La vie d’à côté (fin)

Maintenant les trois enfants de Soledad sont assis devant l’enveloppe, cette nuit à la demande de Soledad, Éric l’a ouverte et a pris connaissance de son contenu, c’est la raison pour laquelle il est allé chercher au domicile du vieux le frère de Pablo et Amélia, le jeune Bertrand. A ‘intérieur de l’enveloppe c’est la confession bouleversante d’une mère. Le tout est écrit sur un papier extrêmement fin il y a plus de quarante pages, c’est la première partie de sa vie, celle qu’elle espérait avec le père de Pablo, puis ce dernier disparu elle s’était rapproché des jumeaux carré qu’elle connaissait du Pérou, là en France elle espérait mener une vie tranquille mais rapidement elle avait déchanté, l’aîné des jumeaux celui que tout le monde connaissait sous le nom du vieux l’avait mise au « tapin », rapidement elle avait dépéris, c’est à cette époque qu’elle demande à ses parents d’emmener son fils Pablo en Autriche, elle ne leur donne pas la raison mais ces derniers se doutent que leur fille a repris contact avec ces deux voyous qu’étaient les fils carré Roland et Richard, quoique le second avait un meilleur fond mais il était sous la coupe de son frère.

Dans ses confessions elle demande pardon à chacun de ses enfants, à Pablo pour ne pas lui avoir tout dit sur son frère et sa sœur. A Bertrand de l’avoir laissé à son oncle, car ce dernier ne lui pardonnait pas d’aimer son frère. Quand à Amélia elle lui dit qu’elle est aussi l’enfant de l’amour, que c’est Rodolphe Carré son père et que ce dernier l’a chéri fort longtemps. Que si elle fait appel à sa mémoire elle se rappellera les jours heureux qu’ils ont vécu ensemble jusqu’à sa disparition.

A ce moment la confession s’achève, enfin c’est ce qu’avait pensé Éric en découvrant  que les autres feuillets contenaient les actes de naissance des deux enfants nés «  Carré », mais quand Amélia avait mis l’enveloppe dans la cachette elle s’était aperçue qu’elle contenait une clef USB, cette dernière était dans son appartement près de son ordinateur.

Lorsqu’Amélia introduit la clef dans le port USB de l’ordinateur d’Éric il pense lire la fin de la confession de leur maman, mais là elle leur parle, mais ce n’est pas du passé mais du présent. Pour Bertrand il découvre le visage de sa maman et des bribes de vie avec elle  lui reviennent en mémoire en la voyant.

Mes chers Enfants, je n’ai pas été une maman exemplaire j’ai commis des tas d’erreur mais je vous aime tous les trois. Toi Bertrand tu dois m’en vouloir car je n’ai jamais pu être présente à tes côtés, ton oncle t’a enlevé à ton père, disant qu’il était incapable d’élever deux enfants vu que depuis qu’il tenait les rênes de l’entreprise celle-ci périclitait. Tu avais cinq ans quand nous avons été séparé, à la suite de ça votre père, Amélia et Bertrand a disparu, on a trouvé un mort, je n’ai pas eu le droit d’aller voir le corps et Roland m’a dit c’est lui il s’est pendu. Et, j’aurais pu le croire si dernièrement alors que je me rendais à l’aéroport après que tu m’ais déposé Amélia je n’avais pas rencontré Richard, certes il a changé mais c’est lui. Regardez –le.

A ce moment-là sur la vidéo apparaît un homme qui ressemble étrangement au vieux, il s’adresse à son tour à ses enfants :

