Suite 10

Pendant ce temps dans les locaux de la gendarmerie il y a une âpre discussion entre les gendarmes du village et ceux du Puy, enfin celui du Puy car à part sa femme qui n’est pas gendarme, il est venu seul. Le juge lui a donné carte blanche, il est donc seul capitaine à bord, les autres sont sous ses ordres, ce qui du reste fait râler le Brigadier-chef qui n’aime plus être commandé. Mais le jeune inspecteur s’en rends compte rapidement de la mauvaise volonté du brigadier-chef, et, au lieu de se le mettre à dos, il lui fait une fleur.

–       Mon brave ami vous allez enquêter et relever tout ce qui vous parait suspect dans la mort de cet inconnu que vous prenez pour le Comte, mais j’ai entendu dire que vous émettiez quelques doutes, car à part la montre semblable à celle du mort d’il y a 11 ans, son visage est bouffis, et, il n’a pas la prestance du Comte que nous avons tous connus ; mais en 10 ans on peut changer, la preuve, regardez-moi, j’étais un vaurien, je suis inspecteur.

L’inspecteur émet un rire en cascade suivis de nombreux autres, cela détends au moins l’atmosphère qui était fort crispé. Puis il est temps de passer aux choses sérieuses. Un plan est étalé sur la table et l’on met des points de repères sur la direction qu’aurait pu prendre le mort. Cela les amène aux abords de la forêt, ce qui fait dire au brigadier que son fils et ses copains ont pu croiser le malheureux voire aussi l’assassin. Il ne s’est pas suicidé car il portait un hématome sur la tête, il n’a pas pu se le faire en tombant du pont. Qui a bien pu le jeter dans la rivière ou bien a –t-il essayé de fuir son assassin, en  s’échappant par la rivière, et qui sait possible qu’il est pris un malaise et ce soit noyé. Tout au moins c’est l’hypothèse de l’inspecteur confirmé en tout point par le brigadier-chef.

Mais cela ne leur dit pas qui est le mort, l’inspecteur armé d’un appareil photo a tiré le portrait du mort, et ils vont faire du porte à porte pour voir si un villageois ne le reconnaîtrait pas. Il met une récompense si on lui permet d’avancer cette enquête. C’est l’aspirant et un des sous-officiers qui vont s’en occuper. Puis le brigadier-chef va enquêter sur la mort de Madame Petiot et l’inspecteur s’occupera personnellement de la disparition de son frère, mais auparavant il va rencontrer les deux gamins qu’il vient de faire appeler. Car si comme le dit le père Viricel, le brigadier-chef ils ont vu beaucoup de choses mais ils se sont concertés pour ne rien dire. 

–       Ah vous voilà ! Mais qui êtes-vous ?

–       Le directeur d’école m’a demandé d’être l’avocat du petit Petiot, quand à votre fils je le prends sous mon aile avec votre accord Monsieur Viricel.

–       Si ces derniers n’ont rien à se reprocher, ils iront vite rejoindre leurs copains d’école, mais il ne faut pas qu’ils nous prennent pour des imbéciles. Tant qu’ils diront la vérité, ils n’auront pas de problèmes avec la justice, faîtes-le bien comprendre à vos clients Monsieur l’avocat.

–       Bon, Monsieur Paulo Viricel, entrez-donc ?

–       Paulo ? Avez-vous bien compris ce que j’attends de toi, j’aimerais que tu aies l’honnêteté de me dire ce que tu as fait au cours de la nuit dernière, où es-tu allé ? Etais-tu avec Jules ? Je t’écoute, à moins que ce soit ton avocat qui prenne la parole.

L’avocat et le jeune Paulo se concertent du regard, et Paulo après un moment d’hésitation narre à l’inspecteur et à son père qui prends des notes ce qu’ils ont fait cette nuit-là. Mais il cache le fait qu’ils sont allés au château, si Jules veut en parler ce sont ses affaires, lui ne veut pas être mêlés à cette boucherie. Il va en rêver toutes les nuits. Alors ce n’est pas le moment d’en rajouter. L’inspecteur lui demande s’il sait quelques choses à propos de la disparition d’Aubin.

