Lumière sur la lande (1/5)

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Malgré que je sois en vacance je fais plaisir à Clara qui était un peu perdue la dernière fois pour suivre… Je vous met la suite… Bonne lecture…..

 

Gladys, une fois Yann remis à ses chefs, s’était rendue sur la lande, mais hélas le secteur avait été piétiné à la fois par les enqueteurs et à la fois par les curieux, la scène qui n’était pas considérée comme une enquête de crime n’était plus exploitable. Elle avait eu beau fureté de ci de là, rien n’avait retenu son attention et en désespoir de cause elle était rentré chez elle. Après avoir mangé des restes de la veille elle s’était mise devant son téléviseur et avait pensé à tout ce qui s’était passé ces derniers temps, mais la fatigue avait été la plus forte, elle s’était endormie comme une masse et réveillée en sursaut en pleine nuit. Assise sur le canapé, elle reprend ses esprits en se demandant ce qui a pu se passer pour qu’elle soit aussi fébrile et mal à l’aise,

Elle se remémore la scène qu’elle croyait être vraie, elle a dû faire un cauchemar, car c’est à la fois bien réelle et faux. Mais c’est une angoisse sourde et un mal de tête terrible qui lui martèle le crâne. Elle se voyait courant sur la lande car pourchassé par un homme accompagné d’un chien. Elle n’avait pas reconnu qui était venu la hanter au plus profond de son sommeil. Habituellement c’est elle qui prend en chasse les méchants mais là c’était elle, la proie. On lui voulait du mal, mais se dit-elle ce n’était qu’un mauvais rêve. Mais ce sont ceux là qui ont du mal à s’évacuer de nos têtes. Perdue dans ses pensées elle n’entend pas un bruit imperceptible qui enfle peu à peu dans le petit village qui commence à s’éveiller. Petit à petit Gladys prends conscience du bruit, des cris de ci de là. Vraiment chez elle il se passe quelques choses.Il n’est que 5 h du matin qui se permet ce tapage?

Elle s’habille rapidement, prends son arme de service et négligeant l’ascenceur se précipite dans les escaliers, là elle croise ses subalternes et ses chefs, tous se taisent et vont à l’extérieur voir ce qui peut bien mettre le village à feu et à sang.

A l’entrée de la caserne se trouve un petit groupe de personnes, au centre une femme vocifère et incite les gens à crier. C’est Gwen, Gladys la reconnait à sa longue chevelure rousse. Tiens donc elle ne se cache plus, elle a dû avoir vent de l’arrestation de son frère, arrestation étant un bien grand mot. On avait des qustions à lui poser, à cette heure il devait être retourner chez lui. Mais rapidement Gladys apprend de son chef que Yann est toujours dans leurs locaux, il va être transféré ce matin au Guilvinec, c’est certainement la raison de cet attroupement. Il va falloir les faire circuler, il semble tous autant qu’ils sont assez en colère et remonté contre les gendarmes, voilà une partie de plaisir qui s’annonce… Elle sent que son chef va l’appeler pour faire évacuer l’entrée. Evidemment avec André elle est la seule qui connait tous ceux qui se sont aglutinés à la porte. Mais André ne va pas être d’un grand soutien, en ce moment il se remet tout doucement à l’hôpital.

Entre fermeté et conciliabule, elle réussit à les éloigner de la porte d’entrée, mais Gwen refuse d’optempérer et il va falloir lui permettre de voir son frère avant son départ pour qu’elle accepte de s’éloigner. Puis Gladys va aller discuter calmement avec la soeur de Yann:

  • Gwen explique moi la raison de ta colère, fais le librement je ne t’en tiendrais pas rigueur et tu ne seras pas inquiété.
  • Tu sais Gladys j’ai à peine retrouvé mon frère, qu’à nouveau on me l’enlève. Déjà que notre grand-mère n’est plu de ce monde, Maman a perdue à moitié la tête, et maintenant c’est le tour de mon frère à partir loin de moi.

