Chapitre 2 Des pleurs et des cris (suite d’une histoire)

Pendant ses grandes vacances elle était resté deux mois vers Bonne Maman, puis un après-midi où la chaleur était lourde, c’était un temps orageux, cousins et  cousines n’étaient pas sortis, Bonne Maman craignait que ses petits-enfants attrapent une insolation, aussi jouaient-ils tous à des jeux calmes à l’intérieur de sa demeure.

Soudain la cloche de l’entrée qui ne sonnait que par ceux qui la connaissait avait retentis, ce fut une nuée de pas qui s’étaient engouffrés dans le hall pour voir qui venait leur faire une surprise.

C’était les parents de France, aussi s’éclipsèrent-ils rapidement, laissant leur cousine avec ses deux parents, ce qui pour cette dernière était une grande joie car sa maman étant fatiguée passait le plus clair de son temps en maison de repos. Mais son père n’         avait pas l’air d’être venue pour voir sa fille chérie, c’est à peine si il dépose ses lèvres sur son front, et, en la repoussant doucement lui dit qu’il doit parler à Bonne Maman.

La maman de France a beau geindre, son mari s’en fiche complètement, voir cela l’agace prodigieusement. Toutefois comme il part à la recherche de sa propre mère, il veut bien que sa femme passe un instant avec leur fille mais lui fait comprendre avec  sa mine des mauvais jours qu’il faut qu’elle le rejoigne le plus vite possible.

–       Ma chère nous irons nous isoler dans la bibliothèque, aussi dépêche-toi d’embrasser la petite et rejoins nous.

Mais France ne l’entend pas ainsi, elle veut rester longuement avec sa maman, ce qui exaspère son père qui lui donne une gifle, la mère et la fille se mettent à crier ensemble, ce qui ramène le reste de la maisonnée, tous forts étonnés de la scène qu’ils découvrent.

De suite, la grand-mère en maîtresse femme emmène son fils, sa bru et la petite France dans le boudoir vert qui sert d’habitude de bureau pour les plus grands de ses petits-enfants. Elle conseille aux autres de retourner là où ils étaient et de ne pas les interrompre jusqu’à nouvel ordre. Tous s’éparpillent et continuent de vaquer à leurs occupations.

France s’assoie aux pieds de sa grand-mère comme à son habitude, mais son père ne veut pas de sa présence et lui le fait comprendre, il se saisit de sa fille et la dépose hors de la pièce sous le regard ahuris de sa mère, quant à sa femme elle n’émet pas un mot.

Dans le couloir, son père lui dit de filer rejoindre les autres, mais France ne l’entend pas de cette oreille, et elle fait mine de partir et reviens se cacher dans la pièce attenante au boudoir rose. Elle s’assoit à même le sol et se met l’oreille contre la mince paroi qui coupe depuis peu les deux pièces. Et, là elle entend tout d’abord crier sa Bonne Maman, elle, qui est si gentille, elle est étonnée qu’elle soit autant en colère, qu’est-ce que son papa a fait, car cela ne peut être que son papa qui l’ai fait crier.

Puis, plus tard elle se dit dans sa petite tête qu’elle n’aurait jamais dû écouter, elle aurait au moins pas entendu les mots de son papa, papa s’était même un mot trop gentils pour un père qui cataloguait sa fille de « pisseuse », mot qui sur le coup elle n’avait pas compris. C’était son grand cousin qui le lui avait expliqué, ce jour-là, elle avait su qu’elle n’était plus la petite fille gâtée de son papa. Pour son cousin c’était un mot vulgaire et France devait se tromper jamais son papa n’avait pu le dire, car il parlait très bien et ne s’emportait jamais. Pourtant, France ne mentait pas, son papa l’avait répété plusieurs fois et en plus il riait comme si c’était amusant. Mais qu’est-ce qu’elle avait bien pu lui faire pour qu’il se comporte de cette manière. France ne comprenait pas ce qui lui arrivait et pire ce qu’il arrivait à sa petite famille si tendrement unie il y avait quelques semaines.

Le soir dans sa chambre, sa grand-mère était restée plus longuement auprès d’elle comme si elle voulait pardonner à son fils d’avoir été aussi méchant avec sa petite fille, pourtant sa grand-mère ne pouvait savoir qu’elle avait osé écouter à la porte. Elle l’avait prise dans ses bras au moment où elle s’était penché sur elle pour la border, avait essuyé ses larmes et lui avait ajouté que tout allait bien se terminer, mais elle ne  pouvait pas lui en faire la promesse. France s’était endormis, épuisée après une journée plus longue que d’ordinaire.

Ses parents reviendraient dans trois jours car c’était son anniversaire et Bonne Maman avait insisté pour que toute la grande famille le lui souhaite. Son père n’avait rien dit et trois jours plus tard ils revenaient, et dès la fête terminée ils repartaient tous les trois.

Ce fut son dernier anniversaire avec la grande famille, plus tard, elle était trop âgée et on ne les faisait plus. 

 

A suivre

8 réponses à Chapitre 2 Des pleurs et des cris (suite d’une histoire)

  • colettedc dit :

    Pauvre petite ! Ils repartaient, oui, mais … hâte de voir la suite, EvaJoe !
    Bonne toute fin de ce jour à toi,
    Gros bisous♥

  • Martine dit :

    Bonjour Evajoe,

    Pauvre gamine! elle subit une tempête qu’il faut être adulte pour supporter. Et encore!
    Bizarre ce revirement dans le comportement du père à son égard. Peut-être a-t-il appris qu’elle n’était pas de lui? Déjà que, si je me souviens bien, c’est un fils qu’il désirait. Alors, si en plus cette petite fille n’est pas de son sang, Tout s’écroule pour lui. Mais se venger sur elle , quelle lâcheté.
    Enfin, je vais attendre la suite avec impatience!
    Bravo Evajoe
    Bises
    😉

  • clara65 dit :

    Oh, il y a peut-être une raison (une mauvaise découverte) pour ce papa qui brutalise sa « fille » ? ce sont toujours les enfants ou les plus faibles qui payent les pots cassés !
    A voir par la suite.
    Bisous.

  • pimprenelle dit :

    Et voilà, l’imagination part au galop. Tu exagères de faire dans le genre feuilleton. Mais que va-t-il se paser entre l’âge de petite fille et le grand âge pour qu’elle ne revoit plus la grande famille ?
    Bisous

  • globule dit :

    Mais pourquoi ce changement d’attitude avec sa petite, quoi qu’il en soit elle n’a pas mérité d’être mise ainsi à l’écart. C’est toujours ainsi, les petits morflent sans raison …
    Je ne sais pas ce qui se trame mais c’est louche tout ca, alors vivement la suite et j’espère que ce n’est qu’un mauvais passage.

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eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

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