Enfin le sommet!

Pendant ce temps Pierre a ôté délicatement le couteau et à suturé la plaie, leur ami est plutôt mal en point mais le couteau n’a pas fait de dégât irrémédiable, il en sera quitte pour une peur bleue et  se rendre à l’hôpital. Mais ce que « l’apprenti tueur ne sait pas c’est que Guillaume ne va pas contenir sa colère, et tant que le peloton de gendarmerie ne sera pas arrivé il va refuser que Pierre soulage le blessé, et, il décide avec l’accord de Bastien de l’interroger, chacun leur tour ils vont lui poser une série de questions. L’homme va rapidement comprendre que nous n’étions pas dupe et que nous savons exactement comment il se nomme, nous lui laissons croire que nous connaissons sa mission, car à part essayé de tuer Guillaume il doit avoir de bonnes raisons. On ne suit pas impunément les gens dans la montagne sans en connaître ses pièges ; faut-il que l’affaire qui le préoccupe soit importante pour en arriver à exposer sa vie. Comptait-il sur nous pour lui venir en aide, ou pensait-il se rapprocher de nous pour faire la course en notre compagnie. A cet instant nous l’ignorons encore.

  • Monsieur de la Roche car vous pouviez penser que j’ignorais qui vous êtes nous connaissons la raison pour laquelle vous vous êtes lancé sur mes pas, vous auriez pu vous tuer, cela aurait fait un dingue de moins sur terre, mais grâce à notre bon vouloir vous êtes parmi nous, et compte tenu de votre geste désespéré à essayer de me tuer je vous somme de vous expliquer.
  • Je n’ai rien à vous dire Monsieur Buffat ;
  • Comme vous voulez mais notre ami le médecin à compter de cette nuit 3 h du matin ne vous donnera plus rien pour vous soulager. Surtout que depuis que je vous interroge je vous vois grimacer donc je me doute que vous êtes en manque.
  • Vous n’avez pas le droit c’est contraire aux lois internationales.
  • Quelle loi ? Ne sommes-nous pas dans un refuge en train de passer une nuit merveilleuse en compagnie d’amis et d’un homme qui s’est jeté dans la gueule du loup en voulant jouer cavalier seul. Vous ne servez sous aucun ordre, vous êtes un touriste, et vous avez bien de la chance que nous ayons eue de la morphine.

Un long silence s’établi entre nous et ce Monsieur, mais au bout d’une demi-heure nous l’entendons à nouveau gémir, il doit sacrément souffrir pense Bastien, mais pour l’instant il n’est pas question de lui administrer une autre dose de morphine, du reste il a refusé une injection plus tôt dans la nuit. Petit à petit le blessé sombre dans une espèce d’état comateux entrecoupés de mots dans une langue inconnue de nous tous. Il délire, puis petit à petit il nous déballe sa vie, il n’est nullement le petit frère du Colonel mais un soldat sous ses ordres, s’il c’était fait passer pour son frère c’est en accord avec le Colonel, cela lui permettait d’avoir des prérogatives qui lui évitait les corvées, et surtout il était recherché et avait déserté, donc sous un faux nom et dans la légion étrangère on ne vous demande jamais vos antécédents. Il nous déballe tout sans que nous lui demandions quoi que ce soit, aussi Guillaume décide de lui poser la question qui nous tient  à cœur :

  • Si je comprends bien vous êtes un soldat d’origine Serbe, et le Colonel vous a fait passer pour son frère, vous êtes venu en France sous l’identité du frère du Colonel, qui lui est resté sur Djibouti, mais pourquoi avoir accompagné le Commandant Ben et pourquoi avoir dans votre sac la photo de ma femme de mon fils de mon ami Xavier et de moi-même. Vous nous connaissiez tous. Pourquoi ?
  • Ce n’est pas moi qui suis venu avec Ben, c’est une relation du Colonel.
  • Etonnant ma nièce vous a reconnu !
  • Disons que j’étais venu, puis je suis reparti rendre une visite à un ami et j’ai laissé mes deux collègues, et j’avais bien remarqué ce jour-là que la petite nous observait. Mais je n’ai rien dit à mes comparses.
  • Et les photos ?
  • Ces photos je les ai récupérés à l’homme qui accompagnait le Commandant Ben, lui habite en France et il ne vous connaissait pas, mais il a fait que des boulettes, aussi nous avons dû…
  • Vous avez fait quoi ?

Mais la suite n’est plus en français et le blessé plonge à nouveau dans un sommeil entrecoupé de plaintes et de jurons en français. Il ne prononcera plus aucun parole jusqu’à l’arrivée des secours. Lorsque les gendarmes sont arrivés, le temps était au beau fixe, des étoiles miroitaient dans le ciel. Pierre avait reçu quelques minutes plus tôt un appel de la vallée, l’hélicoptère décollait et les gendarmes en étaient quittes pour redescendre sans le blessé. Une fois l’évacuation organisée et comme il ne nous restait que la dernière arête, Pierre a proposé à ses hommes de nous accompagner au sommet, car lui accompagne les 2 blessés sur Bourg Saint Maurice, et une fois opéré le faux frère ne pourrait pas se sauver mais il mettrait un homme en faction devant sa porte pour être  interrogé rapidement. Pierre pense que cet homme a quelques choses à cacher, il en a dit un peu trop mais pas assez. On pense que l’homme qui accompagnait le Commandant Ben après s’être blessé en tombant de l’échelle a dû être tué, car Ben ne s’embarrassait jamais des témoins gênants, et au vu de ce que Guillaume a découvert il y a plusieurs disparitions à Djibouti qui n’ont jamais été élucidées. Par contre nous ignorons de ce qu’ils ont fait du corps.