Gwen sanglote et se tord les mains en serrant fort les poignets, elle risque d’exploser à tout moment. Aussi Gladys prends l’initiative de l’emmener dans le bureau d’André pour discuter calmement. Ses chefs lui font entièrement confiance et elle a une possibilité bien mince, certes mais qui sait de comprendre ce qu’il est advenu à Yann. Cette mascarade de noyade. Enfin avant de parler de mascarade il lui faut discuter avec la soeur de son amour. Et pour la mettre à l’aise, elle lui remémore comme Yann et elle s’aimaient, Gwen opine de la tête, elle n’a rien oublié. Gladys sent qu’elle a gagné sa confiance, elles vont pouvoir parler calmement.

  • Je t’écoute, dis-moi tout ce que tu sais, tu vois je ne prends pas de notes, tu n’es ni accusée, ni coupable, nous parlons comme les deux amies que nous étions.
  • Tu sais mon frère jusqu’à ce que je le retrouve était vraiment mort, j’étais persuadé qu’il avait été entrainé par cette lame de fond et bien que son corps n’est jamais été retrouvé, grand-mère, maman et moi nous pensions que l’océan nous avait tué l’un des nôtres une nouvelle fois. Puis, il y a de cela deux mois, grand-mère m’a appelé et m’a dit avoir peur. Toutes les nuits elle entendait du bruit dans son grenier, il lui semblait qu’elle était suivie, et chose encore plus bizarre, elle avait l’impression que quelqu’un se servait dans son placard à victuailles. Aussi, c’est la raison pour laquelle je suis revenue.
  • Mais pourquoi ta grand-mère ne nous as pas averti?
  • Elle l’a fait, elle l’a dit à André;
  • André, je travaille avec lui, ne m’a jamais informé avoir été avertie de faits étranges se passant sur la lande. Bizarre, j’irai lui demander la raison. Alors tu as découvert ton frère se cachant dans le grenier?
  • Non, juste la semaine où je suis arrivée, grand-mère n’a plus rien vu de bizarre, voire d’étrange, elle a pensé qu’ André avait trouvé le coupable et que désormais elle ne serai plus ennuyé. Puis, le jour où nous sommes allés sur la tombe de Yann, nous avons trouvé des ajoncs qui avaient été déposés sur sa tombe, cela nous a semblé étrange, car jusqu’à présent personne à part Grand-mère venait déposer des fleurs. Or les ajoncs sont les fleurs préférées de Yann aussi grand-mère et moi nous avons ressentis comme une joie intérieure, comme si il nous faisait un signe. Puis en y réfléchissant nous avoins liés les faits étranges survenus la semaine précédente à ces fleurs et à partir de ce moment-là j’ai décidé de rester dans la maison de grand-mère et si pendant deux soirs rien ne s’est passé, la veille de la fête Nationale, à mon tour j’ai entendu un bruit imperceptible la nuit dans la maison. Je me suis levée et retrouvée face à un inconnu qui bien vite m’a interpellé en me disant:

  • N’ai pas peur grande soeur c’est moi Yann”
  • Passé le premier moment de stupeur, nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre et nous avons pleuré fort longtemps.
  • Que t’as-t-il appris?
  • Il avait bien été emporté par une vague, mais comme à l’époque il apprenenait à surfer, c’était sa passion, il avait pris un gilet de sauvetage. Une fois sa planche cassée, il s’était retrouvé un peu grogguy, s’était laissé dérivé et, enfin épuisé avait atterris sur une plage. Après il ne se souvient pas de ce qui s’est passé. Il s’est retrouvé chez celui qui s’est occupé de lui.
  • Comment ça? Pourquoi n’est-il pas revenu?
  • Il était amnésique!
  • Mais bien sure ça l’arrange de te dire ça.
  • Je le crois, il n’a aucun intérêt à me mentir.
  • Mais qui était l’homme chez qui il se trouvait?
  • Je ne sais pas si je vais te le dire
  • Pourquoi?
  • Parce que c’est le père d’André….

A suivre…

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