5 / L’inconnue de la berge !

La déflagration se fait entendre au-delà de l’immeuble et du couloir où se trouve Olga et les deux hommes. Toutes les portes de l’Institut Médico Légal s’abattent sous le souffle de la charge. Olga se trouve à découvert et se demande ce qu’il va se passer, elle s’avance délicatement et ne voit rien une épaisse fumée a envahie le couloir qui mène à la chambre où le corps de l’inconnue se trouve en ce moment avec deux autres macchabées. Des deux hommes elle n’aperçoit que le corps de l’un gisant dans une mare de sang, le brancard est à même le sol quand à  celui qu’elle connaît il est assis  où plutôt accroupi contre le mur, la tête dans ses mains, elle voit un long filet de sang qui s’écoule d’une plaie qu’il a à la tête. C’est à ce moment que son père débarque et l’appelle. Que doit-elle faire lui répondre et ainsi elle se découvre, mais elle n’a pas le temps de se poser la moindre question que le GIGN envahi le couloir, met en joue le fou furieux qui n’oppose aucune résistance et se laisse embarquer après avoir été soigné par l’équipe médicale.

Olga après avoir levé les mains, se jette dans les bras de son père et éclate en sanglots, les minutes qui ont précédé leur entrée ont été d’une intensité incroyable. Elle se fait sermonner par l’inspecteur mais pour la fille du N° 1 du GIGN ce n’est qu’une formalité. Enfin l’autre individu va être interrogé, on va enfin savoir qui est cette jeune femme.

Lorsque Olga sort, elle est abasourdie, elle ne s’attendait pas à ce que la charge de plastic ait pu faire autant de dégâts, des hommes, des femmes gisent à même le sol, rapidement elle apprend qu’ils ne sont pas vraiment blessés mais plus choqués. Ils vont être prise en charge par une équipe de psychologues pour qu’ils retrouvent rapidement une vie un tant soit peu normal. Les dégâts matériels quand à eux sont important, il n’y a plus aucune vitre, ni volet, aucune porte aussi bien de l’Institut que des immeubles environnants. On ne déplore qu’un seul mort, l’individu du couloir, il y a par contre de nombreux blessés, dont quatre très grièvement blessés, en l’occurrence le médecin chef a son pronostic vital d’engagé. Dans les blessés il y a Claire, Olga s’en veut elle aurai dû la tirer par la manche et l’emmener avec elle. Que va dire sa maman alors que ce matin en partant elle lui avait confié sa fille.

Olga demande à son père de la conduire  l’hôpital où les trois blessés les plus touchés ont été transportés, son père n’a pas le temps de l’emmener mais il la confie  à un jeune gendarme, il a pour ordre de ne pas quitter la fille du Colonel d’une semelle. Olga ne voit pas qui lui voudrait du mal, personne à l’heure actuelle n’est au courant de ce qui s’est vraiment passé. Mais son père reste de marbre quand elle lui pose des questions, elle n’aura pas gain de cause, elle le connaît trop bien, quand il est au travail ce n’est même pas la peine d’oser l’embrasser. Toutefois au moment du départ son père lui glisse à l’oreille :

  • Ma petite fille soit prudente
  • Oui mon petit papa

Mais ce dernier ne lui laisse pas le temps de lui en dire davantage, il s’éloigne à grande enjambée et rejoint ses hommes. Il reprend son air austère, enfile sa cagoule et disparaît dans l’institut.

Olga a réussis à voir son amie Claire, sa maman était déjà à son chevet, comme elle ne sait rien de ce qui s’est passé, Olga se garde bien de lui dire qu’elles n’étaient pas ensembles. Mais ce sera partie remise ce soir elle lui posera des questions. Elle avisera pour lui répondre. Pour l’instant elles sont toutes les deux penchées sur la jeune fille elle est bien pâle. Le médecin qui l’a examiné dit qu’elle n’a  aucun organe de toucher, elle a juste une vilaine plaie à  la tête et surtout elle est dans le coma. Le scanner n’a rien donné, il faut attendre demain pour envisager quoi que ce soit d’autres. Possible que ce soit dû à la déflagration il semblerait qu’elle était assez proche de la bombe.Olga se demande si elle s’était aperçue de sa disparition, aurait elle eu envie de la rejoindre.Si elle l’a exposée et qu’elle ne sen sort pas, elle va s’en vouloir toute sa vie.

Olga est rentrée seule à son appartement, elle ne va pas retourner dans la planque, celui qui lui voulait du mal est interrogé en ce moment, possible que d’ici demain l’inconnue porte un nom et un prénom.

Le lendemain quand elle part au travail après s’être informé auprès de la maman de Claire comment toutes les deux avaient passés la nuit; elle se rend à son travail mais en arrivant force lui est de constater qu’il lui est impossible de rentrer. Un périmètre de sécurité a été instauré, elle apprend d’un garçon de salle qu’elle doit se rendre  au 36 où on doit leur attribuer une ou deux pièces afin de pouvoir continuer leur travail. Olga ne trouve pas cela super sympa, on aurai pu l’avertir par un SMS, elle aurai pris sa voiture au lieu de venir à pieds.

Ce n’est que trois heures plus tard qu’elle arrive enfin au 36, là-bas tout est désorganisé. Ils prétendent tous à une chaise, une table et un ordinateur. Dans l’après-midi tout est rentré dans l’ordre. Mais Olga ne sait pas ce qu’elle va pouvoir faire sans médecin légiste cela ne va pas être facile; son ordinateur lui a été apporté ainsi que celui de Claire. Quand elle s’en retourne chez elle, personne ne sait quoi que ce soit au sujet de l’inconnue. La belle inconnue comme ils l’appellent au 36. 

Belle ou moche personne ne la fera revenir à la vie songe Olga. Quand soudain son regard est interpellé par une belle jeune femme qui est là et qui attend elle aussi un bus. Elle a un air de ressemblance avec l’inconnue de la berge. Étrange, elle semble aux aguets comme si elle avait peur; Olga la surveille du coin de l’oeil et se demande si elle va l’aborder, mais elle va lui dire quoi? Voilà son bus qui est annoncé, la jeune femme se lève et s’engouffre par les portes du fond et s’installe à une double place, Olga s’empresse de lui emboîter le pas et se met à ses côtés. Elle a une heure de route elle espère que la jeune femme va au terminus, cela l’arrangerait bien, elle va lui adresser la parole.

  • J’espère que vous n’attendiez personne car vu le nombre de gens j’étais fatiguée et heureuse de voir une place de libre.
  • J’attends depuis une semaine ma soeur mais je pense que je ne la verrais plus jamais.

Olga est interloquée, cela se précise, elle doit lui demander la raison pour laquelle elle lui dit ça;

  • Pourquoi dîtes vous cela.
  • Ma soeur a disparue et j’ai vu sa photo dans le journal mais je n’ose pas aller la reconnaître.
  • Pourquoi, ce serai lui donner une sépulture,
  • Je sais mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre, je suis surveillée.
  • Surveillée mais par qui? La police.

Elle a un fou rire, et lui dit

  • Non , c’est vers eux que je devrais aller mais je pense que je n’atteindrais même pas leur porte.
  • Pourquoi?

La jeune femme hésite et à son tour lui demande:

  • Pourquoi me posez-vous toutes ces questions, vous êtes là pour me surveiller, alors emmenez moi de suite et tuez moi que l’on en parle plus.

Olga se sent gênée, elle hésite et finalement lui répond, :

  • Je suis de la police, venez chez moi je vous conduirais au 36.

La jeune femme se lève, la bouscule et sort par la porte du milieu alors que le bus vient à peine de s’arrêter. Avait-elle prémédité son geste ? Olga se lève à son tour et s’ensuit une course folle dans les rues de la capitale, Olga fait du footing tous les jours elle a la chance de ne pas avoir de talons contrairement à la jeune femme et au bout d’un quart d’heure, elle a réussie à combler son retard, mais au moment où elle va la rattraper une portière de voitures s’ouvre et elle est happée à l’intérieur.

A suivre…

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eauteur

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La furie de mes mots

 

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