Lumières sur la lande (10)

  • Je suis la mère de vos petites filles et je ne comprends pas votre animosité à mon égard, j’ai toujours entendu parler de vous comme un homme bon, je ne comprends pas pour quelles raisons vous m’en voulez d’une part et d’autres parts vous osez retenir contre son gré une petite fille de 6 ans. Du reste où se trouve-t-elle en ce moment ?
  • Elle dort, occupez-vous de vous sans prendre des nouvelles de qui que ce soit, si vous sortez vivantes de mon bateau vous me regarderez autrement et quand à vos filles elles vous haïront quand elles sauront qui vous êtes également.
  • Bien entendu Monsieur si vous remontez aux calendes grecs et plus précisément à la période trouble de 39/45 vous allez avoir de nombreux ennemis.
  • Que savez-vous de cette période ?
  • Que mon grand-père était amis avec votre père ; et qu’ensemble ils ont combattu l’ennemi de l’époque.
  • Vous voulez me faire croire que votre grand-père était un homme bien ? Mais alors pourquoi il a pu échapper à la rafle ?
  • Il n’était pas présent ce jour-là, il était parti dans la nuit avec un aviateur anglais sur son bateau de pêche.
  • Menteuse il s’est sauvé et il est revenu après l’armistice faire le fier à bras dans le Pays. Vous êtes la petite fille d’un traitre et c’est pour cela que vous allez mourir. Vous payerez pour tous les autres.

Pendant ce temps Gladys sort de son évanouissement dû au choc reçu sur sa tempe, mais elle ne veut pas que le père de Thomas la prenne pour cible, elle voit la fille aînée d’André qui la regarde, vite elle met son doigt sur les lèvres et la fillette, bien qu’apeurée ne dit rien. Gladys impose surement de l’effet à l’enfant, elle est en tenue de gendarme, doucement elle bouge son corps pour pouvoir observer la scène et glisse lentement sa main vers son pistolet, il ne lui faut tuer aucune de ses amies, mais il ne faut pas non plus que le GIGN intervienne, sinon ce sera le carnage. Mais personne ne sait qu’elle a basculée au moment de l’échange dans l’escalier. Mais il faut qu’André puisse avec le freluquet Philippe mener les négociations le plus rapidement.  Comment faire pour ramener à la raison le vieu loup de mer, il est fixé sur le passé et ne décolère pas, pourquoi accuse-t-il le grand-père de Gaële quel est son rôle, et pourquoi faire payer sa petite fille. Vraiment en l’état actuel des choses c’est un imbroglio, pourtant une petite sonnette l’alarme qu’il doit y avoir du vrai dans les propos tenus par le vieil homme. Comment s’appelle Gaële de son nom de jeune fille François ; mais oui il y a certainement quelques choses à creuser de ce côté-là. Le nom de maquisard du grand-père d’André était François et pour faire très breton tout le monde disait Le François. Quant au moment de l’armistice, le grand-père de Gladys a toujours raconté que la famille du chef avait été obligé de quitter la région, du groupe il ne restait pas grand monde, Irma, Duncan, et les deux radios, la grand-mère de Gaële était portée disparu. Elle était rentrée bien plus tard d’on ne sait où, de cela personne n’en n’avait eu d’explications.

Que c’était-il dit à cette époque, Gladys imaginait très bien la scène bien que n’ayant rien vécu de ces instants-là. Le bruit courait dans le pays que le réseau Le François avait été trahis par son propre chef, le François, quand on y réfléchit un tantinet c’était impossible, Duncan n’avait pas pu passer tout ce temps chef d’un réseau et sacrifié ses hommes, sa future femme Irma qui attendait un enfant et disparaître dans la nature. Surtout qu’après la rafle, le maquis avait continué de plus belle, ils avaient réussis à se reconstituer, mais Duncan faisait le mort, il ne voulait pas exposer sa famille à venir.

Alors que reproche Duncan à Gaële, d’être la petite fille du seul traitre qui a exister, son propre grand-père et non son père. Comment l’a-t-il su ? Il a dû chercher pendant 20 ans et arriver à cette conclusion. Mais pourquoi faut-il tuer cette jeune femme, c’est tout de même la femme d’André, mais pour Duncan ce doit être impossible que son fils ait pu épouser la descendante de celui qui a couvert d’opprobre sa famille et qu’il lui a empêché de vivre avec sa mère qu’il aimait Irma. Est-il allé lui demander des comptes. Se sont-ils battus ? L’enquête et les propos du père d’André devraient les aider à y voir clair. On ne peut pas se battre avec sa mère, à moins qu’elle l’ait abandonné !

Il faut à tout prix qu’elle intervienne, mais il lui a semblé que Duncan ne l’appréciait pas tant que ça, à quoi sa famille serait mêlée ? Et pourquoi Gwen a été aussi prise en otage, il va lui falloir éclaircir quelques points.

Au même moment le regard de Duncan se pose sur elle, elle sent qu’il va lui bondir dessus, il lui faut être la plus rapide. Tout ce passe très vite, elle se relève et braque son arme sur Duncan, lui appuie sur la gâchette mais son fusil s’enraye et Gladys a le temps de le pousser contre la chambranle de la porte, il vacille, elle a juste le temps de le retenir non sans mal car il est très fort et le bascule sans trop de bobos sur le lit du bateau où gisent déjà les deux jeunes femmes.

C’est à ce moment-là qu’André appelle dans le porte-voix :

  • Gladys
  • Oui mon capitaine
  • Tout va bien,
  • Oui, vous pouvez venir tout est terminé, mais en son for intérieur elle pense tout peut maintenant se mettre en place et 70 ans après ces évènements tragiques on va peut-être comprendre les meurtres de maintenant et ce qui s’est passé à l’Armistice.

Il a bien fallu quelques jours avant que tous se retrouvent à la gendarmerie pour enfin comprendre les évènements de ces derniers temps, quand chacun est repartis chez eux, certains riaient, d’autres pleuraient mais la page était désormais tournée à tout jamais.

Mais que c’était-il passé ?

A SUIVRE….

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