La saga de l’été (chapitre 2 suite 1)

Le Commissaire est abasourdis voilà que ce mort relance l’enlèvement des « Enfants PAILLET » Le garçon à l’époque était âgé de deux ans et sa petite sœur avait quatre mois. Son enquête s’était orienté vers les milieux de la prostitution pensant à une vengeance du « mac » de l’épouse de Monsieur Paillet, cette dernière en effet ancienne prostituée avait épousé le fils de la marque bien connu d’automobile de course qui avait pratiquement disparu depuis cette affaire. Où est  ce couple se demandait le Commissaire ? Renseignement pris, ils avaient divorcés, l’un accusant l’autre, et, malgré leur chagrin ils ne pouvaient plus vivre ensemble. Elle était repartis vivre au Mans dans sa famille, lui qui à l’époque habitait sur Paris mais dont les enfants étaient en vacance en Touraine habitait la maison de son enfance, c’est là ou ses enfants avaient été enlevés. Le commissaire se demandait comment on pouvait vivre dans une maison où il y avait eu un drame aussi affreux. Le père avait épousé en secondes noces une jeune fille de la bourgeoisie Tourangelle, cela le changeait de sa première femme. Il se souvenait cinq ans plus tôt de la naissance d’une petite fille qui devait combler ses parents de bonheur. Il l’avait su car le père avait demandé une protection rapprochée pour la fillette, mais cela avait dû être confié à des privés car il en avait plus entendu parler, et, pourtant au vu des résultats il fallait se rendre à l’évidence il y avait une coïncidence des plus étranges et pour en avoir le cœur net, il décide de se rendre accompagné de son jeune inspecteur à leur villa. Il veut s’assurer qu’ils ne vivent pas un nouveau drame bien qu’improbable puisque personne ne s’est manifestée depuis ce qu’il n’aimerait pas appeler un nouvel enlèvement.

A leur arrivée la grande bâtisse est silencieuse, il est encore trop tôt, mais rien ne laisse à penser qu’il s’y est vécu un nouveau drame, à leur coup de sonnette répond un aboiement, puis une jeune femme entrouvre la porte et s’efface devant les policiers, elle a les yeux rougis. Elle les emmène dans une petite pièce qui a eu ses jours de gloire mais maintenant le papier peint est défraichis et les meubles sont disparates. Pendant qu’ils attendent, ils entendent nettement des voix et des sanglots, puis la porte s’ouvre et une grande femme fait son apparition, c’est la mère de Madame Paillet, elle aussi contient difficilement ses larmes mais essaye de paraître plus revêche qu’elle en a l’air. Elle se dit étonné de leur présence, mais l’officier de police lui demande gentiment si son beau-fils et sa fille sont là ? La pauvre femme s’assoit et éclate en sanglot, elle sort  de sa poche un mouchoir passablement humide ce que constate l’inspecteur Mario, elle se tamponne le visage mais ses larmes roulent sur ses joues, c’est un puit sans fond.

–         Racontez-moi, Madame ce qui vous chagrine tant ainsi que votre bonne.

Les policiers médusés  apprennent qu’il y a 8 jours date où l’on a retrouvé l’homme de l’hôpital, leur bonne en venant à son travail n’a pas retrouvé sa petite fille âgée de 8 mois qui dormait chez ses patrons exceptionnellement, elle ne laissait jamais sa fille chez ses patrons mais elle avait un rendez-vous galant et elle devait rentrer tard, son amie et patronne lui avait suggéré de laisser son enfant.

–         Vous auriez dû nous prévenir c’est dans les heures qui suivent une disparition que nos chances de retrouver l’enfant est plus rapide.

Mais il ne peut poursuivre car à ce moment-là une femme arrive dans la pièce, elle est hystérique et ne veut pas de notre présence ici, nous apprenons que c’est la seconde épouse de Monsieur Paillet, la fille de la dame âgée. Elle se jette sur le Commissaire et essaye de le gifler, elle veut qu’ils partent, son mari ne va pas lui pardonner, il ne veut pas voir la tête d’un seul flic ici. Il faut au moins deux de ses hommes pour réussir à calmer cette pauvre femme, car ils apprennent que son fils a lui aussi disparu il dormait dans sa chambre à côté du berceau du bébé de sa bonne.

L’affaire se corse, d’un simple mort, les voilà grâce à cette tétine face à un enlèvement mais pour une partie de cette famille à un double enlèvement et ce, quinze ans après le premier. Qui leur en veut ? Et pourquoi récidiver ? Mais la stupeur est à son comble quand ils apprennent qu’il y avait un troisième enfant qui dormait paisiblement dans une chambre voisine, le voleur où les voleurs étaient mal renseignés car ils auraient dû enlever l’autre enfant.

–         Serait-ce une fille ?

–         Oui, mais pourquoi votre question ?

–         Ils ont enlevé la fille de votre bonne croyant que c’était votre fille.

La pauvre femme s’écroule sur le plancher et sanglote encore plus.

–         Où se trouve votre époux ?

–         Il est en déplacement.

–         Est-il au courant

–         Non, je ne suis pas arrivée à lui dire, mais il rentre ce soir il va découvrir l’horreur.

–         Huit jours sans lui le dire mais qu’avez-vous fait pour retrouver les enfants pendant tout ce temps.

–         J’ai envoyé un détective privé enquêté mais il ne m’a encore rien dit de ce qu’il a découvert.

–         Et vous pensez les retrouver de quelle manière ses deux enfants ? Avez-vous fait prendre les empreintes ?

–         Non !

La petite bonne se précipite dans la chambre en hurlant :

–         Séréna tu aurais dû m’écouter je te l’avais dit d’avertir la police, tu vas voir comment ton mari va apprécier tes initiatives douteuses, à croire que tu es concernée par cet enlèvement, tu as toujours eu plus d’amour pour le petit garçon et ta fille tu l’as délaisses.

Un grand froid s’installe dans la pièce, l’inspecteur note tout ce qui se dit, rien ne lui échappe, il envoie aussi une équipe faire des moulages, mais il a peur de ne pas retrouver grands choses. Mais qui sait ?

Serena se défend mais Agnès c’est le prénom de la bonne, est dubitative, quand à Serena elle hurle que c’est certainement Maud qui leur a joué un sale tour.

–         Qui est Maud ?

–         La première femme de mon mari, la mère des deux premiers enlevés.

–         Et, pourquoi l’accusez-vous ?

–         Comme ça, elle me regarde toujours d’un sale œil quand elle me voit dans le jardin en train de promener mes enfants.

–         Ce qui est bien normal et n’en fait pas une ravisseuse, mais nous allons regarder aussi de ce côté, savez-vous où elle habite ?

–         Oui, au Mans, mais donnez-vous pas cette peine cet après-midi elle sera chez nous.

–         Comment ? Et pourquoi ?

–         C’est demain l’anniversaire de la disparition des deux enfants et mon mari et Maud se rendent sur la tombe et font un pèlerinage.

–         La tombe ? Quelle tombe ? Ils n’ont jamais été retrouvés!

 

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4 réponses à La saga de l’été (chapitre 2 suite 1)

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