Consentante.

 

 

Tu sais je t’ai vu l’autre jour

tu étais caché dans la grande masure

celle ou enfants nous jouions

tu étais mon chevalier

j’étais la belle emprisonnée

tu m’as toujours délivré

plus tard tu me couchais dans le pré

je me laissais faire

tu caressais mon corps d’adolescente

comme j’aimais tes beaux yeux verts

et tes mains de velours

nous étions insouciants

nous ne connaissions rien de la vie.

Dès que ton père a su ils nous a séparé

la fille du jardinier n’était pas une femme à aimer

toi le fils du comte de Montchanin

moi, une parvenue

toi déjà un Monsieur.

 

Il t’a envoyé à la ville

loin de la soubrette

comme ton père disait

tu es devenu un grand Monsieur

un avocat qui plaide des causes perdues

ce qui fait rire ton père

même pleurer je l’ai vu

Sais tu ce que je suis devenue?

Dans notre cachette il y a ma lettre

j’espère que tu vas la trouver

et j’attends ta réponse

Oh mon bien aimé comme je t’aime!

A présent je suis une femme

mon corps a besoin de tes caresses

je pense à toi couchée dans la paille.

J’espère dans la nuit sombre

te voir franchir cette  porte vermoulue

Tiens, elle grince serait ce toi?

 

Des jours ont passés

j’ai guetté ta venue 

mais personne n’est apparue.

Me voici à nouveau nue

dans la vieille ferme abandonnée

celle de nos jeux d’autrefois.

Soudain un bruit, je me couvre

Une lampe s’allume

je te reconnais, tu as vieillis

mais tu es toujours bel homme

je me redresse et apparaît à ton regard

nue comme Eve devant Adam

Sauvage, rebelle comme autrefois

Tu te jettes sur moi et me dévore

ta bouche impatiente se glisse en moi

tes mains caressent mon corps offert.

Oublions le passé, nous sommes adultes

et libre de s’aimer sans contrainte.

 

Nos corps entrelacés, nos souffles mêlés

aucun bruit à l’extérieur

seul le vent dans les grands arbres

Tu me pénètres comme un sauvage

tu sais que j’aimais autrefois

je n’ai pas changé tu vois.

Je gémis sous tes assauts répétés

tu me fais l’amour encore et encore

puis épuisés nous nous endormons

A mon réveil tu n’es plus là

je vois encore la trace de ton corps

sur cette couche improvisée

une lettre à mes côtés

je la tourne entre mes mains

les premiers mots dansent sous mes yeux

tu es marié, j’arrive trop tard.

Mais si je veux tu reviendras.

Un cri résonne dans la nuit, c’est le mien.

 

Je sais que lorsque tu auras lu ma lettre

tu reviendras, au moins pour cet enfant

le notre, le tien, le mien

il connait tout de toi , je lui ai dit

Il a déjà 15ans,  j’étais si jeune.

Mineur ont dit mes parents

et toi déjà un adulte, qu’importe

Reviens je t’aime, nous t’aimons.

 

 

 

Une précision, tout cela est purement imaginaire, au lieu de l’écrire sous forme de nouvelles je vous l’offre ainsi. Que chacun
mette la fin qu’il aimerai lire…

 

 

 

 

 

23 réponses à Consentante.

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