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Troublante histoire / C

Les Carmagoles (4/5)

 

  • Ton arrivée inopinée est un soulagement, car je ne l’aurai pas vu et jamais je n’aurai su que l’on s’introduisait chez moi en mon absence.
  • Je pense que c’est une coïncidence, as-tu vu de qui il s’agit  ?
  • Non ? Nous la connaissons ?
  • Oui, nous l’avons rencontrés lors de la visite du logement de Steph .
  • Ah c’est donc la concierge, mais alors la nôtre doit être en cheville avec elle, car pour s’introduire chez moi il faut tout de même en posséder la clef. Fouille là !
  • Tiens la voici ta clef, mais elle doit avoir de sacrés secrets elle a deux téléphones, un qui est sur vibreur dans la poche de sa veste et l’autre dans son sac mais celui-ci est éteint. Appelle la concierge on va la faire parler, elle doit bien connaître la raison de sa venue ici.

 

Me faire parler demande  Rose, qui ne voyant pas revenir son amie a pris l’ascenseur. Oh mais vous avez tué cette dame ?

  • Vous la connaissez ?
  • Non mais je l’ai déjà rencontré pour une formation de concierges.
  • Et cela vous a donné le droit de lui confier ma clef, qu’est-elle venue fureter chez moi, que cherche-t-elle ?
  • Elle avait appris l’existence de vos toiles et avait envie de les voir, ce n’était pas bien grave, et elle n’était pas censé rester fort longtemps. Or cela fait plus de deux heures qu’elle est chez vous, aussi je suis venue aux nouvelles, je pense que l’on ferait bien d’appeler la police, vous pouvez toujours dire qu’elle est entrée dans votre appartement en votre absence. De plus elle est évanouie depuis pas mal de temps nous devrions appeler le SAMU.
  • Le SAMU vous voulez rire, je vais la réveiller, et aussitôt dit, aussitôt fait, il verse un seau d’eau sur la pauvre concierge qui éructe, tousse, éternue et se relève.

La pauvre femme semble hébétée, ne se souvient de rien, mais rapidement le mentor la colle sur une chaise et lui demande d’un ton virulent :

  • Que faisiez-vous chez moi ?
  • Moi ?
  • Oui, je ne vois personne à qui demander la même chose, que faisiez-vous chez moi en mon absence.
  • Je ne sais pas, je ne m’en souviens plus. Qui êtes-vous ?

Le peintre et la jeune fille ne sont point dupe, mais en l’état actuel des choses il va falloir se débarrasser de cette importune et le plus tôt sera le mieux. Ils poussent les deux femmes dans l’ascenseur et referment leur porte. Enfin ils sont seuls, pendant que les deux femmes descendent ils fouillent attentivement leur appartement et ne constatent aucun vol. De toutes façons elle n’aurait pu l’emporter ni le cacher, ils étaient arrivés à temps.

Pendant ce temps dans l’ascenseur, les deux concierges s’esclaffent, Marie leur a joué la comédie, mais Rose a des doutes sur la gentillesse inhabituelle de son locataire. Elle ignore ce que Marie a découvert dans les papiers du tué. Cette dernière doit être discrète sinon elle va attirer les regards de la police. Et, là n’est pas son but, elle aimerait bien récupérer cette somme rondelette pour se faire une existence dorée et pourquoi pas ne pas acheter une petite maison en bordure de sa rivière chérie. Elle ne pense pas un instant que cet argent ne lui revient pas. Elle quitte rapidement Rose et se rends dans une pharmacie pour récupérer des médicaments contre la douleur car elle a un tenace mal de tête et a envie d’être au calme pour réfléchir à ce qu’elle doit faire.

La nuit est plutôt calme jusqu’à ce cri glaçant qui résonne à nouveau dans la cage d’escaliers, personne n’ose ouvrir sa porte, car ils ne savent qui a crié et surtout qu’est-ce qu’il s’est passé. Seul le Monsieur du premier entrouvre sa porte, descend l’escalier en colimaçon et voit allongé de tout son long leur concierge, elle a une vilaine plaie à la tête mais elle gémit, elle n’est donc pas morte. Vite, il appelle les pompiers et attends auprès d’elle. Ses paroles sont indistinctes mais il entend le peintre est revenu, on va tous y passer, le septième a la réponse, les carmagoles c’est leurs fautes, cela lui semble fort compliqué, il lui conseille de se taire car il lui semble qu’elle s’agite davantage.

Les pompiers l’emmènent et chacun reprends ses occupations jusqu’à l’arrivée de la police. A part le cri de la concierge personne n’a vu d’inconnu, du reste la loge est restée grande ouverte et il faut bien constater les dégâts c’est un cambriolage qui a mal tourné, les pièces sont sans dessus dessous. Il faudra attendre que la concierge soit en état de répondre pour savoir si on lui a volé quelques choses. Mais ce qui intrigue le petit neveu c’est la mise en scène qui ressemble à celle du mort d’il y a trois jours. Mais ouf sa tante est vivante, un peu sonnée, mais elle sera bientôt remise sur pieds, dans la famille on a le crâne solide. Ses chefs ne lui ont pas demandés d’aller l’interroger mais il veut faire preuve de zèle et qui sait il en apprendra plus que si c’est un interrogatoire officiel.

Il attends dans le couloir car sa tante est allée passer une radio, il n’y a personne en faction devant sa porte, donc il ne leur semble pas que ces jours soit en danger sinon il y aurait un collègue se dit-il ?

Enfin la voici, elle a meilleure mine qu’il y a quatre heures, elle semble contente de le voir, elle lui sourit, elle a repris ses couleurs.

  • Mon petit je ne suis pas encore morte, tu venais t’en assurer,
  • Toujours le mot pour rire tatie ;
  • Je ne vais pas me lamenter sur mon sort, mais viens j’ai quelques choses à te dire.

Qu’a donc comme secret sa tante, car il faut se rendre  l’évidence elle a une tête qui en dit long, mais que va-t-il découvrir et pourrait-il le garder pour lui ? Il avisera selon les révélations qu’elle va lui faire.

Une fois allongée, la tête bien calée dans des oreillers, sa tante lui parait beaucoup plus fragile, mais ce n’est pas l’idée qu’elle va lui donner en l’écoutant lui révéler des secrets qui pourraient faire bondir l’enquête.

  • Approche-toi le plus près possible, je veux que personne n’entende ce que j’ai à te dire. Mais fais-moi la promesse d’enquêter de ton côté et de ne rien dire à ton chef, le fils de Jules qui ne m’a pas trouvé à son goût quand j’étais jeune. Éric tombe des nues, son chef est le fils du meilleur ami d’enfance de sa tante, il n’avait pas remarqué que le nom était le même que Jules Deschamps. Pourtant son père et son cousin en parlait souvent du Jules, sa tante est une maline et elle voit tout ce que personne ne voit, elle fait attention à tous, cependant elle ne l’a croisé que l’autre jour comment l’a-t-elle découvert que c’était le fils de Jules. Ce n’est pas maintenant qu’elle va le lui raconter, il faut passer aux choses sérieuses, notamment le meurtre du petit Carmagole.
  • Une heure plus tard, Éric est inquiet sa tante est une drôle de bonne femme, elle détient des secrets énormes, elle est en danger si cela venait à se savoir, le pire c’est qu’elle fait n’importe quoi, aller s’introduire chez un suspect, qu’elle n’a pas daigné signaler à la justice. Et maintenant le voici au courant, il joue sa plaque, elle est marrante la tatie, elle rêve, il est obligé d’en faire part à ses chefs sinon il sera radié. Mais comment s’y prendre sans qu’ils aient l’impression que sa tante leur a caché des indices importants. Il lui faut prendre du recul et réfléchir.

Dès que sa femme a eu vent de ce que sa tante lui avait dit, elle l’a poussé à en rendre compte à ses supérieurs, il s’est rendu chez son chef et lui a exposé ce que sa tante avait dit dans son sommeil, auparavant il avait expliqué à sa tante qu’il ne pouvait pas faire autrement, aussi c’est ensemble qu’ils avaient mis ce stratagème en place.

