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12/15 Une histoire diabolique

Chapitre  Dorlotée !

Jeanne regrette rapidement le confort de la maison de Bernard, mais elle ne peut rester vu qu’elle semble être recherchée, et maintenant que Momo a parlé, Bernard n’a nulle envie  d’être accusé de violeur de petite fille, détournement de mineurs et surement d’autres chefs d’accusations. Il pousse Jeanne dehors tout en lui faisant de nombreux baisers, mais elle doit s’en aller. Elle laisse son cheval chez Bernard, il verra ce qu’il en fera, mais il l’emmène à Ermont en Normandie à la gare principale pour qu’elle rejoigne le chef lieu de canton où son ami s’occupera certainement de la petite; c’est un copain de régiment mais lui a poursuivi de hautes études, Bernard en chef de famille a repris la ferme pour que ses jeunes frères puissent continuer à vivre avec leur mère. Quand à leur père il a disparu un beau matin et ils ne l’ont jamais revu, ce sont les derniers mots qu’emportent Jeanne après que Bernard lui eu payé son billet pour Clermont.

Quand ils se sont quitté il l’a embrassé comme sa femme, il l’aime bien la petite Jeanne, cela faisait plus de 6 mois qu’elle vivait chez lui, sans les fredaines de Momo elle serai resté. Mais elle pourra revenir si elle en éprouve l’envie c’est ce qu’il lui a dit avant de la mettre au train. Il lui a remis un courrier pour son ami, embrasser à pleine bouche et il a agité sa casquette pour lui dire au revoir mais pas adieu.

Le train est parti , Jeanne s’est essuyée une larme, elle s’était habitué à cette vie, certes elle était plus souvent allongée que debout mais Bernard la câlinait et lui donnait beaucoup de plaisirs, les deux autres c’était des rustres et ils jouaient plus à des jeux pervers ensembles à  deux mais plus souvent à trois. Quant à Momo il ne lui faisait pas grand chose, sauf une fois où il avait réussis à la pénétrer mais comme disait Paul le cadet de Bernard il ne tient pas la distance le frérot. C’était de cela qu’il s’était vanté au village voisin d’où la suspicion des gendarmes selon les dires de Bernard.

Arrivée à Clermont, elle demande sa route et on lui indique rapidement la villa du Docteur, car là ou elle va il y a un médecin, Monsieur Jean Raoul est le médecin de la petite ville, il a l’air aimé car tout le monde connait son adresse. Jeanne arrive rapidement, elle sonne, c’est une jolie demoiselle de quelques années son aînée qui lui ouvre la porte.

Bonjour, vous voulez voir mon Père

Oui,

Entrez : c’est pour bientôt?

Bientôt?

Votre bébé

Mon bébé?

Vous attendez bien un bébé?

Jeanne ne comprend pas, elle rougit, elle attendrait donc un enfant;  oh c’est donc la raison pour laquelle elle n’a plus ses règles depuis quelques temps mais de qui est cet enfant, Bernard où Amaury, elle ne sait pas depuis combien de mois elle en est, elle ne sait quoi dire à la jolie fille du Docteur, mais cette dernière ne la met  pas dans l’embarras, elle la conduit  dans la salle d’attente, et lui dit qu’elle prévient son père, Jeanne n’a pas le temps de lui donner l’enveloppe que la jeune fille a disparue dans un frou frou de jupe.

Moins d’une demi heure plus tard, la porte d’entrée s’ouvre et une voix grave mais agréable dit :

Marie je suis rentrée, ai-je encore du monde dans mon cabinet?

Oui Papa une toute jeune fille.

Fais la entrer j’arrive;

Venez mon père va vous ausculter ,

Je ne venais pas pour ça

Ce n’est pas grave vous lui expliquerez;

Oui, merci

Je suis assise dans le cabinet du médecin et j’attends qu’il revienne, quand je le vois surgir devant moi, il a un bon sourire, et de beaux yeux noirs les mêmes que sa fille, je ne dis mots et lui tend le courrier de Bernard. Il s’en saisi et prends un coupe papier et lit la missive qui ne s’avère pas très longue. Alors Bernard est votre oncle, et bien il est cachottier, il souri et lui demande si elle connaît la date de ses dernières règles, hélas elle est dans l’incapacité de le lui dire il lui semble plus de six mois mais n’en sait rien. Il l’examine et lui dit qu’elle doit être enceinte de presque 8 mois, bientôt à terme lui ajoute-t-il?

A terme?

Oui vous allez bientôt accouché, c’est la raison pour laquelle Bernard vous a  recommandé à moi, je met au monde de nombreux bébés ne vous inquiétez pas vous êtes en de bonnes mains.

Bernard avait donc deviné  son état, c’est pourquoi depuis quinze jours elle ne voyait plus ses frères ni Momo. Bien que ce dernier soit aussi son frère, Bernard ne le classait jamais comme son frère mais comme la pièce rapportée à l’édifice de leur maison. Il lui faisait l’amour chaque fois qu’il le pouvait mais elle ne subissait plus les assauts des deux autres rustres. Eux ne se gênaient pas pour s’asseoir sur son ventre qui, avec du recul s’était bien arrondi, elle ne s’en était jamais douté, croyant que la bonne nourriture grasse de Bernard en était la cause. Les quinze jours suivants se passèrent à chercher des vêtements pour le bébé, le bon docteur recevait des cadeaux pour les bébés qui en avaient pas, il lui avait suffi d’ouvrir les deux ou trois malles du grenier pour trouver suffisamment de vêtements pour son enfant.  N’en connaissant pas le sexe elle avait pris les premiers vêtements, plus tard elle aviserait si c’était une fille ou un garçon.

C’est la veille du neuvième mois qu’elle a commencé à ressentir les premières douleurs, le médecin accouchait déjà une autre patiente à l’extérieur, quand il est arrivé, Marie avait pris en charge Jeanne, le travail avait commencé et rapidement Jeanne mis au monde un beau et gros garçon. Il pesait 3 kg 800 et mesurait 54 cm; voilà il est bien à terme je ne m’étais pas trop trompé sur la date de sa naissance. Vous connaissez l’adresse du papa vous voulez l’avertir. Jeanne à ses mots s’est mise à pleurer et  le Docteur n’a rien dit et compris que là il y avait un mystère, mais dès qu’il pourrait il avertirait son ami Bernard pour voir ce qu’il avait prévu pour cette nièce qui lui était tombé du ciel.

Bernard est un petit garçon fort sage, il fait toutes ses nuits depuis deux mois, il s’élève comme un champignon dit le bon docteur; Jeanne donne un coup de main à la cuisinière afin de se rendre utile, et, aussi parce que le docteur les nourris tous les deux, bien que ce soit Jeanne qui alimente son bébé, elle doit à l’ami de Bernard de ne pas avoir déposé son fils à l’orphelinat.  Elle lui en sera reconnaissante à tout jamais. Le bonheur n’a duré que dix huit mois, un soir le docteur s’est alité il l’avait pris la grippe de ses malades. Il a lutté tout l’hiver et au début du printemps il s’est éteint, après l’enterrement, Marie lui a dit de s’en aller car elle quittait la région et partait rejoindre le frère de son père chez qui elle travaillerait mais elle ne pouvait pas l’emmener dans ses bagages. Pour Jeanne ce fut la douche glacée, elle était heureuse, elle vivait dans l’opulence, était comme la fille du docteur, mais c’était terminée. Avec un petit pécule en poche, elle est partie une fois que le frère du docteur lui eu payé un billet aller pour la demeure de son père.

A suivre….

11/15 Une histoire diabolique

chapitre 11 Petit retour en arrière

Nous avons laissé Amaury seul et désemparé, mais a-t-il recherché sa douce comme il aimait à l’appeler. Suivons-le ; Amaury commence à suivre les traces de pas laissés dans la neige, au début cela est facile mais petit à petit le vent a tout recouvert, puis la neige tombe à nouveau et le cheval met plus de temps à avancer; son pas est lourd, il ne pensait pas partir aussi Amaury comprend que son cheval risque de mourir il ne s’en est pas occupé tellement qu’il était obnubilé par Jeanne. Il a délaissé un des plus beaux chevaux de l’écurie de son père, il lui faudrait de la bonne nourriture, aussi n’hésite-t-il plus il doit se rendre à la ferme de la goulue. Mais si le fermier, car elle a un mari cette dévergondée accepte de nourrir son cheval il refuse qu’ Amaury puisse rentrer chez lui, il doit bien connaître sa femme pense en son for intérieur notre jeune fougueux; qu’à cela ne tienne il partira bien vers quelques marchés vendre ses produits, et là la belle ne se fera point violence à ouvrir sa couche.

Quelques jours plus tard, son cheval va mieux et il songe à partir mais la goulue Rose de son prénom lui dit dans la grange entre deux portes que demain elle sera seule pour la journée et qu’ils pourront s’amuser comme la dernière fois. L’invitation est tentante, il ne dit rien mais n’en pense pas moins. Il hoche la tête et Rose s’en va toute guillerette.

