Le souterrain de la désespérance (suite 6)

Marine pleure depuis des heures, elle sanglote, s’arrête puis son infortune lui saute au visage, elle pleure à nouveau. Les heures s’écoulent lentement, il est près de 14 h quand la porte grince à nouveau. Que faire ? Elle attend comme une vache qui va à l’abattoir, elle ne pourra pas lutter contre lui. Mais le voilà il est là avec une assiette à la main. Il lui demande de se lever, il lui tourne autour, lui soulève sa robe et rit d’un rire gras qui lui fait peur car elle sent dans ses yeux que bientôt elle ne  pourra plus rien faire. Il voit ses larmes et sort de sa poche un mouchoir plus sale que propre et lui essuie le visage. Il a parfois des gestes tendres, cela inquiète Marine. Il lui dit de s’asseoir et Il lui donne à manger, Marine trouve que c’est bon, mais elle n’ose lui demander si c’est lui qui lui a fait à manger. Il semble content qu’elle mange de bon appétit, elle espère garder cela en elle et ne pas tout vomir. Il prend une grande bouteille d’eau et lui donne à boire, puis lui dit :

  • Toi dodo avec moi !

Voilà le moment où elle va avoir mal, mais il lui enlève ses chaines, lui laissant seulement les anneaux aux chevilles. Il l’allonge sur le matelas et se couche presque sur elle, mais d’un coup de rein il la fait basculer sur son ventre, il lui passe les mains autour de son corps et s’endort comme une masse, ses narines sont à la hauteur de sa bouche, il empeste l’alcool. Marine n’ose pas s’endormir, mais elle ne peut pas lutter contre le sommeil et sombre dans le néant. Puis, elle se réveille en sursaut, à nouveau elle est plaquée contre le matelas, il la domine et elle sent sa main qui lui effleure ses cuisses, de grosses mains, il est réveillé et la caresse, elle se met à trembler, il lit sa peur dans ses yeux et cela l’excite davantage, alors il s’enhardit et remonte un peu plus haut, il la voit gigoter, lui dire non, il continue et brutalement il enfonce ses doigts dans son sexe, elle hurle, il la fouille davantage, s’enfonce plus loin, elle suffoque, elle va s’évanouir, elle sent ses ongles la griffé, puis aussi vite qu’il lui a fait ça, il la prend dans ses bras et la console :

  • Ne crie pas, mon frère va venir, tais-toi, sinon je te rattache, je te mets le bâillon. Marine continue de sangloter et lui dit :
  • Je n’avais jamais été avec un copain, je suis juste une enfant, et vous avez abusé de moi, J’ai mal.
  • Je t’ai fait mal !

Marine hoche la tête, elle a mal comme jamais elle n’a eu mal, elle pense du reste qui l’a dû la déflorer car elle sent couler du sang à son entrejambe. C’est peut-être dû à ses ongles, elle voit maintenant qu’ils sont grands, elle n’y avait pas prêté attention jusque-là, tellement elle était occupée soit à manger, soit à réfléchir. D’un bond il se lève, et va chercher sa lampe, il lui relève la robe et tous deux voient le sang qui lui coule entre les jambes. Marine se met à sangloter mais lui est heureux.

  • Tu es ma femme petite poulette. Bientôt l’amour tous les deux. On se fait un baiser de cinéma.

Il l’embrasse, elle essaye de le repousser, mais cela lui est impossible, il est sur elle, et sa langue s’insinue dans sa bouche et à la fin comme à son habitude il la mord violemment, puis il s’en va à nouveau elle est seule, elle tremble,  comme elle a mal, que peut-elle faire? Elle s’aperçoit qu’elle n’est attachée que d’une seule jambe, il a dû oublier de lui remettre l’autre chaîne, mais même ainsi elle ne peut pas se sauver. Soudain elle entend rire, il revient, mais hélas il n’est pas seul. L’homme qui arrive avec son violeur est plus petit, des cheveux blonds peignés en brosse, le frère cadet. Marine sait que lui  aussi va la violer. Il s’approchent tous les deux de la pauvre Marine, son bourreau lui retrousse la robe et montre à son frère que Marine lui appartient :

  • Regarde sang là !
  • Oui, mais tu l’as pénétré comment ?
  • Avec mes doigts
  • – Idiot tu dois te servir de ta queue

Ni l’un ni l’autre ne se préoccupent de Marine, elle est une chose insignifiante pour ces deux hommes, en plus ils sont d’une vulgarité à lui en faire tomber les oreilles pense-t-elle ! Soudain son bourreau la plaque sur le matelas et dit à son frère :

  • montre-moi comment faire ?
  • Attends ta poulette c’est une oie blanche je veux jouer avec elle, va me chercher du whisky et la fiole.

