Chapitre 6 Faits troublants

Chapitre 6

Une arrivée inattendue !

 

Le soir du réveillon tout le monde a oublié les problèmes familiaux et ils ont vécu un réveillon fort réussi. Monsieur Donnât était fort amusant, il a su les distraire avec des tours de magie, des chansons de marins et des histoires plus invraisemblables les unes que les autres. Avec eux, il y avait le frère aîné de Léa, il vivait à Paris avec sa maman, la première femme du papa de Léa. Il était facétieux et poète à ses heures perdues. Il lui a offert un poème écrit sur un parchemin aux armoiries de la famille de sa mère. Il se nomme Denis et veut faire des études pour devenir avocat ou juge pour les enfants, il ne le sait pas encore. Mais les bons moments ont toujours une fin et la date du retour arrivait à grands pas. Mais elles ne repartaient pas pour la Suisse, en effet Monsieur Donnât devait les déposer à la gare de Lyon car elles prenaient un train pour une station de montagne en France. Toutes les deux savaient skier ainsi que d’autres filles de sixième, aussi elles ont eu la chance d’avoir un moniteur de la FFS, il était super beau et tout bronzé, elles en sont toutes tombés amoureuses, ce qui le faisait bien rire.

Les journées étaient riches et pleines, elles auraient aimé rester toute la vie à travailler deux heures le matin. Puis elles prenaient une collation et partaient sur les pistes jusqu’à dix-sept heures. De retour pour la douche, le travail personnel,  elles se rendaient ensuite dans la salle de jeux ou de lecture. Après le repas et une petite veillée, elles rejoignaient le grand dortoir dans lequel le dernier jour elles allaient faire une grosse bataille de polochons vertement réprimandé par Madame la Directrice qui n’aimait pas cela. Mais les autres jours il régnait dans ce dortoir un grand calme car les fillettes étaient fort fatiguées par leur journée aussi intense.

Le retour à l’internat se fit en bus affrété par l’association des parents d’élèves, ce fut un beau voyage car il avait beaucoup neigé et elles admiraient les formes en sucre blanc. D’autres ont dormi pendantpresque tout le voyage, mais Léa et France s’en sont mis plein les yeux et comme Léa avait un appareil photo, offert par son frère, elle a pris de belles photos.

Lorsqu’elles sont arrivées il était plus de 21 h, et elles sont allées se coucher. Quelle ne fut pas leur surprise de voir dans le lit en dessous de celui d’Erika, une forme allongée et assoupie, leur cheftaine arrivée avec un peu de retard n’avait pas eu le temps de les prévenir de ne pas allumer la lumière ; hélas c’était trop tard. Hirsute et en colère cette fille leur a dit qu’elles étaient de sales gamines, elle avait une voix haut perchée et elle leur a débité une foule d’insanités à faire rougir. Rapidement Erika est  intervenue, a calmé le jeu et chacune s’est déshabillée le plus rapidement possible mais à tâtons pour ne pas déranger la râleuse. C’est le surnom qui lui sera donné par France.

C’est au matin en se levant pour aller déjeuner qu’elles ont découvert qu’elle avait mis la chemise de nuit de l’été, ce qui fit rire les autres pensionnaires. Erika leur a présenté cette nouvelle,  née le même jour que France mais plus âgée d’un an et qui répondait au prénom complètement idiot de Victoire. Le fou rire a gagné toute la chambre, y compris Erika qui ne savait où se mettre. Mais Victoire les a foudroyées du regard ce qui, ma foi, les a calmées rapidement. Elle aussi avait de beaux cheveux noirs frisés, coupés courts, mais contrairement à France ses yeux étaient bruns.

En rangeant ses vêtements, France eut la désagréable surprise de voir que son armoire avait été forcée, le cadenas gisait à terre et à l’intérieur il lui manquait la tablette de chocolat qu’elle avait pensé manger avec ses copines de chambre. Elle ne pouvait se plaindre auprès de l’économe car elle aurait dû la remettre le jour de la rentrée, mais elle signala l’ouverture forcée de son armoire. Les yeux de l’économe se sont portés involontairement vers Victoire, qui a haussé les épaules et murmuré,

-qu’elles essayent de m’accuser elles vont voir

Si France l’avait entendu, l’économe était loin de s’en être rendue compte.

A la suite de cet évènement, Léa et France ont trouvé que la sérénité du pensionnat était mise à mal par différents faits qui allaient se dérouler au fil du temps.

 

Commentaires

  1. Chuuuuuut, c’est moi qui ai mangé la tablette de chocolat !

    Alors c’est ça, la voilà cette “Melle Donat” du prologue, c’est donc elle !

    Seulement, tu ne l’écris pas de la même façon, alors ?
    Dans le prologue c’est “Donat” et ici c’est “Donnât” ………………??? Mystèèèèère.

    Te laisse, suis venue en vitesse, dois filer, bises : ta fervente lectrice.

  2. Oui, elle, je veux dire Léa ….Léa Donnât ! (Ou Donat si tu t’es juste trompée dans l’orthographe !)

      1. Hum …..alors, vas lire ce que je viens de te mettre en commentaire dans le “prologue” !

  3. Pour l’instant, cela se passe plutôt bien mais je sens que cela va changer avec l’arrivée de cette intruse !
    Et le coffret que lui a confié le père, où l’a-t-elle planqué ?
    Bisous.

  4. Ah ! Ce qu’une seule personne peut changer l’atmosphère, oui, en effet ! Ouf !
    Je pense à la clé … elle ne pourra certainement pas la cacher dans cet endroit, hélas !
    J’adore ça EvaJoe !
    Bonne soirée,
    Gros bisous♥

  5. Bonjour Evajoe,

    Les belles vacances à la neige! Cela fait plaisir pour la petite France à qui tu en as fait voir de toutes les couleurs! 🙂 Mais je sens que les problèmes reviennent avec l’arrivée de cette “Victoire” si ombrageuse. Le mystère se Corse comme dirait Napoléon ( oui, elle est mauvaise, je te l’accorde) 🙂
    Gros bisous
    😉

    1. Coucou

      Je ne vois pas tes commentaires sur le prologue, j’espère que tu l’as lu….
      C’est ce qui tient en haleine voir en questionnements…..Rire!

      Merci de ta visite

      Bises

  6. Victoire ne chercherait-elle pas le “trésor” ? Elle arrive juste derrière cette remise à France. Hum, hum, quel est le lien entre les deux familles et surtout entre ces filles car, à part la couleur des yeux …
    Bisous.
    Vu l’heure, j’attendrai cet après-midi pour lire la suite.

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