Le souterrain de la désespérance (suite 5)

Le père de Marine ne répond pas, il a en sa possession un fait important, une voiture blanche genre fourgonnette se trouvait à la même heure où sa fille aurait pu déboucher du chemin qui arrive du bois. Cette camionnette était garée juste là à la sortie du bois. Que faisait ce drôle de type avec un vélo, d’où le sortait-il ? Était-ce le sien ? Il en est là de ses réflexions quand il voit arriver par le chemin du haut une voiture de police. Elle s’arrête à sa hauteur, et le gardien de la paix qui l’a fait transporter à l’hôpital la veille lui demande ce qu’il fait là.

  • Je pose des questions de -ci de-là !
  • Et ? Vous avez des réponses à vos questions ?
  • Oui, la femme qui habite la seconde maison a vu une camionnette blanche !
  • Quelle marque ?
  • Elle ne m’a rien dit !
  • Alors Monsieur Duchamp aussi difficile soit –elle la disparition de votre fille, je vous conseille de rejoindre des amis et d’attendre, je sais l’attente est longue, puis de toute façon des collègues vont venir fouiller la chambre de votre fille et voir si elle n’a pas laissé quelques choses. Et, ensuite on mettra votre téléphone sur écoute au cas où l’on vous demande une rançon.
  • Vous avez des biens et vous êtes à la tête d’une petite entreprise, des gens mal attentionnés ont pu voir une opportunité de se faire de l’argent sur votre dos.
  • Ma fille ne sort jamais, personne ne pouvait savoir qui elle était.
  • Alors il ne reste plus que la…
  • Vous privilégiez la fugue !
  • Nous ne privilégions rien Monsieur Duchamp nous regardons toutes les pistes, et puis pour vous faire plaisir nous allons aller interroger cette dame, mais rentrez chez vous, nos collègues doivent déjà vous attendre.

Monsieur Duchamp voit que devant chez lui il y a effectivement la police, aussi va-t-il à leur rencontre, la nuée de journalistes est tenue à distance respectable, personne ne l’ennuie et il peut rentrer chez lui en compagnie du jeune capitaine et de deux autres policiers. Ils lui promettent de ne pas saccager la chambre de sa fille et de n’emporter que ce qu’ils jugeront utile pour leur enquête. Il les laisse faire et se fait un café, il en a besoin pour tenir le coup. Quand ils redescendent ils n’ont que l’ordinateur de sa fille, rien n’a échappé à leur fouille mais sa fille n’a rien à cacher. Quant à son ordinateur si elle a eu des contacts sans qu’il le sache la police les trouvera rapidement. Eux savent fouiller même ce qui est caché. On va le tenir au courant, il songe ils vont me tenir à l’écart. C’est ce qu’ils ont dû dire aux parents de l’autre petite qui a disparu.

Du reste que lui a dit hier soir un de ses amis, qu’il ferait bien de se mettre en contact avec les parents de cette gamine. Aussitôt dit aussitôt fait, il a leur numéro de téléphone. Une sonnerie, deux sonneries, enfin on décroche :

  • allo ! Qui est à l’appareil !!
  • Bonjour, nous ne nous connaissons pas mais vous avez dû entendre parler de ma fille, je suis Monsieur Duchamp le papa de Marine !

Au bout du fil un grand silence, puis on lui dit :

  • venez plutôt chez nous, nous en discuterons ensemble, mon mari a appris ce matin certaines choses qui sont similaires à la disparition de notre fille. Mais j’espère que la police fera le rapprochement, aussi il est bon que vous en soyez informés, le kidnapping de vote fille va pousser les recherches dans ce sens.
  • Je me le demande car ils pensent que cela à un rapport avec la roue volée sur le scooter de ma fille, j’ai bien peur qu’il s’égare.
  • Venez, nous allons en parler et surtout nous soutenir.

