7/ L’inconnue de la berge !

Un des gendarmes de la Brigade d’intervention avait réussi à rejoindre la jeune femme du bus, plutôt que de la contraindre à le suivre il avait préféré voir où ses pas le conduiraient, tout en gardant une distance respectable entre elle et lui, il avait informé ses chefs pour voir quelle marche suivre. Il fallait suivre la jeune femme jusqu’à son habitation et il devait rentrer, il était fort tard et ce n’était pas le moment d’alarmer ces gens ils avaient suffisamment de chagrin avec la disparition de l ‘une des leurs, cela ne servait à rien de débarquer cette nuit chez eux. Lorsque la jeune fille avait rejoint la communauté du voyage le jeune gendarme en avait informé son chef mais ce dernier était resté sur ce qu’il avait décidé dans les minutes qui avait précédé sa découverte. Maintenant retour à la grande maison il voulait assister à l’interrogatoire feutré de la fille du Colonel. Derrière la vitre sans tain, ces collègues riaient, Olga n’avait pas sa langue dans sa poche, mais elle ne leur avait rien appris qu’ils ne connaissent déjà. Sauf qu’elle avait dissimulé la demande farfelue du soi disant frère qui réclamait le compte rendu de l’autopsie ainsi qu’un morceau du tailleur de la jeune inconnue. Ce n’était pas le compte rendu qui les interpellait mais plutôt le morceau du tailleur. Du coup l’un d’entre eux a dû aller récupérer le tailleur rose afin de l’examiner plus attentivement, possible qu’il recèle un secret que le médecin n’ai pas vue. Pour Olga c’est le retour à la surveillance rapprochée, au vu des faits et du kidnapping il n’est pas question qu’elle soit libre d’en faire à sa tête comme d’habitude. Puis elle a besoin d’une infirmière et de cette manière la jeune gendarme mise à sa disponibilité pourra à la fois la surveiller et lui accorder les soins dont elle a besoin suite à sa blessure par balle. Il n’est désormais plus question qu’elle retourne travailler, pour l’instant le médecin  de l’Institut est finalement sorti du coma, quand il sera entièrement guéri il pourra reprendre sa place, d’ici là on aura résolu le mystère qui plane sur cette jeune inconnue.

Olga se retrouve sous surveillance rapprochée sans sa collègue ni sa mère dans un appartement qu’elle ne connait pas sous la garde d’une jeune gendarme qui n’a pas l’air contente d’être obligée de la surveiller. Olga ne la regarde pas, elle se fiche que ce soit elle ou un mec. Qu’importe elle se sent prise au piège comme enfermée dans une prison à cause de malfrats qui cherchent à s’emparer d’elle. La flic comme désormais elle va l’appeler lui a donné une chambre avec salle de bain et elle a pris l’autre avec une douche. Olga a refusé le repas proposé et est allée se coucher épuisé par les événements, sur le coup de 5 h du matin elle a entendue grésiller une radio, un échange rapide s’en est suivi, en collant l’oreille contre la porte de sa chambre elle a entendu la fic dire qu’elle allait voir si elle dormait et qu’elle était d’accord pour les rejoindre. Le cœur d’Olga n’a fait qu’un tour, elle s’est précipitée dans son lit et fait mine de dormir. La porte s’est entrebâillée, la flic est entrée si Olga avait dormi d’un sommeil profond elle n’aunait pas réussi à la réveiller tant elle marchait silencieusement à croire pensa-t-elle  qu’elle survolait le sol. C’est quand elle s’est penché sur elle qu’elle a su qu’elle avait traversé toute la chambre, elle s’est retenue pour ne pas sursauter. L’autre convaincu de son sommeil profond est allé rendre compte à son supérieur, et ce dernier lui a dit de sortir sans faire de bruit, mais auparavant elle a griffonné un mot sur la table pour elle, et quand Olga a entendu qu’elle était enfermé à double tour elle s’est habillée et s’est rendue dans la salle commune, a lu le mot écrit à la hâte :

  • « Olga je serai de retour vers 9 h je vous apporterais des viennoiseries, ne cherchez pas à vous sauver un homme est en faction devant la porte, du reste cette dernière est fermée à triple tour. »

Mais Olga s’en fiche royalement à la fois de ces viennoiseries et aussi du type en faction devant sa porte, elle a à sa disposition la radio de la flic, et ça c’est beaucoup plus intéressant, elle va savoir ce qu’il se passe. Elle connait la fréquence sur laquelle son père se trouve, bien entendu elle ne le lui l’a jamais dit. L’autre en partant n’a pas éteint sa radio mais elle a changé de fréquence, elle doit ne doit pas se méfier d’elle sinon elle aurai emporter sa radio. Rapidement Olga trouve la fréquence et elle est stupéfié par ce qu’elle entend, il y a une descente de police sur un camp de gens du voyage où hier au soir s’est rendue sa voisine de bus. Mais elle entend les jurons des premiers qui atteignent le camp;celui-ci est vide il n’y a pas de caravanes, ils ont déguerpis pendant la nuit aux dires d’un pécheur qui a passé la nuit sur les bords de Seine. Il a été réveillé sur le coup des trois h du matin par un va et vient incessant de voitures. Il a attendu que les bruits s’estompent et armé d’une lampe électrique il a jeté un œil sur ses voisins, ces derniers avaient mis les voiles en une nuit. Il leur dit qu’ils étaient là depuis au moins six mois, ils avaient échangés des banalités mais ils ne devaient pas repartir de si tôt ils avaient le droit d’être là, la mairie leur avait délivré une autorisation.

Olga remet la fréquence comme elle l’ a trouvé et se rend dans sa chambre, car depuis dix minutes plus personne ne discute. la brigade a elle aussi quittée les lieux et ils vont aviser tous ensemble, elle n’en saura rien, à moins que la flic lui en fasse part.

Un briefing a lieu dans le bureau du Colonel toutes les hypothèses sont envisagées  concernant la fuite de la tribu de l ‘inconnue du bus. Possible que les kidnappeurs soient revenu les affolant et craignant pour leur vie ils avaient préférés s’en aller. Mais un groupe aussi important d’une dizaine de caravanes ne pouvaient pas passer inaperçu dans la capitale, aussi tout était passé minutieusement au crible depuis une heure lorsque un appel téléphonique en provenance de la Nationale 10 les avait averti qu’un campement sauvage s’était établi à proximité de cette dernière. Mais après un contrôle minutieux de chacun des adultes il faut bien se rendre à l’évidence que la jeune femme ne fait pas partie de cette communauté et c’est certainement une coïncidence si ceux-ci sont arrivé dans le mémé temps sur ce lieu interdit aux gens de passage. Il leur ai demandé d’où ils viennent et devant leurs explications confuses ils prennent les noms du chef et repartent après leur avoir intimé l’ordre de quitter les lieux le plus rapidement possible. Le Colonel quand il entend les explications de son second met en place une planque, cela lui semble trop beau pour qu’il n’y ai pas anguille sous roche.

Pendant plus de deux heures rien ne se passe puis, soudain il y a un va et vient le long de la Nationale, une voiture puis une seconde arrive, s’arrête, un homme descend de chacune des voitures, ils attendent quand survient une voiture tirant une caravane, tous montent dans la Mercedes et se rendent dans le camp. Avec ces jumelles le second du colonel voit descendre trois hommes, le chauffeur de la Mercedes et ceux qui sont monté dans la voiture depuis la Nationale, l’un d’entre eux ouvre la portière et une jeune femme en descend. Au vu de la description faîtes par Olga c’est bien la soeur de la morte, il lui faut informer son chef ce qu’il fait aussitôt. Il est décidé de ne pas bouger jusqu’à ce qu’ils bougent. Le second a suffisamment d’hommes il peut appréhender la jeune fille, par contre il ne faut pas y aller avec des matraques il faut faire cela en douceur. Par contre où a pu se rendre la jeune fille et pour quelles raisons sont ils sur la défensive, ils semblaient ce matin sur le qui vive et inquiet. Dans quoi se sont ils fourrés, on peut les protéger mais ils ne le feront que sous la contrainte de ça il en est certain.

 

Lorsque la flic est apparue Olga était prête à déguster ces viennoiseries, mais hélas la jeune femme ne lui les avait pas apporté ce qui fit dire à Olga en la toisant :

  • Vous vous payez bien ma tête.
  • Pourquoi me dîtes vous cela ?
  • Ne me prenez pas pour une idiote je vous ai entendu partir et j’ai compris qu’il se passait quelques choses.

Elle voit le regard de la flic se fixé sur sa radio, Olga ri intérieurement.

  • Je l’avoue j’ai cherché la fréquence mais je n’y connais pas grands choses et je n’ai rien entendu, allez souriez je n’en dirai rien à mon père à condition que vous alliez me chercher des croissants.

Puis elle ajoute devant la mine déconfis de la jeune flic :

  • Venez je vous ai préparé du café et j’ai trouvé du pain frais à la boulangerie d’en bas.

A nouveau la flic se sent gênée mais elle comprend que c’est le  gendarme en faction qui a dû lui l’apporter ce dont lui confirme Olga. La matinée s’étire et rien de se passe jusqu’à ce que la flic reçoive un appel téléphonique elle demande à Olga d’aller dans sa chambre et d’en refermer la porte.

  • On dirait que vous avez des secrets à la brigade, je ne vous gênerais pas, laissez moi là avec vous.