Le lendemain le sol est gelé mais la neige semble s’éloignée, le fermier s’est levé aux aurores, il demande à Amaury s’il peut  lui emprunter son cheval, vu que le fermier s’en est bien occupé, Amaury accepte.  Dès qu’il ne le voit plus à l’horizon il se précipite dans la chambre de la belle et joue jusqu’à midi à divers jeux qui font monter au septième ciel la belle Rose. Elle joui, crie se tortille et prend beaucoup de plaisirs à ses assauts répétés, mais ces deux là sont tellement occupés à forniquer qu’ils n’entendent pas le bruit que font quelques chevaux dans la cour. Et, lorsque la porte s’ouvre à la volée devant le propriétaire et mari de la dame Amaury est nu comme un ver. Il reçoit une pluie de coups de partout, il protège son sexe du mieux qu’il peut mais l’autre s’y acharne dessus. Rapidement il gît sur le sol de la chambre, il n’entend pas les cris, les pleurs de la fermière. Quand il se réveille il est nu et bleu dans la neige, ses vêtements sont entassés dans son baluchon, il est seul, la ferme est éteinte, il s’habille tout en grelottant, mais ne voit à nul endroit son cheval, il ne peut pas partir sans lui. Il marche sans courir car il a mal de partout et se dirige vers l’écurie, il voit trois chevaux mais aucun ne lui rappelle le sien, le fermier a dû le vendre contre les trois autres. Il s »en choisi un , mais n’y connaissant rien il espère avoir pris le plus rapide, il verra bien. Avant de s’en aller il veut savoir ce qui est arrivé à Rose il  lui doit bien ça. Ils se sont bien amusés mais il aurai dû se renseigner et savoir à quels moments le fermier revenait du marché. Quand il pousse la porte de la cuisine il a dû mal à l’ouvrir n’en connaissant pas la cause il pousse un peu plus fort et comprend rapidement ce qui c’est passé. Le fermier a plusieurs bouteilles devant lui il est ivre, à peine le touche-t-il qu’il bascule sur le sol, il s’ouvre la tête au montant  de la table, saigne abondement, Amaury ne s’en occupe pas, il cherche Rose pour l’emmener avec lui, mais hélas il la trouve rapidement. Elle est morte elle a succombé aux coups de son mari. Amaury s’enfui rapidement il ne veut pas être pris comme coupable.

Le cheval est une véritable carne elle n’avance pas vite; elle se traîne, il est fort en colère, le fermier l’a berné sur toute la ligne. Il met plusieurs heures pour arriver au Pont de l’âne où il apprend que sa Jeanne est passée et repartie avec un homme; cette fille s’est jouée de lui, elle avait donnée rendez-vous à un homme, décidément les femmes ne sont pas ce qu’elles devraient être. Il a beau taper à plusieurs portes personne ne sait ce qu’elle est devenue, il y a bien un type, un simplet qui parle de Jeanne avec qui il fait l’amour tous les jours mais quand il lui demande quelques renseignements il se mure dans son silence de simplet, et, il ne peut plus rien en tirer.

Cette nuit il a logé au presbytère car c’est le seul endroit où on lui a ouvert la porte. Le curé le dévisage, que lui veut-il? Il aimerait le savoir mais n’ose lui poser la question. Plus tard il se décide à le lui demander:

Mon père, vous rappellerais-je quelqu »un que vous me regardez si attentivement;

Oui, mais il y a bien longtemps une jeune femme est venue ici , elle avait un trésor à me laisser, depuis je ne l’ai jamais revu.

Elle n’est jamais revenue chercher son trésor.

Le prêtre hésite et lui répond non

Son trésor c’était quoi?

Un bébé !

Un bébé, mais elle vous l’a laissé pour quelle raison?

Elle ne pouvait s’en occuper, et il était né hors mariage.

Quel rapport avec moi?

Votre ressemblance.

Avec cette femme?

Oui!

Qui était-elle ?

Je ne sais pas, et puis c’est si vieux. Je vais me coucher.

Amaury est perplexe qu’a voulu dire le curé, qui était cette femme? Et où est-elle et qu’est devenu le bébé ?

A suivre…

1/15 Une histoire diabolique !

Chapitre 1 Amaury

 

Je suis depuis deux mois dans un pensionnat pour jeunes garçons dans un trou perdu nommé Pont d’Âne, dans ce bled il y a un bar tabac qui fait office de boulangerie et d’épicerie, quelques vieilles se promènent avec leur panier à provisions, des enfants vont à l’école du village.  Il y a une petite chapelle Romane, mais moi je m’en fiche complètement je suis enfermé dans ces quatre murs pour désobéissance paternelle. Deux mois que je me morfond et que je pense à la petite princesse que j’ai rencontré aux fiançailles de mon frère.

Mon frère Trévor va prendre pour épouse la grande sœur de Jeanne de Pontivier, une belle fillette de 12 ans, la dernière d’une longue fratrie de 7 garçons et deux filles, elle est la dernière la petite poupée à son papa, c’est ce que je pense avoir compris. Et, moi Amaury j’ai osé posé les yeux sur ce petit bout de chou, et, si encore cela avait été que les yeux, mais j’ai posé mes mains sur ce joli minois. Faut dire que ce soir-là j’avais bu un petit coup, mais on ne fête pas son frère tous les soirs. Mes mains ont dû s’aventurer un peu plus loin, oui j’ose l’avouer, la jolie demoiselle était un peu effarouchée mais elle m’a bien laissé faire. Je ne l’ai jamais entendu me dire non.

Pour moi c’était comme une apparition, une beauté sortie de nulle part, belle comme un jour sans fin, elle avait une robe rose pale longue et à la taille une belle ceinture dorée. Au milieu de ses frères elle était magnifique. Comme elle connait une de mes sœurs j’ai pu rapidement m’approcher d’elle, j’ai demandé à ma jeune sœur de me la présenter.

Mon frère Amaury de la Bétaillère

Mon amie Jeanne de Pontivier

Mademoiselle !

 

Je la revois pouffer de rire en m’entendant lui dire Mademoiselle, puis elle a virevolté et je l’ai vu s’envoler vers ses parents où ils l’attendait pour la présenter à mes parents. Je l’ai vu faire une révérence puis, doucement elle relève la tête tout en baissant les yeux vers la pointe de ses souliers. Un vrai sucre d’orge qui m’a tourmenté une partie de la soirée, puis j’ai eu de la chance elle s’est éclipsée pour aller aux toilettes, et là j’ai osé la suivre. Elle semblait complètement perdue, aussi j’ai osé lui demander si elle avait besoin d’un renseignement.Je cherche les WC de votre maison, votre sœur m’a dit en haut et à gauche, mais je ne lui ai pas demandé l’étage. J’ai ri car je la voulais pour moi et je ne lui ai pas indiqué les toilettes destinées à la fête mais les commodités de ma chambre. A cet instant je ne pensais à rien de précis, j’avais juste envie de regarder cette petite jeune fille. Non je n’étais pas un dingue, je ne voulais pas la regarder dans les toilettes mais juste la surprendre, aussi sagement j’attendais qu’elle en finisse, lorsque soudain, j’ai entendu mon frère le futur marié arrivé en compagnie de la sœur de Jeanne, sa future femme. J’ai supplié Jeanne de m’ouvrir la porte ayant peur de me faire surprendre par mon frère et là je pense que j’aurai été humilié devant nos deux familles. La jolie fillette n’ayant pas encore eu à faire au loup m’a ouvert la porte, je me suis engouffré dans les WC, mais comme la menace se rapprochait j’ai convié Jeanne à monter sur la lunette et je l’ai rejoint rapidement. J’ai posé mon index sur sa bouche sensuelle et lui ai intimé l’ordre de ne rien dire. Les pas se sont éloignés, leur rire aussi, enfin j’étais seul, enfermé dans les toilettes de ma chambre avec mon rêve ; cette jolie fillette qui avait des yeux d’un bleu violet dans lequel je me noyais.

J’ai commencé par souligné sa bouche avec mon index, tétanisé par la peur de se faire surprendre elle m’a laissé faire, son corps gracile a frissonné, j’en suis certain, puis j’ai continué à descendre mon doigt le long de son menton, puis sur son joli cou, elle avait deux petits seins naissant qui se soulevaient délicatement alors que j’avançais mes mains vers ses petits fruits. Je déboutonnais les six petits boutons et admiraient sa poitrine, avec une de mes mains j’enlaçais le premier, elle me regardait sans oser faire un geste, aussi je m’aventurais à en caresser la pointe fine qui petit à petit se durcie sous mon doigt. Elle tremblait, aussi, je la prenais dans mes bras et la déposais sur mon lit, elle se laissait faire, ne criait pas. Je tournais la clef dans la serrure pour éviter que mes jeunes frères viennent me déranger. 

