La saga de l’été ( chapitre A suite)

Elle emprunte rapidement une voie de traverse et s’engouffre dans la zone piétonnière du vieux Tours. Sandie jette un coup d’œil derrière elle, personne ne la suivie, certainement pas l’automobiliste, elle ne  pouvait abandonner son bébé. Maintenant elle doit faire vite et retrouver la maison où son frère est allé, mais comment va-t-elle réussir à le convaincre de venir avec elle.

Sandie tourne en rond depuis plus de trois quart d’heure, ses souvenirs se sont estompés. Voilà plus de deux ans qu’elle a été séparé de Théo son grand-frère. Ils habitaient tous les deux dans le vieux Tours, une charmante maison avec des bardages en bois. Son frère a maintenant 17 ans, elle sait qu’ils se reconnaîtront, elle est sa petite sœur et il l’aimait énormément, les avoir séparé les avait laissé si malheureux que Théo avait fait fugue sur fugue. Puis un jour plus rien. Sandie n’en n’avait pas compris la raison. A deux ils seront plus fort pour retrouver leurs parents, elle voulait les connaître, comprendre pourquoi ils les avaient abandonnés. On les avait trouvé tous les deux dans un parc, leurs visages mangés par les larmes. 

Elle avait déjà 7 ans et son grand-frère 9 ans. Avec  ses mots il avait raconté la ferme, la mort de la grand-mère, mais rien n’avait permis de retrouver le lieu où ils avaient habités et rien n’était venu soutenir telle où telles raisons pour laquelle ils avaient été abandonnés dans ce parc de Tours. Un appel National avait été lancé, ils avaient même eu leur photo sur le journal mais personne n’avait donné signe de vie. Par contre quand Théo avait découvert Nanie sur le sol du carrelage de la cuisine, il était allé dans sa chambre et avait récupéré des papiers sur lesquels étaient notées quelques phrases qui, à, l’époque leur avaient paru dénudés de sens. Sauf le fait qu’il y était noté que «  Marco » avait interdit un rapprochement avec la mère, et, que cette dernière se nommait M, mais la suite avait été raturée. C’était de biens maigres choses mais une chance tout de même pour la retrouver, en marge il était ajouté à la main, mais d’une autre écriture, une adresse sur Tours. Mais Sandie ne s’en souvenant pas. Elle attendait de retrouver son frère pour lui demander les papiers. Si lui était heureux dans sa famille, elle, n’avait jamais été dans une famille, et les foyers où on la déposait comme un paquet encombrant ne lui donnait pas envie de continuer à vivre de cette manière. Elle voulait se rapprocher de sa famille, savoir pourquoi on l’avait abandonné et qui était cette Nanie ? Tout cela lui martelait les tempes depuis qu’elle était seule sans son frère.

Sandie en est là de ses réflexions, lorsqu’ai détour de la rue, elle aperçoit celle qui est à l’origine de sa séparation avec Théo, une garde cette femme, voire pire. Si elle se trouve là, ce n’est pas un hasard, elle se rapproche du lieu où habite Théo, car cette femme est ni plus ni moins que la sœur de celle qui élève son frère. De plus elle travaille aux Services de l’Enfance, donc elle a aussi toute autorité pour la ramener au foyer, espérons qu’elle n’est pas au courant de sa fugue. Sandie en regardant sa montre pense que c’est impossible qu’ils aient déjà découvert sa fugue, il est à peine 7 h. Ce matin elle devait se lever seule, boire son déjeuner, enfourcher son vélo et partir bosser sur Moulin. Mais elle a beau réfléchir, elle n’a omis aucune chose, son déjeuner, elle l’a avalé, au moins elle avait quelques choses dans le ventre, laissé traîner le bol sur la table comme à son  habitude, puis pris le vélo, et là elle l’avait laissé près du bus, puis pris ce dernier et s’être arrêté bien avant Moulin où là, elle avait fait de l’auto-stop, la suite l’avait amené dans les rues du vieux Tours, où elle errait comme une âme en peine à la recherche de son frérot. Comment cette femme aurait pu savoir qu’elle était déjà à la recherche de son frère, le temps qu’elle quitte son domicile pour être sur Tours ce n’était pas possible. Donc c’était un concours de circonstance qui faisait que ce matin, cette dernière était sur le même lieu que Sandie. Ni une, ni deux, Sandie s’engouffre sous la première porte cochère qu’elle trouve, il lui semble dans un premier temps la reconnaître, cette alignée de boites à lettres, cette montée d’escalier avec sa rampe en fer forgé, tout ressemble à l’appartement où elle a vécu, mais pour être allé chez les frères des parents nourriciers elle sait que beaucoup de maisons sur Tours ressemblent à celle-là. Soudain une cavalcade dans les escaliers, un bruit de pas sur le sol dallé et un beau jeune homme apparaît. Il la dépasse d’au moins deux têtes, il lui semble qu’elle le connaît, mais il passe à la toucher et ne lui dit rien, ce n’est donc pas Théo. Mais alors que songeuse elle le regarde s’éloigner ce dernier se retourne, rougit et fait marche arrière.

