La vie d’à côté ( suite 6 )

  • La police te recherche ?
  • Moi !
  • Oui, à qui penses-tu que je parle ?
  • Et ? Elle me voulait quoi ?
  • Elle ne nous a rien dit, mais toi tu dois bien le savoir, depuis le début je te trouve une tête d’intrigante, déjà là tu reviens du bureau du vieux. C’était bien le coup du canapé ?
  • Ma pauvre Louise tu n’as pas changé !
  • Je ne te connais pas !
  • Tu as la mémoire courte, mais bon ce n’est pas le moment pour te dire qui je suis. Je vais aller voir si la contremaîtresse est au courant.
  • Au courant de quoi ?
  • Il semblerait que la police ait demandée où j’étais, tout le monde le savait, il suffisait de leur le dire et je ne serais pas là à vous parler.
  • Ils sont repartis, ils ont eu un appel !
  • Ah ! Que faut-il que je fasse ?
  • Rien !Mademoiselle nous sommes là, acceptez-vous de nous suivre au poste de police, nous avons quelques questions à vous poser.
  • Il n’y a aucun problème, je viens, je n’ai rien à cacher.

    Au poste de police on l’emmène dans une petite salle obscure, elle se demande pour quelles raisons elle a atterri là, quand soudain la porte s’ouvre et Pablo apparaît. Il passe en premier suivi du frère de Cathy jeune inspecteur, tous les deux semblent se connaître.-

  • Pablo qui est mon ami m’a expliqué qui tu es exactement, je ne comprends pas pourquoi tu ne m’as pas fait confiance. Cathy est-elle au courant du subterfuge que tu as employé pour arriver auprès de la Famille Carrée ?-

  • Non je ne lui ai rien dit, elle sait que je suis Amélia ainsi que Lisette, mais les autres filles que je connais au Labo ne le savent pas, surtout Louise, car je la connais c’est une langue de vipère. Je voulais avoir les mains libres pour comprendre la raison pour laquelle mon père m’avait séparé de mon frère. Pour l’instant je nage en eaux troubles, je ne sais plus qui est qui ? En plus ce matin celui que je considère comme mon père vient de m’asséner qu’il me prenait pour Myriam Bompani.
  • Myriam Bompani a disparu il y a six mois, sa mère est venue nous voir, comme elle est majeure nous n’avons pas fait de recherches, car nous avons pensé qu’il s’agissait d’une fugue, mais si le vieux vient d’en faire état, c’est certainement qu’il sait quelques choses. C’est bien notre veine, il va falloir que nous l’interrogions. C’est un coriace, déjà mon prédécesseur n’a jamais su ce qu’il était réellement arrivé à son frère il y a 23 ans-
  • Ah ! Il avait un frère, donc je ne suis pas certaine que ce soit lui mon père, car il y a 23 ans ma mère quittait Blois pour se réfugier à Lyon, puis elle est revenue lorsque j’avais six ans, mais je ne me souviens pas de la période où je résidais sur Lyon, je l’ai découvert dans ses papiers.-
  • Amélia, j’espère que tu ne comptes pas te servir du vieux pour assouvir une vengeance, voire lui demander une part d’héritage, car je peux d’ores et déjà te dire que les abattoirs Carrés sont sous le coup d’une mise en demeure, et la semaine prochaine il y a un liquidateur qui va venir, je pense que c’est la dernière semaine où des produits emballés sortent du laboratoire.-
  • Ils vont mettre la clef sous la porte,-
  • Certainement à moins qu’il y ait un repreneur
  • On en saura plus lundi prochain!
  • Je peux partir ?
  • Oui, vas-y, tu n’as qu’à dire que d’autres seront interrogés dans le cadre de ce mort retrouvé au laboratoire.
  • C’est ce que tu vas faire?
  • Oui!

Au moment où Amélia passe la porte, son frère lui emboîte le pas, il réitère sa demande de l’autre soir :

  • Amélia, je pense que tu devrais m’accompagner après le pont du 14 juillet,
  • T’accompagner au Pérou ?
  • Oui, tu n’as rien à faire ici.
  • Et Olivier ?
  • On ne sait même pas s’il est notre frère ou demi-frère ? De plus je me demande si c’est bien lui qui fait partie de notre famille.
  • Alors notre frère serait décédé ?
  • Non je pense qu’Olivier est bien le fils Carré, mais nous n’avons rien de commun avec lui.
  • Alors ce serait qui ?
  • Bertrand !
  • Il a dit que c’était son… Ah mon Dieu si Bertrand est notre frère cela veut dire que mon père est décédé.
  • Tant que tu n’as pas rencontré le vieux tu ne peux pas le savoir ;
  • la lettre a dû arriver ce matin, nous attendons les retombées et nous aviserons. Tu me fais confiance.
  • Oui petite sœur, mais ne sois pas intrépide, ne te fourvoie pas dans des problèmes.
  • Promis !

Lorsque Pablo quitte sa sœur, il est persuadé qu’elle va tenter quelques choses, pourvu qu’elle ne se mette pas en danger. Elle a l’air déterminé.

 

A suivre…

Commentaires

  1. Eva tu m’excuses j’espère de ne pas lire ici ce roman que………….non je ne dis rien pour ne pas faire de jaloux….Mais je ne t’oublie pas……Gros bisousssss

    1. Renée,

      Aucun problème, je ne suis allée lire chez personne, nous nous oublions pas, et si je te l’ai proposé c’est que je comprend très bien..Bisous et à bientôt

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