J’ignorais s’il fallait lui demander d’aller plus loin, comme elle avait un léger sourire aux lèvres j’ai continué de me promener sur son corps. J’ai rapidement abandonné ses petits seins pas assez formés à mon goût pour aller vers son intimité, là j’ai doucement remonté sa robe jusqu’à mi cuisse, puis je suis allé explorer son mont de Vénus et sa chaude intimité. Elle semblait déconcertée, un peu affolée mais ne m’a pas pris la main, donc elle voulait bien que je continue. J’avais déjà mis les mains dans un sexe avec la jeune bonne de notre cuisinière, je savais ce que j’allais découvrir, mais là c’était nouveau, pour moi c’était une future femme, mais l’autre avait  15 ans et Jeanne n’a que  12 ans, mais à ce moment là, j’étais loin de penser que j’allais commettre une folie. Je bandais comme un dingue et si rien n ‘ étais venu nous interrompre je pense que j’aurai commis l’irréparable. J’allais introduire un de mes doigts dans son vagin lorsque j’ai entendu appeler dans l’escalier au bout du couloir. On cherchait Jeanne. Je l’ai remise debout, relevée sa robe car je voulais voir de mes yeux son petit sexe. J’ai découvert une petite fente sans plus, mais quand je lui ai remonté sa culotte je l’ai vu devenir rouge pivoine. Je l’ai rhabillé, embrassé sur sa bouche et murmuré à son oreille, ce sera notre secret, dis-le à personne, même pas à ma sœur. Maintenant pars, on te cherche, tu n’as qu’à dire que tu t’es perdu, on se reverra belle princesse.

Elle avait bien dû se débrouiller car plus tard n’entendant plus rien je m’étais à mon tour aventuré dans les escaliers, mais hélas c’était sans savoir que mon frère  avait vu Jeanne sortir de ma chambre, et qu’il avait attendu pour voir qui lui avait indiqué cet étage. Et c’est ainsi que je me suis fait surprendre par mon père qui avait été alerté par mon aîné.

Le soir même mon père m’avait giflé, traité de machiavélique et enfermé dans un cachot jusqu’à ce qu’il trouve une solution pour calmer mes ardeurs. Je suis resté huit jours au pain et à l’eau, ce n’est que le soir de mes dix huit ans que j’ai pu enfin sortir et depuis je suis enfermé dans ce pensionnat pour garçons.

 

A suivre … 

Troublante histoire / C

Les Carmagoles (4/5)

 

  • Ton arrivée inopinée est un soulagement, car je ne l’aurai pas vu et jamais je n’aurai su que l’on s’introduisait chez moi en mon absence.
  • Je pense que c’est une coïncidence, as-tu vu de qui il s’agit  ?
  • Non ? Nous la connaissons ?
  • Oui, nous l’avons rencontrés lors de la visite du logement de Steph .
  • Ah c’est donc la concierge, mais alors la nôtre doit être en cheville avec elle, car pour s’introduire chez moi il faut tout de même en posséder la clef. Fouille là !
  • Tiens la voici ta clef, mais elle doit avoir de sacrés secrets elle a deux téléphones, un qui est sur vibreur dans la poche de sa veste et l’autre dans son sac mais celui-ci est éteint. Appelle la concierge on va la faire parler, elle doit bien connaître la raison de sa venue ici.

 

Me faire parler demande  Rose, qui ne voyant pas revenir son amie a pris l’ascenseur. Oh mais vous avez tué cette dame ?

  • Vous la connaissez ?
  • Non mais je l’ai déjà rencontré pour une formation de concierges.
  • Et cela vous a donné le droit de lui confier ma clef, qu’est-elle venue fureter chez moi, que cherche-t-elle ?
  • Elle avait appris l’existence de vos toiles et avait envie de les voir, ce n’était pas bien grave, et elle n’était pas censé rester fort longtemps. Or cela fait plus de deux heures qu’elle est chez vous, aussi je suis venue aux nouvelles, je pense que l’on ferait bien d’appeler la police, vous pouvez toujours dire qu’elle est entrée dans votre appartement en votre absence. De plus elle est évanouie depuis pas mal de temps nous devrions appeler le SAMU.
  • Le SAMU vous voulez rire, je vais la réveiller, et aussitôt dit, aussitôt fait, il verse un seau d’eau sur la pauvre concierge qui éructe, tousse, éternue et se relève.

La pauvre femme semble hébétée, ne se souvient de rien, mais rapidement le mentor la colle sur une chaise et lui demande d’un ton virulent :

  • Que faisiez-vous chez moi ?
  • Moi ?
  • Oui, je ne vois personne à qui demander la même chose, que faisiez-vous chez moi en mon absence.
  • Je ne sais pas, je ne m’en souviens plus. Qui êtes-vous ?

Le peintre et la jeune fille ne sont point dupe, mais en l’état actuel des choses il va falloir se débarrasser de cette importune et le plus tôt sera le mieux. Ils poussent les deux femmes dans l’ascenseur et referment leur porte. Enfin ils sont seuls, pendant que les deux femmes descendent ils fouillent attentivement leur appartement et ne constatent aucun vol. De toutes façons elle n’aurait pu l’emporter ni le cacher, ils étaient arrivés à temps.

Pendant ce temps dans l’ascenseur, les deux concierges s’esclaffent, Marie leur a joué la comédie, mais Rose a des doutes sur la gentillesse inhabituelle de son locataire. Elle ignore ce que Marie a découvert dans les papiers du tué. Cette dernière doit être discrète sinon elle va attirer les regards de la police. Et, là n’est pas son but, elle aimerait bien récupérer cette somme rondelette pour se faire une existence dorée et pourquoi pas ne pas acheter une petite maison en bordure de sa rivière chérie. Elle ne pense pas un instant que cet argent ne lui revient pas. Elle quitte rapidement Rose et se rends dans une pharmacie pour récupérer des médicaments contre la douleur car elle a un tenace mal de tête et a envie d’être au calme pour réfléchir à ce qu’elle doit faire.

La nuit est plutôt calme jusqu’à ce cri glaçant qui résonne à nouveau dans la cage d’escaliers, personne n’ose ouvrir sa porte, car ils ne savent qui a crié et surtout qu’est-ce qu’il s’est passé. Seul le Monsieur du premier entrouvre sa porte, descend l’escalier en colimaçon et voit allongé de tout son long leur concierge, elle a une vilaine plaie à la tête mais elle gémit, elle n’est donc pas morte. Vite, il appelle les pompiers et attends auprès d’elle. Ses paroles sont indistinctes mais il entend le peintre est revenu, on va tous y passer, le septième a la réponse, les carmagoles c’est leurs fautes, cela lui semble fort compliqué, il lui conseille de se taire car il lui semble qu’elle s’agite davantage.

Les pompiers l’emmènent et chacun reprends ses occupations jusqu’à l’arrivée de la police. A part le cri de la concierge personne n’a vu d’inconnu, du reste la loge est restée grande ouverte et il faut bien constater les dégâts c’est un cambriolage qui a mal tourné, les pièces sont sans dessus dessous. Il faudra attendre que la concierge soit en état de répondre pour savoir si on lui a volé quelques choses. Mais ce qui intrigue le petit neveu c’est la mise en scène qui ressemble à celle du mort d’il y a trois jours. Mais ouf sa tante est vivante, un peu sonnée, mais elle sera bientôt remise sur pieds, dans la famille on a le crâne solide. Ses chefs ne lui ont pas demandés d’aller l’interroger mais il veut faire preuve de zèle et qui sait il en apprendra plus que si c’est un interrogatoire officiel.

Il attends dans le couloir car sa tante est allée passer une radio, il n’y a personne en faction devant sa porte, donc il ne leur semble pas que ces jours soit en danger sinon il y aurait un collègue se dit-il ?

Enfin la voici, elle a meilleure mine qu’il y a quatre heures, elle semble contente de le voir, elle lui sourit, elle a repris ses couleurs.

  • Mon petit je ne suis pas encore morte, tu venais t’en assurer,
  • Toujours le mot pour rire tatie ;
  • Je ne vais pas me lamenter sur mon sort, mais viens j’ai quelques choses à te dire.

Qu’a donc comme secret sa tante, car il faut se rendre  l’évidence elle a une tête qui en dit long, mais que va-t-il découvrir et pourrait-il le garder pour lui ? Il avisera selon les révélations qu’elle va lui faire.

Une fois allongée, la tête bien calée dans des oreillers, sa tante lui parait beaucoup plus fragile, mais ce n’est pas l’idée qu’elle va lui donner en l’écoutant lui révéler des secrets qui pourraient faire bondir l’enquête.

  • Approche-toi le plus près possible, je veux que personne n’entende ce que j’ai à te dire. Mais fais-moi la promesse d’enquêter de ton côté et de ne rien dire à ton chef, le fils de Jules qui ne m’a pas trouvé à son goût quand j’étais jeune. Éric tombe des nues, son chef est le fils du meilleur ami d’enfance de sa tante, il n’avait pas remarqué que le nom était le même que Jules Deschamps. Pourtant son père et son cousin en parlait souvent du Jules, sa tante est une maline et elle voit tout ce que personne ne voit, elle fait attention à tous, cependant elle ne l’a croisé que l’autre jour comment l’a-t-elle découvert que c’était le fils de Jules. Ce n’est pas maintenant qu’elle va le lui raconter, il faut passer aux choses sérieuses, notamment le meurtre du petit Carmagole.
  • Une heure plus tard, Éric est inquiet sa tante est une drôle de bonne femme, elle détient des secrets énormes, elle est en danger si cela venait à se savoir, le pire c’est qu’elle fait n’importe quoi, aller s’introduire chez un suspect, qu’elle n’a pas daigné signaler à la justice. Et maintenant le voici au courant, il joue sa plaque, elle est marrante la tatie, elle rêve, il est obligé d’en faire part à ses chefs sinon il sera radié. Mais comment s’y prendre sans qu’ils aient l’impression que sa tante leur a caché des indices importants. Il lui faut prendre du recul et réfléchir.

