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On a perdu Rapunzel !

 

Chapitre 1er

 

 

La première réunion a lieu au Collège Théodore Monot il y a une trentaine de parents qui ont répondu présent, Michel se gratte la tête il ne pensait pas que son camp intéressait tant d’enfants; mais dès qu’il explique son plan, deux familles se lèvent et s’en vont, ils n’ont pas envie que leurs chers petits vivent la promiscuité avec des enfants sans foi ni loi. A la fin de la rencontre il n’y a plus que dix familles qui acceptent que leurs enfants jouent le jeu et partent avec des enfants du collège voisin, ils ont l’esprit ouvert et Michel est ravi de leurs réaction. Bien entendu aucun des enfants des deux collèges doivent être au courant; ce sont des enfants qu’importe où ils vivent, ils vivront les mêmes aventures. Même les autres parents qui sont parti ont acceptés de se taire.

La deuxième rencontre se fait au Collège Georges Brassens de la Cité des Mille, il y a des parents de l’an passé et des nouveaux, Michel expose son idée, les parents approuvent pour certain, d’autres sont un peu sceptiques, mais acceptent de jouer le jeu et ils tairont à leurs enfants d’où viennent les autres enfants. Ce sera à eux de tisser des liens, de s’apprivoiser et de vivre ensemble, s’ils y parviennent Michel aura gagné son pari. Et les collèges pourront peut-être échangés pendant le reste de l’année.

 

Enfin le jour tant attendu par les participants a enfin lieu, Michel a distribué à toutes les familles des bermudas de même couleur et des tee shirts, il a demandé expressément aux familles dîtes de nantis d’éviter les chaussures de marque. En ce premier jour les petits colons se ressemblent tous; quinze de la Cité des Mille et 10 des Résidences au nom de fleurs. Ils seront 26 au total car sur place Rapunzel de Garamont 13 ans se joindra au groupe, elle en a fait la demande à ses parents et ils ont accepté par contre elle ne se nommera pas Rapunzel mais Zélie nom qu’elle s’est choisie.

 

Le bus s’est arrêté devant la MJC de Pantin, les gamins se sont déjà mis par affinité, il faut dire que le directeur a l’habitude et il n’a pas son pareil pour rassembler. Les animateurs sont tous issue du quartier des Mille exception faîtes pour Nadia et Mariane qui viennent d’une cité voisine. Mariane est mère de famille, son fils n’est pas venu cette année, elle est à la cuisine, quant à Nadia elle a son BAFA et cette année elle est directrice adjointe, elle doit confirmer son BAFD. En un mois elle va bien y arriver. Les autres animateurs sont Rachid, Hugo , Pénélope et Myriam. Ils se connaissent et s’apprécient, ils ont bien travaillés ensemble l’an passé, mais cette année est fort différente et Michel va s’en apercevoir rapidement.

 

Un joyeux brouhaha monte du bus jusqu’à que des éclats de voix alertent Rachid, il va vers le fond du bus et voit Manon et Lola qui se tirent les cheveux pendant que les garçons font des paris pour savoir qui va être la plus amochée. D’un geste brusque il sépare les combattantes et leur demande la raison de cette bataille rangée.

 

 

C’est Manon qui explique ;

 

C’est à cause de ces pompes

 

Elles ont quoi ces chaussures, reprend Rachid

 

C’est de la marque à deux balles

 

Explique toi ? Manon

 

Ce sont des Addidas d’autrefois maintenant elles ont des bandes, celle-là sont différentes, tu n’as qu’à les regarder. Et elle ose m’affirmer que sa mère vient de lui les acheter, certainement dans une déstockage ça ne se fait plus.

 

Premièrement tu vas t’excuser auprès de Lola, deuxièmement tu vas t’asseoir à côté d’elle et tu vas discuter, tu verras que ton jugement est méchant, et je veux vous voir les meilleures amies du monde avant la fin du voyage.

 

Rachid est perplexe, Michel a dû oublier de parler aux parents de la Cité des Mille d’éviter d’aller à la braderie récupérer des chaussures de marque, du coup cela va attiser une férocité entre les deux groupes, mais c’est à lui et aux autres animateurs de veiller au bon grain. Quant à Lola, Rachid connaît sa mère, elle est célibataire et se saigne aux quatre veines pour ses 4 enfants tous nés de père différent, mais ce n’est pas Lola qui va en parler.

 

Le voyage se poursuit sans encombre, au moment de la halte pour le repas, Lola et Manon se promènent bras dessous bras dessus comme de vieilles amies, en passant Manon a même tiré la langue à Rachid pour lui prouver qu’elle était capable d’être  une gentille adolescente. Surtout que Michel lui en avait dit davantage sur cette gamine. Ses parents venaient de divorcer et la mère avait été déchue de ses droits maternels et c’était le père qui dépassé par les événements avait la garde de ses trois enfants, elle n’avait rien à envier à Lola ou vice versa.

 

Chacun tire son repas du sac, Mariane a apporté un petit plus de belles cerises , mais Auguste refuse d’en manger prétextant qu’elles ont certainement des vers à l’intérieur car on a dépassé la Saint Jean, il en connaît un rayon car son grand père a des vergers  dans le Midi.

 

Auguste cette année la saison des cerises a démarré plus tard, tu demanderas à ton grand père à ton retour, c’est dommage que tu ne veux pas au moins en goûter une.

 

Mais Auguste n’en démord pas, il n’en n’a pas envie et préfère s’en privé ce qui fait dire à Lola :

 

Tu dois être né avec une cuillère en argent dans la bouche pour faire le difficile, ce qui fait rire sa nouvelle copine Manon.

 

 

Les filles cherchent les cerises par paire et se font de belles boucles, peu importe où elles sont nées elles se ressemblent toutes en ce moment.

 

C’est seulement vers les 17 h que le bus est arrivé au  château de Garamont le reste du trajet s’est bien déroulé, les filles et les garçons entonnaient des chansons, et, là on ne voyait aucune différence mais pour Michel certaines attitudes lui annonçaient que le camp ne sera pas de tout repos mais il  devait y faire face, n’est-ce pas lui qui l’avait décidé.

On a perdu Rapunzel !

PROLOGUE

 

Michel SERVAT est directeur de camp de vacances depuis de longues années; depuis 10 ans il accompagne des jeunes de cités défavorisés  au château de Garamont; c’est en pleine forêt, une partie du château est en cours de restauration depuis que Michel y fait son camp. Avec la famille Rapunzel de Garamont il a lié des liens forts et c’est la raison pour laquelle il ne changera pas de lieux de camp;

 

Même la partie qui n’est pas restaurée est praticable, par de gros orages ils ont le droit de s’y abriter, ils font aussi la cuisine surtout lorsque le mauvais temps vient les ennuyer.

 

Les gamins de la Cité aiment faire des jeux, surtout celui de la salle de garde ou un labyrinthe les entraîne dans des salles obscures où parfois ils mettent une à deux heures pour en ressortir, mais ils aiment énormément et ils recommencent ne se souvenant pas vraiment du chemin d’une année à l’autre.

 

Cette année Michel a décidé d’emmener aussi des gamins de son collège, gamins de famille aisée, il a envie de voir comment tout ce petit monde va faire pour vivre ensemble.

 

 

Voici ce que j’ai rêvé, depuis j’ai commencé à écrire une suite, mais chut je ne vous en dit pas plus….Possible qu’un roman voit le jour. Seriez-vous intéressés par ce genre de roman? 

La tête en ébullition !