–       Non, je n’étais pas avec Aubin, seul son petit frère y était, et c’est Jules qui a trouvé le petit Jean, il m’a dit qu’il était évanouis.

–       Bon, tu vois Paulo ce n’était pas difficile de dire la vérité, tu vas remplacer Jules sur le banc et si ce que dit Jules correspond avec ce que tu m’as dit, vous pourrez repartir en classe, dans le cas contraire, j’aviserais.

–       Oui, Monsieur l’inspecteur, mais je vous ai dit la vérité.

Le pauvre Paulo se sent rougir jusqu’à la racine des cheveux, son corps est glacé et il se met à trembler. Mais son père intervient en disant que c’est trop d’émotion pour un gamin de son âge. Ouf ! Cela évite à Paulo d’autres questions que n’aurais pas manqué de lui poser l’inspecteur, il lui semble le connaître, il ressemble à quelqu’un, mais à qui ? Jules est fort physionomiste, il saura le lui dire. Puis c’est au tour de Jules, pourvu qu’il corrobore ses dires, mais que va-t-il dire pour sa mère, il n’en n’a pas reparlé avec lui, il attend, il verra bien.

–       Bonjour Jules, dis-moi ce que tu as fait pendant la nuit dernière, vu que le brigadier Viricel dit que vous avez été absents plus de six heures, vous êtes allés à la maraude ? Qu’avez-vous fait ? Raconte-nous ?

Pour l’instant il fait la description de ce qu’ils ont fait la nuit dernière, ce que lui a fait personnellement dans la ferme de son beau-père, qu’il s’est bien vite aperçu que sa mère n’était pas là, qu’il s’est demandé où elle était, et il leur dit avoir pensé que son bébé était né, mais qu’il y avait eu une complication, vu qu’elle ne dormait pas  dans son lit. Pour son beau-père ne pas le voir ne lui avait fait poser aucune question, car souvent la nuit il mettait des collets, et dormait pas souvent chez eux. Il avait une cabane proche de la Croix du détour, et parfois sa mère le récupérait là. C’était mieux pour lui, car cela lui évitait d’être frappé. L’inspecteur lève les yeux sur Jules et lui demande :

–       Ensuite, tu es allé au château, pour quelle raison ?

Il voit un moment de panique dans les yeux du gamin, aussi il se garde bien de lui crier après, au contraire il lui dit que sa sœur Marie Caroline serait fière de son petit frère à le voir aussi grand et capable de dire la vérité à son mari. Le regard de Jules s’assombris, l’inspecteur serai donc le mari de sa sœur. Pour une nouvelle s’en est une. Mais alors qui est l’inspecteur ? Et sans se démonter il apostrophe ce dernier.

–       Qui êtes-vous Monsieur mon beau-frère je vous connais ?

–       Oui, Jules je suis le frère aîné de ton camarade Aubin ;

–       Aubin ! Là je peux vous dire ce que je sais le concernant.

–       Dis-moi tu, je suis à la fois le grand-frère d’Aubin et le tien puisque j’aime ta sœur.

L’avocat refuse que Jules le tutoies et lui conseille de rester de l’autre côté de la barrière, et non comme de la famille de l’inspecteur. La loi et rien que la Loi, il n’y a que cela qui l’intéresse. L’inspecteur, pris en faute, grimace mais se tait. Le brigadier prend bonne note des déclarations de Jules, mais il est certain qu’il en sait plus concernant la mort de sa mère. Ils doivent tous les deux cachés autres choses, mais comment le découvrir ? Ils sont à la fois respectueux, mais ils doivent avoir peur de se faire kidnapper, aussi le brigadier ne dit mots, et laisse repartir les deux jeunes adolescents. Il fera sa petite enquête lui-même.

Mais revenons au moment où dans la forêt Aubin a hurlé

 

( Je ne voyais pas où arrêté mon texte, aussi je le fais au milieu d’une phrase, désolée…)  A suivre

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