Dès que sa femme a eu vent de ce que sa tante lui avait dit, elle l’a poussé à en rendre compte à ses supérieurs, il s’est rendu chez son chef et lui a exposé ce que sa tante avait dit dans son sommeil, auparavant il avait expliqué à sa tante qu’il ne pouvait pas faire autrement, aussi c’est ensemble qu’ils avaient mis ce stratagème en place.

Dans un sommeil comateux cette dernière lui avait laissé entendre qu’elle avait découvert des indices importants au cours de l’après-midi, raison pour laquelle elle avait osé aborder le mentor de l’ex copine à son locataire. Pour son chef cela tenait la route bien que l’histoire était fort embrouillé, mais cela tombait sous le sens vu que la dame était dans un état second. Mais quand ils décidèrent d’aller interroger la concierge, celle-ci était dans un coma beaucoup plus profond, ce qui allait retarder les investigations. Cela n’allait pas dans le sens du commissaire, les médecins semblaient perplexes, Madame Tiberotte n’avait rien qui laissait penser que sa blessure fut si grave, mais elle n’avait aucune réaction à tous les stimuli qu’ils avaient mis en place. Etrange ! Selon une infirmière elle avait paru agiter après avoir reçu la visite de son neveu, or de neveu elle en avait qu’un seul c’était Eric, qui était venu la voir et qui s’était fait passer pour son neveu ? A la description personne ne sut dire qui était cet individu, il aurait fallu le témoignage de Rose ou de la malade, pour comprendre que c’était Mr Fouchet.

Troublante histoire / B

Les carmagoles (3/5)

 

Une fois la petite partie et après avoir frotté les carreaux de sa loge, Madame Tiberotte s’était rendue dans sa chambre, avait soigneusement fermé la porte à clef, s’était agenouillé sur le côté, tiré le tapis qui était sous son lit. Sur celui-ci était déposé un coffre marron avec une petite serrure dorée. A son cou il y a une petite clef, elle défait son collier original, dédaigne la petite vierge et prends la clef, elle l’introduit dans la serrure, un petit déclic et le couvercle se soulève seul.

Méticuleusement elle passe un à un les papiers que lui avait confié le jeune du septième, vu que personne ne semble intéressé par cette mallette mais plus à son contenu elle s’est bien gardé d’en parler à qui que ce soit. Elle ne pense pas détenir une fortune. Pourtant quand elle se relève, elle est fébrile, à l’intérieur se trouve une reconnaissance de dettes d’un montant pharaonique. Mais il n’y a pas la recette des fameuses carmagoles. Elle referme soigneusement le coffre et décide de le changer de lieux, celui-là est facile à trouver, elle doit enquêter pour savoir qui est ce Monsieur Fouchet, elle connait tout de lui, son adresse, son numéro de téléphone. Il va falloir jouer fin, car l’autre a peut-être eu vent du décès du jeune homme, il ne faut pas qu’elle se jette dans la gueule du loup. Après avoir soigneusement planqué le coffre à un endroit connu d’elle seule, elle se précipite dans sa petite cuisine et cherche le bottin, elle trouve rapidement le nom et prénom de l’homme, la rue correspond parfaitement. Elle va pour l’appeler avec son téléphone, quand soudain elle se ravise et sort précipitamment de sa loge pour se rendre à la boutique du coin récupérer un téléphone prépayé, puis s’en retourne chez elle sans se méfier de cet homme étrange qui fait les cent pas dans la ruelle attenante.

Le téléphone est posé sur sa table, elle a un instant d’hésitation, puis elle se décide enfin et fait le numéro qu’elle a soigneusement noté sur un papier.

Une sonnerie, puis deux puis trois, puis une dizaine, elle va raccrocher lorsqu’elle entend un raclement de gorge et une voix caverneuse lui répondre :

  • Allo qui est à l’appareil ?
  • Je suis la mère de Mr Ludo

A ce moment-là un grand bruit se fait entendre puis, plus rien, elle a beau crié, allo, allo, personne ne lui répond. Elle raccroche et décide de se rendre sur place, elle veut en avoir le cœur net. Elle prend sa voiture, dans son sac à main elle a pris la reconnaissance de dette et elle se rend au domicile de cet homme. Elle met plus d’un quart d’heure avant de réussir à trouver une place, enfin la voici garé ; soudain son regard est attiré par le mentor de la petite, il fait le trottoir, il a l’air affolé. Elle va en avoir le cœur net, elle prend son téléphone et rappelle Monsieur Fouchet, si c’est lui il décrochera son téléphone, dans le cas contraire, elle attendra son départ.

  • Allo ici la mère de Ludo ne raccrochez pas ? Je vous vois, vous connaissez la raison de mon appel et aussi de ma venue.

Effectivement le fameux Mr Fouchet est le mentor de la chérie du fils de Carmagole, qu’est-ce que c’est que cette embrouille, pense-t-elle ? Enfin il daigne lui répondre.

  • Que me voulez-vous ?
  • L’argent !
  • Comment le savez-vous ?
  • J’ai en ma possession votre reconnaissance de dette, demain même heure, vous déposerez dans la poubelle qui se trouve derrière vous la moitié de la somme, pour le reste, j’aviserais.
  • Demain c’est trop tôt !
  • Je suppose que vous avez un bon travail, mon fils m’a parlé de vous, alors n’attendez pas trop car je mets mon avocat sur le coup et ce n’est pas un million que vous me donnerez mais le double plus les intérêts. Vous auriez déjà dû lui rendre la somme. J’en connais un rayon sur vous, y compris que vous connaissez la fiancée de mon gamin.
  • La fiancée de qui ?
  • De Ludo

A ce moment-là j’entends un éclat de rire, puis il a raccroché, je ne dis rien, attends pour voir ce qu’il va se passer, mais l’homme reçoit un autre appel téléphonique et il change de direction et vient à ma rencontre, vite je dois me plaquer contre mon siège, il n’en n’a pas après moi, c’est une coïncidence, il passe son chemin et monte vers le haut de la ville, je ne vais pas m’amuser à le suivre, je vais plutôt jeter un coup d’œil à son appartement, tout au moins voir si je pourrais m’introduire chez lui en son absence.

Me voici devant la porte cochère, c’est juste à ce moment-là que je vois Rose Perrin une amie concierge comme moi.

  • Ma Rose mais que fais-tu là ?
  • Marie je travaille ici depuis un mois,
  • Ah, allée de la Chaize,
  • Oui ? Tu viens voir qui ?
  • En fait j’ai eu des mots avec un de tes locataires ;
  • Oui ? Lequel ? Ne me dis pas que c’est le barbouilleur de toiles.
  • Et si c’est bien de lui qu’il s’agit ; tu le connais bien ?
  • Oui, mais méfie-toi de lui ce n’est pas un gentil, il ne t’aurait pas fait une toile par hasard ? Car tous les jours des gens défilent pour réclamer leur œuvre et Monsieur les congédie.
  • Effectivement, mais ce n’est pas à moi qu’il la doit c’est à la fille d’un de mes locataires. Tu n’aurais pas une clef ? Je vais aller voir s’il a le tableau chez lui.
  • Je veux bien mais ne t’attarde pas, donne-moi un numéro de téléphone et si je le vois rentrer tu sors et tu montes un étage plus haut et tu redescends, d’accord.
  • Tu fais sonner mon téléphone, mais je vais le mettre dans ma poche et en vibreur.

Aussitôt dit aussitôt fait, la clef à la main Madame Marie Tiberotte prend l’ascenseur, en montant elle glisse son téléphone personnel dans sa poche, mets le second dans son sac après l’avoir éteint. Elle introduit la clef dans la serrure et entre dans l’appartement qui sent un drôle d’odeur entre pipe froide et acétone avec un arrière-goût de moisi. Elle ne va pas traîner longtemps dans ces pièces car elle a déjà un haut le cœur. Elle passe de pièces en pièces sans vraiment s’arrêter, au mur il y a certes des toiles mais on dirait plus de vieilles croûtes. Même dans la cuisine il y a deux toiles une représente un saladier avec des pommes et à côté une bouteille de vin a moitié pleine, l’autre c’est une corbeille avec des bananes, cela ne casse pas une patte à un canard songe-t-elle ? Dans le salon il y a des peintures représentant des scènes de chasse, de pêche, c’est vieillot et moche. Mais plus loin il y a un petit atelier de peinture et là c’est totalement différent une femme nue offerte au regard a été peint sur la toile, la femme a un petit air de, mais au même moment elle sent contre sa cuisse vibrer le téléphone, vite elle referme précipitamment la porte et va vers l’entrée, hélas, une clef tourne dans la serrure, elle se dissimule comme elle peut,  entre la porte et le porte-manteau. La porte s’ouvre en grand, elle sent qu’elle est repoussée contre le mur, puis, des pas dans la pièce, elle va sortir, elle voit le mentor qui avance vers sa cuisine, dès qu’il disparaît à ses yeux, elle fonce vers la porte et là elle reçoit un coup de parapluie donnée par la personne qu’elle a entrevue en face d’elle. Elle s’effondre.