 

 

Chers (es) amis (es) de la plume,C’est fou ce qu’il m’arrive…

 

J’ai trois idées de romans qui se bousculent dans ma tête. 

L’un en est déjà à la page 40 et j’en vois déjà la fin car..

 

Un autre voit déjà le jour, mais comment arrêter cette frénésie ? Je ne sais pas…

C’est fou cela ne m’est jamais arrivé…Au secours…Que faire?

 

Un autre  est en balbutiement suite à un rêve que j’ai fait ou le début d’un cauchemar je ne sais encore.

Et le pire dans tout ça c’est que j’avais envie d’écrire un conte pour ma petite fille, j’ai tous les personnages mais l’histoire ne vient pas.

Je n’arrive même plus à suivre vos blogs, j’erre comme une âme en peine espérant que les mots ne viennent pas effleurer mon cerveau.

J’ai peur que tout se mélange et que je vous entraîne dans une folle histoire…

Qu’en pensez-vous ? Que dois-je faire? Vous qui écrive cela vous est-il déjà arrivé? Venez vite à mon secours.

D’avance merci

 

EvaJoe

 

 

12/15 Une histoire diabolique

Chapitre  Dorlotée !

Jeanne regrette rapidement le confort de la maison de Bernard, mais elle ne peut rester vu qu’elle semble être recherchée, et maintenant que Momo a parlé, Bernard n’a nulle envie  d’être accusé de violeur de petite fille, détournement de mineurs et surement d’autres chefs d’accusations. Il pousse Jeanne dehors tout en lui faisant de nombreux baisers, mais elle doit s’en aller. Elle laisse son cheval chez Bernard, il verra ce qu’il en fera, mais il l’emmène à Ermont en Normandie à la gare principale pour qu’elle rejoigne le chef lieu de canton où son ami s’occupera certainement de la petite; c’est un copain de régiment mais lui a poursuivi de hautes études, Bernard en chef de famille a repris la ferme pour que ses jeunes frères puissent continuer à vivre avec leur mère. Quand à leur père il a disparu un beau matin et ils ne l’ont jamais revu, ce sont les derniers mots qu’emportent Jeanne après que Bernard lui eu payé son billet pour Clermont.

Quand ils se sont quitté il l’a embrassé comme sa femme, il l’aime bien la petite Jeanne, cela faisait plus de 6 mois qu’elle vivait chez lui, sans les fredaines de Momo elle serai resté. Mais elle pourra revenir si elle en éprouve l’envie c’est ce qu’il lui a dit avant de la mettre au train. Il lui a remis un courrier pour son ami, embrasser à pleine bouche et il a agité sa casquette pour lui dire au revoir mais pas adieu.

Le train est parti , Jeanne s’est essuyée une larme, elle s’était habitué à cette vie, certes elle était plus souvent allongée que debout mais Bernard la câlinait et lui donnait beaucoup de plaisirs, les deux autres c’était des rustres et ils jouaient plus à des jeux pervers ensembles à  deux mais plus souvent à trois. Quant à Momo il ne lui faisait pas grand chose, sauf une fois où il avait réussis à la pénétrer mais comme disait Paul le cadet de Bernard il ne tient pas la distance le frérot. C’était de cela qu’il s’était vanté au village voisin d’où la suspicion des gendarmes selon les dires de Bernard.

Arrivée à Clermont, elle demande sa route et on lui indique rapidement la villa du Docteur, car là ou elle va il y a un médecin, Monsieur Jean Raoul est le médecin de la petite ville, il a l’air aimé car tout le monde connait son adresse. Jeanne arrive rapidement, elle sonne, c’est une jolie demoiselle de quelques années son aînée qui lui ouvre la porte.

Bonjour, vous voulez voir mon Père

Oui,

Entrez : c’est pour bientôt?

Bientôt?

Votre bébé

Mon bébé?

Vous attendez bien un bébé?

Jeanne ne comprend pas, elle rougit, elle attendrait donc un enfant;  oh c’est donc la raison pour laquelle elle n’a plus ses règles depuis quelques temps mais de qui est cet enfant, Bernard où Amaury, elle ne sait pas depuis combien de mois elle en est, elle ne sait quoi dire à la jolie fille du Docteur, mais cette dernière ne la met  pas dans l’embarras, elle la conduit  dans la salle d’attente, et lui dit qu’elle prévient son père, Jeanne n’a pas le temps de lui donner l’enveloppe que la jeune fille a disparue dans un frou frou de jupe.

Moins d’une demi heure plus tard, la porte d’entrée s’ouvre et une voix grave mais agréable dit :

Marie je suis rentrée, ai-je encore du monde dans mon cabinet?

Oui Papa une toute jeune fille.

Fais la entrer j’arrive;

Venez mon père va vous ausculter ,

Je ne venais pas pour ça

Ce n’est pas grave vous lui expliquerez;

Oui, merci

Je suis assise dans le cabinet du médecin et j’attends qu’il revienne, quand je le vois surgir devant moi, il a un bon sourire, et de beaux yeux noirs les mêmes que sa fille, je ne dis mots et lui tend le courrier de Bernard. Il s’en saisi et prends un coupe papier et lit la missive qui ne s’avère pas très longue. Alors Bernard est votre oncle, et bien il est cachottier, il souri et lui demande si elle connaît la date de ses dernières règles, hélas elle est dans l’incapacité de le lui dire il lui semble plus de six mois mais n’en sait rien. Il l’examine et lui dit qu’elle doit être enceinte de presque 8 mois, bientôt à terme lui ajoute-t-il?

A terme?

Oui vous allez bientôt accouché, c’est la raison pour laquelle Bernard vous a  recommandé à moi, je met au monde de nombreux bébés ne vous inquiétez pas vous êtes en de bonnes mains.

Bernard avait donc deviné  son état, c’est pourquoi depuis quinze jours elle ne voyait plus ses frères ni Momo. Bien que ce dernier soit aussi son frère, Bernard ne le classait jamais comme son frère mais comme la pièce rapportée à l’édifice de leur maison. Il lui faisait l’amour chaque fois qu’il le pouvait mais elle ne subissait plus les assauts des deux autres rustres. Eux ne se gênaient pas pour s’asseoir sur son ventre qui, avec du recul s’était bien arrondi, elle ne s’en était jamais douté, croyant que la bonne nourriture grasse de Bernard en était la cause. Les quinze jours suivants se passèrent à chercher des vêtements pour le bébé, le bon docteur recevait des cadeaux pour les bébés qui en avaient pas, il lui avait suffi d’ouvrir les deux ou trois malles du grenier pour trouver suffisamment de vêtements pour son enfant.  N’en connaissant pas le sexe elle avait pris les premiers vêtements, plus tard elle aviserait si c’était une fille ou un garçon.

C’est la veille du neuvième mois qu’elle a commencé à ressentir les premières douleurs, le médecin accouchait déjà une autre patiente à l’extérieur, quand il est arrivé, Marie avait pris en charge Jeanne, le travail avait commencé et rapidement Jeanne mis au monde un beau et gros garçon. Il pesait 3 kg 800 et mesurait 54 cm; voilà il est bien à terme je ne m’étais pas trop trompé sur la date de sa naissance. Vous connaissez l’adresse du papa vous voulez l’avertir. Jeanne à ses mots s’est mise à pleurer et  le Docteur n’a rien dit et compris que là il y avait un mystère, mais dès qu’il pourrait il avertirait son ami Bernard pour voir ce qu’il avait prévu pour cette nièce qui lui était tombé du ciel.

Bernard est un petit garçon fort sage, il fait toutes ses nuits depuis deux mois, il s’élève comme un champignon dit le bon docteur; Jeanne donne un coup de main à la cuisinière afin de se rendre utile, et, aussi parce que le docteur les nourris tous les deux, bien que ce soit Jeanne qui alimente son bébé, elle doit à l’ami de Bernard de ne pas avoir déposé son fils à l’orphelinat.  Elle lui en sera reconnaissante à tout jamais. Le bonheur n’a duré que dix huit mois, un soir le docteur s’est alité il l’avait pris la grippe de ses malades. Il a lutté tout l’hiver et au début du printemps il s’est éteint, après l’enterrement, Marie lui a dit de s’en aller car elle quittait la région et partait rejoindre le frère de son père chez qui elle travaillerait mais elle ne pouvait pas l’emmener dans ses bagages. Pour Jeanne ce fut la douche glacée, elle était heureuse, elle vivait dans l’opulence, était comme la fille du docteur, mais c’était terminée. Avec un petit pécule en poche, elle est partie une fois que le frère du docteur lui eu payé un billet aller pour la demeure de son père.

A suivre….

11/15 Une histoire diabolique

chapitre 11 Petit retour en arrière

Nous avons laissé Amaury seul et désemparé, mais a-t-il recherché sa douce comme il aimait à l’appeler. Suivons-le ; Amaury commence à suivre les traces de pas laissés dans la neige, au début cela est facile mais petit à petit le vent a tout recouvert, puis la neige tombe à nouveau et le cheval met plus de temps à avancer; son pas est lourd, il ne pensait pas partir aussi Amaury comprend que son cheval risque de mourir il ne s’en est pas occupé tellement qu’il était obnubilé par Jeanne. Il a délaissé un des plus beaux chevaux de l’écurie de son père, il lui faudrait de la bonne nourriture, aussi n’hésite-t-il plus il doit se rendre à la ferme de la goulue. Mais si le fermier, car elle a un mari cette dévergondée accepte de nourrir son cheval il refuse qu’ Amaury puisse rentrer chez lui, il doit bien connaître sa femme pense en son for intérieur notre jeune fougueux; qu’à cela ne tienne il partira bien vers quelques marchés vendre ses produits, et là la belle ne se fera point violence à ouvrir sa couche.

Quelques jours plus tard, son cheval va mieux et il songe à partir mais la goulue Rose de son prénom lui dit dans la grange entre deux portes que demain elle sera seule pour la journée et qu’ils pourront s’amuser comme la dernière fois. L’invitation est tentante, il ne dit rien mais n’en pense pas moins. Il hoche la tête et Rose s’en va toute guillerette.

Le lendemain le sol est gelé mais la neige semble s’éloignée, le fermier s’est levé aux aurores, il demande à Amaury s’il peut  lui emprunter son cheval, vu que le fermier s’en est bien occupé, Amaury accepte.  Dès qu’il ne le voit plus à l’horizon il se précipite dans la chambre de la belle et joue jusqu’à midi à divers jeux qui font monter au septième ciel la belle Rose. Elle joui, crie se tortille et prend beaucoup de plaisirs à ses assauts répétés, mais ces deux là sont tellement occupés à forniquer qu’ils n’entendent pas le bruit que font quelques chevaux dans la cour. Et, lorsque la porte s’ouvre à la volée devant le propriétaire et mari de la dame Amaury est nu comme un ver. Il reçoit une pluie de coups de partout, il protège son sexe du mieux qu’il peut mais l’autre s’y acharne dessus. Rapidement il gît sur le sol de la chambre, il n’entend pas les cris, les pleurs de la fermière. Quand il se réveille il est nu et bleu dans la neige, ses vêtements sont entassés dans son baluchon, il est seul, la ferme est éteinte, il s’habille tout en grelottant, mais ne voit à nul endroit son cheval, il ne peut pas partir sans lui. Il marche sans courir car il a mal de partout et se dirige vers l’écurie, il voit trois chevaux mais aucun ne lui rappelle le sien, le fermier a dû le vendre contre les trois autres. Il s »en choisi un , mais n’y connaissant rien il espère avoir pris le plus rapide, il verra bien. Avant de s’en aller il veut savoir ce qui est arrivé à Rose il  lui doit bien ça. Ils se sont bien amusés mais il aurai dû se renseigner et savoir à quels moments le fermier revenait du marché. Quand il pousse la porte de la cuisine il a dû mal à l’ouvrir n’en connaissant pas la cause il pousse un peu plus fort et comprend rapidement ce qui c’est passé. Le fermier a plusieurs bouteilles devant lui il est ivre, à peine le touche-t-il qu’il bascule sur le sol, il s’ouvre la tête au montant  de la table, saigne abondement, Amaury ne s’en occupe pas, il cherche Rose pour l’emmener avec lui, mais hélas il la trouve rapidement. Elle est morte elle a succombé aux coups de son mari. Amaury s’enfui rapidement il ne veut pas être pris comme coupable.

Le cheval est une véritable carne elle n’avance pas vite; elle se traîne, il est fort en colère, le fermier l’a berné sur toute la ligne. Il met plusieurs heures pour arriver au Pont de l’âne où il apprend que sa Jeanne est passée et repartie avec un homme; cette fille s’est jouée de lui, elle avait donnée rendez-vous à un homme, décidément les femmes ne sont pas ce qu’elles devraient être. Il a beau taper à plusieurs portes personne ne sait ce qu’elle est devenue, il y a bien un type, un simplet qui parle de Jeanne avec qui il fait l’amour tous les jours mais quand il lui demande quelques renseignements il se mure dans son silence de simplet, et, il ne peut plus rien en tirer.

Cette nuit il a logé au presbytère car c’est le seul endroit où on lui a ouvert la porte. Le curé le dévisage, que lui veut-il? Il aimerait le savoir mais n’ose lui poser la question. Plus tard il se décide à le lui demander:

Mon père, vous rappellerais-je quelqu »un que vous me regardez si attentivement;

Oui, mais il y a bien longtemps une jeune femme est venue ici , elle avait un trésor à me laisser, depuis je ne l’ai jamais revu.

Elle n’est jamais revenue chercher son trésor.

Le prêtre hésite et lui répond non

Son trésor c’était quoi?

Un bébé !

Un bébé, mais elle vous l’a laissé pour quelle raison?

Elle ne pouvait s’en occuper, et il était né hors mariage.

Quel rapport avec moi?

Votre ressemblance.

Avec cette femme?

Oui!

Qui était-elle ?

Je ne sais pas, et puis c’est si vieux. Je vais me coucher.

Amaury est perplexe qu’a voulu dire le curé, qui était cette femme? Et où est-elle et qu’est devenu le bébé ?

A suivre…

1/15 Une histoire diabolique !

Chapitre 1 Amaury

 

Je suis depuis deux mois dans un pensionnat pour jeunes garçons dans un trou perdu nommé Pont d’Âne, dans ce bled il y a un bar tabac qui fait office de boulangerie et d’épicerie, quelques vieilles se promènent avec leur panier à provisions, des enfants vont à l’école du village.  Il y a une petite chapelle Romane, mais moi je m’en fiche complètement je suis enfermé dans ces quatre murs pour désobéissance paternelle. Deux mois que je me morfond et que je pense à la petite princesse que j’ai rencontré aux fiançailles de mon frère.

Mon frère Trévor va prendre pour épouse la grande sœur de Jeanne de Pontivier, une belle fillette de 12 ans, la dernière d’une longue fratrie de 7 garçons et deux filles, elle est la dernière la petite poupée à son papa, c’est ce que je pense avoir compris. Et, moi Amaury j’ai osé posé les yeux sur ce petit bout de chou, et, si encore cela avait été que les yeux, mais j’ai posé mes mains sur ce joli minois. Faut dire que ce soir-là j’avais bu un petit coup, mais on ne fête pas son frère tous les soirs. Mes mains ont dû s’aventurer un peu plus loin, oui j’ose l’avouer, la jolie demoiselle était un peu effarouchée mais elle m’a bien laissé faire. Je ne l’ai jamais entendu me dire non.

Pour moi c’était comme une apparition, une beauté sortie de nulle part, belle comme un jour sans fin, elle avait une robe rose pale longue et à la taille une belle ceinture dorée. Au milieu de ses frères elle était magnifique. Comme elle connait une de mes sœurs j’ai pu rapidement m’approcher d’elle, j’ai demandé à ma jeune sœur de me la présenter.

Mon frère Amaury de la Bétaillère

Mon amie Jeanne de Pontivier

Mademoiselle !

 

Je la revois pouffer de rire en m’entendant lui dire Mademoiselle, puis elle a virevolté et je l’ai vu s’envoler vers ses parents où ils l’attendait pour la présenter à mes parents. Je l’ai vu faire une révérence puis, doucement elle relève la tête tout en baissant les yeux vers la pointe de ses souliers. Un vrai sucre d’orge qui m’a tourmenté une partie de la soirée, puis j’ai eu de la chance elle s’est éclipsée pour aller aux toilettes, et là j’ai osé la suivre. Elle semblait complètement perdue, aussi j’ai osé lui demander si elle avait besoin d’un renseignement.Je cherche les WC de votre maison, votre sœur m’a dit en haut et à gauche, mais je ne lui ai pas demandé l’étage. J’ai ri car je la voulais pour moi et je ne lui ai pas indiqué les toilettes destinées à la fête mais les commodités de ma chambre. A cet instant je ne pensais à rien de précis, j’avais juste envie de regarder cette petite jeune fille. Non je n’étais pas un dingue, je ne voulais pas la regarder dans les toilettes mais juste la surprendre, aussi sagement j’attendais qu’elle en finisse, lorsque soudain, j’ai entendu mon frère le futur marié arrivé en compagnie de la sœur de Jeanne, sa future femme. J’ai supplié Jeanne de m’ouvrir la porte ayant peur de me faire surprendre par mon frère et là je pense que j’aurai été humilié devant nos deux familles. La jolie fillette n’ayant pas encore eu à faire au loup m’a ouvert la porte, je me suis engouffré dans les WC, mais comme la menace se rapprochait j’ai convié Jeanne à monter sur la lunette et je l’ai rejoint rapidement. J’ai posé mon index sur sa bouche sensuelle et lui ai intimé l’ordre de ne rien dire. Les pas se sont éloignés, leur rire aussi, enfin j’étais seul, enfermé dans les toilettes de ma chambre avec mon rêve ; cette jolie fillette qui avait des yeux d’un bleu violet dans lequel je me noyais.

J’ai commencé par souligné sa bouche avec mon index, tétanisé par la peur de se faire surprendre elle m’a laissé faire, son corps gracile a frissonné, j’en suis certain, puis j’ai continué à descendre mon doigt le long de son menton, puis sur son joli cou, elle avait deux petits seins naissant qui se soulevaient délicatement alors que j’avançais mes mains vers ses petits fruits. Je déboutonnais les six petits boutons et admiraient sa poitrine, avec une de mes mains j’enlaçais le premier, elle me regardait sans oser faire un geste, aussi je m’aventurais à en caresser la pointe fine qui petit à petit se durcie sous mon doigt. Elle tremblait, aussi, je la prenais dans mes bras et la déposais sur mon lit, elle se laissait faire, ne criait pas. Je tournais la clef dans la serrure pour éviter que mes jeunes frères viennent me déranger. 

J’ignorais s’il fallait lui demander d’aller plus loin, comme elle avait un léger sourire aux lèvres j’ai continué de me promener sur son corps. J’ai rapidement abandonné ses petits seins pas assez formés à mon goût pour aller vers son intimité, là j’ai doucement remonté sa robe jusqu’à mi cuisse, puis je suis allé explorer son mont de Vénus et sa chaude intimité. Elle semblait déconcertée, un peu affolée mais ne m’a pas pris la main, donc elle voulait bien que je continue. J’avais déjà mis les mains dans un sexe avec la jeune bonne de notre cuisinière, je savais ce que j’allais découvrir, mais là c’était nouveau, pour moi c’était une future femme, mais l’autre avait  15 ans et Jeanne n’a que  12 ans, mais à ce moment là, j’étais loin de penser que j’allais commettre une folie. Je bandais comme un dingue et si rien n ‘ étais venu nous interrompre je pense que j’aurai commis l’irréparable. J’allais introduire un de mes doigts dans son vagin lorsque j’ai entendu appeler dans l’escalier au bout du couloir. On cherchait Jeanne. Je l’ai remise debout, relevée sa robe car je voulais voir de mes yeux son petit sexe. J’ai découvert une petite fente sans plus, mais quand je lui ai remonté sa culotte je l’ai vu devenir rouge pivoine. Je l’ai rhabillé, embrassé sur sa bouche et murmuré à son oreille, ce sera notre secret, dis-le à personne, même pas à ma sœur. Maintenant pars, on te cherche, tu n’as qu’à dire que tu t’es perdu, on se reverra belle princesse.

Elle avait bien dû se débrouiller car plus tard n’entendant plus rien je m’étais à mon tour aventuré dans les escaliers, mais hélas c’était sans savoir que mon frère  avait vu Jeanne sortir de ma chambre, et qu’il avait attendu pour voir qui lui avait indiqué cet étage. Et c’est ainsi que je me suis fait surprendre par mon père qui avait été alerté par mon aîné.

Le soir même mon père m’avait giflé, traité de machiavélique et enfermé dans un cachot jusqu’à ce qu’il trouve une solution pour calmer mes ardeurs. Je suis resté huit jours au pain et à l’eau, ce n’est que le soir de mes dix huit ans que j’ai pu enfin sortir et depuis je suis enfermé dans ce pensionnat pour garçons.

 

A suivre … 

Troublante histoire / C

Les Carmagoles (4/5)

 

  • Ton arrivée inopinée est un soulagement, car je ne l’aurai pas vu et jamais je n’aurai su que l’on s’introduisait chez moi en mon absence.
  • Je pense que c’est une coïncidence, as-tu vu de qui il s’agit  ?
  • Non ? Nous la connaissons ?
  • Oui, nous l’avons rencontrés lors de la visite du logement de Steph .
  • Ah c’est donc la concierge, mais alors la nôtre doit être en cheville avec elle, car pour s’introduire chez moi il faut tout de même en posséder la clef. Fouille là !
  • Tiens la voici ta clef, mais elle doit avoir de sacrés secrets elle a deux téléphones, un qui est sur vibreur dans la poche de sa veste et l’autre dans son sac mais celui-ci est éteint. Appelle la concierge on va la faire parler, elle doit bien connaître la raison de sa venue ici.

 

Me faire parler demande  Rose, qui ne voyant pas revenir son amie a pris l’ascenseur. Oh mais vous avez tué cette dame ?

  • Vous la connaissez ?
  • Non mais je l’ai déjà rencontré pour une formation de concierges.
  • Et cela vous a donné le droit de lui confier ma clef, qu’est-elle venue fureter chez moi, que cherche-t-elle ?
  • Elle avait appris l’existence de vos toiles et avait envie de les voir, ce n’était pas bien grave, et elle n’était pas censé rester fort longtemps. Or cela fait plus de deux heures qu’elle est chez vous, aussi je suis venue aux nouvelles, je pense que l’on ferait bien d’appeler la police, vous pouvez toujours dire qu’elle est entrée dans votre appartement en votre absence. De plus elle est évanouie depuis pas mal de temps nous devrions appeler le SAMU.
  • Le SAMU vous voulez rire, je vais la réveiller, et aussitôt dit, aussitôt fait, il verse un seau d’eau sur la pauvre concierge qui éructe, tousse, éternue et se relève.

La pauvre femme semble hébétée, ne se souvient de rien, mais rapidement le mentor la colle sur une chaise et lui demande d’un ton virulent :

  • Que faisiez-vous chez moi ?
  • Moi ?
  • Oui, je ne vois personne à qui demander la même chose, que faisiez-vous chez moi en mon absence.
  • Je ne sais pas, je ne m’en souviens plus. Qui êtes-vous ?

Le peintre et la jeune fille ne sont point dupe, mais en l’état actuel des choses il va falloir se débarrasser de cette importune et le plus tôt sera le mieux. Ils poussent les deux femmes dans l’ascenseur et referment leur porte. Enfin ils sont seuls, pendant que les deux femmes descendent ils fouillent attentivement leur appartement et ne constatent aucun vol. De toutes façons elle n’aurait pu l’emporter ni le cacher, ils étaient arrivés à temps.

Pendant ce temps dans l’ascenseur, les deux concierges s’esclaffent, Marie leur a joué la comédie, mais Rose a des doutes sur la gentillesse inhabituelle de son locataire. Elle ignore ce que Marie a découvert dans les papiers du tué. Cette dernière doit être discrète sinon elle va attirer les regards de la police. Et, là n’est pas son but, elle aimerait bien récupérer cette somme rondelette pour se faire une existence dorée et pourquoi pas ne pas acheter une petite maison en bordure de sa rivière chérie. Elle ne pense pas un instant que cet argent ne lui revient pas. Elle quitte rapidement Rose et se rends dans une pharmacie pour récupérer des médicaments contre la douleur car elle a un tenace mal de tête et a envie d’être au calme pour réfléchir à ce qu’elle doit faire.

La nuit est plutôt calme jusqu’à ce cri glaçant qui résonne à nouveau dans la cage d’escaliers, personne n’ose ouvrir sa porte, car ils ne savent qui a crié et surtout qu’est-ce qu’il s’est passé. Seul le Monsieur du premier entrouvre sa porte, descend l’escalier en colimaçon et voit allongé de tout son long leur concierge, elle a une vilaine plaie à la tête mais elle gémit, elle n’est donc pas morte. Vite, il appelle les pompiers et attends auprès d’elle. Ses paroles sont indistinctes mais il entend le peintre est revenu, on va tous y passer, le septième a la réponse, les carmagoles c’est leurs fautes, cela lui semble fort compliqué, il lui conseille de se taire car il lui semble qu’elle s’agite davantage.

Les pompiers l’emmènent et chacun reprends ses occupations jusqu’à l’arrivée de la police. A part le cri de la concierge personne n’a vu d’inconnu, du reste la loge est restée grande ouverte et il faut bien constater les dégâts c’est un cambriolage qui a mal tourné, les pièces sont sans dessus dessous. Il faudra attendre que la concierge soit en état de répondre pour savoir si on lui a volé quelques choses. Mais ce qui intrigue le petit neveu c’est la mise en scène qui ressemble à celle du mort d’il y a trois jours. Mais ouf sa tante est vivante, un peu sonnée, mais elle sera bientôt remise sur pieds, dans la famille on a le crâne solide. Ses chefs ne lui ont pas demandés d’aller l’interroger mais il veut faire preuve de zèle et qui sait il en apprendra plus que si c’est un interrogatoire officiel.

Il attends dans le couloir car sa tante est allée passer une radio, il n’y a personne en faction devant sa porte, donc il ne leur semble pas que ces jours soit en danger sinon il y aurait un collègue se dit-il ?

Enfin la voici, elle a meilleure mine qu’il y a quatre heures, elle semble contente de le voir, elle lui sourit, elle a repris ses couleurs.

  • Mon petit je ne suis pas encore morte, tu venais t’en assurer,
  • Toujours le mot pour rire tatie ;
  • Je ne vais pas me lamenter sur mon sort, mais viens j’ai quelques choses à te dire.

Qu’a donc comme secret sa tante, car il faut se rendre  l’évidence elle a une tête qui en dit long, mais que va-t-il découvrir et pourrait-il le garder pour lui ? Il avisera selon les révélations qu’elle va lui faire.

Une fois allongée, la tête bien calée dans des oreillers, sa tante lui parait beaucoup plus fragile, mais ce n’est pas l’idée qu’elle va lui donner en l’écoutant lui révéler des secrets qui pourraient faire bondir l’enquête.

  • Approche-toi le plus près possible, je veux que personne n’entende ce que j’ai à te dire. Mais fais-moi la promesse d’enquêter de ton côté et de ne rien dire à ton chef, le fils de Jules qui ne m’a pas trouvé à son goût quand j’étais jeune. Éric tombe des nues, son chef est le fils du meilleur ami d’enfance de sa tante, il n’avait pas remarqué que le nom était le même que Jules Deschamps. Pourtant son père et son cousin en parlait souvent du Jules, sa tante est une maline et elle voit tout ce que personne ne voit, elle fait attention à tous, cependant elle ne l’a croisé que l’autre jour comment l’a-t-elle découvert que c’était le fils de Jules. Ce n’est pas maintenant qu’elle va le lui raconter, il faut passer aux choses sérieuses, notamment le meurtre du petit Carmagole.
  • Une heure plus tard, Éric est inquiet sa tante est une drôle de bonne femme, elle détient des secrets énormes, elle est en danger si cela venait à se savoir, le pire c’est qu’elle fait n’importe quoi, aller s’introduire chez un suspect, qu’elle n’a pas daigné signaler à la justice. Et maintenant le voici au courant, il joue sa plaque, elle est marrante la tatie, elle rêve, il est obligé d’en faire part à ses chefs sinon il sera radié. Mais comment s’y prendre sans qu’ils aient l’impression que sa tante leur a caché des indices importants. Il lui faut prendre du recul et réfléchir.

Dès que sa femme a eu vent de ce que sa tante lui avait dit, elle l’a poussé à en rendre compte à ses supérieurs, il s’est rendu chez son chef et lui a exposé ce que sa tante avait dit dans son sommeil, auparavant il avait expliqué à sa tante qu’il ne pouvait pas faire autrement, aussi c’est ensemble qu’ils avaient mis ce stratagème en place.

Dans un sommeil comateux cette dernière lui avait laissé entendre qu’elle avait découvert des indices importants au cours de l’après-midi, raison pour laquelle elle avait osé aborder le mentor de l’ex copine à son locataire. Pour son chef cela tenait la route bien que l’histoire était fort embrouillé, mais cela tombait sous le sens vu que la dame était dans un état second. Mais quand ils décidèrent d’aller interroger la concierge, celle-ci était dans un coma beaucoup plus profond, ce qui allait retarder les investigations. Cela n’allait pas dans le sens du commissaire, les médecins semblaient perplexes, Madame Tiberotte n’avait rien qui laissait penser que sa blessure fut si grave, mais elle n’avait aucune réaction à tous les stimuli qu’ils avaient mis en place. Etrange ! Selon une infirmière elle avait paru agiter après avoir reçu la visite de son neveu, or de neveu elle en avait qu’un seul c’était Eric, qui était venu la voir et qui s’était fait passer pour son neveu ? A la description personne ne sut dire qui était cet individu, il aurait fallu le témoignage de Rose ou de la malade, pour comprendre que c’était Mr Fouchet.

Troublante histoire / B

Les carmagoles (3/5)

 

Une fois la petite partie et après avoir frotté les carreaux de sa loge, Madame Tiberotte s’était rendue dans sa chambre, avait soigneusement fermé la porte à clef, s’était agenouillé sur le côté, tiré le tapis qui était sous son lit. Sur celui-ci était déposé un coffre marron avec une petite serrure dorée. A son cou il y a une petite clef, elle défait son collier original, dédaigne la petite vierge et prends la clef, elle l’introduit dans la serrure, un petit déclic et le couvercle se soulève seul.

Méticuleusement elle passe un à un les papiers que lui avait confié le jeune du septième, vu que personne ne semble intéressé par cette mallette mais plus à son contenu elle s’est bien gardé d’en parler à qui que ce soit. Elle ne pense pas détenir une fortune. Pourtant quand elle se relève, elle est fébrile, à l’intérieur se trouve une reconnaissance de dettes d’un montant pharaonique. Mais il n’y a pas la recette des fameuses carmagoles. Elle referme soigneusement le coffre et décide de le changer de lieux, celui-là est facile à trouver, elle doit enquêter pour savoir qui est ce Monsieur Fouchet, elle connait tout de lui, son adresse, son numéro de téléphone. Il va falloir jouer fin, car l’autre a peut-être eu vent du décès du jeune homme, il ne faut pas qu’elle se jette dans la gueule du loup. Après avoir soigneusement planqué le coffre à un endroit connu d’elle seule, elle se précipite dans sa petite cuisine et cherche le bottin, elle trouve rapidement le nom et prénom de l’homme, la rue correspond parfaitement. Elle va pour l’appeler avec son téléphone, quand soudain elle se ravise et sort précipitamment de sa loge pour se rendre à la boutique du coin récupérer un téléphone prépayé, puis s’en retourne chez elle sans se méfier de cet homme étrange qui fait les cent pas dans la ruelle attenante.

Le téléphone est posé sur sa table, elle a un instant d’hésitation, puis elle se décide enfin et fait le numéro qu’elle a soigneusement noté sur un papier.

Une sonnerie, puis deux puis trois, puis une dizaine, elle va raccrocher lorsqu’elle entend un raclement de gorge et une voix caverneuse lui répondre :

  • Allo qui est à l’appareil ?
  • Je suis la mère de Mr Ludo

A ce moment-là un grand bruit se fait entendre puis, plus rien, elle a beau crié, allo, allo, personne ne lui répond. Elle raccroche et décide de se rendre sur place, elle veut en avoir le cœur net. Elle prend sa voiture, dans son sac à main elle a pris la reconnaissance de dette et elle se rend au domicile de cet homme. Elle met plus d’un quart d’heure avant de réussir à trouver une place, enfin la voici garé ; soudain son regard est attiré par le mentor de la petite, il fait le trottoir, il a l’air affolé. Elle va en avoir le cœur net, elle prend son téléphone et rappelle Monsieur Fouchet, si c’est lui il décrochera son téléphone, dans le cas contraire, elle attendra son départ.

  • Allo ici la mère de Ludo ne raccrochez pas ? Je vous vois, vous connaissez la raison de mon appel et aussi de ma venue.

Effectivement le fameux Mr Fouchet est le mentor de la chérie du fils de Carmagole, qu’est-ce que c’est que cette embrouille, pense-t-elle ? Enfin il daigne lui répondre.

  • Que me voulez-vous ?
  • L’argent !
  • Comment le savez-vous ?
  • J’ai en ma possession votre reconnaissance de dette, demain même heure, vous déposerez dans la poubelle qui se trouve derrière vous la moitié de la somme, pour le reste, j’aviserais.
  • Demain c’est trop tôt !
  • Je suppose que vous avez un bon travail, mon fils m’a parlé de vous, alors n’attendez pas trop car je mets mon avocat sur le coup et ce n’est pas un million que vous me donnerez mais le double plus les intérêts. Vous auriez déjà dû lui rendre la somme. J’en connais un rayon sur vous, y compris que vous connaissez la fiancée de mon gamin.
  • La fiancée de qui ?
  • De Ludo

A ce moment-là j’entends un éclat de rire, puis il a raccroché, je ne dis rien, attends pour voir ce qu’il va se passer, mais l’homme reçoit un autre appel téléphonique et il change de direction et vient à ma rencontre, vite je dois me plaquer contre mon siège, il n’en n’a pas après moi, c’est une coïncidence, il passe son chemin et monte vers le haut de la ville, je ne vais pas m’amuser à le suivre, je vais plutôt jeter un coup d’œil à son appartement, tout au moins voir si je pourrais m’introduire chez lui en son absence.

Me voici devant la porte cochère, c’est juste à ce moment-là que je vois Rose Perrin une amie concierge comme moi.

  • Ma Rose mais que fais-tu là ?
  • Marie je travaille ici depuis un mois,
  • Ah, allée de la Chaize,
  • Oui ? Tu viens voir qui ?
  • En fait j’ai eu des mots avec un de tes locataires ;
  • Oui ? Lequel ? Ne me dis pas que c’est le barbouilleur de toiles.
  • Et si c’est bien de lui qu’il s’agit ; tu le connais bien ?
  • Oui, mais méfie-toi de lui ce n’est pas un gentil, il ne t’aurait pas fait une toile par hasard ? Car tous les jours des gens défilent pour réclamer leur œuvre et Monsieur les congédie.
  • Effectivement, mais ce n’est pas à moi qu’il la doit c’est à la fille d’un de mes locataires. Tu n’aurais pas une clef ? Je vais aller voir s’il a le tableau chez lui.
  • Je veux bien mais ne t’attarde pas, donne-moi un numéro de téléphone et si je le vois rentrer tu sors et tu montes un étage plus haut et tu redescends, d’accord.
  • Tu fais sonner mon téléphone, mais je vais le mettre dans ma poche et en vibreur.

Aussitôt dit aussitôt fait, la clef à la main Madame Marie Tiberotte prend l’ascenseur, en montant elle glisse son téléphone personnel dans sa poche, mets le second dans son sac après l’avoir éteint. Elle introduit la clef dans la serrure et entre dans l’appartement qui sent un drôle d’odeur entre pipe froide et acétone avec un arrière-goût de moisi. Elle ne va pas traîner longtemps dans ces pièces car elle a déjà un haut le cœur. Elle passe de pièces en pièces sans vraiment s’arrêter, au mur il y a certes des toiles mais on dirait plus de vieilles croûtes. Même dans la cuisine il y a deux toiles une représente un saladier avec des pommes et à côté une bouteille de vin a moitié pleine, l’autre c’est une corbeille avec des bananes, cela ne casse pas une patte à un canard songe-t-elle ? Dans le salon il y a des peintures représentant des scènes de chasse, de pêche, c’est vieillot et moche. Mais plus loin il y a un petit atelier de peinture et là c’est totalement différent une femme nue offerte au regard a été peint sur la toile, la femme a un petit air de, mais au même moment elle sent contre sa cuisse vibrer le téléphone, vite elle referme précipitamment la porte et va vers l’entrée, hélas, une clef tourne dans la serrure, elle se dissimule comme elle peut,  entre la porte et le porte-manteau. La porte s’ouvre en grand, elle sent qu’elle est repoussée contre le mur, puis, des pas dans la pièce, elle va sortir, elle voit le mentor qui avance vers sa cuisine, dès qu’il disparaît à ses yeux, elle fonce vers la porte et là elle reçoit un coup de parapluie donnée par la personne qu’elle a entrevue en face d’elle. Elle s’effondre.

 

 

Troublante histoire

Les Carmagoles (chapitre 1/5)

 

L’enseigne se voyait à peine mais elle existait toujours, ceux qui habitaient le quartier connaissaient la maison « Carmagole ». Autrefois elle avait pignon sur rue cet enseigne, mais au fil des années seul subsistait sur la façade cette lueur bleutée qui avait fait son renom.

Autrefois on pouvait lire « Pâtisserie Carmagole » de grandes lettres jaunes sur un fond bleu, mais ce n’était pas son enseigne qui l’avait mis sur le devant de la scène mais ces fameuses carmagoles sortes de massepain double, à l’intérieur une fine ganache le tout recouvert d’un croustillant meringué. Ceux qui avaient aimé cette spécialité se pourléchaient encore les doigts mais dans le quartier les connaisseurs se faisaient rares. Sauf dans la chambre de bonne au septième étage de la maison Carmagole habitait un Monsieur dont on disait qu’il était l’illustre descendant de cette maison, mais peu le connaissait sauf la concierge de son immeuble.

Pour se rendre dans cet immeuble il fallait emprunter la rue du même nom que la friandise puis accéder à une petite place, la place du printemps, ensuite vous prenez la ruelle des remparts, et, là vous voyez cette immense bâtisse à 7 étages. La porte d’entrée est un magnifique portail en bois, depuis des années il y a un code pour en franchir le seuil, mis c’est la concierge qui pointe son nez pour voir qui vient rendre visite aux locataires. C’est une femme âgée, voire d’un certain âge, personne ne le connait, mais qu’importe elle fait son travail à merveille. Son visage est ovale, deux yeux bleus malicieux, de cheveux courts poivre et sel, parfois violet, d’autres fois brun voire corbeau selon son envie du moment.

Il y avait deux locataires par étage certains avec des enfants pour les grands appartements d’autres étaient des étudiants, d’autres encore avaient toujours habités là et ils finiraient leur vie ici.

Mais ce matin lorsque la sonnette de la concierge avait retenti ce n’était pas pour parler des locataires c’était suite à un appel anonyme que la police avait envahi la petite loge. La concierge ne savait plus où donner de la tête, les policiers lui demandaient si elle connaissait un Mr Carmagole, répondant à ce nom elle n’en n’avait pas dans son immeuble mais elle savait très bien de qui ces Messieurs lui parlaient. En toute bonne concierge elle voulait en savoir davantage. Mais la police ne l’entendait pas de cette oreille.

  • Alors (aboya le chef)
  • Que voulez-vous savoir ?
  • Pierre de la Carmagole vous e connaissez oui ou non ?
  • Oui ?
  • Quel étage ?
  • 7 ième !
  • Avec ascenseur ?
  • Oui mais…
  • Mais ? Qu’est-ce que ce mai vient faire, il y a un ascenseur oui ou non ? Point final.
  • Oui et non
  • Si cela continue je vous embarque au poste ;
  • Oui il y en a un mais vous le prenez qu’à partir du premier. Les escaliers qui vous y amènent sont en colimaçon.

Une fois ces hommes montés, le capitaine accepta le café de Mme la concierge, puis ces deux-là papotèrent comme deux vieux amis, ce qui du reste était le cas puisque c’était un de ces petits neveux.

Quand ces hommes redescendirent, à leur tête il vit qu’ils avaient fait chou blanc, Mr de la Carmagole n’était point chez lui. La concierge reçu l’ordre de les avertir en cas de retour de son locataire ce qui ne manquerait pas car nous étions un lundi et ce jeune home rentrait de chez ces parents tous les lundis vers midi quand il manquait son train le dimanche soir. Mais pour savoir la raison pour laquelle il cherchait le petit jeune homme du septième elle n’en su rien ce qui la laissa fort déconfite. La journée s’étira inexorablement, à midi le jeune homme ne fit pas son retour Madame Noémie en resta perplexe. S’il n’y avait pas eu les escaliers en colimaçon elle serait bien allé faire un tour à l’intérieur de l’appartement, mais ces rhumatismes la tenaient éveillées une partie de la nuit, et, elle n’avait nullement envie de ne pas se sentir bien dans les jours à venir. Elle avait un bridge avec ses copines et devait assister au loto de l’école de sa petite fille. Il lui fallait être en forme.

Son petit neveu passa le soir pour voir s’il y avait du nouveau, puis le temps filant il était reparti, mais Madme Noémie n’avait pas réussi a lui tirer les vers du nez ce qui l’agaçait prodigieusement. Une fois sa porte soigneusement fermée, elle avait tiré le verrou et s’en était allé lire un Mary Higgins qui lui avait fait faire des cauchemars toute la nuit.

C’est à 5 h du matin qu’elle fut réveillée par un cri strident à vous glacer le sang. Elle s’habilla à la hâte et tout en poussant le rideau rouge qui indiquait que la concierge n’était pas disponible elle aperçut Mr Rolland du cinquième qui avait un air hébété. Elle entrouvrit sa porte pour lui demander :

  • Que se passe-t-il ? Est-ce vous qui avez poussé ce cri lugubre ?
  • Là… Là….
  • Achevez votre phrase il y a quoi là ?

Et tout en continuant à maugréer tout bas elle poussa Mr Rolland terrorisé et oh stupeur devant ses yeux étaient allongés le cadavre de cette nuit. Enfin tout se mélangeait dans sa tête, le cadavre de son polar sordide qu’elle avait dévoré d’une seule traite cette nuit avait repoussé ses pages et se tenait devant elle sur son beau carrelage. Il y avait une grosse tâche de sang qui s’échappait de sa tête. On avait dû lui fracasser un violent coup sur le haut du crâne.  Se ressaisissant, elle fait rentrer le pauvre Mr Rolland qui flageole sur ses jambes et s’empresse d’appeler la police.

  • Allo la police, il y a un cadavre dans l’entrée de mon immeuble, allée des remparts au numéro 8, je vous attends, je vous ouvrirais la porte.

Elle s’empresse de donner un remontant u pauvre locataire du cinquième qui n’arrive pas à retrouver l’usage de la parole, tous les deux savent que c’est Hervé de La Carmagole qui gît sur le carrelage glacé. Le même que son petit neveu cherchait encore à une heure avancée de la nuit. Étrange…

Le tribunal

  • C’est à cause de ma sœur !
  • Votre sœur ?
  • Oui !

Si celui-là n’en dit pas plus je ne risque pas de le nommer le baveux, il faut lui tirer les vers du nez, je ne suis pas sorti de l’auberge.

  • Qui est votre sœur ?
  • Vous vous payez ma tête ? Vous la connaissez, vous lui avez même fait un enfant.
  • Je n’ai pas d’enfants !
  • Normal vous l’avez abandonné !
  • Si je l’avais su possible que le cours de ma vie aurait pu changer, ta sœur ne m’a jamais informé, il suffit de le lui demander.
  • C’est trop tard, elle a accouché toute seule, le petit a survécu, elle par contre en est morte.
  • Facile en effet de m’accuser de tout ; comment avez-vous su que j’en étais le père ?
  • Ma sœur avait laissé un mot, à remettre à Mario.
  • Et, bien entendu la confidentialité ne vous a pas gêné vous l’avez ouvert, enfin votre père. Cela m’était destiné, j’aurai dû en être informé il y a 10 ans.
  • Vous avez certainement raison, mais je ne fais qu’obéir à mon père.
  • Aveuglément, je pense que vous êtes lus gentils que votre père, mais je suis en rien fautif de la mort de votre sœur.
  • Oui je le sais.
  • Donc avant de passer devant un simulacre de tribunal je veux prendre connaissances des pièces qui m’accusent, allez demander à votre père de me donner cette lettre.
  • Cela m’étonnerait que mon père accède à votre demande, si Mr Jo n’avait pas été là il vous aurait pendu à la cime d’un arbre.
  • A quoi bon être mon avocat si toutes mes demandes sont refusées, allez-vous en, mais auparavant dîtes m’en un peu plus et j’assurerais ma défense tout seul.
  • Mon père ne m’a rien dit et je n’étais pas là pour vous aider mais pour vous enfoncer, cependant je ne puis me résoudre à le faire, aussi si vous le voulez bien, avec le docteur je veux bien vous aider. J’irai chercher la lettre et vous en prendrez connaissance.
  • Est-ce que vous l’avez eu entre les mains cette lettre ? Etes-vous certain de son existence ?
  • Je vais demander à Jo de s’en occuper, je ne peux pas vous aider.

Le pauvre garçon est complètement affolé devant la tournure des évènements, je peux comprendre que la perte de sa sœur l’ait affecté mais de là à me faire porter le chapeau il y a un pas. De plus je n’ai jamais eu le moindre rapport avec Bénédicte, c’était tout au plus des bisous, mon père était assez stricte et quant au père de Bénédicte j’ignorais que c’était le capitaine, mon père s’était bien gardé de me le dire. Puis brusquement je me sens serein, elle est morte, c’est bien triste pour sa famille et son enfant, mais elle ne pourra pas m’accuser d’avoir tué mon ami d’enfance, de ce côté-là me voilà tranquille. Au tribunal je vais exiger un test ADN, ce vieux dingue de capitaine devra se rendre à l’évidence que sa fille a été engrossée par un autre de mes camarades ; Finalement Bénédicte à part me sauver la vie menait double vie. Les femmes ne m’ont jamais rien apporté de bon je vois que cela se confirme une nouvelle fois.

Comment ai-je dormis, mal je m’en rends compte au petit matin, je suis fatigué d’avoir réfléchis à ma défense, hélas rien ne va se passer comme je le pensais.

C’est vers les 10 h que mon avocat de pacotille arrive accompagné du docteur nommé Mr Jo, le gardien en faction devant la porte me passe des menottes, bien entendu que je vais m’échapper alors que j’ai les jambes en coton. Ils se prennent tous pour les défenseurs de la veuve et de l’orphelin sauf que dans ce cas hormis l’orphelin il n’y a point de veuve, c’est une espèce de cour martiale alors que c’est une bande de soldats à la retraite où ayant été viré de l’armée. Enfin, ils m’ôtent mes menottes et me demandent de jurer, c’est du grand n’importe quoi. Je leur fait la remarque suivante :

  • Elle est où votre bible ? Vous vous croyez aux USA votre horreur, oups pardon ma langue a fourché votre honneur !

Je me sens mieux après avoir débité d’autres fadaises, certains courbent la tête d’autres me fixent d’un air glacial. Le président de ce tribunal improvisé me fait un grand discours dont je ne me souviens plus de rien aujourd’hui, cela devait tenir de sa folie hystérique et de son amour pour sa fille adorée. Par contre la conclusion, elle je l’ait entendu, et au moment elle m’a glacé le sang.

Le procès s’est déroulé à charge contre moi, je n’ai même pas été mon propre avocat, je n’ai pas eu accès au dossier, je me suis même demandé s’il y avait la moindre lettre de sa fille. Puis les jurés sont partis délibérés et le verdict est tombé, le voici comme je m’en souviens deux mois après :

  • Messieurs la Cour
  • Accusé levez-vous et écoutez votre sentence jusqu’au bout, ne prononcez aucun mot, après je vous laisserais la parole un court instant puis vous exécuterez votre punition.
  • Monsieur l’avocat général, mon Capitaine voici ce qu’en notre âme et conscience avons décidés. :
  • A la première question est-ce que le soldat Mario était au courant de la grossesse de Bénédicte, à l’unanimité nous avons répondu Oui !
  • A la deuxième question est-il le père de l’enfant né de cette union, la réponse est oui !
  • Quel est le verdict
  • La mort

J’étais abasourdi quand j’avais entendu leur sentence, des fous et encore au moment où le faux procureur un vieux cheval sur le retour qui avait dû faire toutes les guerres depuis des milliers d’années tant je le trouvais vieux avait prononcé ces paroles je ne connaissais pas la moitié de ce qu’ils avaient pondu dans leurs cerveaux embrumés d’alcool forte qu’ils buvaient au sein même de ce tribunal en éructant et en riant d’une manière vulgaire. C’est le capitaine qui s’est chargé de m’explique comment allait se dérouler ma mise à mort.

  • Accusé levez-vous et écoutez votre sentence : nous vous donnons une journée d’avance et nous partirons à votre recherche après ce sera à la vie à la mort. Dans une semaine au plus tard vous vous retrouverez  gisant au fond d’une crevasse ou nous vous abandonnerons, à moins que ce soit au fond d’une grotte. Ainsi disparaitra de terre un assassin, celui de ma fille. Maintenant je vous autorise à dire deux mots et pas un de plus.
  • A bientôt !

Quand je suis sorti digne ils étaient ahuris ils ne s’attendaient pas à mes deux mots. Pourtant je n’ai rien dit de plus. J’ai entendu un énorme brouhaha, Jo le médecin m’a remis de la nourriture, deux bouteilles d’eau, que j’ai transféré dans mes gourdes et, il m’a accompagné sur le chemin que je devais obligatoirement prendre pour terminer la traversée du Jura et ensuite passé dans les Alpes.  Avant de se quitter, je lui ai demandé :

  • Comment pouvez-vous être certain que demain je ne m’arrêterais pas en route et que j’irai demander asile à la gendarmerie voire même que je me constituerais prisonnier.
  • Tu ne me reconnais pas Mario ?
  • Jo, non je ne vois pas qui tu es ? Lycée ? Armée ? Travail nous nous sommes croisés où donc ?
  • Lycée et l’armée, je suis un de tes potes avec qui tu as fait de nombreuses fredaines. Tu me nommais le petit Mick, Michel Troussard. Je te conseille de mettre le plus de kilomètres entre toi et ce fou furieux de capitaine, quand à t’arrêter j’en doute, car je pense que tu aimes le jeu.
  • Tu as raison, mais quand la battue s’arrêtera ce ne sera pas moi le mort ce sera le Capitaine, note le dans ta tête et surtout dis-le lui ; par contre je ne vois vraiment pas qui tu es ? Mick, non vraiment je ne vois pas.

Quand j’ai quitté le petit Mick que je connaissais très bien, j’ai vu qu’il était déstabilisé, je m’en fiche complètement, ils ont tous qu’une envie me tuer, ce sont des barbares en puissance.

 

A suivre…

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
Rejoignez moi dans mon imaginaire