La sirène

 

 

Surgie de nulle part

elle s’avance sur la plage

ses cheveux flottant au vent

elle arrive de loin

 des hauts fonds marins

elle glisse plutôt que marche

elle a un visage blanc

genre couleur lune

une jupe verte

tissée dans les algues

un coller de coquillage

et à ses oreilles 

des pendentifs merveilleux

fait de corail.

 

Sur la plage un morceau de verre

attire son regard

elle se penche

 le prends

se regarde

se mord les lèvres pour ne pas crier

du sang à sa bouche perle

elle s’en barbouille

et son visage devient rose 

et ses lèvres rouges.

 

A nouveau son regard se pose

sur ce miroir

ses cheveux embrouillés

ont des allures de mers en furie

et une couleur indéfinissable.

Ici ou là des reflets émeraude

mais rien de comparable

avec une chevelure.

Elle secoue la tête 

comme une pouliche rétive

et comme par magie

une tignasse couleur fauve apparaît.

 

Ses pieds nus s’impriment dans le sable

comme c’est étrange

ils effleurent à peine le sol

elle marche au dessus

sans s’enfoncer.

Brusquement elle écoute

attentive

 tout à coup elle relève sa jupe verte

court à perdre haleine

et disparaît dans l’immensité.

 

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

13 réponses à La sirène

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