 

 

Troublante histoire

Les Carmagoles (chapitre 1/5)

 

L’enseigne se voyait à peine mais elle existait toujours, ceux qui habitaient le quartier connaissaient la maison « Carmagole ». Autrefois elle avait pignon sur rue cet enseigne, mais au fil des années seul subsistait sur la façade cette lueur bleutée qui avait fait son renom.

Autrefois on pouvait lire « Pâtisserie Carmagole » de grandes lettres jaunes sur un fond bleu, mais ce n’était pas son enseigne qui l’avait mis sur le devant de la scène mais ces fameuses carmagoles sortes de massepain double, à l’intérieur une fine ganache le tout recouvert d’un croustillant meringué. Ceux qui avaient aimé cette spécialité se pourléchaient encore les doigts mais dans le quartier les connaisseurs se faisaient rares. Sauf dans la chambre de bonne au septième étage de la maison Carmagole habitait un Monsieur dont on disait qu’il était l’illustre descendant de cette maison, mais peu le connaissait sauf la concierge de son immeuble.

Pour se rendre dans cet immeuble il fallait emprunter la rue du même nom que la friandise puis accéder à une petite place, la place du printemps, ensuite vous prenez la ruelle des remparts, et, là vous voyez cette immense bâtisse à 7 étages. La porte d’entrée est un magnifique portail en bois, depuis des années il y a un code pour en franchir le seuil, mis c’est la concierge qui pointe son nez pour voir qui vient rendre visite aux locataires. C’est une femme âgée, voire d’un certain âge, personne ne le connait, mais qu’importe elle fait son travail à merveille. Son visage est ovale, deux yeux bleus malicieux, de cheveux courts poivre et sel, parfois violet, d’autres fois brun voire corbeau selon son envie du moment.

Il y avait deux locataires par étage certains avec des enfants pour les grands appartements d’autres étaient des étudiants, d’autres encore avaient toujours habités là et ils finiraient leur vie ici.

Mais ce matin lorsque la sonnette de la concierge avait retenti ce n’était pas pour parler des locataires c’était suite à un appel anonyme que la police avait envahi la petite loge. La concierge ne savait plus où donner de la tête, les policiers lui demandaient si elle connaissait un Mr Carmagole, répondant à ce nom elle n’en n’avait pas dans son immeuble mais elle savait très bien de qui ces Messieurs lui parlaient. En toute bonne concierge elle voulait en savoir davantage. Mais la police ne l’entendait pas de cette oreille.

  • Alors (aboya le chef)
  • Que voulez-vous savoir ?
  • Pierre de la Carmagole vous e connaissez oui ou non ?
  • Oui ?
  • Quel étage ?
  • 7 ième !
  • Avec ascenseur ?
  • Oui mais…
  • Mais ? Qu’est-ce que ce mai vient faire, il y a un ascenseur oui ou non ? Point final.
  • Oui et non
  • Si cela continue je vous embarque au poste ;
  • Oui il y en a un mais vous le prenez qu’à partir du premier. Les escaliers qui vous y amènent sont en colimaçon.

Une fois ces hommes montés, le capitaine accepta le café de Mme la concierge, puis ces deux-là papotèrent comme deux vieux amis, ce qui du reste était le cas puisque c’était un de ces petits neveux.

Quand ces hommes redescendirent, à leur tête il vit qu’ils avaient fait chou blanc, Mr de la Carmagole n’était point chez lui. La concierge reçu l’ordre de les avertir en cas de retour de son locataire ce qui ne manquerait pas car nous étions un lundi et ce jeune home rentrait de chez ces parents tous les lundis vers midi quand il manquait son train le dimanche soir. Mais pour savoir la raison pour laquelle il cherchait le petit jeune homme du septième elle n’en su rien ce qui la laissa fort déconfite. La journée s’étira inexorablement, à midi le jeune homme ne fit pas son retour Madame Noémie en resta perplexe. S’il n’y avait pas eu les escaliers en colimaçon elle serait bien allé faire un tour à l’intérieur de l’appartement, mais ces rhumatismes la tenaient éveillées une partie de la nuit, et, elle n’avait nullement envie de ne pas se sentir bien dans les jours à venir. Elle avait un bridge avec ses copines et devait assister au loto de l’école de sa petite fille. Il lui fallait être en forme.

Son petit neveu passa le soir pour voir s’il y avait du nouveau, puis le temps filant il était reparti, mais Madme Noémie n’avait pas réussi a lui tirer les vers du nez ce qui l’agaçait prodigieusement. Une fois sa porte soigneusement fermée, elle avait tiré le verrou et s’en était allé lire un Mary Higgins qui lui avait fait faire des cauchemars toute la nuit.

C’est à 5 h du matin qu’elle fut réveillée par un cri strident à vous glacer le sang. Elle s’habilla à la hâte et tout en poussant le rideau rouge qui indiquait que la concierge n’était pas disponible elle aperçut Mr Rolland du cinquième qui avait un air hébété. Elle entrouvrit sa porte pour lui demander :

  • Que se passe-t-il ? Est-ce vous qui avez poussé ce cri lugubre ?
  • Là… Là….
  • Achevez votre phrase il y a quoi là ?

Et tout en continuant à maugréer tout bas elle poussa Mr Rolland terrorisé et oh stupeur devant ses yeux étaient allongés le cadavre de cette nuit. Enfin tout se mélangeait dans sa tête, le cadavre de son polar sordide qu’elle avait dévoré d’une seule traite cette nuit avait repoussé ses pages et se tenait devant elle sur son beau carrelage. Il y avait une grosse tâche de sang qui s’échappait de sa tête. On avait dû lui fracasser un violent coup sur le haut du crâne.  Se ressaisissant, elle fait rentrer le pauvre Mr Rolland qui flageole sur ses jambes et s’empresse d’appeler la police.

  • Allo la police, il y a un cadavre dans l’entrée de mon immeuble, allée des remparts au numéro 8, je vous attends, je vous ouvrirais la porte.

Elle s’empresse de donner un remontant u pauvre locataire du cinquième qui n’arrive pas à retrouver l’usage de la parole, tous les deux savent que c’est Hervé de La Carmagole qui gît sur le carrelage glacé. Le même que son petit neveu cherchait encore à une heure avancée de la nuit. Étrange…

Le tribunal

  • C’est à cause de ma sœur !
  • Votre sœur ?
  • Oui !

Si celui-là n’en dit pas plus je ne risque pas de le nommer le baveux, il faut lui tirer les vers du nez, je ne suis pas sorti de l’auberge.

  • Qui est votre sœur ?
  • Vous vous payez ma tête ? Vous la connaissez, vous lui avez même fait un enfant.
  • Je n’ai pas d’enfants !
  • Normal vous l’avez abandonné !
  • Si je l’avais su possible que le cours de ma vie aurait pu changer, ta sœur ne m’a jamais informé, il suffit de le lui demander.
  • C’est trop tard, elle a accouché toute seule, le petit a survécu, elle par contre en est morte.
  • Facile en effet de m’accuser de tout ; comment avez-vous su que j’en étais le père ?
  • Ma sœur avait laissé un mot, à remettre à Mario.
  • Et, bien entendu la confidentialité ne vous a pas gêné vous l’avez ouvert, enfin votre père. Cela m’était destiné, j’aurai dû en être informé il y a 10 ans.
  • Vous avez certainement raison, mais je ne fais qu’obéir à mon père.
  • Aveuglément, je pense que vous êtes lus gentils que votre père, mais je suis en rien fautif de la mort de votre sœur.
  • Oui je le sais.
  • Donc avant de passer devant un simulacre de tribunal je veux prendre connaissances des pièces qui m’accusent, allez demander à votre père de me donner cette lettre.
  • Cela m’étonnerait que mon père accède à votre demande, si Mr Jo n’avait pas été là il vous aurait pendu à la cime d’un arbre.
  • A quoi bon être mon avocat si toutes mes demandes sont refusées, allez-vous en, mais auparavant dîtes m’en un peu plus et j’assurerais ma défense tout seul.
  • Mon père ne m’a rien dit et je n’étais pas là pour vous aider mais pour vous enfoncer, cependant je ne puis me résoudre à le faire, aussi si vous le voulez bien, avec le docteur je veux bien vous aider. J’irai chercher la lettre et vous en prendrez connaissance.
  • Est-ce que vous l’avez eu entre les mains cette lettre ? Etes-vous certain de son existence ?
  • Je vais demander à Jo de s’en occuper, je ne peux pas vous aider.