Dans un sommeil comateux cette dernière lui avait laissé entendre qu’elle avait découvert des indices importants au cours de l’après-midi, raison pour laquelle elle avait osé aborder le mentor de l’ex copine à son locataire. Pour son chef cela tenait la route bien que l’histoire était fort embrouillé, mais cela tombait sous le sens vu que la dame était dans un état second. Mais quand ils décidèrent d’aller interroger la concierge, celle-ci était dans un coma beaucoup plus profond, ce qui allait retarder les investigations. Cela n’allait pas dans le sens du commissaire, les médecins semblaient perplexes, Madame Tiberotte n’avait rien qui laissait penser que sa blessure fut si grave, mais elle n’avait aucune réaction à tous les stimuli qu’ils avaient mis en place. Etrange ! Selon une infirmière elle avait paru agiter après avoir reçu la visite de son neveu, or de neveu elle en avait qu’un seul c’était Eric, qui était venu la voir et qui s’était fait passer pour son neveu ? A la description personne ne sut dire qui était cet individu, il aurait fallu le témoignage de Rose ou de la malade, pour comprendre que c’était Mr Fouchet.

Troublante histoire / B

Les carmagoles (3/5)

 

Une fois la petite partie et après avoir frotté les carreaux de sa loge, Madame Tiberotte s’était rendue dans sa chambre, avait soigneusement fermé la porte à clef, s’était agenouillé sur le côté, tiré le tapis qui était sous son lit. Sur celui-ci était déposé un coffre marron avec une petite serrure dorée. A son cou il y a une petite clef, elle défait son collier original, dédaigne la petite vierge et prends la clef, elle l’introduit dans la serrure, un petit déclic et le couvercle se soulève seul.

Méticuleusement elle passe un à un les papiers que lui avait confié le jeune du septième, vu que personne ne semble intéressé par cette mallette mais plus à son contenu elle s’est bien gardé d’en parler à qui que ce soit. Elle ne pense pas détenir une fortune. Pourtant quand elle se relève, elle est fébrile, à l’intérieur se trouve une reconnaissance de dettes d’un montant pharaonique. Mais il n’y a pas la recette des fameuses carmagoles. Elle referme soigneusement le coffre et décide de le changer de lieux, celui-là est facile à trouver, elle doit enquêter pour savoir qui est ce Monsieur Fouchet, elle connait tout de lui, son adresse, son numéro de téléphone. Il va falloir jouer fin, car l’autre a peut-être eu vent du décès du jeune homme, il ne faut pas qu’elle se jette dans la gueule du loup. Après avoir soigneusement planqué le coffre à un endroit connu d’elle seule, elle se précipite dans sa petite cuisine et cherche le bottin, elle trouve rapidement le nom et prénom de l’homme, la rue correspond parfaitement. Elle va pour l’appeler avec son téléphone, quand soudain elle se ravise et sort précipitamment de sa loge pour se rendre à la boutique du coin récupérer un téléphone prépayé, puis s’en retourne chez elle sans se méfier de cet homme étrange qui fait les cent pas dans la ruelle attenante.

Le téléphone est posé sur sa table, elle a un instant d’hésitation, puis elle se décide enfin et fait le numéro qu’elle a soigneusement noté sur un papier.

Une sonnerie, puis deux puis trois, puis une dizaine, elle va raccrocher lorsqu’elle entend un raclement de gorge et une voix caverneuse lui répondre :

  • Allo qui est à l’appareil ?
  • Je suis la mère de Mr Ludo

A ce moment-là un grand bruit se fait entendre puis, plus rien, elle a beau crié, allo, allo, personne ne lui répond. Elle raccroche et décide de se rendre sur place, elle veut en avoir le cœur net. Elle prend sa voiture, dans son sac à main elle a pris la reconnaissance de dette et elle se rend au domicile de cet homme. Elle met plus d’un quart d’heure avant de réussir à trouver une place, enfin la voici garé ; soudain son regard est attiré par le mentor de la petite, il fait le trottoir, il a l’air affolé. Elle va en avoir le cœur net, elle prend son téléphone et rappelle Monsieur Fouchet, si c’est lui il décrochera son téléphone, dans le cas contraire, elle attendra son départ.

  • Allo ici la mère de Ludo ne raccrochez pas ? Je vous vois, vous connaissez la raison de mon appel et aussi de ma venue.