L’autre ne veut pas mais elle ne peut la contraindre aussi sans rien dire à personne la flic cherche la fréquence de la radio et  accepte qu’Olga entende tout en espérant que cette dernière ne lui apportera pas d’ennuis car il en sera fini de sa carrière.

Au début il y a comme un gros grésillement mais petit  petit elles entendent ce qu’il se passe.

  • On a rien fait laissez nous

Il sen-suit comme une grosse bousculade, des cris, et un coup de feu se fait entendre. Puis plus rien un grand silence, la radio n’émet plus rien et le téléphone de la flic reste muet personne ne l’appelle.

 

A suivre …

 

6 / L’inconnue de la berge !

Elle est jetée comme une poupée de chiffons sur le siège arrière, sa tête heurte un corps, aussitôt on lui met un sac  sur la tête, rapidement elle étouffe et essaye de crier, mais peine perdue on lui appuie davantage dessus et on lui intime l’ordre de la fermer. Puis soudain elle entend :

  • Dépêche toi de rattraper l’autre idiote, il nous faut les deux.
  • Les deux sœurs ?

Elle entend un tonitruant éclat de rire;

  • Tu sais bien où se trouve l’autre ?
  • Evidemment à la morgue, mais pourquoi s’embarrasser de celle-là
  • Tu as bien vu qu’elles se parlaient, il est préférable de la soustraire  à la vie, elle serai capable d’aller à la police leur raconter je ne sais quoi.
  • A la vie? Tu veux la tuer ?
  • Roule !

Pendant quelques instants Olga n’entend plus rien, puis une bordée de jurons sont éructé par l’un de ses ravisseurs. 

  • Allez descends dépêche toi de la rattraper elle vient de s’enfiler dans ce couloir étroit, je me demande ou  il va, allez grouille toi fainéant.
  • Quoi fainéant moi, tu me prends pour qui? C’est toujours moi qui me colle aux courses poursuites et au sale besogne. Vas y si je suis un gros lard et fainéant.

Au même moment les deux hommes s’aperçoivent qu’ Olga vient de s’extirper de la voiture, elle n’a pas les mains attachées, elle a juste une cagoule sur son visage, qu’elle ôte assez rapidement. Elle sait où elle se trouve, elle connaît la traboule par lequel la jeune femme s’est enfuie, mais elle va éviter d’aller du même côté autant les faire se séparer. Elle les entends se disputer, et elle met quelques mètres entre eux et elle. Vite tout en courant elle sort de la poche de son sweater son téléphone portable, elle l’ouvre car il était éteint et appuie sur la touche qui la met de suite en relation avec son père Elle ne dit rien mais continue de courir. Dans son autre poche elle sort ses écouteurs, branche son téléphone et parle rapidement :

  • Papa je viens d’échapper à mes ravisseurs je suis rue Michelet, donne moi un endroit pour que je puisse me cacher;
  • Je sais que tu as été kidnappé on t’a suivis, mais perdu ta trace lorsqu’ils ont accélérés, dirige toi vers l’impasse des hommes morts, tourne immédiatement à gauche pousse la porte du petit bistro et demande Monsieur Paul. 
  • La jeune femme qui était avec moi dans le bus est la soeur de la jeune morte. Elle est allée dans la traboule de ce quartier de Paris où les habitants sont tous de Lyon, vous devez pouvoir la récupérer à l’autre bout. Elle est en panique totale.
  • On s’en occupe.

Olga continue de courir, derrière elle, elle entend un souffle, une toux, mais l’autre ne sait pas ou elle va et il devrait passer tout droit, mais il lui faut accélérer sa course si elle ne veut pas le voir surgir brusquement à ses côtés. Au même instant elle entend une détonation, la balle lui effleure le bras . Elle accélère et tourne brutalement dans l’impasse des hommes morts, elle voit un bistro et tourne à angle droit comme son père lui l’a indiqué, devant elle une porte en bois bleue, elle la pousse, une fumée opaque se dégage de l’arrière, un homme avec une boucle d’oreille s’approche et lui demande ce qu’elle veut:

  • Monsieur Paul je cherche Mr Paul
  • Que lui voulez-vous?
  • Je le lui dirai  en personne.
  • Asseyez-vous je vais le chercher.

Il essuie avec une serviette de table d’une couleur douteuse un vieux tabouret et lui dit d’attendre. Les minutes sont longues lorsque l’on sait que l’on a un tueur qui peut à tout moment vous retrouver. Soudain la porte du bistro s’entrouvre et un homme, jeune apparaît. :

  • Je suis Monsieur Paul

Olga hésite, elle le trouve trop jeune. Lui ‘en rends compte, souri et lui dit :

  • Votre père vient de me téléphoner, il m’a dit Olga ma fille a besoin de toi tiens toi prêt. Cela vous rassure Mademoiselle?
  • Oui

L’émotion est tellement forte qu’elle doit s’asseoir à nouveau, puis elle se met à sangloter, Mr Paul attends, puis quand il voit que les larmes se tarissent il lui offre un mouchoir, elle se mouche, se tapote les yeux, esquisse un sourire et se met à trembler quand elle s’aperçoit que du sang s’écoule de sa manche.

Mr Paul se précipite vers elle, lui remonte sa manche et voit un petit trou dans son bras, il comprend de suite que la balle  est dans le bras de la jeune fille. 

  • Ne bougez pas, je reviens;
  • Où voulez-vous que je parte?

Quelques secondes tout au plus s’écoulent qui lui paraissent une éternité, puis Mr Paul arrive avec une trousse de secours assez volumineuse; Il en sort un champ stérile qu’il pose sur une table, puis fait quitter son pull à Olga, relève délicatement son chemisier et commence une opération délicate qui consiste à lui ôter la balle qui a traversé son chemisier, son sweater pour atterrir dans son bras, elle s’étonne de n’avoir rien ressenti.

  • Vous étiez en train de courir ?
  • Oui
  • Cela arrive parfois que l’on ai juste l’impression d’entendre siffler la balle, et pourtant dans votre cas elle s’est bien logée dans votre bras. Je vais vous la retirer et j’espère qu’elle parlera.

Olga trouve que ce Monsieur Paul parle comme un policier, étrange, que ait-il dans ce bar miteux. Il doit s’apercevoir qu’elle se demande bien qui il est, mais lui devance sa demande et lui dit :

  • Moins vous saurez qui je suis mieux cela vaudra pour tout le monde.
  • Je ne cherche pas à savoir qui vous êtes, je trouve que vous faîtes plus partis de la maison que  barman dans ce troquet.

Monsieur Paul éclate de rire mais ne cherche pas à reprendre la conversation. C’est à ce moment que son père arrive, ils ont cerné la rue mais ni les deux kidnappeurs ni la jeune femme ont été retrouvés, Olga espère que la jeune femme n’a pas été récupéré par les malfrats.

Son père a plutôt l’air mécontent il le lui ait savoir rapidement.

  • Olga tu as vraiment le don pour te mettre dans les affaires louches, qu’avais tu besoin  de te lancer à la poursuite de cette jeune femme. Décidément il va falloir que je t’enferme comme lorsque tu étais enfants et que tu essayais de résoudre tout ce que tu ne comprenais pas.
  • Mais Papa !
  • Il n’y a pas de papa ici je suis le colonel et tu vas m’obéir un point c’est tout. Je t’emmène à l’hôpital on va te recoudre et ensuite tu répondras aux questions d’un de mes hommes, ensuite nous aviserons .

Pendant que se déroulait ses faits, la jumelle de l’inconnue de la berge s’était comme nous l’avons dit engagé dans une traboule face à la rue des Hommes morts. Elle connaissait bien le coin puisqu’elle y habitait.  Après avoir jeté un  coup d’œil  à gauche et à droite, elle avait poussé un portail gris qui donnait sur un terrain vague, avait couru et rejoint les siens qui vivaient dans des caravanes en bordure de la  Seine. Elle s’était précipitée vers Jo le chef de sa tribu et lui avait fait part de ce qui venait de se passer, aussitôt une expédition punitive avait été préparé. Jo était persuadé que les deux hommes la rechercheraient  dans les jours prochains, il avait leur signalement. En ce qui concernait Olga, elle l’avait décrite à son oncle. Ce dernier la ferai rechercher, il avait un réseau d’amis assez important et il trouverait surement la raison pour laquelle elle était intéressé par la soeur jumelle de sa nièce.

A Suivre…

 

5 / L’inconnue de la berge !

La déflagration se fait entendre au-delà de l’immeuble et du couloir où se trouve Olga et les deux hommes. Toutes les portes de l’Institut Médico Légal s’abattent sous le souffle de la charge. Olga se trouve à découvert et se demande ce qu’il va se passer, elle s’avance délicatement et ne voit rien une épaisse fumée a envahie le couloir qui mène à la chambre où le corps de l’inconnue se trouve en ce moment avec deux autres macchabées. Des deux hommes elle n’aperçoit que le corps de l’un gisant dans une mare de sang, le brancard est à même le sol quand à  celui qu’elle connaît il est assis  où plutôt accroupi contre le mur, la tête dans ses mains, elle voit un long filet de sang qui s’écoule d’une plaie qu’il a à la tête. C’est à ce moment que son père débarque et l’appelle. Que doit-elle faire lui répondre et ainsi elle se découvre, mais elle n’a pas le temps de se poser la moindre question que le GIGN envahi le couloir, met en joue le fou furieux qui n’oppose aucune résistance et se laisse embarquer après avoir été soigné par l’équipe médicale.

