Le souterrain de la désespérance (suite 2)

Mais ils évitent de le secouer, ce père semble affolé.

  • Monsieur, si au lac, il y a le scooter de votre fille il est donc certain qu’elle a pris soit un autre moyen de locomotion, soit elle a coupé par la forêt de la Montagne Noire, n’y allez pas seul car vous pourriez piétiner d’éventuels indices, attendez-nous c’est ce que vous avez de mieux à faire en ce moment. Montez dans votre voiture et n’en bougez sous aucun prétexte, vous nous avez bien compris.

Il bredouille un oui inaudible ; il comprend de suite que sa fille a dû être enlevée, sinon, elle possède un téléphone portable, elle l’aurait appelé, même si elle lui a désobéi, elle sait qu’une faute avouée n’est pas si grave. Mais si elle a été kidnappée pourquoi ses amies n’ont rien entendues, elle a bien dû crier, à moins qu’elle soit déjà morte. Il en est là de sa réflexion quand il voit arriver une voiture de police. Ces derniers lui posent d’autres questions pendant que d’autres suivent avec un chien une piste. Dans la sacoche du scooter il y avait ses sous-vêtements en vrac, ce qui étonne davantage son père. Mais le policier le rassure,

  • Ici il n’y a pas de cabine pour se changer, votre fille a dû partir avec son maillot de bain sec. Ne vous inquiétez pas, elle n’a pas dû faire une fugue mais elle a dû s’affoler en voyant qu’elle ne pourrait pas être chez vous à l’heure que vous lui aviez imposé.
  • Et, alors ce n’est pas en se cachant qu’elle va m’amadouer.
  • En général les enfants qui craignent leur père préfèrent attendre que le courroux baisse pour réapparaître .
  • Non, ma fille sait pertinemment que je suis bon mais strict. Elle se serait excusée, m’aurait expliquée la raison, et je serais venu la récupérer. Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi on lui a démonté son pneu, et surtout pourquoi elle n’a pas demandé de l’aide à ses amies, qui, elles, avaient le droit de rentrer plus tard.
  • Vous avez déjà discuté avec ses amies, elles devaient rentrer à quelle heure ?
  • 19 h pour la plupart, mais si je sais qu’il y avait une dénommée Marion et une Lola j’ignore qui était les autres ?Ecoutez, vous nous êtes d’aucun secours ici, rentrez chez vous et nous irons vous rendre compte de ce que nous avons découvert, allez rejoindre votre femme.
  • Ma femme est partie il y a 10 ans me laissant seul avec ma fille.
  • Excusez-moi Monsieur,
  • Vous ne pouviez pas le savoir ?
  • Dîtes-moi votre fille aurait pu rejoindre sa mère.
  • Non, elle n’a jamais donné signe de vie
  • Disparue !
  • Non, j’ai fait faire une enquête, mais elle n’a jamais voulue revenir, alors de guerre lasse ma fille et moi avons réorganisé notre vie.

A ce moment-là un grésillement se fait entendre à la radio, et le policier quitte le père de Marine pour répondre.

  • Oui ici l’officier Bertrand, alors qu’avez-vous à me dire
  • Mon Commandant, nous avons découvert un portable avec une coque rose, je pense que c’est le portable de la gamine. De plus il y a des traces de sang au sol, et l’herbe a été piétinée, nous continuons la piste pour voir où cela va nous mener.
  • Entendu, je vais demander discrètement au père si sa gamine avait un téléphone portable et j’essayerais qu’il me dise si celui-ci a une coque rose.
  • Bien mon Commandant, je vous tiens au courant de la suite.

Le Commandant Bertrand s’avance vers le père et lui demande:

  • Avez-vous essayé de joindre votre fille sur son portable,
  • Oui, mais son téléphone sonne et ma fille ne réponds pas, c’est un Nokia, il a une coque rose.

 Le Commandant reste impassible mais le lien est fait avec la scène dans les bois, il est fort probable que cette gamine ait été enlevée. Les circonstances lui rappellent étrangement celles d’il y a plus de trois mois au même endroit à quelques mètres prêt, la disparition de la jeune Claudie âgée de 17 ans. A ce jour l’enquête piétine. Elle faisait son jogging autour du lac comme tous les matins. Elle s’était volatilisé, on avait rien trouvé, rien le néant. Possible que cette nouvelle disparition soit liée à l’autre. Mais que serai devenu la jeune Claudie ? Pourvu songe le Commandant Bertrand que le kidnappeur n’est pas tué la première et en ai pris une autre pour la remplacer, mais à ce stade il sait que ce ne sont que des suppositions. Il les chasse rapidement de son esprit et demande au père de Marine de s’en aller. Car il ne veut pas l’avoir dans les jambes. Il se fait un peu prier, mais voit bien qu’il ne peut être d’aucun secours, il préfère aller chez Marion l’a questionné un peu plus et lui signaler la découverte du scooter avec le pneu à côté. En face à face il verra si elle lui ment, car tout à l’heure il lui a semblé qu’elle lui cachait quelques choses, comme si on lui avait fait la leçon.