  • Amélia ma jolie princesse et toi mon Bertrand ainsi que toi mon Pablo, j’ai fait des choses pas recommandables, mais je n’ai jamais cessé de vous aimer. Mon frère m’a volé ma vie, ma maison, ma femme et même jusqu’à mes enfants. Je ne lui ai jamais pardonné, mais maintenant je suis vengé, je sais ce n’est pas beau la vengeance, mais il est normal qu’à son tour il paye. Il y a 23 ans nous quittions Tours, mon frère en une nuit avait ruiné ma vie, maintenant vous êtes grand et vous pouvez comprendre, il désirait votre mère, il l’a fait boire et elle a signé un papier qui me prenait tout jusqu’à mon identité. Bien entendu dès qu’elle a pu reprendre ses esprits elle m’en a fait part, je l’ai moi-même accompagné à la gare afin qu’elle mette à l’abri notre fille, la prunelle de mes yeux. Mon frère est rentré dans une colère noire en voyant que votre maman et notre fille avait mis les voiles pendant la nuit. Il a exigé que je me retire des affaires et que je m’en aille, il se chargeait de dire à Soledad que je m’étais pendu. Où as-t-il trouvé ce cadavre je ne le sais pas, toujours est-il que votre maman a cru son beau-frère, et après l’enterrement elle a rejoint Amélia et de là le Pérou, mais ses parents ont refusé de s’occuper de ma fille. N’ayant aucun argent elle a fait un métier que l’on dit être le plus vieux du monde pour donner à sa petite dernière tout le confort auquel elle aurait pu prétendre si elle était restée au sein de la famille Carré. Tout aurai pu continuer à rester ainsi si un soir votre mère dans un cabaret où elle se rendait parfois elle ne s’était pas trouvé nez à nez avec mon frère, bien que terriblement vieilli elle l’a rapidement reconnu, au moment où elle essayait de s’en aller elle s’est retrouvé face à Gilbert qui la amené à son père en lui disant « voici ta belle-sœur papa ? Qu’en fais-tu ? Il a fait signe à son homme de main, un type qui jouait double jeu, mais qui m’a rendu de grands services et qui a immédiatement reconnu Soledad, et, au lieu de mettre à exécution le projet funeste de mon frère, a raccompagné votre mère en lui disant de disparaître, voire de quitter la France. Ne pouvant se résoudre à te quitter Amélia ainsi que toi Pablo, elle a simulé son départ en disant prendre un avion qui, malheureusement a permis à Amélia d’ouvrir le testament de Soledad, quand Pablo, Amélia et vos grands parents ont appris la disparition de l’avion. Ce n’était vraiment pas de chance qu’elle est songée à cet avion et que ce dernier s’abime en mer.
  • Mais me direz-vous que j’aurais pu revenir, mais bien entendu que si cela avait été possible je l’aurais fait, mon frère m’a fait arrêter pour une sombre affaire de drogue et j’ai pris 25 ans ayant endossé le passé d’un homme attaché au service de mon frère. Sinon un mort ne peut pas être condamné à la prison. Je suis sorti il y a tout juste 3 mois et c’est la raison pour laquelle je me trouvais à l’aéroport quand votre mère a fait mine de s’en aller. J’ai eu une réduction de peine de 3 ans c’est peu, surtout que j’ai clamé mon innocence mais il aurait fallu que je dise qui j’étais, et ne sachant ce qu’il était advenu pour votre mère, j’ai subi mon sort.
  • Dès que tu es apparu aux abattoirs Carré, Gilbert a su que tu étais la fille de Soledad, tu lui ressembles étonnamment, seule ta peau est banche presque laiteuse alors que ta mère et vous le voyez tous elle a le teint cuivré. Je l’ai su par l’homme de main de mon frère celui qui a permis à votre mère de se sauver, il te surveillait et dès qu’il a vu que les deux frères se disputaient à ton égard, il est intervenu, la bagarre entre Gilbert et lui a viré au cauchemar quand le fils de mon frère s’est tapé la tête contre la banque. Il a donc monté cette macabre mise en scène pour faire céder le vieux comme vous dîtes
  • Avant de terminer ma confession il faut que vous sachiez qu’Olivier n’est ni votre frère ni votre cousin, il est juste le fils d’une amie de votre maman, elle s’appelait Ginette, elle avait deux enfants Olivier et Myriam. Ginette a été retrouvée morte noyée dans notre piscine, mon frère a décidé de garder Olivier et de l’élever comme son propre fils, quand à la fille il la déposé dans un orphelinat. Votre maman est persuadé que son amie a été assassinée, et depuis ma sortie de prison j’ai pu lui dire que c’était mon frère qui avait fait assassiner ton père, Pablo.

Comme il y a de nombreuses choses que je ne puis vous dire, car cela pourrait entacher votre réputation je laisse le soin à ma douce femme de faire la conclusion.

A compter de ce jour, nous avons Richard et moi réussis à récupérer la totalité de notre héritage, de votre héritage à tous les trois. Tout a été déposé cet après-midi devant notaire et si vous le désirez-vous pouvez en prendre possession. Bertrand nous t’avons nommé patron des entreprises Carré car toi seul est bien au courant de la manière de travailler, nous avons racheté l’entreprise carré elle porte désormais les initiales de vos prénoms a tous les trois c’est la PAB.

Nous avons appris la mort d’Olivier et retrouvé Myriam grâce à des gens de l’ombre que je ne connais pas, comme sa maman m’a rendue de fier service nous lui avons octroyé une petite rente.

J’ai repris contact avec mes parents et du reste nous sommes actuellement au Pérou, nous aimerions qu’Amélia et Bertrand fassent leur connaissance, et à eux de décider où ils ont envie de vivre. Mais il faut que votre entreprise familiale tourne, à vous de voir comment vous allez organiser vos vies.

Car, vous le sentez bien nous n’allons pas célébrer nos retrouvailles, nous allons vous laisser vivre, je ne sais pas si c’est cruel mais je ne pense pas que nous puissions tous vivre ensemble avec tout ce lourd passé qui pèse sur chacun d’entre nous. Nous vous disons aller de l’avant soyez honnêtes et ne tombez pas dans nos travers. Chacun d’entre vous a un métier et vous arriverez bien à construire une vie bien plus belle que la mienne. Encore pardon mes enfants. Votre père et beau-père a encore une chose à vous dire, je vous embrasse très fort et soyez heureux sans moi.

Mes enfants chez le notaire Maître Besson vous trouverez une enveloppe à votre prénom, vous prendrez connaissance de ce que je vous ai écrit et vous suivrez votre voie mais je vous en supplie restez unis, ne faites pas comme mon frère et moi ; Aimez-vous toujours, adieu mes petits je vous aime et je vous demande pardon.

 

La vidéo est terminée depuis longtemps on entend que les sanglots d’Amélia ainsi que ceux de Pablo et Bertrand, Éric ne sait que dire, alors il fait la seule chose qu’il sait faire, il s’approche d’Amélia la prend dans ses bras et lui dit :

Je t’aime, il lui essuie les yeux et il voit refleurir son beau sourire.

 

Cela fait trois semaines que les enfants Carré ont pris connaissance du testament de leurs parents, via la clef USB, les voici tous les trois, non quatre car Éric a demandé un congé, à l’aéroport en partance pour le Pérou où leurs grands-parents les attendent. Gageons que la vie va prendre pour tous un nouveau départ. Il y aura en décembre le mariage d’Amélia et Éric. Mais, songe Éric, connaissant Amélia je suis certain qu’elle n’aura de cesse de réunir sa famille, car les parents c’est sacré  et, lui le comprend davantage vu qu’il était orphelin.

 

FIN

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