Dans le regard de son bourreau passe une lueur qui affole Marine, qui fait mine de se lever et va jusqu’à essayer de s’en aller, mais le blond la rattrape et lui assène une gifle qui l’envoie valser contre le mur, elle se tape violemment la tête et s’effondre sur le sol.

  • Sale gamine tu vas vite être désinhibé et tu feras ce que je voudrais et même plus, mais auparavant je vais te montrer qui est le maître.

Le blond dégrafe sa ceinture, son sexe est énorme, Marine hurle avant qu’il ne la touche, mais rapidement son bourreau revient, il la force à boire un verre de whisky, puis lui met le bâillon et regarde son frère forniquer avec sa femme comme il dit, elle ne peut rien faire, elle a les deux mains attachées aux anneaux, son bourreau lui a ouvert la bouche de force et l’embrasse sans ménagement, elle suffoque, étouffe l’autre la fouille et la refouille, elle a mal, elle les entend dire qu’enfin Bernie l’a défloré du sang coule entre ses cuisses ce qui les excite tous deux davantage. Ils lui font subir des sévices, son bourreau est tellement excité qu’il lui mord les deux seins. Après Marine ne se souvient plus de rien, elle s’est évanouie. Elle a juste entendu Bernie se disputer avec son frère :

  • espèce d’idiot pourquoi tu ne lui as pas mis la drogue que je t’ai conseillée, là elle va dormir et je ne joue pas avec une poupée toute molle.

 

A suivre

 

 

Commentaires

  1. Oh quelle horreur, où vas-tu chercher tout ça ? l’actualité des femmes esclaves de Daech est tout aussi abjecte. Je sais bien que ça existe mais je ne voudrais pas que cela arrive à mes proches.
    A très vite, bonne soirée et bises.

    1. Je ne cherche pas cela s’est imposé à moi et j’ai écrit ce texte. Par contre j’ai mis du temps à découvrir l’horreur de mes mots…. Mais si j’ai ôté une grande partie j’ai toutefois laissé ce passage.
      Tu parlais d’action sourire, vous êtes en effet les principaux acteurs de ce qui se passe à l’extérieur et dans ces milieux sordides. J’ai fait de vous mes lecteurs des inspecteurs en herbe.

      Bientôt la suite, bisous

  2. AH non 🙁 j’avais toujours l’espoir qu’elle s’en sorte la petite 🙁
    Malheureusement c’est souvent comme ça dans la vraie vie…
    Bisous

    1. Le thriller n’est pas terminé par contre il est écrit en totalité. Attends et réfléchis tu en sais déjà plus que ceux qui enquêtent et au cours du chapitre suivant…. Tu en sauras suffisamment pour mener l’enquête…
      A suivre

      Bisous

  3. Coucou EvaJoe,
    Ce soir tu as fait très fort dans l’horreur. Je vais faire des cauchemars ! Espérons que la suite soit plus légère à la lecture .
    Bises et bonne soirée – ZAZA

    1. Désolée! J’espère que tu as pu dormir. J’ai essayé d’enlever ce passage mais mon thriller n’avait plus le même impact. Mais j’ai édulcoré la suite, je n’ai rien décris juste écrit.
      Bisous

  4. Et ben, tu ne lésines pas sur les détails sordides. Hélas! Une réalité atroce que vivent bien des femmes et des jeunes filles de par le monde. Quelle horreur.
    J’espère que la police va vite retrouver la trace de la fourgonnette blanche. Car on dirait bien qu’elle appartient aux ravisseurs.

    gros bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.