Les enfants

Rosine car c’est bien elle qui appelle au secours est en compagnie de Mathéo et de son frère Noah, ce dernier pleurniche depuis qu’ils ont traversés la route et rejoint le chemin qui mène au gros du village plus bas. Une petite pluie fine leur tombe sur le dos, il a froid. Après une courte halte, elle lui met la couverture de survie que contient tous les sacs de randonnées de sa famille. Elle en a profité pour récupérer sa lampe et a eu l’idée de lancer ce SOS plutôt vers les randonneurs qui devaient monter au Mont Pourris, mais c’est sa grand-mère ou soi disant elle qui lui a répondu. Ce point lumineux qui émet es signaux ne lui donne pas la position exacte de celle qu’elle espère. Si c’est sa grand-mère que fait-elle à l’extérieur, à moins qu’elles ne les attendent, mais comment a-t-elle pu savoir qu’ils quitteraient le, cocon douillet de leur chalet. 

Mais revenons à la raison pour laquelle les trois enfants descendent le chemin vers la vallée. La soirée s’était bien passée malgré la surexitation des trois cousins à l’idée de dormir dans la même chambre les garçons etaient fous de joie. Ils avaient bien rigolé plus d’un quart d’heure avant que leur papa et oncle soit venu leur dire:

  • Allez mes chérubins il faut dormir, demain vous irez jouer, mais maintenant le marchand de sable est passé;
  • Oui

Les deux garçons s’étaient rapidement endormis, sauf Rosine qui avait surtout rêvé qu’elle se promenait avec Mathéo sur un glacier et soudain, son papa l’avait réveillé pour lui dire qu’il partait avec sa maman car sa petite soeur avait décidé de montrer le bout de son nez beaucoup plus tôt que prévu. Il l’avertissait pour qu’elle ne soit pas angoissé si elle ne les voyait pas demain, mais en descendant il avertirait mamie Catherine car pour l’instant son téléphone était sur la messagerie. 

  • Mais papa tu vas fermer la porte;
  • Oui ne t’inquiètes pas ma Rosine Chérie, mais toi tu dois ôter la clef qui est sur la porte de ta chambre qui donne sur le balcon, car ta grand-mère va passer par ici. Elle a la clef.
  • D’accord papa, mais grand-mère va venir avec sa voiture.
  • Bien entendu, elle ne monte par le chemin que lorsque c’est la journée, allez rendors toi, ne t’inquiète pas. Je sais que tu es une grande fille.
  • Oui papa!

Puis sa maman les traits tirés étaient venus l’embrasser ainsi que les deux garçons qui eux ne s’étaient pas réveillés. Rosine s’était rendormis jusqu’ au moment où un bruit bizarre l’avait réveillé, dans un premier temps elle avait pensé aux garçons mais en se levant elle avait remarqué qu’ils dormaient très bien, seule la lampe allumée les veillait. Mais le bruit venait du bas, c’était comme une porte que l’on essayait d’ouvrir tout en essayant de ne pas alerter les occupants. Soudain elle avait sentis un courant d’air et compris que ce n’était pas sa grand-mère qui forçait la porte d’entrée mais des inconnus, surtout que dans le même temps l’un d’entre eux avait heurté le guéridon de l’entrée que son père mettait derrière la porte quand ils dormaient. Elle allait descendre quand elle avait entendu un juron assez grossier prononcé par l’individu qui était en bas. Aussi sans réfléchir une seule seconde, elle s’était précipitée sans faire aucun bruit dans la chambre des garçons, une main sur la bouche de Noah,ensuite Mathéo qui devait avoir le sommeil fragile s’était lui aussi réveillé, ses grands yeux agrandis par la peur, elle l’avait rassuré en lui disant que le grand jeu commençait et qu’il fallait juste qu’il enfile un jogging sur son pyjama et surtout qu’il ne fallait faire aucun bruit. Elle l’avit vu agir tel un automate, prendre son sac à dos et le mettre sur son dos sans qu’elle lui le dise. Noah avait eu plus de mal à ne rien dire mais vu que les deux autres ne prononçaient aucun mot, il n’avait rien dit. Puis en accédant à sa chambre, elle avait tourné délicatement la clef dans la serrure pour fermer à clefs sa chambre. Puis elle avait ouvert la porte donnant sur le balcon, refermer cette dernière à clef, descendu les escaliers, et rapidement ils s’étaient éloignés et rejoint la route. En se retournant Rosine avait vu la grande voiture noire, c’était donc l’homme de l’après-midi, mais là ils n’étaient pas seuls. Et, depuis ils marchaient sur le chemin qui quittait les Lanches. Mais depuis quelques mètres tout se compliquaient les deux garçons claquaient des dents. Il leur fallait trouver la cabane de Milou le berger, ils ‘y glisseraient dedans et attendraient que les randonneurs montent au sommet. Et qui sait le berger où son petit fils serait là et ils les aideraient. Mais pour l’instant elle n’osait plus allumer sa lampe, peur de se faire découvrir, mais heureuse d’avoir quitté la maison. Puis elle avait eu l’idée du SOS et depuis elle ne savait plus si c’était sa grand-mère où un de ces hommes. Pourtant tout en scrutant les alentours une petite voix dans sa tête lui disait qu’elle pouvait s’en assurer, elle ne connaissait pas que SOS, mais pleins d’autres signes, aussi elle allait en envoyer un connu seulement de sa grand-mère et elle.

  • Mamie dis moi quel est le jour de mon anniversaire?

La grand-mère en voyant ça, compris immédiatement que sa petite fille ne comprenais pas ce qu’elle faisait à l’extérieur, aussi lui a-t-elle vite répondu.

  • Ma Rosine tu es née le 23 septembre 2006
  • Merci Mamie!

Elle pouvait continuer son chemin, elle était rassurée, enfin presque. Car maintenant Mathéo ne pleurait plus mais il s’accrochait à la main de sa cousine en murmurant des mots incohérents.

  • Mathéo arrête parle-moi en français
  • Mathéo sait pourquoi on a quitté le chalet
  • Ah! Et comment peux tu le savoir?
  • C’est à cause du secret de mon papa.
  • Il a un secret ton papa?
  • Oui, mais je ne dois le révéler à personne, même pas à mamie Catherine.
  • Ni à moi?
  • A personne  sinon on mourre
  • Mourre tu veux dire on meurt?
  • Mathéo ne sait pas traduire, on mourre il m’a dit mon papa
  • D’accord, ce n’est pas grave, ne me dis rien, je ne veux pas savoir mais si un jour tu penses que tu peux me le dire, tu pourras me confier ton secret car à deux on sera plus fort.
  • Mathéo veut bien!

Voilà la raison pour laquelle ces tordus étaient chez eux, Mathéo détenait un secret, mais il ne fallait pas qu’il soit enlevé par ces hommes sinon tout petit garçon courageux qu’il était il craquerait devant ces dingues.Pour l’instant elle a entendu les moutons bêles, ils devraient arrivés à la cabane du berger. Rosine allume sa lampe et emmène les garçons vers la cahute. Mais au moment où elle met la main sur la poignée, cette dernière s’ouvre et…

 

A suivre

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