–         Sandie que fais-tu là ?

–         Théo !

Il se dégage comme il peut des bras de sa sœur, puis en la repoussant gentiment la trouve de plus en plus belle. Ce sera bientôt une femme et quel ravage fera-t-elle sur la gente masculine, on ne lui donnerait pas 15 ans mais plutôt dix-huit. Gare à ceux qui vont la croiser, est-elle capable de se défendre ? Mais il lui faut savoir la raison pour laquelle, elle se trouve en bas de l’appartement de sa famille d’accueil.

–         Pourquoi n’es-tu pas monté ? Qui t’as amené ?

–         J’ai fugué

–         Encore !

–         Oui, je voulais te voir et surtout je veux que tu me donnes les documents que nous avons trouvés chez Nanie.

A ses mots, Théo est devenu tout blanc puis il pique un fard, et bredouille des mots que Sandie refuse d’entendre.

–         Non !

Son cri est horrible pour Sandie, mais il essaye de la faire taire.

–          Personne ne doit savoir que tu es là, tu vas m’attirer des ennuis, puis essaye de réfléchir, je te donne la clef de ma petite chambre, elle est côté bonne, tu dois monter les quatre étages, je te retrouverais ce soir, je te donnerais des explications, en attendant pas un bruit, personne ne doit découvrir ta présence, et évite de sortir, sauf si tu as besoin de quelques choses d’important. As-tu quelques choses à manger où à boire ?

–         Oui j’ai tout prévu, je ne suis pas partie les mains vides, je ne savais même pas si j’allais te retrouver, c’est bien parce que j’ai vu Madame Minot que je me suis cachée ici.

Théo à l’énoncé du nom de la sœur de sa maman d’accueil devient soucieux, que fait-elle là ? Il était question depuis ces jours derniers de lui permettre de rencontrer Sandie, si elle l’avait su, elle n’aurait sûrement pas fugué. Mais il préfère ne pas l’alarmer, mais elle doit se dépêcher de monter se réfugier là-haut, car Cécile peut ouvrir la porte dans les secondes qui suivent, et là ce serait à nouveau le drame. Qui sait, possible qu’il serait mis à son tour en foyer, et ça il ne le veut pas. Il suit une scolarité normale au lycée de Tours, il est même en terminale S, donc il n’est nullement question qu’on le déplace. Mais Sandie que fait-elle ? Quelles études poursuit-elle ? Il lui demandera tout cela cet après-midi car il n’a pas cours et il est censé réviser en vue du bac.

–         Ne traîne pas là, je pense qu’elle est venue voir sa sœur, mais elle sait pertinemment qu’elle dort en ce moment, elle a travaillé toute la nuit, elle est infirmière à l’hôpital Trousseau. Vas tu prends bien l’escaler des bonnes et non le principal, il est utilisé que pour les étudiants qui louent une chambre, moi je ne la loue pas mais cela me permet d’avoir un peu plus de liberté.

–         Si je croise quelqu’un on verra bien que je suis qu’une gamine.

Théo souri et lui dit tu fais plus âgée, alors n’ai crainte personne ne te posera de questions, mais silence total. Après lui avoir promis tout ce qu’il voulait, Sandie est montée, et a ouvert la chambre où son frère passait le plus clair de son temps, elle s’est allongé sur son lit et s’est endormis. Vers les dix heures après avoir fouillé de ci de là tout en remettant tout  en place, elle a regardé les aiguilles de sa montre et en a eu marre d’attendre son frère qui ne serait de retour que vers 14 h. L’attente allait être longue à ne rien faire, aussi il lui fallait bouger et essaye de voir si la rue était toujours hostile.

Commentaires

    1. Merci! Et, il faut bien suivre mais je fais attention que mes lecteurs ne soient pas trop perdus entre les deux histoires qui tôt ou tard vont se confondre.

      Bisous

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