Nous voici en cordée et le sommet se profile dans la nuit, seule la lune l’éclaire il y a comme une lumière blafarde, mais Xavier y voit comme un signe du destin. Lequel il ne le dira pas. Le sommet apparait dans toute sa splendeur. Accompagnés par ces professionnels de la montagne la dernière partie de l’ascension s’est bien passée, plus d’oiseaux de mauvais augure dans leur dos

  • Nous reviendrons lance à la cantonade Xavier ce qui fait bien rire nos nouveaux compagnons de marche ;
  • – C’est votre premier plus de 3000 m
  • Ah il culmine à combien ?
  • 3779 mètres
  • Presqu’un 4000, dommage j’aurais bien aimé le terminer avec Guillaume et Pierre.
  • Ce n’est que partie remise ! Pierrot !

Avant de redescendre nous contemplons le magnifique lever du soleil sur le Mont Blanc, il n’y a pas de mots pour décrire ce paysage. De toutes façons aucun d’entre nous avons envie de parler. Nous restons bouche bée devant une telle merveille. Nous buvons un café chaud et sucré apporté par les gendarmes et nous redescendons par les Arcs. Les skis et les bâtons sur le sac, piolet à la main et crampons aux pieds en avant pour la descente. Xavier n’est pas à la noce car ce genre de montagne il ne connait pas, mais nous sommes bien entourés. Nous devions passés par le lac des moutons mais vu le temps la neige sera impraticable et nous allons plus nous enfoncer qu’autres choses aussi nous redescendons sur le glacier du Geai, c’est un peu plus long mais tout de même plus praticable. La neige est excellente et à nous les joies du ski. Mais il nous faut remonter sur le col des Roches et la neige qui a chauffée nous fatigue énormément mais cela ne dure pas très longtemps, à nouveau nous déchaussons et reprenons piolets et crampons, une fois la partie escalade terminée où Xavier a pas mal tâtonné malgré son guide. Nous l’attendons au Col des Roches pour la dernière descente sur les Arcs, malgré que nous soyons très sportifs c’est une véritable galère pour notre ami, on s’arrête tous les dix virages pour reprendre notre souffle et surtout pour reposer nos cuisses, nous voilà à notre point de départ du matin, le reste de la descente est relativement facile puisque la neige est inexistante, enfin presque il a dû en tombe cette nuit. Enfin voici le télésiège ouvert pour nous permettre de regagner la station d’Arc 2000. Ici les hommes de Pierre vont nous ramener sur Peisey Nancroix, où Bastien doit rejoindre sa petite famille et avertir pour Guillaume et Pierre. Ensuite, et bien il va falloir en savoir plus concernant ce type, ce paquet qui était devenu fort encombrant.

 

A suivre…

Commentaires

  1. Les arcs 2000, dire que c’est là que j’ai repris des cours afin de me remettre en confiance en 97, j’étais tombée en 96 et sectionné les ligament internes croisés….
    Superbe station soit dit en passant mais, je lui préfère les Contamines, toutefois.
    Je t’avais dit je me souviens que tu bâclais la fin mais là….tu nous fais languir et, tu as bigrement raison c’est bon alors profitons. Bisoussssss

  2. Donc cet homme blessé est plus un mercenaire qu’autre chose.
    Faire un plus de 3000 dans les Alpes n’est pas à la portée de tout le monde.
    En effet, ce que cela doit être beau de là-haut et de pouvoir contempler le Mont Blanc.
    Tu connais à ce point pour le décrire aussi bien ?
    Bises et bonne journée. Moi, je suis très occupée car mon père est à l’hôpital et je dois y emmener ma mère et rester avec eux. Hier, on a passé la journée aux urgences, quasiment toute la journée et dans le couloir, pas de place !!

  3. Il est coriace ce type! Mais la souffrance finit par lui délier un peu la langue. Pourtant, encore beaucoup de questions qui attendent des réponses.
    Belle description de la course dans la montagne . Tu connais? ou bien tu as bien potassé le sujet? En tout cas, c’est bien.
    Je file vite lire la suite
    😉

    1. Je connais un peu, mais j’ai voulu que mon récit soit fidèle aux descriptions que je faisais alors comme tu dis j’ai potassé les récits des randonneurs voire alpinistes, j’ai demandé des renseignements d’ici de là et voilà pourquoi j’ai pu intégrer cela à mon roman.

      Allez file vite….

  4. Ouf ! J’ai bien du retard, EvaJoe, mais pas du tout perdue … je poursuis donc …
    l’intérêt y est, tu sais … c’est le temps qui m’a manqué … bon matin ! Bisous♥

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