Face au vent (6) Sophie est de retour

Il lui fait la fête comme s’il la connaissait, il lui lèche le visage, mais Sophie est tellement épuisée qu’elle s’affaisse comme une poupée de chiffons. Quand elle revient à elle, elle aperçoit plus qu’elle ne voit un homme hirsute elle a l’impression que c’est Hagrig dans Harry Potter. Sans ses cheveux et sa barbe il est peut-être beau se dit Sophie, car elle voit deux beaux yeux bleus qui la fixent.

  • Ce ne serait pas toi que les deux types de la route cherchent ?
  • Comment le savez-vous ?
  • Je me doute car ce matin j’ai vu les journaux et tu as disparu, cela fait trois jours que l’on te cherche, où étais-tu ?
  • Dans une cabane à l’opposé de la vôtre ;
  • La cabane du maire de Marour ;
  • Vous le connaissez le maire ?
  • Oui ! Toi aussi il me semble,
  • C’est mon oncle !

A cet instant, Sophie voit l’homme qui détourne les yeux, il se passe quelques choses de bizarre. Que lui cache le SDF ?

  • Qu’avez-vous ?
  • Rien ! Pourquoi me poses-tu cette question ?
  • Lorsque j’ai parlé de mon oncle j’ai vu passer sur votre visage une drôle d’expression, mon oncle va bien ?
  • Je n’en sais rien petite, je ne fréquente plus les gens de la haute société, ils m’ont tous pourris la vie, depuis plus je les évite, mieux je me porte.
  • Qui êtes-vous ?
  • Moins tu en sauras, mieux ce sera, mais je vais te soigner, tu es blessé et ta plaie s’est rouverte. Nous attendrons le jour et tu viendras avec moi je t’emmènerais vers une cabine téléphonique tu appelleras tes parents, pour l’instant il est préférable que tu te reposes, tu as des yeux qui te manges le visage.

Le SDF a dû lui mettre un somnifère car elle sombre plus qu’elle ne dort mais au moins elle n’entend pas l’altercation qui a lieu à l’extérieur entre l’homme qui l’a accueilli et un autre qui a perdu sa prisonnière. Mais le SDF a  réussis à éloigner l’importun, il veille la nièce du maire toute la nuit, et au petit matin il l’emmène sur la route qui rejoint Sainte Luce et il attend que ses parents lui répondent avant de la laisser seule, mais ne voulant pas qu’elle soit à nouveau kidnappé il la surveille du coin de l’œil, personne ne passe, quand soudain les sirènes de la police retentissent, il en profite pour se sauver, il n’a nullement envie d’être retrouvé. La forêt lui garantit une certaine stabilité et surtout personne n’a encore cherché à savoir qui il était. Il ne faut surtout pas que cela commence aujourd’hui. De plus en restant dans les parages il pourrait être accusé d’un enlèvement qu’il n’a pas commis.

Sophie tombe dans les bras de ses parents, tous sanglotent, mais de joie et de bonheur. Avant de rejoindre la maison familiale il lui faut répondre à un feu incessant de questions.

  • Lorsque vous étiez avec votre amie Stéphanie de quoi vous souvenez-vous ?
  • Nous tenions la main mais auparavant j’ai vu mon oncle se battre avec un homme ;
  • Est-ce celui qui vous a kidnappé ?
  • Non, je ne l’ai pas vu je me suis retrouvée dans la cabane de mon oncle, la porte était ouverte je me suis enfuie.
  • Et ? Comment vous êtes-vous retrouvé sur la route Nationale à 7 h ce matin.

A ce moment Sophie hésite à parler du SDF, du coup elle avoue ne pas s’en souvenir, elle a la sensation qu’elle a été transporté là, par une personne mais ne la pas vu. Personne ne s’est rendu compte de son hésitation et elle a  l’impression que les policiers la croient.

Quand elle est de retour chez elle, elle s’effondre dans les bras de sa mère quand elle apprend que son oncle chéri a été trouvé mort dans les décombres. Elle se souvient de la deuxième explosion et comprend qu’elle est la dernière à l’avoir vu vivant et qu’en quelques sortes il lui a sauvé la vie.

Quelques jours plus tard, aucun élément nouveau n’était  venu apporter une cohérence aux derniers événements, pourtant toute la forêt a été passée au peigne fin, rien de compromettant dans la cabane de son oncle. En effet elle avait dû être nettoyée de fond en comble puisque tout ce que Sophie avait décrit n’existait plus. Même les liens avec lesquels elle avait été attachée avaient disparu. Ce qui laissait planer un doute sur sa personne. Stéphanie qu’elle avait revue depuis qu’elle retournait au lycée lui avait répété ce qu’elle avait entendu dans le bureau de son père à l’aérodrome.

  • Il te pense complice de ton oncle, pourtant je leur ai répété que tu m’avais crié que ton oncle empêchait un homme d’arroser les avions. Mais ni toi ni moi n’avons vu cet homme de face. Sophie a qui te faisait-il pensé?
  • Aucune idée, nous ne l’avons jamais vu de face, à part sa vareuse bleu  commune à tous ceux qui prennent un avion je ne vois pas à qui sa silhouette me fait penser.
  • Moi c’est pareille je ne vois vraiment pas qui ce serai. Si nous le savions cela aideraient les enquêteurs.
  • Je pense que nous devons les laisser enquêter et nous préoccuper de nos résultats au BAC, j’espère que toutes les deux nous l’avons décroché.

C’est aujourd’hui et plus précisément à 17 h que les résultats seront affichés sur le mur du Lycée Léon Blum. Sophie et Fanne sont arrivés plus d’une heure avant,  elles sont rapidement rejointes par les douze autres élèves de leur BAC S. Bientôt des cris de joie résonne parmi cette jeunesse, 10 sur douze l’ont, sauf deux de leurs amis doivent passer l’oral, mais Fanne est fière d’annoncer à sa mère sa mention Très Bien, quant à Sophie elle a un Bien. Les deux copines se précipitent dans la pâtisserie récupérer quelques viennoiseries commandées la veille et rejoignent leurs copain au bar « Les Voyageurs » là où se réunissent une partie des heureux reçus.

Soudain Sophie est attirée par le va et viens d’un homme sur le trottoir d’en face, elle fait signe à Fanne mais au même moment un de ses camarades de classe fait une entrée tonitruante dans la salle du bar et l’homme étrange n’est plus devant leur lycée quand les deux amies regardent à nouveau par la fenêtre.

Qui as-tu vu Sophie ?

  • Fanne j’ai trouvé à l’homme qui faisait les 100 pas devant le lycée comme une ressemblance avec l’homme entrevu dans le hangar la semaine dernière.
  • Sophie tu es encore sous le coup de l’émotion, c’était peut-être un élève,
  • Non c’était un homme mûr de l’âge de mon oncle ; j’en suis certaine. Aucun rapport avec un élève.
  • C’était le père d’un élève.
  • Toi ; tu essayes de me changer les idées, mais crois-moi je suis certaine de ce que j’avance. Bon n’en parlons plus. Alors tu le passes quand ce Brevet de Pilote.
  • Oh les filles vous êtes dans la lune ?

 

Stéphanie a eu le temps  de glisser sa réponse à son amie, mais ni l’une ni l’autre n’ont eu le temps de voir entrer l’homme à la vareuse bleue. 

 

A suivre…

6 réponses à Face au vent (6) Sophie est de retour

  • Renée dit :

    Mais si j’avais vu le 4…Bon alors cet homme gentil ou pas trop parce finalement on sais pas si cêst lui qui fait tout sauter, et perso je pense que c’est trop facile ce suspect qui tombe un peu a pic……L’oncle par contre…euh mais il est morts sauf erreur. Zut sais plus ou j’en suis. Ben vais attendre la suite comme tout le monde.Bisousssssss

  • Martine dit :

    Bonsoir Evajoe,

    Que de questions. Qui est ce mystérieux sdf? Et l’homme à la vareuse bleue qui semble espionner les filles!
    C’est super cette histoire
    Gros bisous
    😉

  • pimprenelle dit :

    Je la crois, je la crois … mais qui est-il ?
    Et ce mystérieux SDF, que fait-il dans l’histoire ? Sûr qu’il a son rôle et certainement un rôle important.
    Bisous EvaJoe

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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