Le coffret (suite)

Bientôt la fin, mais je n’ai pas osé vous mettre ma totalité du chapitre 12; Allez Globule attends encore un peu….Rire!!

 

 

Denis et France sont hilares devant le mépris qu’elle a affiché mais ce qui  rend les choses fort drôles c’est qu’elle se soit plus conduite en patronne qu’en secrétaire corvéable à souhait comme l’a exigé d’elle au cours de ces six mois leur cher cousin. Mais il y a un problème de taille et il va falloir se dépêcher. En effet comment vont-t-elles ressortir avec le coffret sous le bras, c’est impensable, voire même impossible. France a une idée, elle l’expose rapidement. Dans un premier temps, Denis va s’en aller comme un hypothétique client ou fournisseur par la grande porte, auparavant il remet le portrait du « patriarche ». Ensuite, comme à son habitude, Victoria fait quelques pas, à l’extérieur du bocal comme tout le monde nomme le bureau du patron et accompagne Denis jusqu’à l’ascenseur, elle a refermé la porte du bureau, il n’est pas question que l’on y découvre France. Puis d’un pas posé, elle la retrouve et décide d’appeler Rodolphe, elles ont mis au point une manière idéale de faire sortir le coffret au nez et à la barbe de l’ensemble du personnel. Denis avait dit d’un ton goguenard, il faut faire évacuer l’immeuble, ce qui avait détendu l’atmosphère, mais pendant que Victoria accompagnait leur ami, France a fait appeler Rodolphe le petit protégé de son ami qui, depuis quelques temps travaillait au courrier. Il avait fait quelques bêtises, et pour prouver au juge qu’il s’était rangé, il avait accepté de travailler selon certains codes. Comme il était redevable aux deux sœurs, il ferait ce qu’elles lui demanderaient. France lui demande de venir avec un gros carton fermé, elle lui expliquera une fois dans le bureau ce qu’elle attend de lui. Rodolphe fier de rendre service à France qui lui a ôté une grosse épine du pied, ne tarde pas à arriver. Il apporte comme on lui a demandé un carton sur lequel il a écrit une adresse. Il entre et voit deux femmes en tout point pareil, il n’en croit pas ses yeux. Il se demande laquelle est Victoria, il les examine attentivement et se dit que l’on dirait bien des jumelles, il suppose qu’une est France et l’autre la DRH. Mais il attend les ordres.

Rapidement les deux sœurs lui expliquent qu’ils vont mettre à l’intérieur de ce colis le coffret en bois qui se trouve sur le bureau, de cette manière il passera devant tout le monde. Ils ont toujours un regard oblique et épient chacun des faits et gestes de Victoria, comme s’ils étaient des indicateurs pour le patron. Ce qui est sûrement le cas. Mais pour repartir avec le colis plein, il va leur falloir jouer la comédie. Dans un premier temps rien ne se passe, puis, soudain, tous entendent des cris à l’intérieur du bocal, un de ces Messieurs a même l’idée de se rendre dans le bureau. Mais mal lui en prend, il se ramasse la porte en pleine figure.  Victoria dit assez haut et fort :

–       Rapportez le colis à la poste, et dites-leur qu’ils ont fait une erreur, celui-là ne nous est pas destiné.

–       Bien, Madame, je le fais immédiatement.

Puis, pendant que Rodolphe emmène leur bien précieux, les deux sœurs se concertent, l’une, Victoria va sortir, et France, quant à elle, va regarder les papiers que sa sœur a vus et qui lui semblent étranges. Il y a  là pleins de formules, elles pensent toutes les deux que c’est un parfum, mais est-ce celui de leur père ou a-t-il prévu une pâle copie ? Victoria ne comprenant rien à ces formules, l’avait signalé à sa sœur, mais il lui fallait se rendre dans le bureau de leur cousin pour en prendre connaissance et se faire une idée, et, aujourd’hui c’était chose faite. Il ne fallait pas traîner et sortir au moment où les employés quittaient la Société pour éviter qu’ils se posent trop de questions, compte tenu qu’ils l’auraient déjà vu sortir. Mais tout ceci aurait bientôt une fin, et elles n’étaient pas à un esclandre près. Fabien portait de nombreuses casseroles et s’il était en colère, elles avaient de quoi le faire tomber ; selon ce qu’il avait fait, il pourrait être soumis ou rebelle. Elles verraient cela prochainement.

Elles se prennent dans les bras l’une et l’autre. Que de chemins parcourus depuis leur première rencontre, aujourd’hui elles se considèrent comme deux sœurs et rendent visite assez souvent à leur maman. Elles y vivent à tour de rôle puisque pour l’instant elles vivent cachées. Victoria avant de partir descend le volet et met la pénombre dans le bureau, elle laisse les rideaux roulants fermés, ceux qui séparent le bureau du « Boss », du bureau de la secrétaire ou de ses hommes de mains comme le dit Denis. Puis d’un pas ferme, elle quitte le « bocal », elle s’arrête vers Mirabelle et lui signale que le patron rentre ce soir et qu’elle n’aura qu’à lui remettre son CV en mains propres dès demain matin. Elle ajoute qu’elle part car elle a une rage de dents. Elle se dirige vers l’ascenseur et entend Mirabelle rapporter l’ensemble des mots qu’elles viennent d’échanger aux collaborateurs de Fabien Delmas. Elle entend le rire gras du chef de bureau qui ricane et dit bêtement :

– mal aux dents mal d’amour, quand on voit la gueule qu’elle a on peut comprendre.

