La vie d’à côté (suite 11 )

  • J’ai fait aussi vite que j’ai pu, Mademoiselle Amélia,

 

De suite cette dernière est sur le qui-vive cet homme avec ces airs doucereux est fort dangereux, elle est seule face à lui, il y a pas mal de morts autour de sa famille, elle ne voudrait pas en faire les frais ; elle n’acceptera nullement de rentrer, elle doit rester à l’extérieur, elle a vu en montant un jardinier qui tond l’herbe devant la maison plus bas, elle n’est pas passé inaperçue avec sa KA vert pomme. Il lui a fait signe et lui a même dit que le chemin était en cul de sac, elle a dit je vais chez les Carré, il était étonné mais ne lui en a pas fait part. Si Olivier insiste, elle lui dira qu’elle est attendue plus bas, bien qu’elle ne sache pas le nom du gars. Mais ce dernier est tout mielleux, et lui demande d’où elle sort ces extravagances concernant son père et pourquoi avoir attendu tout ce temps avant de donner la raison exacte de sa venue sur Blois. Et il ajoute si Gilbert était encore en vie il se frotterait les mains car il vous avait mis à jour, il était persuadé que vous étiez une intrigante qui en voulait à notre portefeuille.

Amélia avait éclaté de rire, mais Olivier n’avait nullement apprécié que cette jeune femme se paye ouvertement sa tête alors que son frère était mort mais il n’avait pu aller plus loin en échange, car une voiture de police s’était arrêtée devant l’entrée, en était descendue l’inspecteur qui suivait l’enquête ainsi qu’un jeune homme qui avait gentiment rabroué Amélia :

  • Sœurette j’aurais dû me douter que tu viendrais là, mais tu ne dois pas enquêter toute seule, laisse faire les professionnels, Monsieur ne t’a pas importuner ?
  • Non, du tout !

Mais Olivier n’appréciant pas leur intrusion dit qu’il veut porter plainte contre Amélia pour harcèlement moral, ce qui fait rire les trois jeunes gens.

  • Taisez-vous Mr Olivier Carré, je suis venu vous signifier que nous avons un mandat et que nous allons procéder à des relevés et nous allons vous conduire au poste pour être interrogé, compte tenu que votre père n’est pas en état de nous répondre ; du reste je suis fort étonné que vous ne soyez pas à son chevet, vous commenciez à vérifier ce qu’il vous léguait comme fortune l’ayant vu plutôt mal en point sur son lit.

Ce dernier ne lui répond pas mais pique du nez sur ses chaussures. Il est plus mal à l’aise que lorsqu’ils sont arrivés, et c’est à contre cœur qu’ils laissent entrer la police. Quand à Amélia, elle repart,  pas trop mécontente d’elle-même, elle n’a rien appris de nouveau la concernant, mais si Pablo est là, elle arrivera à savoir si des papiers la concernant ont été retrouvés au domicile du vieux. Mais hélas tout allait à nouveau se liguer contre elle. Le soir de ces événements alors qu’elle allait entrer dans son nouvel appartement un homme la soixantaine l’attendait devant son domicile. Il ne se présentait pas à elle, mais il lui demandait si elle se nommait bien Amélia, alors avec un grand sourire il lui avait remis une grosse enveloppe en papier kraft, en lui disant :

  • Voilà ce que votre mère aurait aimé vous donner elle-même.

Puis elle l’avait vu repartir dans une grosse Mercedes conduite par un chauffeur, elle avait voulu noter les numéros mais juste à ce moment une voiture noire s’était intercalée entre elle et la voiture, elle avait pesté contre cet intrus tout en se demandant si les conducteurs des deux voitures n’étaient pas de connivence et si par hasard ce n’était pas un de ses suiveurs. Décidément elle n’était à l’abri nulle part, puisque cet homme l’avait retrouvé c’est qu’elle devait être suivis, mais quelle en était la raison ? Dans quoi sa mère s’était mise, dans de sales draps, puisque les morts tombaient, un aux entreprises carré, l’autre dans l’appartement cédé à sa mère, et cet homme qui était là à l’attendre. Quand Pablo allait rentrer il n’en reviendrait pas. En montant les escaliers du petit immeuble où désormais elle habitait, elle se demandait ce que ces papiers allaient lui révéler, l’enveloppe n’était pas très épaisse.