Le pauvre garçon est complètement affolé devant la tournure des évènements, je peux comprendre que la perte de sa sœur l’ait affecté mais de là à me faire porter le chapeau il y a un pas. De plus je n’ai jamais eu le moindre rapport avec Bénédicte, c’était tout au plus des bisous, mon père était assez stricte et quant au père de Bénédicte j’ignorais que c’était le capitaine, mon père s’était bien gardé de me le dire. Puis brusquement je me sens serein, elle est morte, c’est bien triste pour sa famille et son enfant, mais elle ne pourra pas m’accuser d’avoir tué mon ami d’enfance, de ce côté-là me voilà tranquille. Au tribunal je vais exiger un test ADN, ce vieux dingue de capitaine devra se rendre à l’évidence que sa fille a été engrossée par un autre de mes camarades ; Finalement Bénédicte à part me sauver la vie menait double vie. Les femmes ne m’ont jamais rien apporté de bon je vois que cela se confirme une nouvelle fois.

Comment ai-je dormis, mal je m’en rends compte au petit matin, je suis fatigué d’avoir réfléchis à ma défense, hélas rien ne va se passer comme je le pensais.

C’est vers les 10 h que mon avocat de pacotille arrive accompagné du docteur nommé Mr Jo, le gardien en faction devant la porte me passe des menottes, bien entendu que je vais m’échapper alors que j’ai les jambes en coton. Ils se prennent tous pour les défenseurs de la veuve et de l’orphelin sauf que dans ce cas hormis l’orphelin il n’y a point de veuve, c’est une espèce de cour martiale alors que c’est une bande de soldats à la retraite où ayant été viré de l’armée. Enfin, ils m’ôtent mes menottes et me demandent de jurer, c’est du grand n’importe quoi. Je leur fait la remarque suivante :

  • Elle est où votre bible ? Vous vous croyez aux USA votre horreur, oups pardon ma langue a fourché votre honneur !

Je me sens mieux après avoir débité d’autres fadaises, certains courbent la tête d’autres me fixent d’un air glacial. Le président de ce tribunal improvisé me fait un grand discours dont je ne me souviens plus de rien aujourd’hui, cela devait tenir de sa folie hystérique et de son amour pour sa fille adorée. Par contre la conclusion, elle je l’ait entendu, et au moment elle m’a glacé le sang.

Le procès s’est déroulé à charge contre moi, je n’ai même pas été mon propre avocat, je n’ai pas eu accès au dossier, je me suis même demandé s’il y avait la moindre lettre de sa fille. Puis les jurés sont partis délibérés et le verdict est tombé, le voici comme je m’en souviens deux mois après :

  • Messieurs la Cour
  • Accusé levez-vous et écoutez votre sentence jusqu’au bout, ne prononcez aucun mot, après je vous laisserais la parole un court instant puis vous exécuterez votre punition.
  • Monsieur l’avocat général, mon Capitaine voici ce qu’en notre âme et conscience avons décidés. :
  • A la première question est-ce que le soldat Mario était au courant de la grossesse de Bénédicte, à l’unanimité nous avons répondu Oui !
  • A la deuxième question est-il le père de l’enfant né de cette union, la réponse est oui !
  • Quel est le verdict
  • La mort

J’étais abasourdi quand j’avais entendu leur sentence, des fous et encore au moment où le faux procureur un vieux cheval sur le retour qui avait dû faire toutes les guerres depuis des milliers d’années tant je le trouvais vieux avait prononcé ces paroles je ne connaissais pas la moitié de ce qu’ils avaient pondu dans leurs cerveaux embrumés d’alcool forte qu’ils buvaient au sein même de ce tribunal en éructant et en riant d’une manière vulgaire. C’est le capitaine qui s’est chargé de m’explique comment allait se dérouler ma mise à mort.

  • Accusé levez-vous et écoutez votre sentence : nous vous donnons une journée d’avance et nous partirons à votre recherche après ce sera à la vie à la mort. Dans une semaine au plus tard vous vous retrouverez  gisant au fond d’une crevasse ou nous vous abandonnerons, à moins que ce soit au fond d’une grotte. Ainsi disparaitra de terre un assassin, celui de ma fille. Maintenant je vous autorise à dire deux mots et pas un de plus.
  • A bientôt !

Quand je suis sorti digne ils étaient ahuris ils ne s’attendaient pas à mes deux mots. Pourtant je n’ai rien dit de plus. J’ai entendu un énorme brouhaha, Jo le médecin m’a remis de la nourriture, deux bouteilles d’eau, que j’ai transféré dans mes gourdes et, il m’a accompagné sur le chemin que je devais obligatoirement prendre pour terminer la traversée du Jura et ensuite passé dans les Alpes.  Avant de se quitter, je lui ai demandé :

  • Comment pouvez-vous être certain que demain je ne m’arrêterais pas en route et que j’irai demander asile à la gendarmerie voire même que je me constituerais prisonnier.
  • Tu ne me reconnais pas Mario ?
  • Jo, non je ne vois pas qui tu es ? Lycée ? Armée ? Travail nous nous sommes croisés où donc ?
  • Lycée et l’armée, je suis un de tes potes avec qui tu as fait de nombreuses fredaines. Tu me nommais le petit Mick, Michel Troussard. Je te conseille de mettre le plus de kilomètres entre toi et ce fou furieux de capitaine, quand à t’arrêter j’en doute, car je pense que tu aimes le jeu.
  • Tu as raison, mais quand la battue s’arrêtera ce ne sera pas moi le mort ce sera le Capitaine, note le dans ta tête et surtout dis-le lui ; par contre je ne vois vraiment pas qui tu es ? Mick, non vraiment je ne vois pas.

Quand j’ai quitté le petit Mick que je connaissais très bien, j’ai vu qu’il était déstabilisé, je m’en fiche complètement, ils ont tous qu’une envie me tuer, ce sont des barbares en puissance.

 

A suivre…

Un secret bien gardé!

  • Tu sais je ne suis pas dupe je sais que tu fuyais non seulement ton père, car il avait découvert le pot au rose quand à tes fréquentations. La première fois que tu es parti tu avais 17 ans, puis tu es revenu à ta majorité, lorsque tu en parles tu dis que tu es parti 10 ans or, au total cela fait 20 ans. J’ai toujours su ce que tu avais fait, mais je pense que tu as payé très cher et que tu as endossé à la place d’un autre
  • Lorsque je suis revenu je n’avais pas 18 ans mais 20 ans, j’avais en poche un bagage d’ébéniste, mon père aimait les beaux meubles mais pour lui que je n’ai que ce diplôme en poche c’était la honte, il me destinait à un métier plus glorieux comme il disait. 
  • Il avait certains principes ton père, il était trop droit dans ses bottes et la moindre imperfection prenait des tournures terribles, j’ai travaillé sous ses ordres j’en sais quelques choses. Continue je t’écoute.
  • Pour voir ce que j’avais dans les tripes comme il disait il m’a emmené au cours de l’année qui a suivis sur plusieurs courses et la dernière ressemblait étrangement à celle que nous avons voulu faire ces derniers jours.

