Troublante histoire / C

Les Carmagoles (4/5)

 

  • Ton arrivée inopinée est un soulagement, car je ne l’aurai pas vu et jamais je n’aurai su que l’on s’introduisait chez moi en mon absence.
  • Je pense que c’est une coïncidence, as-tu vu de qui il s’agit  ?
  • Non ? Nous la connaissons ?
  • Oui, nous l’avons rencontrés lors de la visite du logement de Steph .
  • Ah c’est donc la concierge, mais alors la nôtre doit être en cheville avec elle, car pour s’introduire chez moi il faut tout de même en posséder la clef. Fouille là !
  • Tiens la voici ta clef, mais elle doit avoir de sacrés secrets elle a deux téléphones, un qui est sur vibreur dans la poche de sa veste et l’autre dans son sac mais celui-ci est éteint. Appelle la concierge on va la faire parler, elle doit bien connaître la raison de sa venue ici.

 

Me faire parler demande  Rose, qui ne voyant pas revenir son amie a pris l’ascenseur. Oh mais vous avez tué cette dame ?

  • Vous la connaissez ?
  • Non mais je l’ai déjà rencontré pour une formation de concierges.
  • Et cela vous a donné le droit de lui confier ma clef, qu’est-elle venue fureter chez moi, que cherche-t-elle ?
  • Elle avait appris l’existence de vos toiles et avait envie de les voir, ce n’était pas bien grave, et elle n’était pas censé rester fort longtemps. Or cela fait plus de deux heures qu’elle est chez vous, aussi je suis venue aux nouvelles, je pense que l’on ferait bien d’appeler la police, vous pouvez toujours dire qu’elle est entrée dans votre appartement en votre absence. De plus elle est évanouie depuis pas mal de temps nous devrions appeler le SAMU.
  • Le SAMU vous voulez rire, je vais la réveiller, et aussitôt dit, aussitôt fait, il verse un seau d’eau sur la pauvre concierge qui éructe, tousse, éternue et se relève.

La pauvre femme semble hébétée, ne se souvient de rien, mais rapidement le mentor la colle sur une chaise et lui demande d’un ton virulent :

  • Que faisiez-vous chez moi ?
  • Moi ?
  • Oui, je ne vois personne à qui demander la même chose, que faisiez-vous chez moi en mon absence.
  • Je ne sais pas, je ne m’en souviens plus. Qui êtes-vous ?

Le peintre et la jeune fille ne sont point dupe, mais en l’état actuel des choses il va falloir se débarrasser de cette importune et le plus tôt sera le mieux. Ils poussent les deux femmes dans l’ascenseur et referment leur porte. Enfin ils sont seuls, pendant que les deux femmes descendent ils fouillent attentivement leur appartement et ne constatent aucun vol. De toutes façons elle n’aurait pu l’emporter ni le cacher, ils étaient arrivés à temps.

Pendant ce temps dans l’ascenseur, les deux concierges s’esclaffent, Marie leur a joué la comédie, mais Rose a des doutes sur la gentillesse inhabituelle de son locataire. Elle ignore ce que Marie a découvert dans les papiers du tué. Cette dernière doit être discrète sinon elle va attirer les regards de la police. Et, là n’est pas son but, elle aimerait bien récupérer cette somme rondelette pour se faire une existence dorée et pourquoi pas ne pas acheter une petite maison en bordure de sa rivière chérie. Elle ne pense pas un instant que cet argent ne lui revient pas. Elle quitte rapidement Rose et se rends dans une pharmacie pour récupérer des médicaments contre la douleur car elle a un tenace mal de tête et a envie d’être au calme pour réfléchir à ce qu’elle doit faire.

La nuit est plutôt calme jusqu’à ce cri glaçant qui résonne à nouveau dans la cage d’escaliers, personne n’ose ouvrir sa porte, car ils ne savent qui a crié et surtout qu’est-ce qu’il s’est passé. Seul le Monsieur du premier entrouvre sa porte, descend l’escalier en colimaçon et voit allongé de tout son long leur concierge, elle a une vilaine plaie à la tête mais elle gémit, elle n’est donc pas morte. Vite, il appelle les pompiers et attends auprès d’elle. Ses paroles sont indistinctes mais il entend le peintre est revenu, on va tous y passer, le septième a la réponse, les carmagoles c’est leurs fautes, cela lui semble fort compliqué, il lui conseille de se taire car il lui semble qu’elle s’agite davantage.

