Vengeance à la cadole (suite 2)

Il est mort !

Le brigadier-chef arrive flanqué d’un jeune inspecteur

Les premières constatations d’usages observés, la mort ne fait aucun doute

Décidément en deux jours, deux morts !

Le jeune inspecteur prend les choses en main

Ecartez-vous, allez faîtes évacuer

Des cris de protestations s’élèvent

Nous devons ramasser le raisin, le temps est à l’orage.

Alors éloignez-vous et que chacun vaque à son travail.

Un périmètre est installé et les investigations commencent

Des traces de roue d’une moto apparaissent,

ainsi que celles d’un tracteur,

mais ce n’est pas ce qui manque sur cette parcelle.

La pluie d’hier aurait pu les aider mais

au nombre de personnes qui ont piétinés

cela est impossible.

Le jeune inspecteur se baisse et au pied d’un cep

Découvre un petit carnet

d’une main distraite, il le feuillette

pour l’instant il ne dit rien, mais un sourire éclaire son visage

Il le glisse dans sa poche.

Il est temps d’emmener le corps mais le crime ne fait aucun doute

une large tâche de sang se trouve sur le chemin

Aucun objet n’a été abandonné.

Pourquoi le père Joseph est revenu dans la région ?

Il ne parlait plus à sa fille unique

et on ne l’a pas vu au village

Depuis au moins  10  ans. Bizarre !

Qu’avait-il découvert ? Est-ce lié à la mort du maire

Que de questions qui trouveront leur réponse

lorsque le  ou les assassins seront retrouvé.

Mais pour l’instant il leur faut avancer.

Le jeune homme n’a pas réussis à rattraper les deux fuyards

Il se demande ce qu’il a pu arriver à Joseph

Je ne vais pas retrouver mon patron

Je vais me fondre dans la nature avant qu’il ne soit trop tard.

Quant à la mère et au fils nous les retrouvons au château

château qui appartient à leur famille depuis des générations,

une aile est habitée, l’autre non, ils sont dans celle-là.

Il leur faut faire le point avant d’aller à la gendarmerie.

Mais auparavant, ils doivent donner de leurs nouvelles

au reste de la famille.

La petite dernière est au lycée à Macon, elle a un caractère impulsif

elle peut sur un coup de tête chercher à rentrer.

Il ne faut pas qu’elle soit mêlée à cette horreur.

Quant à l’aîné, il est sûrement  à l’heure qu’il est interrogé.

Maman dis-moi, qui sont ces gens et que nous veulent-ils exactement ?

Je n’en sais rien je ne pensais pas qu’il m’avait vu

La mère se tord les mains et se remet à sangloter.

Ecoute, Maman, pour papa c’est trop tard

mais nous devons nous serrer les coudes.

La mère comprend et trouve que son fils sait bien réagir.

Je vais te dire qui j’ai vu et aussi ce que j’ai compris.

Ils parlent pendant plus d’une heure

Le jeune fils est dans une colère violente

il frappe plusieurs fois le mur

Sa rage est immense,

dans son esprit tout se met en place

Je pense  Maman que je sais qui est l’assassin.

Au même moment une porte s’ouvre et laisse apparaître

l’aîné des enfants. Ah vous voilà !

Je n’avais pas compris que vous étiez dans l’aile en construction

Rapidement son cadet le met au courant,

A  son tour  il est abasourdi

les jointures de ses mains en deviennent blanche

tant il sert ses poings

Il se tait mais il sait que demain rien ne sera comme avant.

Mais pourquoi papa est-il mort ?

Oui pourquoi ?

Était-il pieds et poings liés

An non tu ne peux dire cela de ton père !

Il a toujours été intègre.

Justement c’est sûrement la raison de sa mort.

Mort pour ne pas avoir voulu entrer dans des magouilles d’une autre époque.

Des coups sourds se font entendre à la porte du château

Un regard à la fenêtre et,

l’aîné comprends en voyant la couleur bleue des gyrophares

que la gendarmerie vient d’entrer sur le domaine.

Il faut que je vous laisse, s’il y a un problème pensez à la cachette.

Et par la porte d’une antique bibliothèque Philippe disparaît.

Pendant que l’inspecteur se rend au château

le brigadier-chef a reçu un appel téléphonique de la clinique

où Hortense a été amenée

Brigadier, il faut aller au chevet de Madame Hortense

Elle est agitée et veux vous dire ce qu’elle a vue hier au soir

Il faut faire vite car nous allons la mettre sous sédatif

Son cerveau est trop en ébullition.

Faîtes vite.

Il aurait préféré inverser les rôles, mais l’inspecteur d’autorité

L’avait envoyé à Chalon sur Saône.