 

A nouveau Marine a froid, mais elle sent qu’elle n’est plus couchée sur le sol, elle est dans un lit. Cela devait être un cauchemar, mais quand elle ouvre les yeux, elle ne voit toujours rien, par contre elle entend des gémissements, elle va essayer de se lever mais bien vite elle se rend compte qu’elle est attachée. Elle hurle se débat mais elle sent les anneaux qui s’enfoncent dans sa chair alors elle se met à pleurer. C’est à ce moment-là qu’elle entend une voix :

  • Non je vous en supplie vous me faîtes mal, arrêtez, je vous en prie je ferais ce que vous voulez mais ne me forcez pas. Au secours, pitié !

    Puis, à nouveau plus rien, Marine est tétanisée, il y a une autre fille avec elle, là, mais fait-elle un cauchemar ? Car personne ne lui répond, et elle n’entend plus rien. Elle ne sait pas ce qui se passe, une porte grince et le plafond tangue il y a une personne qui arrive vers elle, que va-t-il se passer ? Va-t-il la violer, car les cris qu’elle a entendus laissent présager rien de bon pour elle. Mais pourquoi a –t-il fallu que l’on s’en prenne à elle. Jamais elle n’était allée au lac cela ne peut être qu’une coïncidence. On ne pouvait pas savoir qu’elle y serait, mais pourquoi ?  Les pas s’arrêtent, la lampe fait des ombres sur le mur de sa petite cellule, car là elle voit où elle se trouve c’est une prison, la grille s’ouvre en grinçant, le son est sinistre. Apparaît devant elle un homme fort, grand avec une longue barbe, des yeux enfoncés dans leurs orbites, une tignasse hirsute. Il tient à la main une gamelle, il la pose à même le sol et lui dit :

  • Mange!

Marine n’a pas faim, elle a au fond de la gorge une boule qui la serre et l’empêche d’avaler, elle ose lui dire qu’elle a soif, il lui tend une bouteille d’eau et la boit, il l’arrête et lui dit :

  • Arrête de boire, tu n’en auras pas d’autres avant demain matin, si tu as envie de faire pipi c’est là, il y a un seau.

Marine se met à pleurer,

  • Arrête tu n’es pas un bébé, mais si tu continues à pleurer je te bâillonne.

 Elle prend sur elle, mais cela lui est dur. Ses sanglots diminuent alors l’homme se penche et se met à sa hauteur, il lui caresse le visage lentement, elle ne bouge pas mais le fixe, elle a peur, il voit dans ses yeux la peur, il pense qu’elle est certainement plus jeune que l’autre pour que la peur soit apparue si vite. Alors il la prend dans ses bras, et la berce, elle sursaute, elle ne sait ce qu’il veut lui faire. Elle attend, pour l’instant il ne lui fait pas mal, mais elle ne sait pas ce qui va se passer. Brutalement il écrase sa bouche sur la sienne, force ses lèvres à s’ouvrir et l’embrasse tel un fou, elle essaye de se dégager, mais il la serre plus fort, pas trop car il connaît sa force, il pourrait l’écraser. Elle se débat, alors il lui pince un sein, elle crie encore plus fort, alors il lui assène une gifle et la bâillonne. Là il n’entend plus ses cris et continue à la tripoter, lui mord un sein et passe son doigt sur son sexe sans la pénétrer. Soudain il se lève, et s’en va en courant. 

Marine tremble comme une feuille et n’arrive pas à se contrôler, les larmes lui ont barbouillé le visage, elle a un goût de sang dans la bouche, elle attend que ses pas décroissent et que la lumière s’éteigne, alors là doucement elle ôte son bâillon et se pelotonne sur le côté et se souvient qu’il lui a apporté une soupe, elle se soulève du matelas et et à tâtons la trouve, elle l’attrape comme elle peut et, aider de sa main valide arrive à monter l’écuelle vers son visage. L’odeur semble bizarre, et s’il voulait l’empoisonner, mais elle pense qu’il doit la préférer vivante que morte. Alors elle se met à boire, c’est encore tiède, ce n’est pas mauvais à par un arrière-goût qu’elle ne connaît pas. Avant de sombrer dans le sommeil elle sait qui lui faudra aller vers le seau elle ne peut pas attendre, et faire sur elle bien qu’elle soit nue elle en a pas envie. Mais hélas elle n’a pas le temps de se lever qu’elle sombre dans un sommeil profond.

 

A suivre…

 

Copyright juin 2016 EvaJoe

 

 

Commentaires

    1. Renée

      Si tu veux je te l’enverrais en pdf pour que tu puisses le lire tranquillement chez toi quand tu seras revenu de tes vacances. De cette manière tu pourras poursuivre le reste sur le blog. A moins que tu restes assez longtemps en ce cas je te l’enverrais en totalité.

      Merci de ta visite…

      Bisous

  1. Je me doutais bien qu’elle n’était pas toute seule dans cette prison…prison ?
    Mais je pensecque la police va arriver rapidement 🙂
    Bonne nuit bisous

  2. Brrrrr! ça fait froid dans le dos. Ce pervers sadique fait très peur! On nage en plein drame. O maître du Suspense, je vais attendre la suite avec une immense curiosité.

    Gros bisous

  3. Il va falloir que les policiers se démènent surtout si il y a déjà eu ce genre
    d’enlèvement. J’espère, quand même, que la fin ne sera pas trop macabre.
    Lecture terminée pour aujourd’hui.
    Bisous EvaJoe

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