Les pompiers l’emmènent et chacun reprends ses occupations jusqu’à l’arrivée de la police. A part le cri de la concierge personne n’a vu d’inconnu, du reste la loge est restée grande ouverte et il faut bien constater les dégâts c’est un cambriolage qui a mal tourné, les pièces sont sans dessus dessous. Il faudra attendre que la concierge soit en état de répondre pour savoir si on lui a volé quelques choses. Mais ce qui intrigue le petit neveu c’est la mise en scène qui ressemble à celle du mort d’il y a trois jours. Mais ouf sa tante est vivante, un peu sonnée, mais elle sera bientôt remise sur pieds, dans la famille on a le crâne solide. Ses chefs ne lui ont pas demandés d’aller l’interroger mais il veut faire preuve de zèle et qui sait il en apprendra plus que si c’est un interrogatoire officiel.

Il attends dans le couloir car sa tante est allée passer une radio, il n’y a personne en faction devant sa porte, donc il ne leur semble pas que ces jours soit en danger sinon il y aurait un collègue se dit-il ?

Enfin la voici, elle a meilleure mine qu’il y a quatre heures, elle semble contente de le voir, elle lui sourit, elle a repris ses couleurs.

  • Mon petit je ne suis pas encore morte, tu venais t’en assurer,
  • Toujours le mot pour rire tatie ;
  • Je ne vais pas me lamenter sur mon sort, mais viens j’ai quelques choses à te dire.

Qu’a donc comme secret sa tante, car il faut se rendre  l’évidence elle a une tête qui en dit long, mais que va-t-il découvrir et pourrait-il le garder pour lui ? Il avisera selon les révélations qu’elle va lui faire.

Une fois allongée, la tête bien calée dans des oreillers, sa tante lui parait beaucoup plus fragile, mais ce n’est pas l’idée qu’elle va lui donner en l’écoutant lui révéler des secrets qui pourraient faire bondir l’enquête.

  • Approche-toi le plus près possible, je veux que personne n’entende ce que j’ai à te dire. Mais fais-moi la promesse d’enquêter de ton côté et de ne rien dire à ton chef, le fils de Jules qui ne m’a pas trouvé à son goût quand j’étais jeune. Éric tombe des nues, son chef est le fils du meilleur ami d’enfance de sa tante, il n’avait pas remarqué que le nom était le même que Jules Deschamps. Pourtant son père et son cousin en parlait souvent du Jules, sa tante est une maline et elle voit tout ce que personne ne voit, elle fait attention à tous, cependant elle ne l’a croisé que l’autre jour comment l’a-t-elle découvert que c’était le fils de Jules. Ce n’est pas maintenant qu’elle va le lui raconter, il faut passer aux choses sérieuses, notamment le meurtre du petit Carmagole.
  • Une heure plus tard, Éric est inquiet sa tante est une drôle de bonne femme, elle détient des secrets énormes, elle est en danger si cela venait à se savoir, le pire c’est qu’elle fait n’importe quoi, aller s’introduire chez un suspect, qu’elle n’a pas daigné signaler à la justice. Et maintenant le voici au courant, il joue sa plaque, elle est marrante la tatie, elle rêve, il est obligé d’en faire part à ses chefs sinon il sera radié. Mais comment s’y prendre sans qu’ils aient l’impression que sa tante leur a caché des indices importants. Il lui faut prendre du recul et réfléchir.

Dès que sa femme a eu vent de ce que sa tante lui avait dit, elle l’a poussé à en rendre compte à ses supérieurs, il s’est rendu chez son chef et lui a exposé ce que sa tante avait dit dans son sommeil, auparavant il avait expliqué à sa tante qu’il ne pouvait pas faire autrement, aussi c’est ensemble qu’ils avaient mis ce stratagème en place.

Dans un sommeil comateux cette dernière lui avait laissé entendre qu’elle avait découvert des indices importants au cours de l’après-midi, raison pour laquelle elle avait osé aborder le mentor de l’ex copine à son locataire. Pour son chef cela tenait la route bien que l’histoire était fort embrouillé, mais cela tombait sous le sens vu que la dame était dans un état second. Mais quand ils décidèrent d’aller interroger la concierge, celle-ci était dans un coma beaucoup plus profond, ce qui allait retarder les investigations. Cela n’allait pas dans le sens du commissaire, les médecins semblaient perplexes, Madame Tiberotte n’avait rien qui laissait penser que sa blessure fut si grave, mais elle n’avait aucune réaction à tous les stimuli qu’ils avaient mis en place. Etrange ! Selon une infirmière elle avait paru agiter après avoir reçu la visite de son neveu, or de neveu elle en avait qu’un seul c’était Eric, qui était venu la voir et qui s’était fait passer pour son neveu ? A la description personne ne sut dire qui était cet individu, il aurait fallu le témoignage de Rose ou de la malade, pour comprendre que c’était Mr Fouchet.

6 réponses à Troublante histoire / C

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

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