Faits troublants (chapitre 6) Suite

Désolée pour mon absence mais des événements imprévus ont fait que je me suis éloignée de mon blog..A présent tout est rentré dans l’ordre voici la suite du chapitre 6

 

 

 

Après la découverte de son armoire sens dessus dessous et de son verrou fracturé, France est prise d’une peur irraisonnée et se demande où elle va pouvoir cacher l’écrin que son papa lui a confié. Ne rien dire, oui, cela était possible tant que son armoire n’avait pas été mise en l’air, mais maintenant que faire ?

Elle avait beau chercher, réfléchir elle ne voyait rien, ni personne qui pouvait lui faire des suggestions. Il lui fallait se rendre à l’évidence, elle était bien obligée d’en parler à Léa. Son papa n’avait pas mentionné son amie, seuls les adultes ne devaient pasposer les yeux dessus. Après tout, ce n’était qu’une cachette et Léa aurait nullement envie de prendre la clef avec laquelle elle ne  pourrait rien faire, sa mamie, quant à elle aurait pu aller ouvrir le coffre, or son papa ne le voulait pas.

Dès que l’idée de le dire à Léa s’est emparée de son cerveau, aussitôt elle se sent à l’aise et comme libérée d’un poids, mais il va falloir le faire en douce et sans que personne ne se rende compte que toutes les deux ont un secret. Et surtout il va falloir trouver un emplacement  pour les semaines qui les séparent du retour de Léa chez elle, car il n’était pas question qu’en leur absence un autre vol soit commis. Une tablette de chocolat ce n’était pas grave, mais l’écrin de son papa devait être surprotégé. C’est seulement après le petit déjeuner, au moment où elles remontent dans la chambre pour se brosser les dents et prendre leur sac de cours que France demande à Léa une faveur, un moment d’attention afin de l’aider à cacher son écrin. Léa comprend de suite que c’est quelque chose d’important pour France, aussi dans un premier temps elle lui conseille de le glisser dans son armoire et de le déposer dans son sac de linge sale, elles aviseraient plus tard pour voir s’il y avait une place plus judicieuse. Plus la matinée filait, plus France était distraite par la trahison qu’elle avait faite à son papa. Il lui faudrait en reparler avec Léa pour avoir son avis. Elles auraient en début d’après-midi un temps libre, leur professeur d’anglais était malade, et comme personne ne pouvait la remplacer, elles avaient obtenu d’avoir une heure pour lire ou se reposer avant de partir au sport. Aussi, dès le repas, nos deux complices se sont rendues dans la chambre et telles des conspiratrices ont décidé de laisser l’écrin à cet endroit, car Léa a trouvé que cette place était excellente, qui viendrait fouiller ici, le linge sale, c’est personnel.

France a réussi à expliquer ce que son papa avait exigé d’elle, et Léa est arrivée à la même conclusion que son amie, vu que le père de France n’a jamais fait allusion à Léa, il y a de fortes chances pour qu’il ne lui en tienne jamais rigueur. Et puis, France lui dit-elle il faudrait que tu lui en parles, tu n’as vraiment pas intérêt, tu lui diras que la cachette est secrète. Et toutes les deux rirent de la facétie de Léa. Mais avant de quitter la chambre, elles décidèrent  de faire un pacte avec leur sang, Léa l’avait lu dans un livre, Ayant pris une épingle, elles se sont piqué le doigt, une goutte de sang a perlé, elles ont mélangé leur sang sur un mouchoir blanc, et l’ont déposé sur l’écrin en prononçant ses mots :«  A la mort, à la vie si tu me trahis tu es maudite. »

Puis, elles se sont enlacées, se sont embrassées et se sont dépêchées de rejoindre le cours suivant, personne ne les avait suivies, personne ne les avait remarquées, pour Léa comme France l’affaire  avait été menée de mains de maître.

Rapidement les évènements allaient leur faire oublier l’écrin, la petite vie tranquille qu’elle s’était forgée dans l’internat allait être mise à mal par des faits plus que troublants, voire même pour certains, dramatiques. Mais pour l’instant elles regagnent rapidement la salle de sport où les attend leur professeur d’EPS, qui paradoxalement à l’ensemble de l’équipe Educative est le seul homme ; de plus il est jeune et certaines en sont devenues folles amoureuses. Dans cette école comme dans d’autres, tout manquement est puni par une exclusion totale. Il n’y a aucun avertissement, c’est directement la porte. Léa et France n’ont jamais trouvé leur professeur beau, mais Victoire minaude tout le temps devant cet homme qui, imperturbable, continue de leur dispenser son cours. Aujourd’hui c’est volley, comme il sait l’amitié qui unit France et Léa, il décide aujourd’hui de les nommer capitaines d’une équipe différente, ce qui ne va pas sans mal, car elles ont les mêmes copines et leur choix va être fort dur. N’écoutant que leur bon cœur, elles vont homogénéiser leurs équipes respectives afin de donner la chance à toutes, mais un choix Cornélien demeure, qui va prendre Victoire ? Aussi c’est sans se concerter qu’elles attendent le dernier moment pour qu’elle puisse aller dans l’une ou dans l’autre. Comme c’est Léa qui a appelé la première c’est forcément France qui va l’avoir, mais ce dont elles ne se souviennent pas c’est qu’elles sont 13 dans leur classe de sixième edelweiss, comme le volley se pratique à 6 par équipe, Victoire n’a pas de poste. A sa mine qui s’allonge au fur et à mesure que les fillettes les appellent, elle comprend rapidement que les deux amies vont la mettre sur la touche, aussi se rapproche-t-elle du professeur pour lui demander de jouer et non de ramasser les balles, ce qui équivaudrait à la mettre sur le banc. Il faut dire que Marcus l’aime beaucoup cette demoiselle, l’avoir dans une équipe est fort intéressant car elle jouait dans un club là où elle était, et son professeur le sait. Aussi, avant la fin, il intervient contrairement à son habitude pour suggérer à l’une comme à l’autre de s’entourer des meilleurs éléments. Devant la mine contrariée de Léa comme de France, il prend les devants et l’impose à France. Si les yeux de cette dernière avaient été des pistolets il serait mort sur le champ. Mais comme il ne connait pas le degré d’animosité qui sépare les deux fillettes, il ne prête nullement attention au regard courroucé que lui jette France. Elle fait contre mauvaise fortune bon cœur, et annonce Victoria. Celle-ci jubile et en passant près d’elle lui susurre « Et toc » ce qui ne plait nullement à France qui se mord les lèvres pour éviter de l’apostropher. Le jeu commence et dans un premier temps se déroule très bien, grâce aux passes de Victoria la première manche est gagnée par l’équipe de France, la deuxième par celle de Léa, quant à la troisième, rien ne va plus, car France fait une remarque judicieuse à Victoire qui ne l’apprécie pas et prend à témoin le professeur qui n’a rien vu de la scène, donne raison à Victoire qui apprécie d’être glorifiée vis-à-vis de son ennemie. Mais France ne l’entend pas ainsi et prend le parti de Laure qui elle n’a commis aucune erreur. Mais Victoire s’en mêle et frappe avec le ballon la capitaine, un ballon lancé avec beaucoup de dextérité qui atteint France à la tempe et l’envoie au sol, étourdie. Elle peine à se relever et ne comprend pas pourquoi cette fille lui en veut à ce point. Le cours s’achève par la victoire de l’équipe de Léa, le professeur désavoue France en lui disant que dans le sport quoi qu’il arrive il faut rester fair-play, France ne dit mot mais n’apprécie nullement la remarque qu’elle ne mérite pas. Et elle en est certaine, car les élèves de troisième qui attendaient leur tour pour jouer, lui en font gentiment la remarque. Elles ont témoigné de ce que Victoire a fait, ce qui soulage un peu France qui pensait avoir été  trop sévère envers Victoire.

Décidément, cette nana en veut à France pense Léa tout en remontant vers les douches. Elle ne comprend pas son attitude, on dirait qu’elle la connait, mais France est catégorique c’est la première fois qu’elle la voit. Elle trouve que leur vie à l’internat risque d’en pâtir avec les problèmes que cela génère. Mais intervenir auprès de Victoire, est-ce que cela peut faire avancer les choses ou bien le problème enflera et la vie de France en sera encore plus lourde à supporter. Déjà qu’elle se fait du souci pour sa maman suite à la lettre qu’elle a reçue, alors s’il y a aussi cette fille, elle sera perturbée, et Léa pense qu’elle n’a nullement besoin de l’être. Chez les Delmas la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Depuis le premier janvier où le papa de son amie s’est envolé vers les USA, son amie n’a reçu aucune nouvelle, seule sa grand-mère a téléphoné, mais elle n’a pas dit grand-chose et quand sa petite fille a demandé des nouvelles, la grand-mère n’a pas pu lui en dire plus que, tout va bien, son travail avance bien. Or France a dit à Léa que son papa n’y allait pas pour son travail, mais pour régler une vieille histoire qui avait refait surface dans sa vie, sans pour autant lui en donner des détails. Léa s’aperçoit qu’il y a des détails troublants mais qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. En effet le papa de France est parti le 1er janvier, dès son arrivée, France avait un courrier qu’elle a trouvé à son retour de la semaine de ski, date à laquelle son armoire était fracturée, et où elles ont fait la connaissance de Victoire. Neuf jours pour arriver des USA, c’était long, et fait bizarre cette lettre n’avait pas été tamponné par la poste, elle était juste dans le casier de France. Mais cette dernière était si contente d’avoir du courrier qu’elle n’y avait pas prêté attention, c’est Léa qui en avait fait la réflexion. Elle aimait bien faire des enquêtes, et en avait déjà résolu quelques-unes, mais de petites envergures. A la prochaine lettre elle vérifierait la date, mais hélas déjà un mois, et toujours aucune lettre. C’était étrange, la famille de son amie continuait à lui dire que son papa était trop occupé et n’avait pas le temps de lui écrire. En fait, Léa réfléchissait et n’osait affoler son amie. Son papa qui avait le téléphone du papa de France avait l’air préoccupé la dernière fois qu’elle l’avait eu au téléphone. Elle s’était bien gardée d’en faire part à son amie, il lui avait conseillé de garder sa langue. Son amie recevrait des nouvelles et toutes les angoisses infondées seraient levées, hélas l’avenir allait démentir ses paroles, mais on n’en était pas encore là.

 

 

A suivre (Le chapitre 6 n’est pas terminé)

 

Copyright « roman »  mars 2015    

11 réponses à Faits troublants (chapitre 6) Suite

  • clara65 dit :

    Très bien racontée cette suite ! la vie au collège avec ses petites histoires est bien réaliste et à cela s’ajoute le suspense.
    bravo à toi et bisous.

  • colettedc dit :

    Merci pour cette suite EvaJoe. J’ai bien hâte de lire la suite ! C’est super, tu sais !
    Bonne toute fin de ce dimanche !
    Gros bisous♥

  • Martine dit :

    Coucou Evajoe,

    On dirait bien que cette « Victoire » a une dent contre France. Pourquoi? Tu nous tiens en haleine. C’est vraiment bien mené cette histoire
    Je vais attendre la suite
    😉
    Gros bisous

  • florence dit :

    Florence – Testé pour vous
    Bonjour EvaJoe…me voili, me voilà…je lirai mais là, je n’ai pas beaucoup de temps et je vois qu’il y a pas mal de pages…je repasse sans faute me mettre à la lecture et je te dirai honnêtement ce que j’en pense…oui, oui, je serai sincère, sans flatterie aucune…finalement, ça sert à ça hein les copines ? 🙂
    A très vite alors et promis juré craché, je repasse très vite…me voilà bien avancé, j’ai craché sur mon écran..c’est malin ça 🙁

  • Renée dit :

    La vie en interne n’est pas toujours facile mais c’est un apprentissage de la vie réelle aussi………A bientôt pour la suite. Bisessssssssss (espère tu va biens)

  • gibee dit :

    Hummmm je crois qu’elle n’aurait pas du confier le secret de la clé 🙁
    Même si Léa semble être très gentille
    Vivement la suite

  • timilo dit :

    Ta plume excelle comme toujours, même en prose elle sait nous tenir en haleine..
    Joliment racontée … Bravo
    Merci pour ton mot sur mon livre d’or…il me donne du courage et aussi l’envie de continuer d’écrire… J’ai un problème aux yeux , et rester devant la lumière d’un écran les fatigue énormément…
    Douce journée Joelle
    Bisous
    timilo

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

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