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Pépé Maurice !

C’est encore Myriam qui nous raconte sa première rencontre avec Maurice dit Momo.

 

C’est aujourd’hui que Momo  m’a annoncé qu’il allait bientôt mourir 20 ans que je venais chez lui pour les petits gestes quotidiens de la vie, mais notre histoire avait commencé d’une drôle de façon.

 

Je m’en souviens comme si c’était hier, Mr Maurice Bellon habitait dans  ma rue, il vivait avec sa femme plus jeune que lui, c’était un second mariage il l’avait célébré le jour de ses 70 ans à lui et 50 ans à elle. Une différence d’âge énorme, comme je ne les connaissais pas j’ignorais la raison de ce mariage..

Elle partait tous les matins dans sa voiture neuve vers les 9 h, j’ignorais jusqu’à ce que je fasse connaissance de Momo ce qu’elle faisait. 

 

Elle était  pharmacienne dans la petite officine du village voisin, je ne l’avais jamais rencontré jusqu’à ce matin blême ou elle m’a appelé affolée elle murmurait des mots sans suite au téléphone.

 

Vite, Madame, vite ite

Oui mais je dois aller où

La porte verte  à deux pas de chez vous

Verte !

 

Je ne voyais pas de porte verte, puis soudain le mariage célébré 6 mois auparavant me remonte en mémoire, Charles me souffle la maison jaune aux volets verts.

 

Oui, mais pourquoi ne pas avoir pris rendez-vous pour que je vous inscrive dans ma liste, je serai venue avant de commencer ma tournée vu que vous habitez tout près de moi.

 

Venez, il va mourir

Appelez le SAMU ou les pompiers

Nonnnnnnnnnnnnnn

 

Je me saisissais de ma trousse et pris d’un doute je demandais à Charles de m’accompagner, un peu réticent au début il me suivi en maugréant quelques peu.

 

J’arrivais le plus rapidement possible mais il a fallu que je me fasse un chemin au milieu des voisins qui intrigués en partant au travail s’était approché, faut dire que la dame n’était pas discrète et pour cause.

Un bulldozer avait dû passer par là pendant la nuit, le terrain était retourné, la maison sans dessus dessous, un homme gisait au sol  une plaie béante à la tête. Pendant que Charles appelait la gendarmerie je lui prodiguais les premiers soins.

Toute sirène hurlante les pompiers suivis de la gendarmerie arrivent, les badauds sont évacués et de suite on m’assène que je suis l’intruse sur une scène de crime.

A l’étage gît une femme du même âge que Momo elle est morte mais je ne pouvais le savoir et Charles non plus, c’est la même déposition que nous avons fait à la gendarmerie sans nous consulter..

 

Rapidement la nouvelle épouse était passé aux aveux, c’est elle qui avait découvert son mari attablé à discuter tout en buvant un verre de son meilleur vin  avec une femme inconnue. Elle rentrait du travail était fatiguée et ne voulait pas être dérangée. Elle avait été informé que c’était l’ex de son mari et qu’elle venait taper son chéri comme elle l’avait fait plusieurs fois auparavant.

Au début cela c’était bien passé puis petit à petit le ton était monté, Momo avait prié sa femme d’aller se promener, contre son gré elle était allée dans l’atelier de son mari tout en emportant son tricot.

Puis son mari lui ayant dit de revenir ils étaient passés à table et monter se coucher, Momo ne lui avait pas dit qu’il avait laissé son ex dormir dans la chambre de leur fille. C’est vers 6 h du matin que l’épouse s’était trouvé nez à nez avec l’ex, ce qui suivit fut une bagarre entre deux femmes , l’une s’était affalée au sol et l’autre tranquillement était retourné se coucher.

Quand Momo à son tour se lève il remarque les traces de sang et appelle sa femme, mais cette dernière ne réponds pas, elle est à la cuisine et l’attend avec le tisonnier qu’elle lui assène sur la tête d’où la blessure que je lui ai soigné.

