Des randonneurs… ( La traversée dangereuse )

C’est en compagnie de ces deux demoiselles que je continue ma randonnée, là nous partons pour la forêt du Risoux, prochaine étape Les Rousses. Le temps qui était à la pluie continue, ce n’est pas sans mal que nous franchissons les chemins détrempés, où chaque pas devient une torture pour la plus petite de ces dames dont je ne connais pas encore le prénom. Elle souffre d’ampoules et ce sont j’ai vu, elle est vraiment mal en point, elle s’est achetée des tongs médicales comme elle dit, mais la pluie n’arrange rien. Et, comble de malchance voilà que le vent montre son bout de nez, là nous sommes courbés sur le chemin tant il nous plaque au sol. Dans la forêt à tout moment nous avons peur de ramasser une branche voire un arbre vu comme  il souffle. Tout en avançant tant bien que mal la plus âgée me propose de me rendre dans le chalet qu’elle possède sur Prémanon, situé assez près des Rousses, de là nous y attendrons une accalmie pour repartir en direction du Léman. Je suis un loup solitaire et j’hésite à les accompagner, puis devant leur insistance j’accepte, espérant toutefois ne pas m’exposer, n’ai-je as vu dans le journal que j’étais recherché. Certes je ne suis pas l’homme à abattre mais je dérange et surtout les gendarmes me mettent sur le dos un tas de disparitions non élucidées, il faudra que tôt ou tard je me présente à la gendarmerie et là je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi. Je préfère pour l’instant ne pas faire de remous, par contre si je suis en danger je ne ferais pas de cadeaux. Ce douanier m’a décrit comme une bête féroce, quand j’ai lu son récit j’ai bien entendu trouvé qu’il y avait de l’exagération. Il me gênait je m’en suis juste débarrassé, j’ai veillé toutefois à ne pas le tuer. Quand à ce professeur je ne pense pas être un assassin je lui ai tendu la main, ensuite l’autre n’a pas réussis à se préserver, je ne veux pas payer pour rien, même si j’ai des choses à me reprocher qui ne me font pas honneur, je n’assumerais pas pour ce fait divers malheureux. Ce qui me préoccupe davantage c’est la disparition mystérieuse d’une jeune femme sur Montbéliard et le cadavre d’une femme aux pieds des échelles de la mort. J’ai de suite pensé à Maud, sans faire le lien entre les deux affaires. Maud, je l’ai laissé, qu’est-elle devenue ? Et ? est-ce la présence de ces deux jeunes femmes qui me chagrine ? Où suis-je à nouveau en manque de sexe et de voir deux femmes très proche de moi m’excite à nouveau. J’observe les deux nanas, une fait assez âgée, et a un visage rébarbatif, possible qu’elle est vraiment mal aux pieds, quand à l’autre on pourrait croire que c’est sa fille, elle rit tout le temps, n’arrête pas de parler pour ne rien dire, c’est à la force saoulant. S’il n’y avait pas la vieille je pense que ce soir on passerait du bon temps. En plus je ne l’entendrais plus jacasser à raconter tout et n’importe quoi. En lui clouant la bouche par un baiser elle se tairait. Nous n’en sommes pas là, j’extrapole, si cela se trouve c’est une vieille effarouchée. Des femmes comme Maud et même Zoé on en trouve pas tous les jours, Ces deux-là ont une manière de se conduire des plus étranges, à moins qu’elles soient lesbiennes ; et bien là c’est certain je n’aurai pas de chances, pire me dis-je en riant ce sont deux repris de justice en cavale et elles m’ont reconnus. Je suis en plein délire ce doit être le mal des montagnes, pourtant je ne suis pas au Népal, ici Les Rousses culmine à 1680 mètres ce n’est pas grands choses comparé à l’Annapurna. J’en suis là de mes réflexions lorsque brusquement j’heurte celle qui marchait devant moi que ce passe-t-il ? Devant nous il y a une vingtaine de soldats qui sont en pleine manœuvre, nous ne sommes pas les bienvenus. Passé le moment de l’accueil où  leur chef nous  prend pour des demeurés aveugles, il convient que le vent à certainement déplacé leurs pancartes, car nous ne sommes pas les seuls à s’être aventurés dans la forêt du Risoux. Plus loin un groupe de personnes assis sur des billes de bois boivent un café chaud en devisant tranquillement. A notre arrivée ils rient devant notre mine déconfite, ils nous apprennent qu’ils sont tombés une heure auparavant sur un groupe d’hommes qui avait pensé qu’ils étaient la cible de la manœuvre. Personne n’accepte que nous reprenions le cours de notre randonnée, personne ne se soucie de nous, aussi ai-je la ferme intention de leur fausser compagnie. En devisant avec mon voisin, un homme aguerri à la vie, qui est comme moi un ancien chasseur Alpin, plus ancien que ma promotion, nous décidons d’un commun accord de profiter du temps qui nous est impartis pour résoudre nos problèmes intestinaux de prendre la poudre d’escampette. Je ne dis rien aux deux filles, pour lui la question ne se pose pas. Puis je n’ai aucun compte à leur rendre à ces deux péronnelles. Au moment de se rendre aux latrines comme nous l’a indiqué le plancton, nous passons tous les deux notre sac à dos, la sentinelle s’en étonne, mais nous lui confions que parfois chez les randonneurs il y a aussi des voleurs, il nous laisse donc passer. A peine arriver près des lieux d’aisance et après avoir consulté notre topo guide nous nous enfonçons dans la forêt et nous empruntons un chemin forestier qui va nous emmener sur les Rousses. Nous entendons des bruits de voitures la civilisation est à portée de mains, nous voici sur la RN 5 cela sent le bercail. Mon compagnon me suggère de faire quelques courses et compte tenu de l’heure de s’éloigner du coin qui fourmille de soldats. Pour une fois je ne prends aucune initiative je me laisse guider, ce qui aujourd’hui me fait dire que j’ai baissé ma garde et que je ne peux accuser personnes des suites qui en ont découlé. 