Dans les embouteillages il râlait

Et se demandait ce qu’Hortense avait bien pu voir

Pourvu que cela fasse avancer l’enquête.

Le voici à la porte de la chambre d’Hortense

Après avoir écouté les recommandations des médecins

Il entre dans la chambre

Hortense, appuyée aux oreillers l’attend

Ah vous voilà mon bon Jules

Ola ça commence bien, elle lui cause comme autrefois

Je vais prendre mon carnet

Il s’installe et écoute le récit saccadé d’Hortense

Hier soir j’étais en train d’essuyer la vaisselle

Il était aux alentours de 20h

Lorsque le carillon a été activé

Monsieur m’avait fait des recommandations

Ne pas me montrer mais rester

Discrètement, de là où j’étais j’ai donc vu

Qui arrivait chez Monsieur,

Ils étaient deux il y avait le père Joseph

Ah bon Joseph le père de la secrétaire de mairie

Oui tout-à-fait

Lui-même, j’ai vraiment trouvé ça étrange.

Que venait-il faire ? Il en a assez fait de dégât chez nous.

Voyons Hortense, laissons le passé où il est.

Mais Jules que venait-il faire ?

Laissons cela, dîtes-moi plutôt qui était le second

Je pense Jules que vous allez vous sentir mal

quand vous le saurez

Je mène une enquête Hortense, je vous intime l’ordre de parler

En causant ainsi il a oublié les recommandations du médecin,

Et, Hortense, se trouble de plus en plus.

Elle rougit, tousse, hoquète et en pleurant lui dit

C’était votre frère !

A suivre

EvaJoe Janvier 2014 Copyright

Commentaires

    1. Merci, j’ai toujours une longueur d’avance sur vous…Rire!

      Ecrire est aussi agréable que lire..Même si je dois canaliser mon imagination….

      Bises à demain pour la suite…

    1. Merci de trouver du vrai dans mon récit. J’essaye de rester à la fois dans mon imaginaire mais en même temps d’être bien ancré dans la réalité…

      Bisous

    1. Mais tu en as lu plus d’un seul coup que tous ceux qui me suivent depuis le début, merci de me mettre un commentaire à chacun de ce que l’on peut appeler chapitre mais ce n’est pas le cas sous cette forme.

      Entièrement d’accord pour reconnaître que de cette manière c’est plus facile à lire qu’en prose.

  1. tres bien écrit, j’adore comme tous les polars que je lis
    qui est le meurtrier??? tu vas faire combien de suites ……
    je t’embrasse EvaJoe bonne fin de journée
    joelle (ozy

    1. Heu …Tu penses que je dois m’arrêter. Après tout que j’écrive cela ou que j’écrive tous les jours des poèmes, à mes yeux c’est pareil. Sauf que pour vous, vous êtes suspendu à mes lèvres, rire! Enfin à ma plume…

      Moi je sais la fin, mais je sais qu’il faut que vous en sachiez davantage… Devinez qui est l’assassin et la raison? Rire!

      Suivre les indices…Hi hi! (même si pour l’instant il y en a peu…) quoique….

      Merci de me lire et de suivre

      Bisous

  2. Bonsoir EvaJoe,
    Le mystère s’épaissit… L’intrigue est bien menée… Je suis en suspens attendant la suite.
    A bientôt,
    Bises,
    Joëlle

    1. Bonsoir Joëlle

      Oui, et demain ce sera…..Chut je ne dis rien, tu verras….

      J’espère que le suspens est à son comble car lorsque je lis un polar j’aime bien le suspens.Ce que j’aime chez les autres je me dois de vous le donner dans mon récit.

      Bisous

  3. Bonsoir EvaJoe…il y a forcément une grosse histoire de sous, avec arnaque et peut-être aussi des histoires de cocus non ? Allez, à quand la suite ? Tu connais la fin toi ou tu vois au fur et à mesure que tu écris ?
    Pour la citation de “fais pas ci”…oui, je n’ai pas écouté mon papa…il a arrêté voilà longtemps et moi j’ai repris le flambeau de la cigarette hé hé !
    A très bientôt, je repasse demain lire la suite..allez, écris donc au lieu de dormir !!! 🙂

    1. Rire:

      Je l’ai la suite, tu l’as veux, rire!

      Et surtout je ne dors pas..Mais là j’ai arrêté d’écrire, j’ai toujours deux longueurs d’avance sur vous..Hi hi!!

      Il y a un truc ..auxquels vous ne pensez pas…

      Normal, mais chut je n’en dis pas plus…

      A demain, rire!

  4. bonsoir EvaJoe

    un écrit super bien mené nous sommes sur les traces
    après Bourel du célèbre Holmes une belle imagination
    pour une bonne enquête ..
    gros bisous..

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