Avant d’y aller il téléphone au VSL, ce dernier lui demande qui il est, puis il lui apprend que la fourgonnette blanche est partie vers la départementale, mais il ne peut en apprendre davantage.

Marine pendant ce temps erre dans le long couloir, elle a pu parcourir environ 50 pas, c’est peu mais énorme à la fois. Dans une des cellules elle a vu un escabeau, elle a compté le nombre de pas qu’elle avait fait comme ça si un jour elle était libre de ses mouvements elle pourrait revenir et récupérer cette échelle de fortune. Mais serait-elle assez haute pour atteindre un soupirail, elle l’espère. Ce qui l’a surpris c’est que la grille coulissait et que si elle avait voulu elle aurait pu toucher ce qui peut demain la sauver. Mais pour l’instant elle a froid et elle préfère repartir s’allonger sur le matelas. Au moment où elle va s’en retourner, elle entend siffler, elle ne sait d’où vient cet appel car c’est plus une personne qui siffle pour se faire remarquer qu’un siffleur genre chantre. Elle continue son chemin, elle n’entend plus rien, elle a dû rêver. Mais au moment où elle atteint sa cellule à nouveau ce sifflement aigu mais de plus en plus lointain. Possible que ces caves se trouvent dans un quartier de sa propre ville, le sifflement est peut-être un signe de ralliement entre plusieurs personnes, mais elle ignore si cela a un rapport avec elle. A peine assise sur son matelas que la porte qu’elle n’a pas réussie à atteindre grince à nouveau, quelqu’un vient. C’est l’homme qui répond au prénom d’Éric comme le lui a dit Claudie. Il lui apporte une robe, cette robe est noire, longue mais moche, mais ce n’est pas Marine qui va se plaindre, elle a des manches longues, l’homme la lui tend sans un mot et lui fait comprendre qu’elle doit l’enfiler. Assise elle ne se rend pas compte de la longueur mais l’autre la met debout et voit qu’elle y marche dessus, alors il prend une paire de ciseaux et entaille le bas et d’un coup franc déchire dix bons centimètres. Il la regarde en rigolant et lui dit :

  • C’est mon frère qui va être content, il n’a qu’une envie c’est te retrousser ta robe, et il éclate d’un rire gras qui fait peur à Marine, mais elle ose lui demander
  • – Vous ne pourriez pas me rendre mon maillot de bain,.
  • Regardez-moi ça! .Mademoiselle quémande, tu n’es rien ici, que la chose de mon frère, estimes- toi heureuse que je t’aie apporté cette robe. Ma Claudie n’y rentre plus dedans, elle attend mon bébé.

En entendant cette nouvelle, Marine est catastrophée mais elle ne laisse rien paraître, il va lui en falloir du temps pour digérer cette nouvelle. Voilà donc la raison pour laquelle elles ne sont plus ensemble. Pauvre Claudie les viols successifs ont eu pour résultat qu’elle attend un enfant de ce type. Mais comment peuvent-ils savoir se dit-elle que l’enfant sera bien de lui, les autres aussi l’ont violentés. Marine en pleure ce qui alerte le bonhomme. Il lui prend le visage dans les mains et lui dit :

  • Es-tu vierge ?

Marine ne lui répond pas, lui dire oui le motiverait sans doute à lui la prendre et lui dire non l’exposerait certainement à des outrages plus importants ; elle préfère se taire.

  • Comment ça tu n’en sais rien ?

Marine se tait toujours, elle attend la suite, elle a peur.

  • Tu es une petite poulette naïve tu iras bien avec mon crétin de frère. Je te le laisse mais attends- toi au pire ce n’est pas un tendre. Tout ce qui lui tombe sous la main il va l’utiliser pour que tu puisses perdre ta virginité, c’est un impuissant.

Et sur ce qu’il pense être un trait de génie il éclate d’un rire sardonique et laisse Marine dans le plus grave des tourments. Cet homme la tourmente verbalement.

A suivre…

 

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