Dans la montagne…

Voilà vous en lirez plus mais au moins vous avancerez dans mon suspense….Je suis repartie du dernier mot….

et quelques jours plus tard de l’homme où de la fillette, personne ne se souviendrait qui des deux avaient eu le plus peur. Rosine savait que c’était le jeune guide, mais en fillette très polie elle se garda de ne le révéler à quiconque, du reste cela n’intéressait personne. L’homme qui partait pour une excursion au Mont Pourris fut interloqué en voyant les trois enfants, il n’exprima absolument rien, mais deux des enfants lui étaient familiers. Aussi de suite il posa les questions qui s’imposaient en découvrant à 3h 30 du matin trois enfants 

  • mais d’où venez-vous et surtout pourquoi vous n’êtes pas dans votre lit ne me dîtes pas que vous redescendez du sommet?

Rosine a dans les yeux un éclat de rire aussi cet homme a réussis à détendre l ‘atmosphère qui était plutôt pesante deux minutes auparavant:

  • Nous avons quitté le chalet de nos parents car notre grand-mère ne venait pas, et comme je connais bien le chemin je pensais descendre plus vite, mais les petits ont froid et surtout il pleut et nous n’avons pas pensé à prendre suffisamment de vêtements de pluie.
  • Je vois que vous avez des couvertures de survie, voilà des parents qui vous ont bien inculqués les problèmes que l’on peut rencontrer dans la montagne, même l’été.
  • Oui c’est depuis que notre grand-mère a passé la nuit dehors,
  • Votre grand-mère serait-ce Madame Buffat?
  • Oui, vous la connaissez?
  • Tu ne me reconnais pas, Rosine, je suis Pierre, c’est moi qui t’es initié au ski.
  • Pierre!

Rosine en entendant ce prénom sent tout son corps et son esprit l’abandonner, elle se jette dans les bras de cet homme qu’elle connait mais qu’elle n’avait pas encore reconnu. C’est encore une enfant que Pierre reçoit dans ses bras, elle sanglote, il lui caresse les cheveux, la calme, la berce, mais auparavant il allonge les deux petits garçons qui n’ont pas desserré les dents depuis l’échange qu’il a eu avec la fillette. Il sent que Rosine lui cache quelques choses, il va lui falloir beaucoup de tact pour qu’elle puisse se confier à lui.

  • Si ta grand-mère est chez toi elle va s’affoler en ne te voyant pas;
  • grand-mère est encore au village, on s’est parlé!

Pierre ne comprends pas, la fillette divague le mal des montagnes elle ne peut pas l’avoir attrapé, elle n’a pas atteint des sommets. Il lui faut éclaircir cet énigme.

  • Que veux-tu dire?
  • Nous nous sommes parlés en morse.
  • Ah oui c’est ce que nous faisions avec ton oncle Guillaume, ton grand-père nous avait expliqué, donc ta maman a aussi appris, parfois cela peut sauver, mais en montagne il y a d’autres manières d’appeler au secours, mais quand tu seras une bonne montagnarde tes parents t’apprendront. Mais que t’as dit ta grand-mère?
  • Elle rien, mais moi je lui ai dit…

Mais à ce moment-là, Rosine ne dit plus rien, elle ne peut lui raconter ce qui se passait chez eux. Mais Pierre n’est pas homme en s’en laissé compter, il veut savoir ce qui tourmente la petite fille.

  • Ecoute-moi Rosine, personne n’en saura rien, mais il vaut mieux que tu me dises ce qui s’est passé au chalet, tout d’abord où sont tes parents?
  • Papa a emmené maman à la clinique ma petite soeur arrivait;

A l’évocation des mots de Rosine, Pierre a souri, il imagine bien l’attente de l’enfant et comprend que ce qui a fait fuir les enfants c’est juste le fait que la grand-mère n’était pas arrivé, mais tout cela lui semble encore bien fragile, il doit lui manquer des éléments du puzzle.

  • Cela s’est passé à quels moments?
  • C’était vers minuit, après je me suis rendormie car mamie m’aurai certainement réveillée car elle devait prendre l’escalier situé à l’arrière du chalet, d’ailleurs j’ai bien été réveillé, mais le bruit ne venait pas de ma chambre mais de la porte d’entrée.
  • Ta grand-mère n’avait pas la bonne clef?
  • Ce n’était pas ma grand-mère!
  • Qui alors?
  • Je ne sais pas quelqu’un qui veut du mal à mon cousin!
  • Il me semblait bien que ce petit bonhomme n’était pas ton petit frère, c’est le fils de qui?
  • De mon oncle Guillaume!
  • Guillaume est revenu!
  • Oui, mais il est déjà repartis, mais là je ne peux pas vous aider je n’en connais pas la raison.
  • Mais qu’est-ce qui te fais dire que cet homme ou ces hommes étaient dangereux. C’était peut-être tes parents qui revenaient.
  • C’était l’homme de l’après-midi, un Monsieur très méchant qui m’a menacé.

