Face au vent ( 13 ) Quelques heures plus tôt

Ainsi s’achève au bas de cette page ma première partie.  En septembre je mettrais la suite…Bonnes vacances à Tous et Toutes

 

Quelques heures plus tôt, une fois que Stéphanie a quitté le petit appartement qu’ils viennent de louer, Rubens s’est rendormi, mais brutalement un bruit l’a réveillé. Son portable vibre, possible que Steph est besoin de lui, mais quand il pose les yeux sur son téléphone il voit que c’est Mathéo qui lui a laissé un message laconique.

  • «  Mathéo ne dit rien à Stéphanie mais peux-tu me rejoindre sur Toulouse au « Bar les amis de la cascade », il lui explique le chemin.

Rubens est intrigué, que lui veut le copain de la cousine de Stéphanie.  Au moment où il va lui répondre d’accord, il se rend compte qu’ils sont venu qu’avec une voiture et que Stéphanie l’a prise ce matin. Il faut lui dire qu’il ne peut pas venir, puis après tout ce ne sont pas ses affaires.

  • Je suis dans l’impossibilité de venir, Steph a pris la voiture ce matin.
  • Peux-tu descendre jusqu’au Capitole, il y a des navettes gratuites.
  • Ok le temps que je me prépare, et j’arrive.
  • Je t’attendrais à l’arrêt de bus de l’Hôtel de ville
  • D’accord.

Il prend une douche, passe  une chemisette blanche, un jeans bleu pâle, un coup de peigne, le café rapidement avalé, il est fin prêt pour retrouver Mathéo. Une chance il n’a pas eu à attendre, le bus arrivait quand il s’est trouvé dans la rue. Il envoie un sms pour avertir qu’il est dans le bus, et, regarde défiler le paysage. Une voix suave le fait tressauter, prochain arrêt « Hôtel de ville, prochain arrêt Hôtel de ville ». Il joue des coudes afin d’arriver rapidement vers les portes qui laissent se déverser une foule innombrable comme si tous s’étaient donnée rendez-vous à cet endroit. Mathéo n’est pas là, ce n’est pas grave il attendra. Enfin le voici il marche d’un pas lourd comme si un lourd secret lui pesait.

  • Ruben j’ai changé d’idées n va aller chez moi, ma voiture est garée dans une rue parallèle, tu viens, j’espère que tu as du temps à me consacrer ?
  • Oui jusqu’à midi car je dois retrouver Fanne.
  • Il n’y a aucun souci nous aurons largement le temps de discuter.
  • Mais de quoi veux tu me parler, je suis juste le copain de Stéphanie, et les histoires de famille, de sa famille ne m’intéressent pas tant que ça.
  • Il n’y a que toi qui peut m’aider ! J’ai un gros souci, des hommes vont essayer de kidnapper Stéphanie, il faut que tu en sois informé pour pouvoir la protéger.
  • Mais pourquoi et surtout hier nous ne te connaissions pas et maintenant tu es au courant que l’on veut l’enlever ? Qui t’as mis au courant ?
  • Personne je l’ai compris en voyant la ressemblance frappante avec ma sœur ;
  • Ta sœur ? Qui est ta sœur ?
  • Aurélie !
  • Aurélie ? Mais tu nous as dit que c’était ton amie ; écoute je n’ai pas le temps de m’amuser avec ces imbécillités, ramène moi place du Capitole, tes histoires idiotes ne m’intéressent nullement, du reste je vais appeler ma copine.
  • Non ! Laisse-moi tout t’expliquer, après tu feras ce que tu voudras.
  • Arrête-toi immédiatement où je descends en marche.

Mathéo freine brutalement et Rubens atterrit dans le pare-brise, la ceinture a lâchée, ce type aurait voulu me tuer il s’en serait pas pris autrement pense Rubens, je me demande ce que je fais avec cet abrutis. Il a des yeux fuyants comme s’il me cachait autres choses. Finalement nous arrivons non sans encombre à la piaule qu’il a loué pour soi-disant faire son enquête, j’ai énormément de doutes.

Après avoir été déposé par l’ascenseur, nous montons un petit escalier en bois et en colimaçon. C’est pittoresque, mais je n’ai pas le temps d’admirer car Mathéo s’arrête pile en plein milieu se retourne et met un doigt sur sa bouche. Il me chuchote plus qu’il ne me parle :

  • Nous allons redescendre il y a des visiteurs chez moi !
  • C’est du danger ?
  • Oui, vite descendons mais évitons de nous faire remarquer ;

Lorsque nous nous retrouvons au bas de l’immeuble, Mathéo est blanc comme un linge, il se tient le dos et je le vois s’affaisser au sol. Une large tache rouge apparaît sur son tee-shirt, on vient de lui tirer dans le dos, je ne cherche pas à savoir qui a fait ça, je m’engouffre rapidement dans sa voiture et disparait. La rue était déserte, il faut que je téléphone à la police mais je ne veux pas être mêlé à ce meurtre si meurtre il y a. Je n’ai même pas vérifié s’il était vivant, quelle idée j’ai eu de venir dans ce quartier mal famé. Au moment où je vais pour téléphoner, une femme poussant un chariot traverse devant moi, je pile comme tout à l’heure avec Mathéo et c’est à ce moment que ma portière droite s’ouvre, un homme patibulaire m’aboies plus qu’il ne me dit :

  • Roulez, je vous dirai où vous devez vous arrêter !
  • Mais qui êtes-vous ?
  • Moins tu en sauras, mieux tu te porteras.

Nous roulons déjà depuis plus d’une heure, je pense à Stéphanie si on me pose la question je dirai qu’elle est rentrée à Marour, mais bon je dirais plutôt Paris, c’est plus vaste qu’un petit village. C’est à ce moment-là que je le vois sortir un  pistolet, il me contraint à m’arrêter en pleine campagne et là c’est le trou noir, je ressens une douleur sans  fin dans la poitrine, j’ai juste vu un éclair, on vient de me tirer dessus.

 

Fin de la première partie

4 réponses à Face au vent ( 13 ) Quelques heures plus tôt

  • pimprenelle dit :

    Et tu nous laisses là-dessus !
    D’accord on attendra. Bien obligés, n’est-ce pas ?
    Bon courage pour la promotion de ton livre. Je ne me verrais pas faire ce genre de démarches.
    Plein de bises pour passer ‘été en gros travail.

  • Martine dit :

    Bonjour Evajoe,

    Fichtre! ça défouraille à tout va dans le secteur. Oh la monstre qui nous laisse en plein suspense tout l’été! 🙂 🙂 🙂
    C’est très prenant la promo d’un livre. Je suis bien placée pour le savoir. Bon courage Evajoe.
    Gros bisous

  • Renée dit :

    Le trou noir c’est toi qui nous y laisse!! Mince alors va falloir attendre la suite jusqu’à la fin de l’été……..Mais bon pas le choix n’est-ce-pas? En tous les cas cette intrigue et une des meilleures que nous nous ai pondue, assez longue intrigante bref on croche…Oui c’est du bon. Bisoussssssss bel été.

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La furie de mes mots

 

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