L’homme que je nommerais « Commandant » revient les bras chargés de victuailles, nous nous répartissons la charge dans nos sacs et prenons le chemin du Col de la Faucille. Il est déjà bien tard lorsque nous arrivons à la Combe de Faoug, d’un commun accord nous décidons de planter notre tente le long de la route, la nuit s’est passée à entendre les pneus sifflés, pensant à tout moment qu’un fou du volant allait venir nous catapulter dans notre abri de fortune. Le lendemain c’est l’odeur du café chaud venant titiller mes narines qui m’a réveillé Après l ‘avoir bu tout en grignotant des céréales et un morceau de pain reste de notre repas de la veille, nous voici fin prêt pour la Faucille, d’où nous espérons apercevoir le majestueux Mont Blanc. De là-haut me dit le Commandant nous aurons une vue à 365 °. Hélas un ennemi vient de s’inviter, le brouillard fait son apparition, nous pestons tous les deux, surtout que pour la montée au Col nous allons traverser des pâturages ce qui risque de nous faire perdre un temps fou et le pire de nous paumer. Il va nous falloir se méfier et la suite allait se confirmer comme étant une étape cauchemardesque.

 

A suivre…   

 

Commentaires

  1. On peut toujours s’attendre à tout avec ton héros, mais il est très fort pour fausser compagnie à n’importe qui !
    Voyons cette suite cauchemardesque, très vite.
    Bon dimanche

  2. J’ai tardé mais voici mon com…enfin tu va dire c’est pas trot top!
    J’aime beaucoup cette histoire (plus que la précédente) Mario est un drôle de personnage pas net net (à mon avsis) même si il c’est rachetez une conduite lors de son bref mariage…..Ces actes sont pour le moins discutable mais au moins et c’est important, il donne du piquant justement ce qu’il faut.
    Son ex n’est pas mieux ce qui en fait un couple pour le moins surprenant mais qui se ressemble s’assemble non?
    C’est ennuyeux que tu l’ai envoyer crapahuter dans la montagne, il y est bien seul le pauvre et ne peut parler qu’à peu de gens, et quand cela arrive ça dégénère vite avec lui….rire
    ceci dit il est attachant tout de même et j’espère lire bientôt que le pas si bon avis que j’ai de lui est infondé, qu’il va se sociabiliser un peu plus aussi et nous tenir des discours à n’en plus finir avec surtout du panache……a suivre donc, merci en tous cas de ta confiance et j’attends la suite avec impatience. Bisoussssss

  3. Il en fait de ces rencontres ton héros. 🙂 Les deux femmes puis celui qu’il nomme le commandant, encore des soldats, un groupe de randonneurs. Que de monde pour ce solitaire!
    Suite cauchemardesque? Oh la! vite je vais découvrir la suite
    bizzz

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