Pierre est perplexe, qu’est-ce que la fillette a confiée à ses parents pour qu’ils n’emmènent pas leurs enfants chez la grand-mère, à moins que ce soit plus judicieux pour les enfants tout au moins les plus jeunes de ne pas être réveillés en pleine nuit. A moins que le fils de Guillaume soit à protéger. Toutes ces questions lui viennent à la tête, mais il ne peut avoir de réponses, Rosine semble être sur le qui vive, que sait-elle? Où qui protège-t-elle? Elle a dû écouter aux portes, enfant Guillaume le faisait souvent elle a pu faire de la même manière. Il conseille à Rosine de se rendormir, il la borde, lui dépose un bisou sur sa joue toute satinée et bronzée au soleil des montagnes. Elle est tellement épuisée qu’elle s’endort presque de suite.Puis Pierre sort de la cabane de Milou et se rend sur le chemin avec sa lampe électrique pour rassurer la grand-mère, mais un doute le submerge, pourquoi la grand-mère n’a-t-elle pas emprunté le chemin pour rejoindre ses petits enfants, encore une chose qu’il va devoir comprendre. Pour l’instant il émet des signaux en direction du village et attends, voilà en effet qu’une personne munie d’une lampe électrique lui réponds.

  • Pierre que ce passe-t-il? Les enfants sont avec vous?
  • Oui, ils sont à l’abri ne vous faîtes pas de soucis, pourquoi vous ne répondez pas au téléphone?
  • Je ne suis pas chez moi et mon portable est tombé,
  • Où?
  • Quelques mètres plus bas!
  • Mais où êtes-vous?
  • Je suis sur le balcon de ma voisine la médecin!
  • Pourquoi?
  • Des hommes se sont introduit chez moi, je les ai fuis en passant par le grenier et j’ai sauté sur le balcon en contrebas.
  • Comme faisait Guillaume étant adolescent!
  • Sauf que pour moi la latte a cédée, au fil du temps elle ne devait plus tenir, mais j’ai récupéré à temps la balustrade, mais dans ma chute mon téléphone s’est écrasé quelques mètres plus bas.

Voilà que tout cela laissait un gros malaise, qui était ces hommes qui avaient investis la maison de la mère et de la fille? Que leur voulaient-ils? Était-ce l’arrivée de l’enfant d’Afrique qui causait tout ce bazar? Des questions sans réponse, mais il allait attendre son petit frère, puis il irai récupérer sa voiture au village et emmènerait les enfants chez sa mère, mais auparavant il allait appeler ses hommes, dire qu’il était en vacance et qu’il allait avoir besoin d’eux.

  • Allo c’est Pierre, matricule 394524
  • Bonjour mon Commandant!
  • Il faut monter le plus rapidement possible sur Peisey et aussi sur les Lanches, chez Buffat et chez sa fille au chalet des Edelweis il s’est passé de drôles de choses cette nuit, mais je n’ai pas le temps de vous en dire davantage, à plus tard, j’ai trois enfants à sauver.
  • Mon commandant!
  • Oui! Qu’y a -t-il encore?
  • Chez Capucine il y a eu une naissance cette nuit, une petite fille magnifique, mais que c’est-il passé de plus grave?
  • Je vous rappelle, mais dépêchez-vous, Madame Buffat est caché sur le balcon de sa voisine, je ne sais si elle a une couverture de survie, il fait très froid en altitude, de plus il pleut.
  • C’est partis nous nous retrouverons chez Madame Buffat. 

Pierre a déjà raccroché, son jeune frère vient d’arriver, son troupeau accroché à ses basques, cette nuit il avait déserté sa cabane pour que son frère soit à pied d’oeuvre pour monter très tôt au refuge du Mont Pourris. Aussi est-il interloqué en le retrouvant sur le chemin.

  • Que fais tu là? La pluie t’as fait peur, voilà que tu hésites toi le grand alpiniste ?

Mais devant la mine sombre de son frère, le plus jeune se tait et laisse son aîné lui raconter ce qu’il sait, puis Pierre s’en va récupérer son 4×4 au village, en laissant les enfants sous la bonne garde de son frère. Il coupe au travers des près et regagne sa remise, ses clefs il les trouve rapidement et emprunte à nouveau le chemin qui mène aux Lanches mais aussi à la cabane de son frère. Pour ce genre de véhicule c’est faisable, mais il lui faudra être attentif dans la dernière portion car des marcheurs peuvent avoir démarré pour une excursion dans les environs, car pour le Mont Pourris c’est raté il est dans le brouillard et il est à peine cinq heure. Si tout va bien, il montera en fin d’après-midi au refuge et sera à pied d’oeuvre dès demain matin. Son congé va bientôt se terminer et il serai bien malheureux s’il ne montait pas sur sa montagne.

 

A suivre…

 

7 réponses à Dans la montagne…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

 

eauteur

cooltext167891793251221

La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe