Une disparition étrange (version enfants)

Main dans la main ils avancent et partent vers la forêt. La vie continue malgré la disparition de Salade la jeune ponette qui devait mettre bât pour hier et qui n’a toujours pas réapparu au domicile des parents de Camille. Elle part avec le copain de son frère car il lui a dit avoir vu  quelques choses vers la ferme d’en haut. Camille espère qu’il ne s’est pas trompé.Peut-être aurait-elle dû en informer sa maman qu’elle s’en allait, pourvu qu’elle ne la cherche pas, car après la ponette ce serait terrible pour eux. Mais Camille est encore jeune et assez insouciante comme tous les enfants de son âge. Et puis en compagnie de Paulo, elle ne craint rien, c’est un grand.

Le chemin s’étire et s’élève petit à petit, ils dépassent la vieille ferme abandonnée, puis la cascade de la tour d’argent ainsi nommé à cause des pierres qui brillent sous le soleil certains soirs d’été. Le chemin est de plus en plus difficile et escarpé, jamais Salade n’a pu l’emprunter pense la fillette. Elle portait son bébé et elle était vraiment pleine, c’était le moment et sa ponette savait qu’elle était dans une gentille maison, Camille ne comprend vraiment plus rien. A moins qu’il se soit produit un incident, voir un accident et que personne n’est osé lui le dire, mais alors pourquoi avoir appelé les gendarmes. Que sait donc de si secret l’ami Paulo pour ne pas oser en parler à ses parents. Petit à petit Camille s’angoisse et regrette de s’être laissé emmener par le pote de Jeantou. Mais maintenant il est trop tard. Le soleil darde des rayons de soleil de plus en plus chaud sur les deux enfants, ni l’un ni l’autre ne s’en soucient et pourtant ils savent tous les deux qu’il est dangereux de se promener sans chapeau lorsqu’il n’est pas loin de midi. Enfin au loin voici la ferme du haut, normalement à cette saison on y entend des cris d’enfants, mais là tout est silencieux, seul le gazouillis du petit ruisseau fait écho aux buses qui tournent aux cieux tout là-haut. Camille ne voit pas Salade et Paulo commence à être de plus en plus rouge, Camille ne comprend  pas si il est en colère et surtout elle n’en voit pas la raison, ou si le soleil lui monte à la tête, elle même a fort chaud et soudain elle lâche la main de son copain et se précipite pour boire l’eau vers le petit torrent qui descend de la montagne. Paulo la laisse faire, car lui a vraiment chaud, il rentre dans la cour du petit chalet, car c’est ainsi que les gens la nomment désormais cette ancienne ferme. Il tombe de tout son long au pied des marches et Camille pendant ce temps se dirige vers l’abri des chevaux qui jadis paissaient paisiblement dans ces lieux.

Sa ponette est là et veille sur son bébé qui est effectivement né. Camille ne comprend pas qui l’a amené ici, et toute à sa joie ne se préoccupe pas de l’absence de Paulo. Elle chante et pleure, rit aussi, sautille, puis elle s’asseoit et les contemple tous les deux, elle est émerveillé par la couleur du petit. Il est blanc comme la neige, jamais elle n’avait vu un bébé aussi beau. Salade quant à elle est noire et son bébé  est tout blanc quelle surprise pour la petite fille!

Elle se souvient que lorsque son papa lui a offert Salade, son frère pensait l’appeler Réglisse mais Camille est fort obstinée avait préféré Salade et son frère s’était moqué d’elle en lui disant, je n’ai jamais vu de ponette verte. Quand elle va lui dire que le bébé est tout blanc il va lui proposer de drôles de prénoms….Elle sourit et sait qu’ils vont se chipoter, mais ce n’est pas grave car ils sont heureux tous les deux entourés de tous les animaux dont leur papa et leur maman s’occupent.

Tout à coup elle écoute et scrute le bas du chemin, elle s’étonne que Paulo ne l’aie pas accompagné, que fait-il? La maison a souvent des touristes et cette année elle semble bien abandonnée, pourvu que Paulo n’est pas fait de betises et maintenant comment faire pour ramener à la maison la maman et son bébé. Paulo est plein de ressource elle va aller lui le demander.

– A tout à l’heure ma Salade

La petite fille s’éloigne mais Salade voit bien que l’enfant qu’elle aussi aime énormément n’a pas vu l’essentiel la corde qui la relie à l’anneau en fer de la vieille écurie. 

Lorsque Camille arrive en contre-bas de l’écurie, elle voit Paulo allongé de tout son long au sol. Camille s’étonne qu’il se soit endormis ici, alors que midi ne devrait pas tarder à sonner au clocher du village d’en bas. Elle s’approche et lui crie ouh, mais rien n’y fait Paulo ne bouge pas. Elle passe sa main sur son front et s’aperçoit que ce dernier est brûlant, elle ne sait quoi penser lorsque tout à coup elle entend parler et voit  descendre du chemin de l’alpage deux jeunes adolescents qu’elle n’a jamais vu dans le coin. Certainement des touristes qui ont fait la randonnée du pic des trois Dents. Quand ils sont à sa hauteur ils l’apostrophent méchamment:

Qu’est-ce que tu fais là? Et qui es-tu et celui-ci il n’a pas encore compris qu’il ne devait pas se mêler de nos affaires.

Camille les regarde tour à tour et se met à pleurer. Mais les garçons se moquent d’elle et ne cherchent nullement à la consoler, ils lui disent de quitter les lieux immédiatement sinon ils vont la frapper, et le plus grand élève au-dessus de sa tête un bâton de marche. Camille abandonne Paulo,  et reprend rapidement le petit chemin escarpé et se tait à propos de Salade et du bébé. Vite il faut avertir son grand-frère et ses parents. Comme Paulo dort ils ne devraient pas s’en préoccuper ses deux enfants méchants. Elle ne sait plus quelle heure il est lorsqu’elle aperçoit la voiture des gendarmes à proximité de chez elle, ainsi qu’une dizaine d’amis , ils sont tous réunis dans le champ de Papa. Et, soudain elle entend un grand cri:

-La voilà,

 

 la fillette épuisée s’effondre!

 

A suivre

 

EvaJoe le 5 novembre 2014 Copyright

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4 réponses à Une disparition étrange (version enfants)

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