La rencontre

Je vais partir en pause pour quinze jours mais avant de prendre des vacances bien méritées j’ai voulu vous faire part de ma nouvelle histoire, j’en ai mis quelques lignes pour vous donner envie d’en connaître la suite et de vous languir en l’attendant. Cette histoire est née par un concours de circonstance. Je n’ai pas encore d’idées pour le titre, mais je mettrais un nom sur chacune des pages.Ensuite je mettrais le titre….

 

« Regarde Mathéo comme il est beau l’éclair dans le ciel »

Mais Mathéo est loin de tout ça, il est muré dans son monde à lui, il est tétanisé par la peur, assis sur le plancher de sa chambre, les deux mains sur ses oreilles, le teint blême il tremble comme une feuille sur l’arbre, il n’écoute pas sa Mamie lui raconter les orages de son enfance. 

Ce sont les vacances et pour la première fois Mathéo est venu voir sa grand-mère, ils sont dans les Alpes, là où les orages font des bruits terribles pour un enfant, ils résonnent dans la montagne se répondent, mais pour Mamie Catherine il va falloir qu’elle apprivoise la, peur de Mathéo.Après avoir couché son petit fils elle réfléchit, puis brusquement une idée lui vient à l’esprit. Il faut dire que Catherine est très connue, c’est la reine du polar. Elle fait peur dans des thrillers terribles aux adultes, alors cette nuit elle s’est décidée à écrire des livres pour ses petits enfants. Elle commencera par Mathéo son petit fils du bout du monde. Né quelques parts en Afrique.

Son fils Guillaume grand baroudeur est arrivé hier matin accompagné d’un petit garçon âgé d’à peine 6 ans, il a expliqué à sa mère qu’il était là que de passage, et que Mathéo avait besoin de connaître sa famille française et en particulier ses grands parents. Guillaume ignorait que son père était décédé depuis trois mois. Mais il était partis sur un coup de tête dix ans plus tôt les laissant tous anéantis, en particulier sa petite soeur Clémentine. Son père ne s’en était pas remis, il avait espéré revoir son fils mais ce dernier ne lui avait plus jamais donné signe de vie jusqu’à ce matin. Guillaume était resté assez évasif sur la maman de l’enfant. Mathéo était un petit bonhomme charmant, de grands yeux verts ceux ceux de son père donnaient à son visage un je ne sais quoi d’indéfinissable. D’emblée alors qu’il ne connaissait pas sa grand-mère il avait glissé sa petite main dans la sienne et s’était blottis dans ses bras pour le reste de la journée jusqu’à l’apparition de cet orage qui avait brisé net l’élan de l’enfant vers l’aïeule. Il était resté jusqu’au repas muré dans un silence impressionnant, toutes les paroles de réconfort, toutes les gâteries de sa grand-mère n’avaient donné aucun résultat, Mathéo voulait son papa et ne plus entendre la vilaine bête de la montagne. Quant au repas il avait lui aussi été difficile, toute la nourriture présente sur la table ne plaisait pas à Mathéo, mais il l’avait réussi à lui le dire:

  • Mathéo n’a pas faim, Mathéo veut son papa, Mathéo veut partir.

Et puis brusquement sa petite main avait saisis une pêche juteuse et ses petites dents bien alignés avaient croqué dans la pêche. Au début il avait marqué un temps d’arrêt puis l’avait dévoré, en concluant avec un sourire timide:

  • Mathéo aime! C’est quoi Mamie?
  • Une pêche!
  • Mathéo aime la pêche, encore Mamie, encore une pêche.

Mais la grand-mère n’avait pas accepté que son petit fils mange une autre pêche elle lui avait dit:

  • puisque tu aimes la pêche tu devrais goûter à ma purée, c’est celle que ton papa aimait quand il était tout petit.

Les yeux de Mathéo à l’évocation  de son papa s’était voilé de larmes, mais il avait réussis à goûter deux cuillères de purée, certes c’était peu mais ils avaient tous les deux renoués des liens. L’orage s’était éloigné, Mathéo avait accepté de regarder la vallée et les petites lumières qui clignotaient. Mamie lui avait montré la montagne voilée dans son écharpe de brume. C’était beau mais il n’avait rien dit à cette Mamie. Elle l’avait serré dans ses bras et depuis il n’y avait plus de bruits dans la maison. Juste une petite lumière tout près de lui était allumé. Sa grand-mère lui avait demandé si il voulait une présence dans sa chambre. Mathéo n’avait pas très bien compris, mais maintenant il se sentait rassuré, c’était certainement cela la présence. La petite lumière qui brillait dans sa chambre ne pouvait pas remplacer son papa. Depuis que sa maman avait disparue, Mathéo avait grandi c’était son papa qui le disait à tous ses amis. Mais sa maman lui manquait, mais il faut dire que là-bas en Afrique c’était la guerre, sa grand-mère Fath et son grand-père Bho avaient eux aussi disparu.

Emportés par une guerre qui ne disait pas son nom, mais cela Mathéo ne le savait pas c’était Catherine qui se remémorait le long récit de son fils Guillaume. 

A suivre

Commentaires

  1. Avec un petit d’Afrique je vais aimé mais dis, il a assez souffert en perdant famille maternelle alors maintenant écris lui de la joie dans sa vie. Bisoussssss

  2. Non mais tu exagères. Tu nous fais le coup à chaque fois : je vais partir un moment alors je vous mets un petit apéritif … et maintenant vous attendez bien sagement hein.
    De prime à bord, ça marche.
    Bisous

  3. Cela commence bien, ce récit mais elle a raison Pimprenelle, non mais quoi, partir comme ça et nous laisser en plan, vilaine, va ! (rires) et en plus des vacances soi-disant bien méritées ? hum hum.
    Bon je rigole, tu le sais, je vais en prendre moi aussi, alors !
    Bisous et à très vite pour la suite.

  4. Re-bonsoir ici aussi, 😉

    Excellent début Evajoe. Ce petit garçon et tout ce l’on devine autour de lui, intrigue.
    Je vais vite découvrir la suite
    G. Bisous!!

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