Olga après avoir levé les mains, se jette dans les bras de son père et éclate en sanglots, les minutes qui ont précédé leur entrée ont été d’une intensité incroyable. Elle se fait sermonner par l’inspecteur mais pour la fille du N° 1 du GIGN ce n’est qu’une formalité. Enfin l’autre individu va être interrogé, on va enfin savoir qui est cette jeune femme.

Lorsque Olga sort, elle est abasourdie, elle ne s’attendait pas à ce que la charge de plastic ait pu faire autant de dégâts, des hommes, des femmes gisent à même le sol, rapidement elle apprend qu’ils ne sont pas vraiment blessés mais plus choqués. Ils vont être prise en charge par une équipe de psychologues pour qu’ils retrouvent rapidement une vie un tant soit peu normal. Les dégâts matériels quand à eux sont important, il n’y a plus aucune vitre, ni volet, aucune porte aussi bien de l’Institut que des immeubles environnants. On ne déplore qu’un seul mort, l’individu du couloir, il y a par contre de nombreux blessés, dont quatre très grièvement blessés, en l’occurrence le médecin chef a son pronostic vital d’engagé. Dans les blessés il y a Claire, Olga s’en veut elle aurai dû la tirer par la manche et l’emmener avec elle. Que va dire sa maman alors que ce matin en partant elle lui avait confié sa fille.

Olga demande à son père de la conduire  l’hôpital où les trois blessés les plus touchés ont été transportés, son père n’a pas le temps de l’emmener mais il la confie  à un jeune gendarme, il a pour ordre de ne pas quitter la fille du Colonel d’une semelle. Olga ne voit pas qui lui voudrait du mal, personne à l’heure actuelle n’est au courant de ce qui s’est vraiment passé. Mais son père reste de marbre quand elle lui pose des questions, elle n’aura pas gain de cause, elle le connaît trop bien, quand il est au travail ce n’est même pas la peine d’oser l’embrasser. Toutefois au moment du départ son père lui glisse à l’oreille :

  • Ma petite fille soit prudente
  • Oui mon petit papa

Mais ce dernier ne lui laisse pas le temps de lui en dire davantage, il s’éloigne à grande enjambée et rejoint ses hommes. Il reprend son air austère, enfile sa cagoule et disparaît dans l’institut.

Olga a réussis à voir son amie Claire, sa maman était déjà à son chevet, comme elle ne sait rien de ce qui s’est passé, Olga se garde bien de lui dire qu’elles n’étaient pas ensembles. Mais ce sera partie remise ce soir elle lui posera des questions. Elle avisera pour lui répondre. Pour l’instant elles sont toutes les deux penchées sur la jeune fille elle est bien pâle. Le médecin qui l’a examiné dit qu’elle n’a  aucun organe de toucher, elle a juste une vilaine plaie à  la tête et surtout elle est dans le coma. Le scanner n’a rien donné, il faut attendre demain pour envisager quoi que ce soit d’autres. Possible que ce soit dû à la déflagration il semblerait qu’elle était assez proche de la bombe.Olga se demande si elle s’était aperçue de sa disparition, aurait elle eu envie de la rejoindre.Si elle l’a exposée et qu’elle ne sen sort pas, elle va s’en vouloir toute sa vie.

Olga est rentrée seule à son appartement, elle ne va pas retourner dans la planque, celui qui lui voulait du mal est interrogé en ce moment, possible que d’ici demain l’inconnue porte un nom et un prénom.

Le lendemain quand elle part au travail après s’être informé auprès de la maman de Claire comment toutes les deux avaient passés la nuit; elle se rend à son travail mais en arrivant force lui est de constater qu’il lui est impossible de rentrer. Un périmètre de sécurité a été instauré, elle apprend d’un garçon de salle qu’elle doit se rendre  au 36 où on doit leur attribuer une ou deux pièces afin de pouvoir continuer leur travail. Olga ne trouve pas cela super sympa, on aurai pu l’avertir par un SMS, elle aurai pris sa voiture au lieu de venir à pieds.

Ce n’est que trois heures plus tard qu’elle arrive enfin au 36, là-bas tout est désorganisé. Ils prétendent tous à une chaise, une table et un ordinateur. Dans l’après-midi tout est rentré dans l’ordre. Mais Olga ne sait pas ce qu’elle va pouvoir faire sans médecin légiste cela ne va pas être facile; son ordinateur lui a été apporté ainsi que celui de Claire. Quand elle s’en retourne chez elle, personne ne sait quoi que ce soit au sujet de l’inconnue. La belle inconnue comme ils l’appellent au 36. 

Belle ou moche personne ne la fera revenir à la vie songe Olga. Quand soudain son regard est interpellé par une belle jeune femme qui est là et qui attend elle aussi un bus. Elle a un air de ressemblance avec l’inconnue de la berge. Étrange, elle semble aux aguets comme si elle avait peur; Olga la surveille du coin de l’oeil et se demande si elle va l’aborder, mais elle va lui dire quoi? Voilà son bus qui est annoncé, la jeune femme se lève et s’engouffre par les portes du fond et s’installe à une double place, Olga s’empresse de lui emboîter le pas et se met à ses côtés. Elle a une heure de route elle espère que la jeune femme va au terminus, cela l’arrangerait bien, elle va lui adresser la parole.

  • J’espère que vous n’attendiez personne car vu le nombre de gens j’étais fatiguée et heureuse de voir une place de libre.
  • J’attends depuis une semaine ma soeur mais je pense que je ne la verrais plus jamais.

Olga est interloquée, cela se précise, elle doit lui demander la raison pour laquelle elle lui dit ça;

  • Pourquoi dîtes vous cela.
  • Ma soeur a disparue et j’ai vu sa photo dans le journal mais je n’ose pas aller la reconnaître.
  • Pourquoi, ce serai lui donner une sépulture,
  • Je sais mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre, je suis surveillée.
  • Surveillée mais par qui? La police.

Elle a un fou rire, et lui dit

  • Non , c’est vers eux que je devrais aller mais je pense que je n’atteindrais même pas leur porte.
  • Pourquoi?

La jeune femme hésite et à son tour lui demande:

  • Pourquoi me posez-vous toutes ces questions, vous êtes là pour me surveiller, alors emmenez moi de suite et tuez moi que l’on en parle plus.

Olga se sent gênée, elle hésite et finalement lui répond, :

  • Je suis de la police, venez chez moi je vous conduirais au 36.

La jeune femme se lève, la bouscule et sort par la porte du milieu alors que le bus vient à peine de s’arrêter. Avait-elle prémédité son geste ? Olga se lève à son tour et s’ensuit une course folle dans les rues de la capitale, Olga fait du footing tous les jours elle a la chance de ne pas avoir de talons contrairement à la jeune femme et au bout d’un quart d’heure, elle a réussie à combler son retard, mais au moment où elle va la rattraper une portière de voitures s’ouvre et elle est happée à l’intérieur.

A suivre…

4/ L’inconnue de la berge !

Six heures qu’elle attend des résultats, mais que c’est long pense-t-elle, six heures, bon elle ne va pas se plaindre, pendant ce temps elle se sent à l’abri, nullement exposé à ce fou qui lui fait des demandes abracadabrantes, si cette inconnue est sa soeur qu’a-t-il besoin d’avoir un échantillon de son tailleur, et pourquoi veut-il le rapport d’autopsie. Après tout cela ne dira rien de l’enquête pourquoi ne pas lui les donner, à moins que ce soit plus grave et qu’il en aie après elle.

Mais pour quelle raison lui en voudrait on ? La morgue n’est pas un lieu stratégique de la vie en France. On y cache pas des corps, nus ils se ressemblent tous. Qu’est-ce que cette femme a de si différents d’elle? Rien c’est juste une femme qui a dû ou pu être assassiné, qu’est-ce que cet homme aura en ayant le rapport d’autopsie. Elle a beau faire marcher ses méninges elle n’y comprend pas grands choses d’où le choix de son travail, jamais elle n’aurai pas  pu être dans la police ou la gendarmerie.

Les premiers résultats viennent d’arriver, le mort est une victime collatérale, au moment de la fusillade la jeune Doris a tiré et c’est elle qui sans le savoir a touché l’homme qui la menaçait d’une arme. Ont-ils tiré ensemble, l’un est mort l’autre grièvement blessée. Par contre cet homme est connu des services de police; Il était encore en prison il y a une semaine il était en liberté conditionnelle. Il avait purgé une peine de 25 ans pour avoir kidnappé un enfant. L’enfant du président de la République, ce n’était pas n’importe qui. S’il avait seulement écopé de 25 ans de prison c’est parce que l’enfant n’avait pas subi d’autres violences à part le fait qu’à 5 ans on met du temps pour s’en remettre d’une aventure pareille. Il n’a aucun lien avec la victime de la berge cette dernière reste une inconnue. L’autre est-il réellement son frère?  Personne n’a pu le contrôler, cet homme qu’a-t-il à cacher pour ne pas venir reconnaître le corps lui-même. 

Lorsque je sors du bureau de mon père je suis sous le coup de la mauvaise nouvelle que mon père vient de me dire. Ma chef a été kidnappée par cet homme certainement, sinon à quoi servirait toute cette mascarade. C’est certainement elle qui lui a donné mon nom, mais pourquoi lui a-t-elle communiqué mon numéro de ligne fixe, elle aurai pu donner mon portable. Elle ne sait à quoi s’en tenir. Elle monte dans le véhicule qui l’attendait dans la cour de la gendarmerie. Son conducteur n’est plus le même, c’est un vieux avec une mine renfrognée. Ils auraient pu lui offrir un jeune et beau garçon que ce type qui transporte avec lui toute la misère du monde. De plus il ne dit pas un mot et la dépose trente minutes plus tard devant l’Institut.

