La saga de l’été ( Chapitre 3 )

Il s’installent juste derrière Sandie, elle n’en mène pas large, si c’était pour elle ? Mais le train a démarré et ils discutent entre eux. Soudain un prénom accroche son oreille, il n’y a pas trente-six « Marco » sur le coin, il serait donc à sa poursuite et non de la sienne. Serait-ce ces policiers qui sont allé au bar ce matin ? C’est bien possible, mais alors ils ont pris peur avec Dorian pour rien, il ne le suivait pas, il fuyait la police. Sandie se sent soulagée, elle va pouvoir rejoindre Dorian à la gare suivante. Toutefois il ne faut pas qu’elle relâche prise, il lui faut être attentive à tout ce qui se passe, et surtout à ce qu’elle voit au bout du wagon, Marco en personne vient de faire son entrée, la voici prise entre l’enclume et le marteau. Demander secours à la police, certes elle serait sauvé des griffes de Marco, mais se jetterait directement dans les bras de la police ce qui signifierait retour à la case départ : le foyer ! Ça elle ne le veut pas, il n’en n’est pas question, alors que faire. Elle avise à côté d’elle un magazine, certainement oublié par la personne qui occupait cette place, elle s’en saisis et se plonge dans une lecture fort intéressante, puisqu’elle ne voit pas que Marco a fait demi-tour certainement à la vue des policiers, qui, eux n’ont rien vu. Mais le train entre en gare et c’est même le terminus, aussi Sandie va prendre tout son temps pour descendre, malheureusement les policiers font de même. Que faire ? Se lever, passer devant eux, où repartir par où est venu Marco. Au moment où elle va se lever, le policier situé derrière elle lui demande de ne pas se lever, du reste un appel se fait entendre par la SNCF.

– Les passagers du TER N° 4250 F en provenance de Tours doivent rester dans leur wagon, une opération policière est en cours, nous répétons les passagers du TER….

La suite se perd dans un brouhaha énorme, une course poursuite commence, des policiers ont pris en chasse un homme qui court vite, si Sandie était à l’extérieur, elle verrait que chaque porte est gardée comme la sienne par deux policiers à l’intérieur et deux policiers à l’extérieur. Mais Sandie se fait toute petite dans son coin, quelle idée a eu Dorian à la laisser seule, maintenant elle a peur. Et lui que fait-il en ce moment ?
Lorsque Dorian est entré dans son wagon il a bien remarqué qu’il était suivis par Marco, mais qu’importe il savait qu’à l’intérieur du wagon il ne lui ferait pas de mal, mais pour cela il fallait prendre une rame pleine de gens qui rentrent chez eux après une dure journée de travail et qui n’aspirent qu’à leur petite tranquillité. Dorian voit au moment où il va pour monter que ce wagon est presque vide et qu’il y a Sandie, cette gamine ne lui est rien mais elle lui a fait penser à sa petite sœur, aussi s’est-il juré de lui venir en aide au moment où il a appris qu’elle était en fugue. Si ce Marco lui court après c’est que forcément elle le dérange. La raison , il veut éviter de la connaître, lui ce qui l’intéresse c’est juste la mettre à l’abri, en attendant qu’elle se décide à aller à la police, parfois il y en a qui savent te donner l’envie de te dépasser, c’est ce qu’il lui était arrivé quelques années auparavant, si il pouvait être cet homme pour Sandie alors il allait s’y employer dans la mesure de ses moyens. Mais auparavant il fallait se soustraire à la vue de Marco. Ce dernier le suit toujours, au loin on entend les sirènes de la police, bizarre se dit Dorian, on dirait qu’elles sont sur le quai, puis il n’y pense plus, c’est assez souvent que la police patrouille dans le coin. Enfin voici une rame, il monte avec Marco sur ses talons. Cela va être difficile de s’en débarrasser, à moins de sauter avant d’arriver à Saint-Pierre, au moment où le TER prend la dernière courbe, il est presque au pas, mais il faut avertir Sandie et il n’est pas certain qu’elle soit capable de sauter et surtout de ne pas sa faire de mal. Mais Dorian comme Sandie ne se jetteront pas dans le vide, en effet deux policiers montent dans la rame de Dorian, et s’assoient comme des passagers ordinaires.
De suite Marco se sent mal à l’aise, il consulte sa montre et se lève, il passe devant Dorian sans le voir, et, pourtant ce dernier en est sûre il le suivait. Serait-ce les policiers qui le font fuir ? Il en est de sas réflexions quand il voit revenir Marco la mine sombre, il s’installe en face de Dorian et lui assène ces quelques phrases :

 « Petit con, tu as trouvé le moyen d’avertir les flics »

Dorian ne lui répond pas, il n’a pas envie de finir au poste, les policiers regardent dans leur direction, mais ils n’ont pas pu entendre la phrase susurrée plutôt qu’hurlée de Marco. Ils doivent calculer le nombre de passagers, ou bien sont-ils à la poursuite de Marco et ont-ils l’intention de l’attraper sur St Pierre des Corps. Mais il le saura bien vite.
Au moment où le TER prends sa courbe avant d’entrer sur la gare de triage, Marco se lève à nouveau et s’approche de la porte, Dorian pense qu’il va sauter comme on le faisait naguère, mais rien ne se produit. Il reste debout et attend que les portes s’ouvrent. Il est devenu celui que l’on chasse et n’est plus le chasseur pense Dorian.
Juste avant que le train s’immobilise totalement en gare, Dorian a réussis à ouvrir la porte et s’est jetée plus que descendue sur le quai. Aussitôt les deux policiers se sont précipités derrière lui, mais l’autre à déjà quelques mètres d’avance.
Il s’ensuit une course poursuite entre quelques policiers, tout ce petit monde disparaît aux yeux des passagers qui se demandent bien qui est ce personnage habillé comme un prince surgit de nulle part. Dans la rame de Sandie où elle aussi a suivis les péripéties de la course poursuite, un des policiers la regarde intensément, puis il dit assez fort pour qu’elle puisse l’entendre mais pourtant discrètement.
– Dis-moi Paul tu ne trouves pas que la gamine ressemble au portrait-robot de celle qui a été enlevée.
– Cette gamine n’a pas 15 ans, elle en a au moins 18 voire plus
– Allons lui demander ses papiers d’identité
– Bonne idée!
– Bonjour Mademoiselle
– Bonjour Messieurs (dit-elle d’une petite voix fluette, elle a tellement peur, mais il ne faut pas qu’ils s’en aperçoivent)
– Vous voyagez seule ?
– Je rentre chez moi
– Où habitez-vous ?
– Ici
– Dans la gare
– Non, à Saint-Pierre!

Au moment où ils vont lui demander ses papiers, une voix se fait entendre.

– Ah ma chérie je t’ai cherché, te voilà !

C’est Dorian qui en avisant la scène s’est décidé à intervenir à ses risques et périls, mais qui sait c’est samedi soir, deux amoureux intéresseront moins les policiers que le beau Marco qui doit toujours courir.

– Qui êtes-vous jeune homme ?
– Je suis le fiancé
– Ah la jeunesse, allez circulez les amoureux !
Le plus jeune des policiers lancent une œillade légèrement grivoise aux deux jeunes enlacés qui quitte le TER, Ces derniers passent devant une escouade de policiers armés jusqu’aux dents et cagoulés. A la sortie Dorian voit qu’il y a un contrôle des papiers de tous les voyageurs. Que faire, passez seul et laissez Sandie se débrouiller, mais auparavant il lui faut savoir si elle a des papiers d’identités.

– Sandie as-tu ta carte d’identité ?
– Oui, pourquoi ?
– Regarde il y a un contrôle
– Tu ne peux pas te faire passer pour mon fiancé, advienne que pourra, je vais me mettre devant toi et si ils m’arrêtent je te connais pas, d’accord !
– Je ne peux pas dire que je te connais pas, mais j’aviserais selon les circonstances.

Les jeunes gens se séparent, Sandie tend sa carte d’identité et attend, mais il ne se passe rien on la laisse passer. La photo sur sa carte ne lui ressemble pas, elle a, à peine 10 ans, mais depuis elle a bien changée. Dorian passe lui aussi sans encombre, les voilà à l’air libre et loin de tout ce déploiement de force. Ils marchent comme deux amoureux en devisant tranquillement, mais dès que la gare se trouve à quelques encablures d’eux, Dorian lui demande de courir et de le suivre.

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