Sa femme a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et elle va sortir d’ici 8 jours, Momo n’a jamais crû qu’elle avait voulu le tuer moi j’ai toujours eu des doutes mais on ne m’a jamais demandé ce que j’en pensais.

 

C’est pour cela qu’à six heures trente du matin accompagnée de Julie il me dit qu’il va mourir je ne comprend pas, il est alerte, sort tous les jours se promener, et  va chercher son journal. Pour le reste nous l’aidons et tous les jours je viens pour sa piqûre d’insuline et ce depuis 10 ans.

Voyons Maurice que vous arrive-t-il ? Vous avez des dons de voyance

Non

Alors pourquoi me dire cela?

Dans 8 jours elle est libérée elle va venir finir le travail

Votre femme, mais vous n’avez pas divorcés ?

Non j’ai crû qu’en allant pas la voir elle m’oublierait mais ce n’est pas le cas.

Ah !

Votre avocat est-il au courant ?

Non, je ne l’ai su que ce matin,

Ce matin mais à quelle heure ?

Un mot anonyme glissé sous ma porte

Montrez-le moi, c’est peut-être une mauvaise plaisanterie.

 

Il me tend le morceau de papier il est noté en lettres découpées dans le journal :

 

 

PLANQUE TON  OR ELLE VA VENIR FAIRE MAIN BASSE  SUR  TON TRESOR ET TE TUER!

 

Montrez le à la police .

Vous croyez ?

 

Puis je suis partie  avec Julie voir mes autres malades , et le soir je me suis demandée si Momo avait fait ce que je lui avais dit. Cet homme était attachant fort érudit, il avait de belles collections de livres, de beaux timbres, des photos de ses voyages. Des tableaux authentiques. Sa maison était un véritable musée. Je me demandais en me brossant les dents si ce n’était pas cette raison qui avait poussé cette femme à l’épouser pour le voler et le tuer.

 

Ne venait-elle pas pour achever ce qu’elle avait commencé ?

 

La semaine s’est passée sans que je revois Momo, puis dix jours après cette conversation ce sont les voitures de gendarmerie qui m’ont réveillées et des coups sourds à ma porte.

 

Un gendarme me demande si c’est moi qui suis infirmière et il me demande de le suivre rapidement. De suite je pense à Momo, mais qu’elle n’est pas ma stupéfaction en voyant sa femme , enfin ce qui reste de la dame pimpante entrevue il y a 20 ans.

 

Elle n’est pas trop amochée mais  au fur et à mesure que je lui recoud l’arcade sourcilière j’apprends que Momo a essayé de la tuer selon ses dires, car Momo est prostré sur sa chaise et semble ailleurs.

 

Maurice n’a pas été incarcéré ,on a jamais su ce qu’il s’était passé, j’ai continué pendant deux ans a lui prodiguer des soins puis son fils et sa fille l’ont mis dans une résidence pour personne âgée, je l’ai accompagné à la demande de son fils. Momo qui n’avait plus jamais parler depuis la tentative d’assassinat sur sa femme, m’a pris la main et m’a dit Merci .

Il est mort 8 jours plus tard et ses enfants m’ont remis de sa part un  de ses tableaux que j’aimais énormément. Il était accompagné d’une lettre où j’étais convié à aller chez le notaire et ce jour-là j’ai reçu la somme de 10 mille Euros je ne m’en suis toujours pas remise .

J’ai faillis jeter la lettre, puis soudain en plus du courrier officiel  il y avait un papier pelure écrit d’une belle écriture, je l’ai reconnu au premier coup d’œil, c’était celle de Mr Maurice.

 

J’ai attendu longtemps avant de tout vous dire Myriam mais c’est moi qui est tenté de tuer  ma femme. J’ai joué la comédie sauf quand je vous ai dit adieu je n’ai pu garder pour moi et mon amnésie et ma soi disant perte de voix. 

Vous avez été mon rayon de soleil au cours de ses 25  années. Je vous demande pardon de ne pas avoir tenté de vous parler, mais on m’aurai enfermé. J’ai essayé de la tuer car elle venait pour me voler. Je lui ai fait ce qu’elle avait voulu me faire. Adieu et merci ma chère infirmière.

Un début de phrase que je n’ai jamais compris et sa signature. 

 

A DEMAIN

 

Martine, Philippe, Hélène, Amandine, Thibault et les autres. Voici leur histoire

 

Depuis plus d’un an j’ai la visite chaque matin ou soir  d’une infirmière, en discutant avec Amandine hier (prénom changé)  je lui disais vous êtes pour certains malades des rayons de soleil, comme j’écris j’ai bien envie de vous mettre à l’honneur à ma façon en racontant des anecdotes vraies ou je peux les inventer pour vous donnez une place chez mes lecteurs et pour que l’on touche du doigt ce qu’ils vous arrivent de vivre.

Pendant quelques jours à l’allure où je vais pouvoir en quelques lignes, voire page je parlerais de l’un d’entre eux; au milieu se cachera de l’imaginaire, mais la plupart seront vrai. Parfois la réalité rencontrera la fiction tant ce qui se passe est aberrant adorable, incroyable, extravagant voire impossible.

Vous risquez de pleurer, de rire  ou d’être incrédule, jamais vous ne saurez si c’est vrai ou faux, j’espère que vous serez nombreux à me suivre et surtout à réagir.

Juste une petite précision elles ne m’ont jamais donnés le nom des patients, jamais elles ne sont allés au-delà de la déontologie, ce que je ne sais pas je l’ai compris. La mort sera présente aussi, mais parfois le rire, je mêlerais au milieu ce qu’il m’est arrivé aussi à moi où à des proches qui ont acceptés de me raconter pour étoffer mes écrits.

 

 

Ma première histoire aujourd’hui c’est celle de Myriam. C’est elle qui parle voici son récit :

 

 

Je tournais dans mes mains le papier qui émanait de la Sécurité Sociale, je devais répondre à un questionnaire pour prouver que je dispensais des soins, les bons et surtout que je n’outrepassais pas ce que je faisais à ma malade.

Il voulait savoir si tel pansement était le bon si je ne leur ‘avais pas fait dépenser plus que je n’aurai, j’étais abasourdis, cela faisait deux ans que je n’allais plus chez Isabelle, jeune femme de 35 ans atteinte d’un cancer du sein. Deux ans il leur avait fallu pour me poser ses questions que je trouvais incongrue, maladroite voire honteuse à mon égard.

Certes ce n’était pas la première fois que je devais répondre à ce genre de questionnaire mais là j’étais d’autant plus mal à l’aise qu’avec cette patiente j’avais tissé des liens. Je ‘y rendais pour des séances de chimio et biens d’autres choses, comment pouvait-il encore douter de moi, je suis une vieille de la vieille, j’ai fait mes preuves, mais non il fallait encore que je prenne le temps après mon travail et dieu sait s’il est prenant. Je démarre à 19h je fais une pause à 14h enfin je ne regarde pas l’heure, je fais tous mes patients, je rentre chez moi et je redémarre soit à 16h soit à 17 h et ce jusqu’à 20 h ou 21 h , bref je ne regarde pas la pendule, je suis là pour tous.

Là je viens de manger il est plus de 23 h et je dois renvoyer ce maudit papier; j’ai sorti le dossier d’Isabelle, cela fait une heure que je le regarde pourtant il n’y a qu’un mince feuillet, mais ce sont les photos qui me renvoient deux ans en arrière.

Depuis quelques semaines je suis seule après 25 ans de mariage, mon mari m’a laissé excédé par mes horaires, par mes crises de larmes le soir mais pas tous les jours, il n’en pouvait plus il a rencontré une autre femme et s’en est allé.

Je me demande si je ne l’ai pas excédé en lui demandant des conseils, des tournures de phrase à faire quand je m’adressais à des médecins, à la Sécurité Sociale, car je prenais des gants pour leur écrire. Mettre des croix dans des cases c’est facile mais là je voulais argumenter expliquer, et Charles me manquait.

 

 

Quand j’ai relevé la tête, mon téléphone affichait 5 h du matin, je m’étais endormie. Mais ce somme sur ma table m’a donné une idée, ou est-ce Isabelle partie trop tôt rejoindre les anges du ciel comme elle me le disait souvent qui m’a inspiré.

Je n’ai coché aucune case, je n’ai rien rempli, j’ai juste mis une photo explicite de ses seins. Je l’ai choisi expressément car ce n’était plus des seins c’était « une bouillie informe »,  Isabelle nous disait c’est mon beef, jamais une seule plainte , jamais elle n’a eu peur de mourir, elle a pensé jusqu’à son dernier souffle qu’elle vivrait et qu’elle verrait grandir son petit Lucas alors âgé de 8 mois.

J’ai envoyé le tout et j’ai attendu, attendu et jamais personne ne m’a téléphoné ou posé une seule question, jamais. Et, depuis plus jamais la Sécurité Sociale a osé douté de moi, JAMAIS !

Je me remémore ça ce soir car j’ai Juliette qui vient de me tomber du ciel , elle est stagiaire et c’est la petite sœur d’Isabelle ma patiente décédée à l’âge de 30 ans. Elle vient faire son stage de dernière année d’infirmière, elle a choisi ce métier quand sa sœur est décédée, avec son copain elle élève Lucas son neveu, il a deux ans c’est le portrait  de sa maman.

La vie continue aurai pu me dire Isabelle quand accompagnée de Julie j’arrive à 6h 30 ce matin chez mon premier patient Maurice un pépé de 90 ans, mais là c’est une autre histoire.

 

A DEMAIN :

 

 

 

 

 

 

 

L’infernale randonnée prochainement chez vous !

Un court extrait pour vous mettre l’eau à la bouche ou des frissons dans le dos.

 

 

Au moment où j’arrive en vue de la petite cabane, je
vois sur le côté un homme suspendu dans le vide. Je
m’arrête car je ne suis pas un mauvais bougre, pose
mon sac à même le sol et lui tends la main, il est tétanisé
par la peur, en dessous de lui c’est le vide, s’il lâche
c’est la mort.

Si ces quelques mots vous donnent envie d’en savoir davantage alors procurez-vous mon livre : L’infernale randonnée

 

Une histoire extraordinaire ( suite2)

Nos deux lutins répondaient aux jolis noms de Tic  et Tac.

 

Ils aimaient  s’occuper de leurs amis avec beaucoup d’amour.

Ils partaient le matin ramasser du bois pour agrandir leur maison.

 

Quand ils rentraient le soir leurs enfants avaient

de si grands pieds qu’ils ne pouvaient plus rentrer dans leur berceau.

 

 

 C’était la pendule qui leur avait encore joué un tour.

Un jour Tic le papa décide de s’en aller afin de rendre visite au chef des lutins.

 

Il prend sous son bras la grosse pendule et part le rencontrer pour lui demander d’ôter le sort que leur pendule avait dû subir.

Le chef des lutins eut beau se gratter la tête,

Tirer sur sa barbe,

Se friser sa moustache.

Rien n’allait comme il le voulait.

 

Car la coquine leur faisait des farces.

Lorsque le chef était là,

Elle vivait sa vie normalement,

 Les heures s’égrenaient comme chez chacun d’entre nous.

Mais dès qu’il avait le dos tourné, les aiguilles reculaient et avançaient.

 Elles menaient une danse infernale, une sarabande à faire perdre le peu de cheveux de Tic.

 

Pendant ce temps dans la maison des lutins tout est redevenu normal, la vie suit son cours . Tac imagine que Tic après sa rencontre avec Toc-toc aura de bonnes nouvelles à lui raconter.

A suivre…

Une histoire extraordinaire ! (suite1)

 

Ses aiguilles allaient tantôt à une vitesse démesurée,

 

D’autres fois elles ralentissaient,

Parfois elles s’arrêtaient et rêvaient.

 

Elles repartaient à l’arrière

Où revenaient à l’avant.

 

Tous leurs amis aimaient venir leur rendre visite.

 Mais ils ne choisissaient pas le jour.

Parfois ils repartaient chez eux avec de longues barbes blanches,

 

Et  à d’autres moments ils étaient dans l’impossibilité de repartir car ils étaient devenus des petits enfants ne sachant pas encore marcher.

 

A suivre…

Une histoire extraordinaire !

Dans une forêt lointaine vivaient deux petits lutins,

L’un avait des yeux ronds comme deux petites billes

L’autre des cils aussi longs que la traîne d’une étoile filante.

Ils vivaient dans une cabane faîtes de rondins de bois.

Mais dans leur maison ils avaient une pendule extraordinaire qui changeait le cours de la vie.

 

Recruteuse de profils pour le Paul des Emplois en dérive !

Pour les Anthologies Éphémères j’avais écrit ce petit texte, possible que certaines d’entre vous l’avez lu. Je le met ici et vous dit de profiter de cette fin d’année pour acheter ce livre : Les métiers improbables l’argent récolté va à l’Association Rêve qui donne à des enfants malades un rêve.

Pauvre Mr Paul ; il se démenait tant et plus pour recruter ses cobayes qui iraient grossir ses statistiques.

Il arpentait des couloirs de jours comme de nuit, au départ je l’accompagnais mais depuis quelques jours mes rhumatismes me titillaient le dos, les jambes et les mains aussi je le voyais passer et repasser comme une âme en peine, cherchant de tous les côtés sans ramener quoi que ce soit dans ses filets troués.

Son ordinateur restait ouvert jusqu’au jour où brutalement sans avoir vraiment cherché, il entrevoie un espoir ; serait-ce la perle rare ?

Rica de son prénom, c’est une femme, de son nom de famille Lewisss, bah il ne se posait pas tant de questions. La dame cherchait et lui recrutait,  ils pourraient faire affaire.

Pour l’âge il fallait qu’il m’en réfère, je n’allais ni prendre une jeunette, ni une trop âgée. En affaire il faut être intransigeant. Cette Rica allait grossir la pile de ceux qui éventuellement je garderais, je n’en n’étais pas encore là, j’en étais aux prémices, je commençais tout juste mon travail.

Je m’étais procurée un beau fauteuil et malgré mes rhumatismes j’allais pouvoir m’occuper seule de mon recrutement. Paul des emplois à la dérive retournait dans son bureau miteux. Je n’avais pas besoin de ses conseils pas vraiment avisés. S’il en était là c’est qu’il n’avait rien fait pour s’en sortir.

Comme il a l’air stupide en me voyant travailler du matin au soir et du soir au matin, inlassablement je consulte, je rature, je jette les CV à la poubelle, pendant que lui me regarde d’un air bête.

A chaque jour suffi sa peine comme me disait ma grand-mère, cela s’avérait exact depuis le début du mois d’avril. Des CV ce n’est pas ce qui manque avec Paul emploi à la dérive, mais faut-il encore qu’ils correspondent à la recherche de l’Editeur.

Je ne prends que ceux qui ont envie de travailler à l’écriture d’un synopsis, un grand nom pour pas grands choses pour certains de ceux qui postulaient.

Je ne faisais pas dans le classique, les armuriers, les bouchers, les coiffeurs, les midinettes, je n’en voulais plus, ils allaient direct dans la corbeille à papiers, le soir la femme dîtes de ménage les mettraient où elle voudrait je m’en fichais complètement.

Mon chef me tançait tous les matins par ces mots : Recrutez la crème des crèmes, mais ne faîtes pas trop dans le détail. Non mais il rêvait ce brave homme, il voulait que la crème mais je n’avais pas le droit de m’appliquer. Où était cette perle rare ? Rica Lewiss gisait dans sa propre poubelle, son élocution laissait à désirer, la pauvre elle n’avait rien compris et moi non plus. Ecrire était une chose mais réciter en était une autre. Qu’importe l’élocution derrière son ordinateur !

Finalement tous ceux que j’avais présenté à mon chef, il les trouvait pour un sans envergure, l’autre minable, l’autre avait un air qui ne lui revenait pas, un autre sentait trop l’after chèvre, comme si cela allait influencer sur l’écriture de ce roman à l’eau de rose qu’il projetait d’en faire un Best Seller.

Il était obnollulé par Harry Potter, des écrivains de cette qualité on en n’avait pas il fallait se rendre à l’évidence.

Au fil du temps j’en avais marre d’être la recruteuse du temps perdu et des lendemains qui déchantent ; j’étais épuisée, au bord du burnaout, excédée par un petit chef qui s’était découvert du jour au lendemain des talents de producteurs. Il lisait en diagonale comme un fou, il ne retenait que des mots sans queue ni tête et voulait que chacun des postulants écrivent dix lignes sur un sujet assez macabre de truands qui s’entretuaient. Si encore son histoire ressemblait à ce sujet mais non loin de là, cela n’avait aucun rapport, c’était tout au plus une histoire d’amour entre une belle et une bête. Pour l’instant c’était moi là bête et lui le beau.

Voilà c’est décidé ce soir je lui donnerais ma démission, je ne serais plus la dernière recruteuse à la mode, je passerais dans le monde des obscurs et moi aussi je lui enverrais un texte avec bien entendu un nom d’emprunt.

Rira bien qui rira le dernier pensais-je en quittant les locaux insalubres.

Le lendemain je me mettais au travail et j’envoyais le tout à l’adresse indiquée :

A l’attention de Roger le chef en titre

Mr Paul  des emplois à la dérive

Rue du cherche midi

75000 Paris La Défense d’y toucher

Deux jours plus tard je reçois dans ma boîte postale le courrier suivant :

Chère EvaJoe,

Nous avons le plaisir, bla bla.

En un mot c’est d’un médiocre, aussi de ma plus belle écriture je leur réponds que j’ai joué le jeu car je suis au chômage, mais que personnellement je ne puis écrire un scénario aussi mièvre pour le Paul Emploi à la dérive, quant à Mr Roger je lui cloue le bec en lui disant qu’il est viré par sa meilleure recruteuse.

Depuis je suis chez Paul Emploi et je bosse comme une recruteuse sans jamais avoir trouvé la perle rare, Monsieur Roger a disparu, mais des Roger il y en a plein les rues, ce n’est pas ce qui manque au chômage.

Fin

La traversée dangereuse

Là-haut dans les branches du chêne centenaire brillaient deux petits points dans le soleil, il fallait toute la dextérité de l’homme qui parcourait le chemin de grande randonnée pour s’en apercevoir. Il faut dire qu’il scrutait les environs avec une paire de jumelles espérant apercevoir à nouveau le jeune chevreuil qui gambadait dans les rochers de la montagne qui lui faisait face. Au moment où machinalement il abaisse ses jumelles il voit un éclair aveuglant. Il hésite puis fixe à nouveau son regard vers le chêne qui se trouve en contre-bas du GR 5. Là, assise à califourchon se trouve une enfant, à moins qu’elle soit plus âgée, mais il en est certain c’est une toute jeune fille, qui regarde dans sa direction avec des jumelles. Il se demande si elle l’a vu, car ce qui se passe ensuite va virer au cauchemar, il voit un corps qui s’écrase inexorablement sur le sol.

 

Voilà le début de mon prochain livre, le titre n’est pas encore définis, mais l’histoire se situe sur la ligne des crêtes du  Ballon d’Alsace en passant par le Jura, les échelles de la mort, direction les Alpes et….Je n’en dirai pas plus sous fond de suspense, d’énigmes et …CHUT …..

 

Quelques personnages Mario celui qui raconte, des randonneurs, un professeur, des femmes Zoé et bien d’autres…A lire avec modération, à savourer avec beaucoup de plaisir ou à dévorer sans retenue…

 

Bientôt …Mais en 2020…..

On a perdu Rapunzel !

 

Chapitre 1er

 

 

La première réunion a lieu au Collège Théodore Monot il y a une trentaine de parents qui ont répondu présent, Michel se gratte la tête il ne pensait pas que son camp intéressait tant d’enfants; mais dès qu’il explique son plan, deux familles se lèvent et s’en vont, ils n’ont pas envie que leurs chers petits vivent la promiscuité avec des enfants sans foi ni loi. A la fin de la rencontre il n’y a plus que dix familles qui acceptent que leurs enfants jouent le jeu et partent avec des enfants du collège voisin, ils ont l’esprit ouvert et Michel est ravi de leurs réaction. Bien entendu aucun des enfants des deux collèges doivent être au courant; ce sont des enfants qu’importe où ils vivent, ils vivront les mêmes aventures. Même les autres parents qui sont parti ont acceptés de se taire.

La deuxième rencontre se fait au Collège Georges Brassens de la Cité des Mille, il y a des parents de l’an passé et des nouveaux, Michel expose son idée, les parents approuvent pour certain, d’autres sont un peu sceptiques, mais acceptent de jouer le jeu et ils tairont à leurs enfants d’où viennent les autres enfants. Ce sera à eux de tisser des liens, de s’apprivoiser et de vivre ensemble, s’ils y parviennent Michel aura gagné son pari. Et les collèges pourront peut-être échangés pendant le reste de l’année.

 

Enfin le jour tant attendu par les participants a enfin lieu, Michel a distribué à toutes les familles des bermudas de même couleur et des tee shirts, il a demandé expressément aux familles dîtes de nantis d’éviter les chaussures de marque. En ce premier jour les petits colons se ressemblent tous; quinze de la Cité des Mille et 10 des Résidences au nom de fleurs. Ils seront 26 au total car sur place Rapunzel de Garamont 13 ans se joindra au groupe, elle en a fait la demande à ses parents et ils ont accepté par contre elle ne se nommera pas Rapunzel mais Zélie nom qu’elle s’est choisie.

 

Le bus s’est arrêté devant la MJC de Pantin, les gamins se sont déjà mis par affinité, il faut dire que le directeur a l’habitude et il n’a pas son pareil pour rassembler. Les animateurs sont tous issue du quartier des Mille exception faîtes pour Nadia et Mariane qui viennent d’une cité voisine. Mariane est mère de famille, son fils n’est pas venu cette année, elle est à la cuisine, quant à Nadia elle a son BAFA et cette année elle est directrice adjointe, elle doit confirmer son BAFD. En un mois elle va bien y arriver. Les autres animateurs sont Rachid, Hugo , Pénélope et Myriam. Ils se connaissent et s’apprécient, ils ont bien travaillés ensemble l’an passé, mais cette année est fort différente et Michel va s’en apercevoir rapidement.

 

Un joyeux brouhaha monte du bus jusqu’à que des éclats de voix alertent Rachid, il va vers le fond du bus et voit Manon et Lola qui se tirent les cheveux pendant que les garçons font des paris pour savoir qui va être la plus amochée. D’un geste brusque il sépare les combattantes et leur demande la raison de cette bataille rangée.

 

 

C’est Manon qui explique ;

 

C’est à cause de ces pompes

 

Elles ont quoi ces chaussures, reprend Rachid

 

C’est de la marque à deux balles

 

Explique toi ? Manon

 

Ce sont des Addidas d’autrefois maintenant elles ont des bandes, celle-là sont différentes, tu n’as qu’à les regarder. Et elle ose m’affirmer que sa mère vient de lui les acheter, certainement dans une déstockage ça ne se fait plus.

 

Premièrement tu vas t’excuser auprès de Lola, deuxièmement tu vas t’asseoir à côté d’elle et tu vas discuter, tu verras que ton jugement est méchant, et je veux vous voir les meilleures amies du monde avant la fin du voyage.

 

Rachid est perplexe, Michel a dû oublier de parler aux parents de la Cité des Mille d’éviter d’aller à la braderie récupérer des chaussures de marque, du coup cela va attiser une férocité entre les deux groupes, mais c’est à lui et aux autres animateurs de veiller au bon grain. Quant à Lola, Rachid connaît sa mère, elle est célibataire et se saigne aux quatre veines pour ses 4 enfants tous nés de père différent, mais ce n’est pas Lola qui va en parler.

 

Le voyage se poursuit sans encombre, au moment de la halte pour le repas, Lola et Manon se promènent bras dessous bras dessus comme de vieilles amies, en passant Manon a même tiré la langue à Rachid pour lui prouver qu’elle était capable d’être  une gentille adolescente. Surtout que Michel lui en avait dit davantage sur cette gamine. Ses parents venaient de divorcer et la mère avait été déchue de ses droits maternels et c’était le père qui dépassé par les événements avait la garde de ses trois enfants, elle n’avait rien à envier à Lola ou vice versa.

 

Chacun tire son repas du sac, Mariane a apporté un petit plus de belles cerises , mais Auguste refuse d’en manger prétextant qu’elles ont certainement des vers à l’intérieur car on a dépassé la Saint Jean, il en connaît un rayon car son grand père a des vergers  dans le Midi.

 

Auguste cette année la saison des cerises a démarré plus tard, tu demanderas à ton grand père à ton retour, c’est dommage que tu ne veux pas au moins en goûter une.

 

Mais Auguste n’en démord pas, il n’en n’a pas envie et préfère s’en privé ce qui fait dire à Lola :

 

Tu dois être né avec une cuillère en argent dans la bouche pour faire le difficile, ce qui fait rire sa nouvelle copine Manon.

 

 

Les filles cherchent les cerises par paire et se font de belles boucles, peu importe où elles sont nées elles se ressemblent toutes en ce moment.

 

C’est seulement vers les 17 h que le bus est arrivé au  château de Garamont le reste du trajet s’est bien déroulé, les filles et les garçons entonnaient des chansons, et, là on ne voyait aucune différence mais pour Michel certaines attitudes lui annonçaient que le camp ne sera pas de tout repos mais il  devait y faire face, n’est-ce pas lui qui l’avait décidé.

On a perdu Rapunzel !

PROLOGUE

 

Michel SERVAT est directeur de camp de vacances depuis de longues années; depuis 10 ans il accompagne des jeunes de cités défavorisés  au château de Garamont; c’est en pleine forêt, une partie du château est en cours de restauration depuis que Michel y fait son camp. Avec la famille Rapunzel de Garamont il a lié des liens forts et c’est la raison pour laquelle il ne changera pas de lieux de camp;

 

Même la partie qui n’est pas restaurée est praticable, par de gros orages ils ont le droit de s’y abriter, ils font aussi la cuisine surtout lorsque le mauvais temps vient les ennuyer.

 

Les gamins de la Cité aiment faire des jeux, surtout celui de la salle de garde ou un labyrinthe les entraîne dans des salles obscures où parfois ils mettent une à deux heures pour en ressortir, mais ils aiment énormément et ils recommencent ne se souvenant pas vraiment du chemin d’une année à l’autre.

 

Cette année Michel a décidé d’emmener aussi des gamins de son collège, gamins de famille aisée, il a envie de voir comment tout ce petit monde va faire pour vivre ensemble.

 

 

Voici ce que j’ai rêvé, depuis j’ai commencé à écrire une suite, mais chut je ne vous en dit pas plus….Possible qu’un roman voit le jour. Seriez-vous intéressés par ce genre de roman? 

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe