, rien, juste l’herbe semble avoir été piétinée, mais nous sommes nombreux à avoir traîné nos pieds dans ce jardin. Bande d’idiots déguerpissez!

Les gendarmes montent rapidement dans leurs véhicules sans un mot, ils connaissent le courroux de leur chef, mais ils savent que beaucoup plus tard il relativisera ce moment surprenant, car en voitures les langues vont bon train :

  • Es-tu certaine Gladys d’avoir vu la tête fracassée du pseudo mort.
  • Maintenant je ne sais plus très bien.
  • Quoi?
  • Je ne sais pas.
  • Et bien ma belle tu as intérêt à t’en souvenir.
  • Oh mais attendez les mecs je n’étais pas seule, le stagiaire m’accompagnait.
  • Tu crois que notre chef fera cas du stagiaire, c’est toi qui fait tes armes, il te faudra être certaine de ce que tu as vu.
  • Et bien au risque de passer pour une folle j’en suis certaine, le type avait le visage écrasée, ou…
  • Où quoi?

Crient d’une seule voix ces trois collègues!

  • Où alors il était grimé, maintenant que j’y pense l ‘élève gendarme m’a fait une réflexion.
  • Laquelle
  • Il lui trouvait une tête de comédiens
  • Comment ça?
  • Il a ajouté vu que tu dis qu’il est mort je veux bien  te croire mais on dirait qu’il a une couche de peinture rouge sur le visage.

Un grand éclat de rire se fait entendre dans la voiture; mais Gladys le prend très mal, car il faut bien qu’elle l’admette ce devait être la bonne raison, le gamin a fait du théâtre et il avait l’air d’en connaitre un rayon. Mais jamais au grand jamais elle n’a pu penser que ce type était bien vivant au sol. Et pourquoi avoir monté ce subterfuge? Comment pouvait-il savoir qu’il se laisseraient prendre dans ce piège grossier, car il faut bien se l’avouer la supercherie aurai pu ne pas fonctionner, si elle avait eu la présence d’esprit de vérifier son pouls. Mais vu la tête qu’il avait et ce, dans le noir elle n’avait pas osé le toucher.

Tous se murent dans un mutisme et regagne leurs chambres, Gladys devra affronter le chef et eux aussi car ils ont des grades plus élevées et c’était à eux de vérifier si l’homme était bien mort. Mais leur chef les avait rapidement appelé et du coup comme le mort ne pouvait se sauver on avait laissé les jeunes recrues dehors.

Dès 5 h du matin le Colonel et le préfet sont arrivés à Kermilliget, ils attendent la brigade, les voilà au grand complet, sauf l’adjudant André qui se remet doucement de son coma est absent. Le Major interroge le jeune élève gendarme qui répète ce qu’il a dit à Gladys tout en évitant de trop se moquer de cette dernière, personne ne sait si le mort n’a pas été emporté par des complices cachés assez prêt qui auraient pu tromper les deux jeunes gens. Surtout qu’un des gendarmes dit qu’il était certain que l’homme était bien mort ce qui ajoute une énigme de plus à ces faits étranges qui mettent en émoi non seulement un village mais toute la Bretagne qui reparle de ce qui s’était passé dans ce village il y a une vingtaine d’années. Mais du Préfet au major sans oublier le Colonel, et à part quelques gendarmes ils ne sont pas nés sur cette lande et ces histoires voire légendes les laissent de marbre.

A ce stade de l’enquête qui est vraiment nébuleuse Gladys pense qu’elle doit expliquer à ses collègues ce qui s’est passé il y a 20 ans, mais auparavant elle va se rendre au chevet de son ami André pour connaitre ce qu’il en pense et pour avoir son soutien. Quand elle sort de l’hôpital elle n’est pas plus avancée, André lui a interdit de parler des meurtres non élucidées d’il y a  20 ans, dire qu’ à cet  époque la famille d’André y était déjà mêlée,tous les deux ont l’impression que l’histoire se réécrit. Par contre son ami Yann serai au cœur de cette affaire si le coup et les drogues qui ont blessés André ne le font pas radoter, Yann son amour serai de retour. André l’a vu , il en est certain. Donc il n’aurai jamais été emporter par une vague comme on leur l’aurait fait croire. Mais qui donc a jeté le discrédit sur cette famille et l’a plongée dans un drame, qui, aujourd’hui a des conséquences désastreuses sur ceux qui sont encore vivant. Gladys aimerait bien découvrir ce qui se trame, mais elle n’est pas encore aux postes d’avant garde, elle sort tout juste de son école et a eu la chance de pouvoir revenir sur sa terre grâce à sa belle promotion. André lui a donné carte blanche en ce qui concerne l’enquête. Elle va se rendre à la pierre des “Korrigans” et voir si elle ne trouve pas des indices  qui auraient pu passer inaperçus. Surtout qu’André lui a donné exactement la position où il se trouvait lorsqu’il a à la fois entendu la voiture et, aussi reçu le coup. Il lui a aussi parlé de l’odeur de la pipe et tous les deux connaissent une personne qui fume ce genre de tabac, mais alors si c’est lui, pourquoi serait-il de retour dans leur village et surtout où logerait-il?

Gladys est fort absorbé par ce qu’elle vient d’apprendre qu’elle ne voit pas le buraliste la suivre des yeux et faire des signes à un individu qui lorsqu’il la voit prends ses jambes à son cou comme si il avait à se reprocher tous les crimes du village. Mais cette course effrénée a alertée  Gladys et un de ses collègues et,  prennent  en chasse le fuyard. Ils sont  rapidement à son niveau et ils l’appellent par son prénom

  • Yann!

Ce dernier dans un premier temps ne se retourne pas, au contraire il accélère sa course. Puis, il se retourne mais cela lui est fatal car à ce moment un gendarme lui tombe dessus.

Dans la voiture, Gladys n’en croit pas ses yeux, c’est bien son amour d’enfance, mais lui fuit son regard, il semble en proie à un tremblement comme si il était drogué. A part sa disparition il y a quelques années ils ne peuvent l’accuser de quoi que ce soit, mais courir à la vue des gendarmes ne lui donnent pas une bonne attitude.

  • Yann

Mais là encore, ce dernier ne lui répond pas.

  • Yann où étais-tu passé toutes ces années et de quoi as-tu peur?
  • Gladys ce n’est pas ton uniforme qui va te sauver, si je parle je ne donne pas cher de ta vie.
  • Mais à quoi es-tu mêlé toi et ta soeur?
  • Laisse ma soeur tranquille, elle n’a rien à voir avec moi.

Gladys se mord les lèvres elle a faillis dire ce qu’André a vu, mais à lui aussi elle a promis son silence. Mais comme tout cela la gêne, elle aime être claire dans ses enquêtes et là c’est un imbroglio de nouvelles qui si elles sont accrochées toutes ensemble cela risque de leur exploser au visage. Et qu’adviendra-t -il de sa carrière si elle ne dit rien.

 

A suivre….

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