Lorsqu’elle arrive sa jeune collègue a pleuré cela se voit sur son visage son rimmel a coulé, mais elle lui a apporté de quoi manger. Bien sûr elle aussi est au courant que Simone leur chef a été kidnappée. Olga sent la peur qui la parcours se propager sur la jeune stagiaire. Ensemble elles pleurent puis, Olga la première se ressaisit et lui dit qu’elle va être surveillé et même pendant quelques temps elles habiteront ensemble jusqu’à ce que les enquêteurs aient mis la main sur le kidnappeur. Claire n’y voit aucun inconvénient du moment qu’elle est mise à  l’abri. Mais il lui faut trouver une raison pour son absence et la donner à ses parents, mais tout est organisé par la gendarmerie et elle n’a pas à entrer en contact avec ses parents. Mais Claire s’affole, sa mère est cardiaque et si elle ne sait pas ou est passé sa fille elle peut refaire une crise a tout moment. Son père est lui aussi absent depuis quelques semaines, il ne rentrera qu’à la fin septembre. Aussi Olga en fait part à l’inspecteur chargé de sa surveillance depuis son bureau explique t elle à Claire ce qui a le mérite de la aire rire. Voilà tout est organisé, la maman de Claire est exfiltrée elle aussi, et le père avertis de ne plus téléphoner chez lui, un numéro spécial lui a été remis il aura sa femme de la même manière.

Ce même soir les deux jeunes femmes sont prises en charge à l’intérieur du garage de la morgue et sortent par la porte des morts qui sont rendus à leurs familles dans un corbillard, pour elles deux c’est une première; mais bon elles préfèrent en rire qu’en pleurer. e soir elles retrouvent la maman de Claire qui leur a mitonné un bon repas, elles sont dans un petit cottage   au cœur d’un petit village c’est un peu loin de leur travail mas chaque jour elles viendront en voitures différentes.

Ce matin au travail, Claire et Olga discutent et trouvent aberrant que l’on puisse les avoir mise sous surveillance alors que rien ne se passe, à part l’inconnue de la berge et les affaires courantes, le travail ronronne doucement. Mais sous le coup des onze heures débarquent tels des malades une escouade de pompiers, elles doivent évacuer illico presto l’institut il semblerait qu’une bombe ait été placé dans l’immeuble d’en face. De suite Olga y voit une manœuvre pour que l’on puisse s’emparer de la jeune morte. Le médecin légiste n’est pas là, elle est contrainte de sortir par les pompiers, mais elle profite d’un moment inattention pour se glisser à l’intérieur de la morgue, elle s’engouffre rapidement dans un placard car elle a crû entendre du bruit. Par la porte mal refermée elle observe et elle voit marchant comme sur des œufs deux individus portant un brancard vide, l’un lui est inconnu, quant à l’autre c’est celui qui l’a insulté au téléphone et menacé avec son arme. Bingo elle ne s’était pas trompé. Délicatement pour ne pas se faire remarquer elle sort son mobile de sa poche et fait le numéro de son père, elle ne va pas lui parler mais comme elle est surveillée 24 sur 24 ils sauront exactement ou elle se trouve et comprendront que c’est une manœuvre pour s’emparer de l’inconnue. Au moment ou elle entends que l’on décroche le téléphone une déflagration secoue la bâtisse.

 

A suivre …

3/ L’inconnue de la berge !

Avant de repartir vers leur chambre, elle s’accorde un moment de réflexions, qu’est-ce qu’elle va pouvoir dire à Hugues, son père lui a conseillé d’éviter d’en parler tant qu’ils ne savent pas à qui ils ont à faire. Mais is se racontent tout, ils ne  se sont jamais cache quoi que ce soit, le pire c’est que son mari est psychologue, elle est certaine qu’il va voir qu’il y a quelques choses qui ne va pas. Et puis cet appel téléphonique a bien eu lieu. Mais que lui dire? Elle n’a pas le temps de se composer un visage qu’Hugues a poussé la porte et la regarde d’un air goguenard:

  • Alors mon amour tu cherches ce que tu vas pouvoir me raconter !
  • Mais non Hugues qu’est-ce que tu t’imagines, c’est le médecin légiste qui voulait me faire une farce.
  • Une farce macabre,
  • Non il n’aurai point osé !
  • J’ai vu de suite que tu n’avais pas de collègues, enfin tout au moins de nouveaux collègues. Et comme tu n’as pas dit un seul mot, je suppose que c’est soit une farce soit quelques choses que tu ne veux pas me dire.
  • Ce n’est rien mon cœur, ne t’inquiètes pas.

Pauvre Olga sa nuit a été mouvementée, elle n’a pas réellement dormi, elle a tourné, et s’est retourné plusieurs fois, s’est levé, à envoyer un sms à son père, regardez par la fenêtre, vu une silhouette qui faisait les cent pas dans la rue. A ce moment elle a espéré que ce soit ceux qui la surveillaient et non ce dingue qui n’a pas apprécié la farce qu’il lui avait été faites, mais en y songeant elle se dit que si ce dernier lui a téléphoné c’est qu’il a éviter la souricière que l’inspecteur avait mis en place. Elle pense à la jeune gardienne de la paix qui lui ressemblait tant soit peu, elle espère qu’il ne lui soit rien arrivé.

Mais hélas le lendemain matin les nouvelles ne sont pas bonnes, Doris la gardienne de la paix est grièvement blessée, on lui a tiré dessus à bout portant, son pronostic vital est engagé. Cela fait la Une des journaux, mais il n’y a pas grands choses à part qu’elle se trouvait là dans le cadre d’une enquête et que la confrontation a mal tournée. Un homme s’est enfuis, un autre est mort. Son corps vient d’être apporté à l’Institut, ce n’est pas le type qu’il a braqué.

Son père a mis sa ligne téléphonique sur écoute dès hier, il savait qu’elle avait reçu un appel téléphonique , elle confirme a son père que c’est bien l’homme qui l’ a menacée.

Au travail elle ne fait cas de rien, y compris lorsque la gendarmerie du 36 débarque. Il se dirige vers le médecin légiste et elle entend y compris sa collègue qu’il leur faut L’ADN de l’inconnue de la berge ainsi que de l’homme tué cette nuit. Le médecin légiste ferme la porte, et un peu plus tard elle est appelée dans la salle d’autopsie,elle pense à ce moment que c’est pour faire le point mais elle  l’entends lui dire :

  • L’inspecteur ‘a demandé que tu leur apportes les échantillons le plus rapidement possible compte tenu que Simone  ta chef n’est pas là, il m’en incombe à moi de t’en faire part, ne reviens pas tu en profiteras pour te détendre je te trouve une petite mine c’est ton chéri qui t’empêche de dormir?

Et sur ce trait de génie il part d’un grand éclat de rire. Elle ne trouve pas sa boutade de bon goût mais elle ne dit rien, prends les deux échantillons et se rends à l’autre bout de Paris au 36. La circulation est dense, cela se voit que c’est encore les vacances, elle ignore si on la suit toujours, elle l’espère mais avec ce nombre impressionnant de voitures elle a des doutes. Au moment ou elle tourne dans la rue Campinois elle voit un attroupement, mince se dit-elle que ce passe-t-il ici? Elle n’a pas le temps d’en savoir davantage qu’elle voit un type s’engouffrer dans sa voiture et qui lui jette au visage.

  • Allons y
  • Où voulez vous aller, la rue est bouchée,
  • Reculez, prenez à droite, puis à gauche nous allons contourner l’obstacle.

Au moment où elle vas lui demander qui il est , il sort de sa poche une carte de police, ouf c’est un homme du 36, bon elle était bien sous bonne garde. Quand ils arrivent au 36 ils sont attendus par deux ou trois gendarmes, son garde du corps lui demande de descendre et lui  dit qu’il va l’attendre .

Son père est là, il a toujours sa mine des mauvais jours, il lui fait part des derniers événements Doris ne s’est toujours pas réveillée, il lui tait ce qui s’est passé et elle lui en sait gré, mais quand il lui annonce la suite elle s’écroule en pleur. Son père est armé à  ce genre de situation, elle n’a pas l’habitude, mais il faut dire que lorsque l’on apprend qu’une personne a été kidnappée à votre place il y a lieu de s’écrouler en larmes.Les mots se bousculent dans sa tête mais aucun son ne sort.

 

A suivre….

 

 

/ 2 L’inconnue de la berge

Elle ne connait même pas le nom de cet individu, comment pourrait-elle en informer son supérieur, et puis que lui dire? Un homme qu’elle ne connaissait pas l’avait invité  à monter dans sa voiture tout en lui braquant un pistolet  et lui’avait montré la photo de l’inconnue. Elle n’avait pas eu le temps de noter le numéro de son véhicule, c’était juste une BMW noire avec des  enjoliveurs couleur or ce qui l’avait frappé. A part ça elle ne pouvait faire aucune recherche.

En remontant la rue pour aller à son domicile elle avait l’impression que mille yeux étaient braqués sur elle. Il ne fallait pas en faire une fixation, ni se sentir mal  l’aise, cet homme avait juste voulu lui faire peur car lui même était mal puisqu’il avait perdu sa soeur.

