En route (La traversée dangereuse)

Mario c’est le type même qui a un visage ingrat, un regard franc, une tignasse toujours mal peignée, une poignée forte, dure qui vous serre la main voire vous l’écrase, si vous êtes une femme vous préférerez qu’il ait l’idée de vous faire la bise, sinon vos doigts vont être broyés. A côté de ça il a son franc parlé et il faut filer doux devant lui, car il lui arrive de piquer des colères terribles, il vaut mieux faire profil bas que de l’affronter. Il est entrepreneur d’une Société au concept innovant, à partir de palettes en bois, lui et ses collaborateurs comme il les nomme recyclent, fabriquent des maisons révolutionnaires, ensuite ils les livrent  aux clients en kit. Son affaire est florissante, hélas depuis quelques semaines il n’a plus goût au travail, son frère a beau le seconder tant qu’il peut, Mario déprime.

Sa femme est partie avec l’ingénieur en chef, il était marié depuis à peine un an. Il avait consacré toute sa vie à son travail et le mariage pour lui était secondaire, puis au mariage d’un de ses neveux il avait été ébloui par la jeune Maud, la première copine du fils de son frère qui était venue pour faire un scandale. C’est lui qui avait été chargé d’évacuer la jeune demoiselle qui hurlait sa rage devant la mairie de Ribeauvillé, et de fil en aiguille en voulant la consoler, la belle s’était épanchée sur son épaule il lui avait caressé la tête puis déposer sa bouche sur la sienne et depuis c’était une folie de leurs corps.

Il ne se passait pas un instant où la belle débarquait à l’atelier, dès qu’il la voyait son sexe s’enflammait et peu importe le lieu il la prenait et reprenait, tout le monde l’entendait glousser car la mutine avait le verbe haut, ce qui faisait dire au personnel qu’elle aimait bien que l’on sache qu’elle se faisait baiser par son homme. Cette vie faîtes de sexe, d’alcool de fêtes en tout genre auraient pu durer longtemps si Maud n’avait pas rencontré au cours d’une soirée ou la bière coulait à flot, l’ingénieur en chef de la Société « Mario-Pal-Maud », ce dernier avait été autant ensorcelé que son patron quelques mois auparavant. Si au départ les tourtereaux s’étaient cachés, depuis les vacances ils s’affichaient dans le village. Et, rapidement Mario avait eu vent de l’infidélité de sa femme. Le lendemain du jour fatidique Maud avait retrouvé toutes ses affaires sur le trottoir, depuis ils étaient séparés et Mario avait même modifié le nom de sa Société. Maud avait été ôtée, en lieu et place il y avait à nouveau « Mario-palettes », nom commun mais fort connu.

Quinze jours plus tard alors que la belle, filait le parfait amour avec l’ingénieur de sa Société, lui, Mario a remis les clefs de son Entreprise à son frère et il est parti sac au dos vivre autres choses et s’éloigner de son village où les ragots vont bon train. Il va parcourir le GR5 de chez lui jusqu’à la côte après il avisera pour la suite. Il en est certain il vivra quelques choses de passionnant, grand et captivant. Le soleil brille, il fait chaud avec une légère brise, il est sur les crêtes pas loin du Ballon d’Alsace, il dort à la belle étoile, il a toutefois emporté sa toile de tente au cas où la pluie montre son nez. Il rencontre des familles, des vacanciers des randonneurs qui font un bout de chemin avec lui mais devant son mutisme ils le laissent rapidement. Il préfère être seul  mais accepte de cheminer quand cela se produit. Mais à la longue le babil incessant le saoule.

Il connait très bien les chemins de randonnée, il les a plus fait l’hiver en raquettes ou à ski, cela ne le dérange pas de les parcourir désormais à pieds. Les premiers jours il est allé doucement, puis petit à petit il a augmenté les kilomètres, depuis ce matin il a admiré un chevreuil qui a détalé devant lui. Il la suivit, perdu, retrouvé et là il a sortis ses jumelles pour pouvoir l’observer. Il a beau scruté la montagne, il ne voit rien, il a juste remarqué une gamine qui s’apprêtait à monter sur un arbre juste en contrebas du GR, ensuite il l’avait oublié, il avait continué son chemin, puis, à nouveau il s’était  remis en marche et à ce moment il avait reçu un éclat de lumière dans l’œil et depuis il scrutait l’horizon.

La suite vous l’avez vu en haut….

 

A suivre….

 

 

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