Les heures s’écoulent et Pablo n’est pas rentré, décidément tout se ligue contre elle, où peut-il bien être ? Son mobile ne répond pas, il est sur la messagerie, ce soit être le dixième message qu’elle lui envoie et rien, les heures s’écoulent lentement, l’enveloppe est posée sur la table, elle ne veut pas en prendre connaissance seule, elle a besoin d’être protégé par Pablo, elle n’a rien mangé, la faim ne vient pas, elle est plus angoissée qu’autres choses, elle, la battante se sent tomber dans un long trou sans fond. Puis la réalité reprend ses droits, on sonne à sa porte, ce n’est pas Pablo il a une clef, qui cela peut-il bien être ? Elle s’avance lentement dans le noir et regarde par l’œilleton, elle ne voit rien, une main cache le visage de celui qui est derrière sa porte. Elle tremble et fait le moins de bruit possible et va dans sa chambre pour appeler la police. Elle appelle le seul homme qui va pouvoir l’aider, cet homme qu’elle aime depuis toujours mais à qui elle n’a rien avoué. Éric va pouvoir l’aider, surtout que maintenant on tambourine à sa porte. Puis brusquement saisis d’un doute, elle parcourt rapidement le couloir et prends sur son étagère placé près de la porte, la longue enveloppe kraft qu’elle n’a pas ouvert, cet intrus vient certainement lui la reprendre. Où pourrait-elle la cacher ? Au passage elle rafle son mobile et retourne dans la chambre.

Enfin Éric lui répond, elle chuchote plus qu’elle ne parle, de suite il est inquiet et sent que quelques choses d’anormal se passent.-

  • Calme toi Amélia et dis –moi, es-tu seule ? Réponds que par oui ou par non
  • Oui et non !
  • Comment ça ?
  • Il y a une personne qui ne veut pas que je la reconnaisse qui sonne à ma porte, j’ai peur.
  • J’arrive, cherche une cachette, et fais le moins de bruit possible mais laisse ton téléphone ouvert.
  • Oui Éric !

C’est dans de drôles de circonstances qu’Amélia a enfin prononcé son prénom, qui peut venir sonner chez elle à une heure pareille ? Qui peut se cacher ? Car mettre sa main sur l’œil de perdrix c’est forcément que l’on sait qu’il y a quelqu’un à l’intérieur qui se méfie et on veut l’affoler. Mais où est passé Pablo ? C’est étrange il devait rejoindre sa sœur après être passé chez lui.

Éric a sauté dans sa voiture mais il est accompagné par deux de ses hommes, il ne lui faut pas y aller seul, on ne sait jamais à qui on a à faire. Toute sirène hurlante les voilà partis mais à quelques encablures de la rue où loge Amélia il éteint à la fois son gyrophare et fait taire sa sirène, il n’a nul besoin d’alerter celui qui veut s’introduire chez Amélia. Quand il arrive il y a un attroupement devant la porte, un corps git sur la chaussée et il se doute immédiatement qu’un drame vient de se produire.  Il laisse  ses hommes en bas, et monte quatre à quatre les escaliers. Dans l’appartement gît un autre homme,  c’est son ami Pablo, Amélia sanglote au-dessus de son frère, rapidement il constate que Pablo a juste ramassé un coup qui l’a envoyé au tapis. Il réagit rapidement et d’un ton ferme demande à Amélia d’aller chercher de la glace, mais comme Pablo ne réagit pas il appelle les pompiers. Il fait boire un verre d’eau à Amélia et attends les secours. Son amie est dans l’impossibilité de lui raconter ce qui est arrivé. Elle est en état de choc.

 

A suivre…

Commentaires

  1. Il va bien falloir qu’elle l’ouvre cette enveloppe, surtout si Pablo ne refait pas surface tout de suite. On ne ait jamais avec un coup ur la tête.
    Mais qui est qui ?
    Bisous

  2. Mazette! Que de mouvement autour d’amélia! Que de morts! Que c’est-il passé? Qu’y a -t-il dans cette enveloppe? Est-elle encore en possession d’Amélia?
    Vire, la suite
    😉

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