Par contre elle se demandait en ce lundi matin s’il était réellement son frère. Vite il ne faut pas qu’elle tarde car il y a encore du travail, hier elle est restée jusqu’à 17 h mais ce matin elle s’est accordée une demi journée de repos pour remplacer son temps de travail d’hier. 

Au moment où elle met la clef dans sa serrure, elle entend son téléphone sonné, zut qui peut bien l’appeler à cette heure se demande-t-elle, elle est censée travailler, elle a bien envie de laisser courir mais elle ouvre sa porte, se précipite sur son téléphone et entends :  » elle ne réponds pas « . 

  • Je suis là, que me voulez-vous et qui êtes-vous ?

Un petit clic se fait entendre on lui a raccroché au nez. Encore un gougeât, mais à nouveau le téléphone sonne, elle décroche et apostrophe son interlocuteur. 

  • Allez-vous me parler? Si vous récidivez c’est bien que vous avez quelques choses à me dire.

Mais elle n’entends personne, on ne lui parle pas, puis une voie déformée l’invective et lui assène ces quelques mots :

  • Je suis le frère de la victime du Pont de Joinville, je voudrais que vous me retrouviez ce soir à 20 h au passage des fleurs et que vous m’apportiez la conclusion de l’autopsie ainsi qu’un morceau de son jogging, débrouillez vous pour le récupérer ce n’est pas mon problème s’entend-elle lui répondre après lui avoir dit qu’il lui était impossible de faire ceci et qu’elle n’avait nullement envie d’être renvoyé sur le champs.

L’autre avait ri et lui avait ajouté :

  • Nous connaissons votre adresse si vous voulez passer un sale quart d’heure ne m’apporter rien.

Et il avait raccroché. Olga sent ses jambes tremblées, mais elle se ressaisis rapidement et  va pour composer le numéro de son père mais se ravise. Elle fera ça de son téléphone portable pas la peine de le faire de chez elle. Elle descends dans le sous-sol de son immeuble et récupère sa voiture, téléphone à sa collègue et lui dit qu’elle viendra plus tard que prévu.

Finalement Olga s’état décidé  appeler son père elle lui en avait pas dit grands choses, sauf  ceci:

  • Papa j’ai mis le doigt sur une drôle d’affaire je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Son père lui a juste répondu

  • Ma fille tu raccroches et tu viens je ne bouge pas je suis au commissariat.

Quand elle arrive au 36 du quai  des Orfèvres, elle est saluée par le plancton qu’elle connait bien c’est son beau-frère; il lui demande si elle va bien et devant son affirmation il la laisse passer mais préviens aussitôt son Commandant.

  • Mon Commandant, Madame votre fille monte chez vous.
  • Merci Bertrand !

Olga frappe à la porte, cette dernière s’ouvre immédiatement, son père l’attends, il a son sourcil gauche plus haut que l’autre il doit s’inquiéter c’est un signe que dans la famille tout le monde connait.

  • Raconte moi tout et n’oublie rien, je vais essayer de comprendre.

Lorsqu’elle a terminé son récit, son père reste silencieux un bon moment puis rapidement il appelle un de ses inspecteurs et lui retrace brièvement ce que sa fille vient de lui dire. Ce dernier sera chargé de veiller sur sa fille avec quelques uns de ces hommes, d’autres parts il n’est pas question qu’elle se rende à son rendez-vous, une policière va la remplacer, il ne lui en dit pas plus mais elle suit le jeune inspecteur et se rend dans son bureau ou d’autres gendarmes en tenue de ville les attendent. Elle leur dit où elle habite, leur signale son lieu de travail, tout ce qu’elle a prévu de faire dans les jours qui viennent y compris ce weekend. Puis elle repart soulagée.

Dans sa voiture ele se remémore ce qu’elle ne doit pas faire, se retourner pour voir s’il la suive, ils seront discret, personne ni elle ne les verront. Effectivement elle a bien vu dans son rétroviseur une voiture blanche la suivre à sa sortie du Commissariat mais elle a tournée rapidement et depuis elle ne voit rien d’incongru, mais il faut qu’elle évite de vérifier, elle fait confiance aux hommes de son père. Son après-midi elle le passe à faire minutieusement le compte rendu de l’autopsie. Bien entendu elle n’en fait pas de copie pour elle; à 16 h elle quitte son travail en compagnie du médecin et de sa jeune collègue. Pierre est un médecin qui a toujours le mot pour rire, pourtant avec le travail qu’il a il pourrai être plus taciturne mais Olga pense qu’il dédramatise son travail en racontant des blagues. Elle apprécie bien l’ensemble de ses collègues.

Il est 20 h, elle angoisse un peu elle devrait être dans l’impasse, mais elle n’a pas le temps d’y penser car son cher et tendre arrive avec son frère et sa soeur de suite ils se mettent autour de la tale et échangent sur leurs congés. Quand ils s’en vont personne n’ appelé ni l’individu n son père, elle ne s’en préoccupe pas et elle se prépare pour la nuit.

  • Olga on te demande au téléphone
  • Qui est-ce ?
  • Ton nouveau collègue

Bizarre elle n’a pas de nouveau collègue

Tout en se dirigeant vers le téléphone elle pense que c’est un de ceux qui la surveille;

  • Allo
  • Salope !

Et il a raccroché, elle a bien reconnu la voix du frère, enfin de l’homme d’hier.

 

A suivre …

 

 

 

 

1/ L’inconnue de la berge !

Olga assise devant son bureau en ce lundi matin du 1/09/2070  savait qu’elle avais mis le doigt sur quelques choses qui la dépassait, elle aurai mieux fait de partir en courant plutôt que d’accepter ce travail.

Fraîchement sortie de sa grande école de Commerce, elle intégrait en tant que secrétaire le service du célèbre Institut Médico Légal de la rue de la Rapée à Paris. fille et petite fille voire même arrière petite fille de gendarmes, la place lui était revenue assez rapidement, mais elle n’avait pas dit son degré de parenté avec le Colonel  Sweisher, vu qu’en ce moment elle portait son nouveau nom marital assez passe partout Dupond. Son employeur lui avait seulement demandé si les deux Dupond(t) de Tintin était de sa parenté. Elle en avait profité pour détourner son attention de son nom de jeune fille et après divers test psychologiques psychiatriques elle avait été embauché. Cela faisait un an et jusqu’à présent tout s’était déroulé normalement, mais ce matin tout allait de travers à l’Institut.

Hier matin et oui un dimanche les gendarmes  avaient apporté le corps d’une femme, personne savait ce qui s’était passé, elle était magnifique, jamais Olga ne s’était trouvé en présence des corps son travail consistait à taper les rapports du médecin légiste elle imaginait les choses mais ne voyait jamais rien. Mais en ce dimanche 31/08 la secrétaire en chef était en vacance, et elle disponible, on était venu la chercher chez elle et emmener à l’institut, elle s’ était trouvé nez à nez avec le convoi qui amenait cette femme trouvée au bord de la Seine à hauteur du Pont de Joinville. Olga écoutait le rapport du gendarme dont elle avait oublié le nom rapidement tant l’histoire qu’il racontait était captivante.

Ce dimanche matin des promeneurs avaient vu le corps d’une femme allongée sur la berge, elle semblait dormir, mais le père de famille s’était vite aperçue qu’elle était décédée, il avait appelé les pompiers et la police, les constatations d’usage ‘avaient rien donné, elle avait dû se reposer et faire une crise cardiaque, comme aucune disparition n’avait signalé cette jeune femme qui devait avoir à peu près son âge, on l’amenait à l’Institut pour vérifier si elle n ‘avait pas absorber une substance quelconque. Elle était vêtue d’un jogging rose, d’un appareil photo en bandoulière, d’une paire de lunettes roses, de chaussures genre basket rose. Un vrai bonbon avait pensé Olga. Elle était brune d’un brun noir corbeau, son corps était rasé, bien entretenue, ses ongles des pieds comme des mains étaient d’un noir fort sombre,  ce qui avait pour effet de contraster avec tout le rose qu’elle portait. En dehors de ça aucune plaie, aucun hématome, rien.

La porte de la salle d’autopsie s’était refermé sur le médecin légiste, l’inspecteur, elle s’en était retourné mettre au propre ses notes et elle attendait que le travail soit terminé pour pouvoir mettre noir sur blanc les conclusions du médecin.

Quelques heures plus tard, les conclusions n’apportaient pas grand chose sauf qu’elle avait absorbé une substance toxique à haute dose, genre cyanure, il fallait en savoir davantage. C’était pour l’institut une affaire banale sauf que trois semaines après cette découverte on savait toujours rien de la jeune fille  dont l’age avait été estimé à 25 ans.

Sa photo était parue à la télévision, sur tous les journaux, aucune disparition n’avait été signalée, personne ne la connaissait, personne ne s’était fait connaître. Autres choses d’étrange on avait dû laver son corps avant de l’étendre sur la berge; car le cyanure laisse à la commissure des lèvres une trace blanche or elle n’avait rien. Son corps était parfumé, on en avait pris soin.

Qui l’avait amené là? Qui était sa famille? Pourquoi personne ne la réclamait? Pourquoi?

Olga en était là de sa réflexion, quand elle se rendit compte qu’il était déjà 17 h, c’était le moment de s’en aller et de rejoindre son foyer.

Une fois dans la rue, bien absorbé par ses pensées, elle n’a pas vu arriver sur elle a forte vitesse, une BMW. L’homme car c’est un homme qui conduit s’arrête à sa hauteur et lui demande fort poliment de monter. Olga dévisage cet inconnu et lui répond tout aussi poliment qu’elle ne voit pas la raison pour laquelle elle monterait. Sen suit un échange insensé jusqu’à ce que l’homme braque un pistolet sorti de nulle part. Devant sa détermination Olga monte et se demande de suite ce qu’elle fait là.

  • Que me voulez-vous?
  • Ne soyez pas impatiente je vais vous le dire
  • Dépêchez-vous car on va signaler rapidement ma disparition

Le conducteur freine brusquement et lui demande :

  • Avez-vous vu ma soeur?
  • Votre soeur Qui est-elle? Travaille-t-elle chez nous? (elle n’ose prononcer l’Institut)
  • Non, voici ma soeur, l’avez-vos vu?

Elle regarde la photo celle d’une charmante jeune femme qu’elle reconnait aussitôt c’est l’inconnue de la berge. Elle hoche la tête et ne dit plus rien, alors l’homme lui demande de descendre et de ne rien dire à ses supérieurs. Puis la voiture démarre et elle reste plantée sur le trottoir comme une momie.

A suivre

Troublante histoire (D)

Les Carmagoles (5/5)

Le lendemain matin Madame Tibérotte se plaignait de douleur dans l’œsophage. On  lui avait administré un produit dans son goutte à goutte, lequel s’avérait au petit matin fort dangereux.

Avec l’autorisation de son chef, Éric s’était rendu dans la loge de la concierge afin de récupérer le coffret marron dont sa tante lui avait parlé. Mais hélas il avait fallu se rendre à l’évidence il avait disparu, emporté dans la fouille systématique du mystérieux voleur. C’était le retour aux suppositions et autres supputations de la police.

  • Que pouvait bien contenir ce coffre ?

Selon ce qu’en avait dit la tante d’Éric, ce coffre contenait vingt mille €uros, une reconnaissance de dette de deux millions d’€ d’un certain Monsieur Fauchet ou Fouchet, Éric n’avait pas bien compris et surtout sa tante ne lui avait rien dit d’autre le concernant. Des bons du trésor, un lingot d’or, et surtout la fameuse recette des Carmagoles ; celle que tout le monde recherchait.

Qui avait mis la main dessus ? Ce Monsieur F ? Cette gamine délurée qui voulait louer l’appartement du fils de Carmagole, un autre homme. Personne n’avait la réponse. La pauvre concierge était dans l’impossibilité de répondre à leurs questions. On ignorait si elle allait s’en sortir ; son état s’aggravait d’heure en heure. Pourquoi avait-elle voulue jouer seule dans un monde bien noir ?

Le chef de la brigade est réveillé en pleine nuit, il a de grosses gouttes de transpiration qui lui tombe de son front, il vient de réaliser qu’il a oublié de mettre un de ses hommes en faction devant la porte de la tante d’Eric. Il ne va pas y aller lui-même, il va appeler le petit Ludo et demain il avisera pour les tours de garde. Aussitôt dit aussitôt fait, mais moins d’une heure plus tard c’est le coup du sort, il est rattrapé par les évènements. Le petit Ludo vient de le rappeler Madame la concierge a disparue. Personne ne l’a vu sortir ni sur un chariot, ni en marchant ; la vidéo surveillance ne donne rien, on ne voit qu’une infirmière, qui, son poste terminé regagne sa clio jaune.

Le lendemain, personne n’a retrouvé la  concierge, à croire qu’elle s’est volatilisée dans la nature. Éric ne sait rien, chez elle, elle n’a pas donné signe de vie, chez son employeur pas mieux. Disparue corps et bien. C’est à y perdre son latin.

Tout le monde se perds en conjoncture, a-t-elle pris la poudre d’escampette, a-t-elle été enlevé ? Nul ne peut répondre aux questions que tous se posent ?

Les semaines passent interminable, la concierge s’est volatilisée, plus personne n’a eu de ses nouvelles, jusquà ce matin 10 décembre où Éric son neveu a reçu un drôle de courrier.

Comme tous les matins avant de prendre son travail Éric va à sa boîte à lettres récupérer son courrier, ce matin il est intrigué par une lettre rose, qui peut bien lui envoyer pareille missive. De plus une odeur de lilas s’en échappe. Il l’ouvre à l’aide de son coupe-papier afin de ne pas l’abimer, il en sort trois cartes postales la première a été écrite des Îles Maldives, elle est  signé d’une amie qui vous veut du bien. La seconde vient des Seychelles, dessus il y a un rébus qu’il s’applique à déchiffrer, il comprend que c’est sa tante qui lui envoie un message mais ne voit pas ce qu’elle fait si loin. Quant à la troisième elle vient d’un petit village du Centre de la France. Cette dernière a été oblitérée et ne date pas d’aujourd’hui. La date qu’il arrive à lire avec sa loupe est du 10/12/1945 ; qui a bien pu l’écrire ? Il est question de la disparition d’un enfant qui a eu lieu pendant ses jours troubles. Etrange, pourquoi sa tante a en sa possession pareille courrier, pourquoi lui l’adresse-t-elle ? Et surtout qu’est-ce qu’elle fait là-bas aux Seychelles. Mais la fameuse lettre rose contient d’autres feuillets très minces. Il les consultera ce soir. Tout en roulant il se demande s’il doit en informer ses chefs. Pour l’instant il attendra et avisera, personne ne peut savoir que sa tante ou une personne la représentant lui aurai adressé cette missive.

Tout en roulant et au vu de ce que cette enveloppe contenant sa tante était une bonne comédienne, elle avait parlé d’un homme bizarre qui rodait autour d’elle, puis on avait découvert que son goutte à goutte ne contenait pas du glucose mais un médicament d’origine inconnu, ensuite elle râlait, il avait pensé que le lendemain sa tante serai décédée, mais le lendemain elle avait disparue, aux dires des médecins elle avait été enlevée car elle ne pouvait pas au vu du produit administré  être sorti par elle-même de la chambre, elle avait obligatoirement un complice pour Éric, un kidnappeur pour ses chefs. Sa tante avait tout organisé maintenant il en était certain. Décidément à qui se confier si même une femme d’une cinquantaine d’années se jouaient de lui puis des forces de police.

Mais pourquoi la mettait-elle dans la confidence, qu’est-ce que tout cela pouvait bien cacher ? Avant d’aller travailler il lui faut consulter les autres papiers, mais hélas c’est peine perdue il lui faut un matériel qu’il n’a pas dans sa voiture, ce sont des microfilms. Au bureau j’emprunterais le lecteur et de cette façon ce soir j’en prendrais connaissance. Comme je fais beaucoup de généalogie je l’utilise assez souvent. Une fois de plus ou de moins, peu importe.

La journée s’écoule sans aucune anicroche, rapidement le soir je consigne dans le livre mon emprunt et me précipite à mon domicile afin de consulter ce que m’a envoyé ma tante.

Mes premières découvertes me prennent rapidement la tête ce sont des suites de chiffres accrochés les uns aux autres qui me laissent dubitatif. Ma tante a dû récupérer un tas de papier chez elle, elle me les envoie pensant que je pourrais l’aider, mais je n’en comprends ni le sens ni la raison pour laquelle, elle me les a adressé.

On n’est bien loin de la mort de ce jeune homme et je me demande même si cela a un rapport entre les deux affaires. Sa tante d’une part, le meurtre du jeune homme, qu’est-ce qui les relie, en dehors des Carmagoles il ne voit rien de probant. Que viennent faire ces gâteaux avec ces micro films, et cette disparition d’enfant qu’elle en est le fil conducteur ? 

Un casse-tête dont il se serai bien passé. Pourquoi avoir ms une recette sur des micros films, qui a voulu s’en emparer, de qui se cachait-on ?

Il étale devant lui une grande feuille et a noté les noms de ceux qui sont concernés, leur date de naissance quand il les connait, le lieu où ils sont nés.

En haut la date de la première carmagole c’est le 1 er janvier 1920, car Éric est persuadé que ce sont bien ces fameux gâteaux qui sont à l’origine de tout cet imbroglio. Que contenait la première mignardise ? Du massepain puis une ganache de chocolat le tout enrobé de meringue, mais Éric sent qu’il y a un loup, la recette ressemble mais ce n’est pas vraiment la recette. Aussi après un temps de réflexion il voit que le changement s’est opéré après 1945, il ne sait pas ce que cette découverte va lui apporter. Comment les gens de l’époque se sont-ils fait berner ? On était dans des moments troubles, on n’avait pas tous les produits, possible qu’ils aient décidés de les faire ainsi par raison de commodités et de prix. Éric met côte à côte les deux recettes et il faut bien se rendre à l’évidence il  se retrouve bien face à deux choses différentes. Actuellement seules les pâtisseries Carmagoles ont le droit de la vendre. Dès le lendemain matin, Éric qui est de congés va faire le tour des pâtisseries voisines, il y a bien deux carmagoles en vente sur le marché, il décide de se rendre sur la côte pour le vérifier, et là c’est la recette de 1945 qui est vendue y compris dans les pâtisseries qui ont le logo carmagole. Il ne veut pas lancer une polémique, mais il doit savoir si les gérants de cette pâtisserie sont au courant de leur bévue. D’un pas résolu il entre dans le commerce et demande  à parler à celui qui fait les gâteaux et autres viennoiseries.

  • Bonjour Monsieur en quoi puis-je vous être utile ?
  • Je suis un descendant de la famille Carmagole et j’aurai aimé comprendre la raison pour laquelle vous avez à la fois le logo et la raison pour laquelle votre gâteau ne correspond pas à la recette originale.
  • Première nouvelle ! Quelle est la différence ?
  • C’est entre le massepain
  • Leur cuisson ?
  • Non !
  • Alors quoi ?

Il semble à Éric que le Monsieur n’a pas l’air content qu’il puisse lui faire la leçon, mais il doit être un peu trop à l’affût du moindre problème, il lui faut se détendre, ce n’est pas une enquête c’est juste un moment de détente qui lui permet d’être un fin limier.

  • Alors ? Monsieur j’attends,
  • C’est le massepain dans la recette initiale il ne vient pas recouvrir le gâteau c’est la meringue qui le recouvre d’où parfois le changement de couleurs dans les gâteaux qui sont mises en vente de nos jours. Or les vôtres ont toujours la couleur du massepain.
  • Montrez-moi votre recette ?
  • Non, vous devez juste me dire comment cette recette vous a été transmises, pour le reste vous ferez comme vous voudrez mais je pense que l’on vous demandera d’ôter le logo.

Le pâtissier semble abasourdi, mais il ne dit rien, il sait qu’il a repris la recette de son beau-père qui la tenait d’une des filles de feu Monsieur Carmagole, et ce juste fin 1945.

Lorsqu’Éric s’en va il voit bien que tout tourne autour de cette année de fin de guerre. Il songe que les filles auraient pu avoir une recette, les garçons une autre, mais tout cela lui parait loufoque et improbable. Sous une même dénomination on n’a pas deux recettes, il y en a forcément une qui n’est pas la bonne mais pour l’instant il ne peut pas le déterminer, mais il espère qu’avec ce fouillis de papier qu’il a en sa possession il va découvrir le fil conducteur qui va le mener vers celui ou celle qui détient la vérité.

Troublante histoire / C

Les Carmagoles (4/5)

 

  • Ton arrivée inopinée est un soulagement, car je ne l’aurai pas vu et jamais je n’aurai su que l’on s’introduisait chez moi en mon absence.
  • Je pense que c’est une coïncidence, as-tu vu de qui il s’agit  ?
  • Non ? Nous la connaissons ?
  • Oui, nous l’avons rencontrés lors de la visite du logement de Steph .
  • Ah c’est donc la concierge, mais alors la nôtre doit être en cheville avec elle, car pour s’introduire chez moi il faut tout de même en posséder la clef. Fouille là !
  • Tiens la voici ta clef, mais elle doit avoir de sacrés secrets elle a deux téléphones, un qui est sur vibreur dans la poche de sa veste et l’autre dans son sac mais celui-ci est éteint. Appelle la concierge on va la faire parler, elle doit bien connaître la raison de sa venue ici.

 

Me faire parler demande  Rose, qui ne voyant pas revenir son amie a pris l’ascenseur. Oh mais vous avez tué cette dame ?

  • Vous la connaissez ?
  • Non mais je l’ai déjà rencontré pour une formation de concierges.
  • Et cela vous a donné le droit de lui confier ma clef, qu’est-elle venue fureter chez moi, que cherche-t-elle ?
  • Elle avait appris l’existence de vos toiles et avait envie de les voir, ce n’était pas bien grave, et elle n’était pas censé rester fort longtemps. Or cela fait plus de deux heures qu’elle est chez vous, aussi je suis venue aux nouvelles, je pense que l’on ferait bien d’appeler la police, vous pouvez toujours dire qu’elle est entrée dans votre appartement en votre absence. De plus elle est évanouie depuis pas mal de temps nous devrions appeler le SAMU.
  • Le SAMU vous voulez rire, je vais la réveiller, et aussitôt dit, aussitôt fait, il verse un seau d’eau sur la pauvre concierge qui éructe, tousse, éternue et se relève.

La pauvre femme semble hébétée, ne se souvient de rien, mais rapidement le mentor la colle sur une chaise et lui demande d’un ton virulent :

  • Que faisiez-vous chez moi ?
  • Moi ?
  • Oui, je ne vois personne à qui demander la même chose, que faisiez-vous chez moi en mon absence.
  • Je ne sais pas, je ne m’en souviens plus. Qui êtes-vous ?

Le peintre et la jeune fille ne sont point dupe, mais en l’état actuel des choses il va falloir se débarrasser de cette importune et le plus tôt sera le mieux. Ils poussent les deux femmes dans l’ascenseur et referment leur porte. Enfin ils sont seuls, pendant que les deux femmes descendent ils fouillent attentivement leur appartement et ne constatent aucun vol. De toutes façons elle n’aurait pu l’emporter ni le cacher, ils étaient arrivés à temps.

Pendant ce temps dans l’ascenseur, les deux concierges s’esclaffent, Marie leur a joué la comédie, mais Rose a des doutes sur la gentillesse inhabituelle de son locataire. Elle ignore ce que Marie a découvert dans les papiers du tué. Cette dernière doit être discrète sinon elle va attirer les regards de la police. Et, là n’est pas son but, elle aimerait bien récupérer cette somme rondelette pour se faire une existence dorée et pourquoi pas ne pas acheter une petite maison en bordure de sa rivière chérie. Elle ne pense pas un instant que cet argent ne lui revient pas. Elle quitte rapidement Rose et se rends dans une pharmacie pour récupérer des médicaments contre la douleur car elle a un tenace mal de tête et a envie d’être au calme pour réfléchir à ce qu’elle doit faire.

La nuit est plutôt calme jusqu’à ce cri glaçant qui résonne à nouveau dans la cage d’escaliers, personne n’ose ouvrir sa porte, car ils ne savent qui a crié et surtout qu’est-ce qu’il s’est passé. Seul le Monsieur du premier entrouvre sa porte, descend l’escalier en colimaçon et voit allongé de tout son long leur concierge, elle a une vilaine plaie à la tête mais elle gémit, elle n’est donc pas morte. Vite, il appelle les pompiers et attends auprès d’elle. Ses paroles sont indistinctes mais il entend le peintre est revenu, on va tous y passer, le septième a la réponse, les carmagoles c’est leurs fautes, cela lui semble fort compliqué, il lui conseille de se taire car il lui semble qu’elle s’agite davantage.

Les pompiers l’emmènent et chacun reprends ses occupations jusqu’à l’arrivée de la police. A part le cri de la concierge personne n’a vu d’inconnu, du reste la loge est restée grande ouverte et il faut bien constater les dégâts c’est un cambriolage qui a mal tourné, les pièces sont sans dessus dessous. Il faudra attendre que la concierge soit en état de répondre pour savoir si on lui a volé quelques choses. Mais ce qui intrigue le petit neveu c’est la mise en scène qui ressemble à celle du mort d’il y a trois jours. Mais ouf sa tante est vivante, un peu sonnée, mais elle sera bientôt remise sur pieds, dans la famille on a le crâne solide. Ses chefs ne lui ont pas demandés d’aller l’interroger mais il veut faire preuve de zèle et qui sait il en apprendra plus que si c’est un interrogatoire officiel.

Il attends dans le couloir car sa tante est allée passer une radio, il n’y a personne en faction devant sa porte, donc il ne leur semble pas que ces jours soit en danger sinon il y aurait un collègue se dit-il ?

Enfin la voici, elle a meilleure mine qu’il y a quatre heures, elle semble contente de le voir, elle lui sourit, elle a repris ses couleurs.

  • Mon petit je ne suis pas encore morte, tu venais t’en assurer,
  • Toujours le mot pour rire tatie ;
  • Je ne vais pas me lamenter sur mon sort, mais viens j’ai quelques choses à te dire.

Qu’a donc comme secret sa tante, car il faut se rendre  l’évidence elle a une tête qui en dit long, mais que va-t-il découvrir et pourrait-il le garder pour lui ? Il avisera selon les révélations qu’elle va lui faire.

Une fois allongée, la tête bien calée dans des oreillers, sa tante lui parait beaucoup plus fragile, mais ce n’est pas l’idée qu’elle va lui donner en l’écoutant lui révéler des secrets qui pourraient faire bondir l’enquête.

  • Approche-toi le plus près possible, je veux que personne n’entende ce que j’ai à te dire. Mais fais-moi la promesse d’enquêter de ton côté et de ne rien dire à ton chef, le fils de Jules qui ne m’a pas trouvé à son goût quand j’étais jeune. Éric tombe des nues, son chef est le fils du meilleur ami d’enfance de sa tante, il n’avait pas remarqué que le nom était le même que Jules Deschamps. Pourtant son père et son cousin en parlait souvent du Jules, sa tante est une maline et elle voit tout ce que personne ne voit, elle fait attention à tous, cependant elle ne l’a croisé que l’autre jour comment l’a-t-elle découvert que c’était le fils de Jules. Ce n’est pas maintenant qu’elle va le lui raconter, il faut passer aux choses sérieuses, notamment le meurtre du petit Carmagole.
  • Une heure plus tard, Éric est inquiet sa tante est une drôle de bonne femme, elle détient des secrets énormes, elle est en danger si cela venait à se savoir, le pire c’est qu’elle fait n’importe quoi, aller s’introduire chez un suspect, qu’elle n’a pas daigné signaler à la justice. Et maintenant le voici au courant, il joue sa plaque, elle est marrante la tatie, elle rêve, il est obligé d’en faire part à ses chefs sinon il sera radié. Mais comment s’y prendre sans qu’ils aient l’impression que sa tante leur a caché des indices importants. Il lui faut prendre du recul et réfléchir.

Dès que sa femme a eu vent de ce que sa tante lui avait dit, elle l’a poussé à en rendre compte à ses supérieurs, il s’est rendu chez son chef et lui a exposé ce que sa tante avait dit dans son sommeil, auparavant il avait expliqué à sa tante qu’il ne pouvait pas faire autrement, aussi c’est ensemble qu’ils avaient mis ce stratagème en place.

Dans un sommeil comateux cette dernière lui avait laissé entendre qu’elle avait découvert des indices importants au cours de l’après-midi, raison pour laquelle elle avait osé aborder le mentor de l’ex copine à son locataire. Pour son chef cela tenait la route bien que l’histoire était fort embrouillé, mais cela tombait sous le sens vu que la dame était dans un état second. Mais quand ils décidèrent d’aller interroger la concierge, celle-ci était dans un coma beaucoup plus profond, ce qui allait retarder les investigations. Cela n’allait pas dans le sens du commissaire, les médecins semblaient perplexes, Madame Tiberotte n’avait rien qui laissait penser que sa blessure fut si grave, mais elle n’avait aucune réaction à tous les stimuli qu’ils avaient mis en place. Etrange ! Selon une infirmière elle avait paru agiter après avoir reçu la visite de son neveu, or de neveu elle en avait qu’un seul c’était Eric, qui était venu la voir et qui s’était fait passer pour son neveu ? A la description personne ne sut dire qui était cet individu, il aurait fallu le témoignage de Rose ou de la malade, pour comprendre que c’était Mr Fouchet.

Troublante histoire / B

Les carmagoles (3/5)

 

Une fois la petite partie et après avoir frotté les carreaux de sa loge, Madame Tiberotte s’était rendue dans sa chambre, avait soigneusement fermé la porte à clef, s’était agenouillé sur le côté, tiré le tapis qui était sous son lit. Sur celui-ci était déposé un coffre marron avec une petite serrure dorée. A son cou il y a une petite clef, elle défait son collier original, dédaigne la petite vierge et prends la clef, elle l’introduit dans la serrure, un petit déclic et le couvercle se soulève seul.

Méticuleusement elle passe un à un les papiers que lui avait confié le jeune du septième, vu que personne ne semble intéressé par cette mallette mais plus à son contenu elle s’est bien gardé d’en parler à qui que ce soit. Elle ne pense pas détenir une fortune. Pourtant quand elle se relève, elle est fébrile, à l’intérieur se trouve une reconnaissance de dettes d’un montant pharaonique. Mais il n’y a pas la recette des fameuses carmagoles. Elle referme soigneusement le coffre et décide de le changer de lieux, celui-là est facile à trouver, elle doit enquêter pour savoir qui est ce Monsieur Fouchet, elle connait tout de lui, son adresse, son numéro de téléphone. Il va falloir jouer fin, car l’autre a peut-être eu vent du décès du jeune homme, il ne faut pas qu’elle se jette dans la gueule du loup. Après avoir soigneusement planqué le coffre à un endroit connu d’elle seule, elle se précipite dans sa petite cuisine et cherche le bottin, elle trouve rapidement le nom et prénom de l’homme, la rue correspond parfaitement. Elle va pour l’appeler avec son téléphone, quand soudain elle se ravise et sort précipitamment de sa loge pour se rendre à la boutique du coin récupérer un téléphone prépayé, puis s’en retourne chez elle sans se méfier de cet homme étrange qui fait les cent pas dans la ruelle attenante.

Le téléphone est posé sur sa table, elle a un instant d’hésitation, puis elle se décide enfin et fait le numéro qu’elle a soigneusement noté sur un papier.

Une sonnerie, puis deux puis trois, puis une dizaine, elle va raccrocher lorsqu’elle entend un raclement de gorge et une voix caverneuse lui répondre :

  • Allo qui est à l’appareil ?
  • Je suis la mère de Mr Ludo

A ce moment-là un grand bruit se fait entendre puis, plus rien, elle a beau crié, allo, allo, personne ne lui répond. Elle raccroche et décide de se rendre sur place, elle veut en avoir le cœur net. Elle prend sa voiture, dans son sac à main elle a pris la reconnaissance de dette et elle se rend au domicile de cet homme. Elle met plus d’un quart d’heure avant de réussir à trouver une place, enfin la voici garé ; soudain son regard est attiré par le mentor de la petite, il fait le trottoir, il a l’air affolé. Elle va en avoir le cœur net, elle prend son téléphone et rappelle Monsieur Fouchet, si c’est lui il décrochera son téléphone, dans le cas contraire, elle attendra son départ.

  • Allo ici la mère de Ludo ne raccrochez pas ? Je vous vois, vous connaissez la raison de mon appel et aussi de ma venue.

Effectivement le fameux Mr Fouchet est le mentor de la chérie du fils de Carmagole, qu’est-ce que c’est que cette embrouille, pense-t-elle ? Enfin il daigne lui répondre.

  • Que me voulez-vous ?
  • L’argent !
  • Comment le savez-vous ?
  • J’ai en ma possession votre reconnaissance de dette, demain même heure, vous déposerez dans la poubelle qui se trouve derrière vous la moitié de la somme, pour le reste, j’aviserais.
  • Demain c’est trop tôt !
  • Je suppose que vous avez un bon travail, mon fils m’a parlé de vous, alors n’attendez pas trop car je mets mon avocat sur le coup et ce n’est pas un million que vous me donnerez mais le double plus les intérêts. Vous auriez déjà dû lui rendre la somme. J’en connais un rayon sur vous, y compris que vous connaissez la fiancée de mon gamin.
  • La fiancée de qui ?
  • De Ludo

A ce moment-là j’entends un éclat de rire, puis il a raccroché, je ne dis rien, attends pour voir ce qu’il va se passer, mais l’homme reçoit un autre appel téléphonique et il change de direction et vient à ma rencontre, vite je dois me plaquer contre mon siège, il n’en n’a pas après moi, c’est une coïncidence, il passe son chemin et monte vers le haut de la ville, je ne vais pas m’amuser à le suivre, je vais plutôt jeter un coup d’œil à son appartement, tout au moins voir si je pourrais m’introduire chez lui en son absence.

Me voici devant la porte cochère, c’est juste à ce moment-là que je vois Rose Perrin une amie concierge comme moi.

  • Ma Rose mais que fais-tu là ?
  • Marie je travaille ici depuis un mois,
  • Ah, allée de la Chaize,
  • Oui ? Tu viens voir qui ?
  • En fait j’ai eu des mots avec un de tes locataires ;
  • Oui ? Lequel ? Ne me dis pas que c’est le barbouilleur de toiles.
  • Et si c’est bien de lui qu’il s’agit ; tu le connais bien ?
  • Oui, mais méfie-toi de lui ce n’est pas un gentil, il ne t’aurait pas fait une toile par hasard ? Car tous les jours des gens défilent pour réclamer leur œuvre et Monsieur les congédie.
  • Effectivement, mais ce n’est pas à moi qu’il la doit c’est à la fille d’un de mes locataires. Tu n’aurais pas une clef ? Je vais aller voir s’il a le tableau chez lui.
  • Je veux bien mais ne t’attarde pas, donne-moi un numéro de téléphone et si je le vois rentrer tu sors et tu montes un étage plus haut et tu redescends, d’accord.
  • Tu fais sonner mon téléphone, mais je vais le mettre dans ma poche et en vibreur.

Aussitôt dit aussitôt fait, la clef à la main Madame Marie Tiberotte prend l’ascenseur, en montant elle glisse son téléphone personnel dans sa poche, mets le second dans son sac après l’avoir éteint. Elle introduit la clef dans la serrure et entre dans l’appartement qui sent un drôle d’odeur entre pipe froide et acétone avec un arrière-goût de moisi. Elle ne va pas traîner longtemps dans ces pièces car elle a déjà un haut le cœur. Elle passe de pièces en pièces sans vraiment s’arrêter, au mur il y a certes des toiles mais on dirait plus de vieilles croûtes. Même dans la cuisine il y a deux toiles une représente un saladier avec des pommes et à côté une bouteille de vin a moitié pleine, l’autre c’est une corbeille avec des bananes, cela ne casse pas une patte à un canard songe-t-elle ? Dans le salon il y a des peintures représentant des scènes de chasse, de pêche, c’est vieillot et moche. Mais plus loin il y a un petit atelier de peinture et là c’est totalement différent une femme nue offerte au regard a été peint sur la toile, la femme a un petit air de, mais au même moment elle sent contre sa cuisse vibrer le téléphone, vite elle referme précipitamment la porte et va vers l’entrée, hélas, une clef tourne dans la serrure, elle se dissimule comme elle peut,  entre la porte et le porte-manteau. La porte s’ouvre en grand, elle sent qu’elle est repoussée contre le mur, puis, des pas dans la pièce, elle va sortir, elle voit le mentor qui avance vers sa cuisine, dès qu’il disparaît à ses yeux, elle fonce vers la porte et là elle reçoit un coup de parapluie donnée par la personne qu’elle a entrevue en face d’elle. Elle s’effondre.

 

 

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe

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