Il s’en suit un grand silence, Guillaume est perdu dans ses pensées, il songe à tout ce qui s’est passé depuis ce jour. Le drame et les répercussions que tout cela a eus sur sa vie. Il songe aujourd’hui que son père aurait dû assumer ses actes, mais il était en fin de carrière et il a préféré faire endosser à son propre fils ses erreurs, et voilà où tout cela les a conduit. Tous les deux avaient un caractère bien trempé, aucun n’a voulu céder, surtout pas lui songe Guillaume, il n’avait rien fait juste obéi aux ordres de son père. Il n’était pas premier de cordée. Il se souvient de ce jour maudit, le matin il faisait beau au départ du refuge, la montée avait été facile, leur client était un chevronné de la montagne, il avait fait la Meije, et maintenant il voulait faire le Mont Pourri avant de repartir sur Paris. Au sommet son père qui connaissait la montagne comme sa poche lui avait proposé de redescendre par les Arcs à ski. « La saison allait bientôt se terminer, lorsque nous quittons le sommet la neige commence à tomber, mon père me demande si l’on doit descendre par la voie normale ou prendre par le glacier, je n’avais aucune expérience, mais comme mon père me le demandait j’ai dit on descend par le glacier c’est plus rapide et Monsieur est chevronné. Mon père m’a félicité, disant que j’avais choisi la bonne descente, et nous sommes partis et les crevasses au départ étaient apparentes, mais petit à petit le glacier s’est recouvert d’une couche de neige et nous avons dû ralentir notre descente, mais mon père claironnait à qui voulait l’entendre qu’il connaissait chacune d’entre elles. J’avais une confiance aveugle en lui, il m’avait pardonné mes sottises et à la rentrée je partais pour une grande école car je venais d’en réussir le concours d’entrée ce qui avait fait dire à mon père que je n’étais pas un raté. Petit à petit nous avons chaussé nos crampons, mon père s’est mis à l’avant et nous l’avons suivis, le client entre nous deux. Puis brutalement ce fut le drame, mon père a marché sur une plaque, lui s’est récupéré tant bien que mal, mais le client et moi avons chuté, glissé et le touriste n’a pas réussis à s’accrocher, mon père n’avait pas donné d’ordres suffisamment précis, et l’homme a lâché son piolet et sa descente s’est terminée dans une crevasse. Quant à moi j’ai réussis à m’accrocher grâce à mon piolet que j’ai réussi à planter dans la neige  au bord de la crevasse, mais cela s’est fait en une fraction de secondes. J’étais suspendu au vide et sans la présence d’esprit de mon père je serais mort à l’heure qu’il est,  mon père avait une corde, il est descendu mais hélas à son arrivée, il était mort. Nous n’avons pas remonté le corps, mon père a seulement pris son sac à dos, sa montre et je l’ai aidé à remonter à la surface. En marchant sur cette plaque de glace instable il a tué cet homme et il m’a fait porter le chapeau. Au bureau des guides il a  continué à m’accuser, me disant que mes bêtises de jeunesse m’avaient suivis au fin fond d’une vallée, que j’étais nul et qu’il avait qu’une hâte c’est que je m’en aille car il avait honte de moi. Mon père m’a sacrifié pour que la fin de sa carrière soit honorable. J’aurais pu m’enfoncer dans la drogue, mais j’ai su rebondir, le jour même de l’accident, mon père m’a conduit sur Paris, je n’ai ni embrassé ma sœur, ni ma mère, il m’a interdit de revenir au Pays, du jour au lendemain j’ai tout quitté, il était certain que si je restais je me serais défendu, mais il m’a bien fait comprendre que ma parole face à la sienne ne valait rien. Il ne m’a pas abandonné pour autant, il m’a payé mes études, un appartement, mais chaque fois que j’essayais de revenir il me barrait la route, mes courriers que j’envoyais à ma mère, à ma sœur étaient détournés, il ne leur les remettait pas, j’étais mort pour eux.

  • Mais je t’écoute Guillaume, il avait dit quoi à ta mère ?
  • Tu le sais très bien ;
  • Oui mais je veux entendre ta version si c’est la même que ta sœur a toujours dit ;
  • Que j’étais un fugueur et que je ne savais que faire souffrir les miens.
  • Je suis revenu une fois mes études terminées, mais mon père était seul à la maison, quand il m’a vu il m’a mis son poing dans la figure et il a ajouté « je ne suis pas à l’article de la mort, tu reviendras quand je serais mort et enterré, avant ce n’est pas la peine, ici tout le monde te nomme l’assassin. J’ai vu rouge et sans Bastien qui était venu voir Clémentine je pense que je l’aurais tué.»
  • Ah Bastien a su que tu étais revenu, mais c’était à quelle époque ?
  • Tu étais à Djibouti, tu t’étais engagé dans l’armée.
  • Bastien a su que c’était ton père qui était à l’origine de la mort de son client.
  • Non, à ce moment-là, je suis reparti sans rien lui dire, j’hésitais entre deux postes, l’un au Sri Lanka, l’autre à Djibouti, et puis j’ai eu vent par ta mère que j’ai croisé sur le quai de la gare à Grenoble que tu étais depuis cinq ans en poste à Djibouti et que tu allais rentrer prochainement. Aussi je n’ai pas hésité une seconde et j’ai accepté de partir là-bas ; la suite tu l’as connais.
  • Mais tu ne m’as jamais dit que ton père t’avais fait porté le chapeau. Moi dès que je suis rentré j’ai fait ce que tu m’avais demandé, je suis venu voir ta mère et je lui ai dit que tu avais un beau poste, en a-t-elle parlé à ton père, je ne le sais pas. Et, c’est comme ça que tout le monde sur Peisey a su que tu avais de haute fonction.
  • Voilà la raison pour laquelle les amis de mes parents me félicitaient pour mon poste.
  • Donc ton père a dû faire part à sa famille que ce Monsieur était mort, de plus il avait pris son sac à dos il connaissait bien son nom, il a dû faire des recherches et avertir sa famille.
  • Ce qu’il a fait je n’en sais rien, mais je suppose qu’il y a eu une enquête, mais depuis que je suis revenu les anciens guides me disent : «  petit il y a prescription et puis s’il y avait un secret ton père l’a emporté dans sa tombe. »
  • Guillaume pour que tu me racontes tout cela c’est que tu es certain maintenant que c’est lié avec les événements que tu as vécu ces derniers jours. Au fait tu ne m’as pas dit il s’appelait comment ce client ?
  • Maxime De la Roche !

A suivre …

Une vidéo d’horreur

Avis à mes lecteurs,  j’ai programmé cette suite. Je suis absente. Merci de me suivre!

la suite ne sera en ligne qu’à partir de jeudi.

 

 

Comme Abeba est la soeur d’Assia, les deux amis comprennent immédiatement la raison pour laquelle Guillaume a envoyé sa femme et son fils en France, et pourquoi elle avait été kidnappée, mais cette dernière ne doit pas être au courant, elle ne le saura pas d’eux non plus.

Après avoir visionné la vidéo ils comprennent qu’Abeba a découvert le plus grand réseau de prostitution du monde ainsi que le plus ignoble. Sous couvert de leur statut dans le Pays, des hommes non seulement se servaient de ces jeunes filles et femmes, mais si elles désobéissaient elles étaient soumises, à ce que l’on appelait en France, de la torture. Combien sont mortes sous les coups de leurs bourreaux ?  Certains de ces hommes étaient connus de Pierre, ils les avaient côtoyées lorsqu’il était dans l’armée. Certaines personnes étaient des dignitaires de Djibouti et d’autres en visite dans le Pays ils profitaient des largesses du Commandant Ben. Mais ce qui leur parait terrifiant ce sont les éclats de rire entendus lorsque les femmes suppliaient ces hommes d’arrêter de les frapper, une entre autre qui devait avoir à peine 15 ans les avaient d’autant plus bouleversés car elle avait le regard de Mathéo lorsqu’il avait peur.

 Au petit matin Pierre qui n’a pas dormi de la nuit a pris sa décision, à sa mère il ne dira que le strict nécessaire :

  • Maman cette nuit j’ai reçu un ordre de mes chefs je dois partir en mission.
  • Pierre je te connais très bien, tu songes à te marier, et tu voulais profiter de tes congés pour faire l’escalade du Mont Pourris je suis certaine que cela a un lien avec Guillaume.
  • Maman moins tu en sauras mieux je te protégerais.
  • Alors mon petit fait bien attention à toi, moi je veillerais sur Assia et son fils.
  • Je t’aime Maman, merci !

Avant son départ il a informé Déborah, sa fiancée des derniers éléments, mais il a omis certains passages, il connait sa force mais il ne voudrait pas qu’elle soit alarmée pour lui, mais comme son congé se termine elle doit regagner son poste sur Paris. Pierre en profitera pour demander un congé spécial. Auparavant il a fait promettre à Déborah de prendre régulièrement des nouvelles des enfants, soit directement auprès de sa mère, soit en passant par la mère de Guillaume. Pour Pierre et Bastien il n’y a pas eu de discussions seul Pierre pouvait se rendre sur place pour donner un coup de main à son ami. Bastien quant à lui avait charge de famille, de plus ni l’un ni l’autre ne savaient si d’autres individus n’étaient pas encore en planque dans les parages. Les Djibutiens étaient personnage non grata depuis que leurs tentatives d’intimidation avaient échouées. Au vu des explications  de Catherine, Guillaume avait compris qui était le Commandant, c’était Ben qui était présent sur place, mais il avait été tué sûrement parce qu’il avait été incapable de récupérer la clef. Une chance qu’il ait eu l’idée de rentrer chez lui, sinon il aurait fallu enquêter en France et cela aurait empêché Guillaume et Pierre d’unir leurs efforts sur place.

Ce sont par des chemins détournés que Pierre est rentré illégalement sur le Territoire de Djibouti avec un faux passeport, mais pour la mission qu’il doit accomplir il est préférable que personne ne sache qui il est. Il est arrivé par le train qui relie Addis Abebba à Djibouti mais il s’est arrêté bien avant la capitale et a rejoint le campement où deux guides parlant amharique l’attendaient, là c’était le pays des fous de char à voile, 25 km de désert. Le summum pour ceux que Guillaume recherchaient, mais pour l’instant il n’y avait pas de chars à voile, seuls des antilopes et des gazelles faisaient la course avec leur voiture. Pierre avait eu un contact avec le frère d’Assia, il doit le retrouver quelques parts dans le désert, rien n’est dit, tout est flou, ce n’est pas pour déplaire à Pierre, il fait confiance à 100% aux émissaires envoyés par Guillaume. Depuis quelques heures leur chemin est entravé par un vent de sable, la piste va rapidement disparaître à leurs yeux, il faut s’abriter, mais en plein désert c’est quasiment impossible, mais c’est sans compter sur ces deux guides. De leur 4X4 ils sortent une tente et rapidement ils la monte. Et, là ils attendent pendant de longues heures que la tempête de sable baisse en intensité. Quand tout se calme peu à peu le désert n’a plus les repaires que les hommes connaissent, c’est bien ma veine songe Pierre, mais il continue à leur faire confiance, un le plus âgé nommé  Abu ce qui veut dire sagesse va en reconnaissance, il revient au bout de minutes qui paraissent fort longue et qui font bouillir intérieurement Pierre. De la main il lui montre un point invisible et lui dit :

  • Nous sommes presque arrivés au point de rencontre.