 Il n’y a pas un muscle du visage de la DRH qui bouge, elle entend, et se dit intérieurement,

-si le « Boss » s’en va, je pense que nous ferons une charrette complète avec ses subalternes.

Rien que d’y penser elle s’en réjouit. Avant de sortir elle fait un petit signe à l’hôtesse d’accueil, une charmante jeune femme qui élève seule son fils. Dehors, la voiture de Denis l’attend, elle s’y engouffre et ne voit pas son patron qui, sur le trottoir d’en face, la voit monter dans une Maserati flambant neuve. Il est fort étonné, car il la voyait comme une secrétaire aigrie et revêche. Malgré les diplômes qu’elle a, du reste, il trouve que l’homme qui lui tient la portière a une élégance comme il aime, et il se demande qui il peut être, cela lui semble fort bizarre. Quant au chauffeur il avait des allures de Rodolphe, possible qu’il soit de sa famille et qu’elle se soit bien gardée de lui le dire. Mais il lui faut se rendre à son domicile, puis il retournera à son bureau dans la soirée, et il oublie ce qu’il vient de voir.

Rodolphe emmène chez Léa, Victoria et Denis et le coffret, puis il retournera terminer son travail et récupérera France qui à son tour viendra les rejoindre. Mais il repart avec sa propre voiture, car la voiture de Denis, il est préférable qu’il ne la conduise pas, bien que maintenant il soit rangé ait juré à Denis qu’il ne recommencerait plus jamais ses larcins. Il lui doit une fière chandelle et France lui a assuré qu’il ne serait pas oublié lorsque le moment sera venu. Il ne comprend pas ce que tout cela veut dire, mais il leur fait confiance. Depuis qu’il les connait, sa vie a complètement changé.

Denis appuie sur la sonnette, car comme il dit, il aime bien le bruit qu’elle fait, c’est une jolie mélodie. Léa entrouvre sa porte et est heureuse de les voir, mais il manque France, elle s’en étonne. Victoria lui explique que dans la semaine elle avait découvert des formules chimiques et que France voulait s’assurer que ce n’était pas celles de son père. Elles vont attendre son retour pour en savoir davantage. Après les formules d’usage, Léa leur demande si tout s’est passé comme prévu. Il leur semble, en tout cas que personne ne se soit mis au travers de leur chemin. Maintenant, il faut que France puisse en faire tout autant, après il leur suffira d’ouvrir le coffret… Espérons qu’il leur dévoilera son secret.

–       Quoi qu’il en soit, ajoute Rodolphe, personne ne nous a suivis.

Ce qui les fait tous rire, ils  se croient dans un épisode d’un feuilleton de la télévision. En attendant que France revienne ils papotent. Il est grand temps que Rodolphe aille chercher France qui vient de les appeler. Elle est fin prête, l’ensemble du personnel était parti plus tôt que d’habitude, mais c’était ce qu’avait remarqué Victoria. Dès qu’un des deux n’était pas là, les autres quittaient leur poste. Comme on dit « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ».

–       Dès que France sera là, vous irez dans le salon et vous ouvrirez le coffret, nous vous laisserons seules, c’est la vie de votre père, sûrement des secrets, j’espère que vous trouverez des réponses à votre vie.

Enfin les voici, Rodolphe précède France, cette dernière semble être épuisée. Il faut dire que tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Au moment où elle allait prendre l’ascenseur, elle s’était retrouvée nez à nez avec leur cousin qui lui avait asséné quelques mots car il était fort étonné qu’elle ne soit pas allée chez son dentiste. Et d’un ton goguenard, il lui avait demandé où était son chevalier servant et son chauffeur privé et il avait ajouté :

-J’ai dû vous payer un peu trop pour que vous puissiez vous promener dans une Maserati flambant neuve.

Elle lui avait rétorqué :

–     Payer certes, mais non déclarer, donc nous sommes quittes.

Et sur ce elle avait pris la poudre d’escampette, le laissant la bouche ouverte, car c’était la première fois qu’elle lui faisait ce genre de réponses.

8 réponses à Le coffret (suite)

  • globule dit :

    Et ben dis donc ce pauvre Rodolphe il s’est aplati le nez, moi en embrassant une porte fenêtre je me suis cassée le nez.
    Ce que j’aime dans cette histoire c’est le mystère bien sur mais aussi les liens très proches entre les sœurs et le amis(es) c ‘est formidable.
    Bon j’attends la suite mais dis donc ce matin je n’arrivais pas à venir, ouf, j’ai eu chaud.
    Bisous

  • Erin dit :

    J’admire ta persévérance, EvaJoe. Publier avec constance, sans faire attendre le lecteur est un bon rythme à prendre. En cela la publication sur blog est une bonne chose, on est tenu… et la façon dont tes chapitres se terminent maintiennent le lecteur en haleine !

  • colettedc dit :

    Bon, on va tout savoir bientôt ! Super ! Mais le tout ne s’est pas déroulé comme prévu, me fait un p’tit peu peur … j’attendrai avant de m’effrayer, hein, tout d’même !
    Merci EvaJoe et bonne fin de soirée !
    Bisous♥

  • jazzy57 dit :

    Tu nous tiens bien en haleine , bientôt le coffre révèlera son contenu .
    Je suis curieuse de savoir ce que nous allons y découvrir .
    Bonne soirée
    bisous

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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