Au bout d’une heure les voici vers un campement situé au milieu de nulle part. Pourtant ils sont attendus, on leur sert un café Ethiopien chaud et délicieux. Je serais bien resté en compagnie de ces magnifiques femmes se disait Pierre, mais rien qu’à l’évocation du mot femme, il se souvient de la vision d’horreur qu’il a eu l’autre nuit dans la cabane de son frère en compagnie de son ami Bastien. L’horreur comme dans ce pays on la pratique,  mais là ce n’est pas pour punir des criminels, mais pour asservir des femmes pauvres qui ont eu la malchance de ne pas avoir fait d’études où d’avoir crû en des charmeurs, car ce trafic monstrueux se dessinait à leurs yeux grâce aux écrits que Guillaume leur avaient laissés et qu’ils avaient découverts sur cette clef USB.

A suivre

Les amis

 

Lorsque Pierre arrive au chalet familial, il embrasse sa mère et les enfants et pense annoncer une bonne nouvelle à Mathéo, mais ce dernier lui dit qu’il sait que sa maman sera en France dès demain. Pierre est interloqué mais sa mère le met rapidement au courant. Il ne partira que demain matin, il a bien le temps de monter sur Paris, il n’a pas eu Guillaume en direct mais il pense que l’arrivée de la jeune femme n’a pas changé. Mais vers 18 h il reçoit un appel du Ministère l’informant qu’il est le seul à récupérer la femme du Consul à Djibouti, il doit se rendre à la base aérienne de Villacoublay et il doit y être impérativement demain matin à partir de 9 h. Après avoir pris son repas en compagnie de sa mère et de ses enfants il va s’allonger un moment pour se reposer, il partira avant minuit. mais une heure avant minuit c’est un appel téléphonique sur son portable qui le réveille, il est prêt,  il laisse un mot à sa mère et s’en va sans un bruit.

Bastien l’attend à Bourg Saint Maurice, ils vont rouler toute la nuit, suite au coup de fil reçu dans la nuit, ils ont décidé d’unir leur force et leur connaissance. Rapidement entre les deux hommes la conversation s’engage :

  • Tu n’as rien oublié ?
  • Oh Pierre tu oublies que je suis plus haut placé que toi !
  • Monsieur prend la mouche, je me doute que tu as tout prévu dans ces moindres détails, moi tout compte fait je n’ai qu’à obéir aux ordres pour ce qui concerne la mission que m’a confiée Guillaume et le Ministère. Toi ? Tu es certain que c’était bien Guillaume ?
  • Tu as encore des doutes, c’était lui, il m’a donné le code que nous nous étions donné suite à notre affaire précédente.
  • A cet époque nous n’étions que des adolescents et le père de Guillaume était avec nous, depuis il est décédé et notre ami vient de revenir dans nos vies.
  • Toi par contre Pierre tu es un sacré copain, pourquoi tu ne m’as jamais dit que tu avais rencontré Guillaume à Djibouti.
  • Bon, je vois que c’est bien lui qui t’as donné cet ordre, dans quel état d’esprit est-il ?
  • Remonté et dans une colère froide,
  • Il a appris quelques choses, il sait qui tire les ficelles ;
  • ce qu’il sait c’est que cela devait durer depuis bien longtemps et que Mathéo était au mauvais endroit, où plutôt que cette femme qui a été enlevée est certainement d’origine française, sinon pourquoi a-t-elle laissée tomber cette clef dans la cour du Consulat. Quant à ceux qui la poursuivaient le gamin n’en n’a rien dit à son père car il était terrifié.
  • Mais il a tout de même décrit la scène à Guillaume, quand les deux hommes lui ont arraché son voile.
  • C’est surtout que Mathéo a été étonné que la femme n’ait pas de cheveux ;
  • Guillaume ne connait personne qui a eu une chimio dans ses connaissances, à moins qu’elle se soit rasé la tête, mis un voile pour que l’on ne la reconnaisse pas. Il va falloir la retrouver cette clef, Guillaume ne t’as pas dit où elle se trouvait.
  • Il n’en n’a pas eu le temps, la communication était mauvaise, et comme son téléphone est à usage unique je n’ai pu le rappeler, c’est lui qui le fera vers 17 h cet après-midi. Au fait tu pensais venir comment sur Paris ?
  • J’avais affrété un avion, et un de mes camarades pilote devait m’emmener.
  • Attention qui que vous soyez les « méchants » sont de retour.

C’est sur cette boutade de Bastien qu’ils roulent en direction de la base de Villacoublay, en chemin ils mettent au point une stratégie qui a été minuté point par point. Guillaume les a avertis qu’ils pourraient être confrontés à un comité d’accueil.

Guillaume pense et ils sont entièrement d’accord avec lui que sa femme n’a pas à subir un interrogatoire supplémentaire, de plus elle est traumatisée par son enlèvement et leur enfant doit naître en décembre, si à cette date il n’est pas de retour elle doit être en Haute Savoie et non sous surveillance dans une quelconque clinique. Assia a une peur bleue des militaires, enfant elle a reçu un coup de crosse d’un soldat dans son village, depuis elle en a une hantise. Quand elle accompagnait Guillaume à des prises d’armes il fallait toute la détermination de son époux pour la convaincre de donner une belle image, sourire était pour elle un énorme effort. Alors si en arrivant les gros bras de la gendarmerie sont là, elle va paniquer.

Aux abords de Fontainebleau, ils parlent du petit Mathéo, Bastien aime énormément cet enfant, depuis les trois semaines qu’il est chez eux, il s’aperçoit de la vivacité d’esprit du petit, il forme une belle paire de coquins avec sa fille. Dorénavant il est sous bonne garde et rien que de revoir sa mère il a vu dans ses beaux yeux le regard de son beau-frère et ami. En ce qui concerne Assia ils ne la brusqueront pas, mais ils verront ce que Guillaume lui a confié, les femmes ressentent différemment des hommes et possible que pendant sa détention elle est vue quelques choses.

Un appel téléphonique vient interrompre leurs pensées, Bastien qui vient de passer le volant à Pierre prend la communication. Voilà l’aventure va commencer, ce n’est pas pour lui déplaire. Quand il raccroche il lui dit c’est partis! la voiture est arrivée.C’est à environ une dizaine de kilomètres que Pierre retrouve le chauffeur qui a déposé la voiture, les deux hommes se serrent la main et Pierre s’en va seul rejoindre la femme de son meilleur ami. A la grille il y a le soldat de service, une première fois il montre ses papiers, puis roule en direction du cœur de la base soudain des ombres sortent de toutes parts. Les voilà les cowboys dont lui a parlé Guillaume, on lui demande de sortir les mains levées de la voiture, il ne va pas démontrer sa force, pour l’instant il est le « gentil » dès qu’il est à l’extérieur on le palpe, et il leur dit d’une voix goguenarde :

  • la femme de Guillaume n’est pas une terroriste ;
  • Non, mais vous, qui êtes-vous ?
  • Voici ma carte
  • Bien mon Commandant, nous vous laissons passer, vous êtes venu seul comme cela vous a été demandé ?
  • Voyez-vous une autre personne avec moi ?
  • Faîtes pas dans l’ironie mon Commandant, vous ainsi que Bastien et Guillaume vous avez une réputation qui nous permet de vous poser cette question.
  • Bastien que vous connaissez certainement vient d’avoir une petite fille, que voulez-vous qu’il soit venu faire à Paris, de plus il est en vacance.

Les hommes s’éloignent mais à nouveau deux soldats lui barrent le chemin et lui demandent ses papiers, en dehors d’Assia qui peut bien être dans cet avion pour avoir déployé autant de personnes, ce n’est pas celle qui va débarquer qui peut en être la cause. Sinon les Buffat se sont mis dans une sale affaire, possible que Guillaume en sache davantage. L’avion est annoncé, il a atterris à quelques encablures du comité de réception.

Bastien est d’une précision incomparable, il ne devrait pas tarder, en effet c’est à ce moment qu’arrive une longue voiture noire avec un drapeau bleu blanc rouge. Le GIPN semble interloqué, mais ils ne disent rien et salue l’homme qui descend et qui n’est autre que le nouveau premier ministre. Il s’entretient avec le commandant et vient vers moi et me dit :

  • Monsieur Masson vous repartirez avec nous et Madame Buffat, à moins que je dois vous appelez Monsieur le Commandant ;
  • Monsieur le premier ministre je ne suis pas en service je suis là pour la femme de mon meilleur ami.

A suivre…

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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