Effectivement le fameux Mr Fouchet est le mentor de la chérie du fils de Carmagole, qu’est-ce que c’est que cette embrouille, pense-t-elle ? Enfin il daigne lui répondre.

  • Que me voulez-vous ?
  • L’argent !
  • Comment le savez-vous ?
  • J’ai en ma possession votre reconnaissance de dette, demain même heure, vous déposerez dans la poubelle qui se trouve derrière vous la moitié de la somme, pour le reste, j’aviserais.
  • Demain c’est trop tôt !
  • Je suppose que vous avez un bon travail, mon fils m’a parlé de vous, alors n’attendez pas trop car je mets mon avocat sur le coup et ce n’est pas un million que vous me donnerez mais le double plus les intérêts. Vous auriez déjà dû lui rendre la somme. J’en connais un rayon sur vous, y compris que vous connaissez la fiancée de mon gamin.
  • La fiancée de qui ?
  • De Ludo

A ce moment-là j’entends un éclat de rire, puis il a raccroché, je ne dis rien, attends pour voir ce qu’il va se passer, mais l’homme reçoit un autre appel téléphonique et il change de direction et vient à ma rencontre, vite je dois me plaquer contre mon siège, il n’en n’a pas après moi, c’est une coïncidence, il passe son chemin et monte vers le haut de la ville, je ne vais pas m’amuser à le suivre, je vais plutôt jeter un coup d’œil à son appartement, tout au moins voir si je pourrais m’introduire chez lui en son absence.

Me voici devant la porte cochère, c’est juste à ce moment-là que je vois Rose Perrin une amie concierge comme moi.

  • Ma Rose mais que fais-tu là ?
  • Marie je travaille ici depuis un mois,
  • Ah, allée de la Chaize,
  • Oui ? Tu viens voir qui ?
  • En fait j’ai eu des mots avec un de tes locataires ;
  • Oui ? Lequel ? Ne me dis pas que c’est le barbouilleur de toiles.
  • Et si c’est bien de lui qu’il s’agit ; tu le connais bien ?
  • Oui, mais méfie-toi de lui ce n’est pas un gentil, il ne t’aurait pas fait une toile par hasard ? Car tous les jours des gens défilent pour réclamer leur œuvre et Monsieur les congédie.
  • Effectivement, mais ce n’est pas à moi qu’il la doit c’est à la fille d’un de mes locataires. Tu n’aurais pas une clef ? Je vais aller voir s’il a le tableau chez lui.
  • Je veux bien mais ne t’attarde pas, donne-moi un numéro de téléphone et si je le vois rentrer tu sors et tu montes un étage plus haut et tu redescends, d’accord.
  • Tu fais sonner mon téléphone, mais je vais le mettre dans ma poche et en vibreur.

Aussitôt dit aussitôt fait, la clef à la main Madame Marie Tiberotte prend l’ascenseur, en montant elle glisse son téléphone personnel dans sa poche, mets le second dans son sac après l’avoir éteint. Elle introduit la clef dans la serrure et entre dans l’appartement qui sent un drôle d’odeur entre pipe froide et acétone avec un arrière-goût de moisi. Elle ne va pas traîner longtemps dans ces pièces car elle a déjà un haut le cœur. Elle passe de pièces en pièces sans vraiment s’arrêter, au mur il y a certes des toiles mais on dirait plus de vieilles croûtes. Même dans la cuisine il y a deux toiles une représente un saladier avec des pommes et à côté une bouteille de vin a moitié pleine, l’autre c’est une corbeille avec des bananes, cela ne casse pas une patte à un canard songe-t-elle ? Dans le salon il y a des peintures représentant des scènes de chasse, de pêche, c’est vieillot et moche. Mais plus loin il y a un petit atelier de peinture et là c’est totalement différent une femme nue offerte au regard a été peint sur la toile, la femme a un petit air de, mais au même moment elle sent contre sa cuisse vibrer le téléphone, vite elle referme précipitamment la porte et va vers l’entrée, hélas, une clef tourne dans la serrure, elle se dissimule comme elle peut,  entre la porte et le porte-manteau. La porte s’ouvre en grand, elle sent qu’elle est repoussée contre le mur, puis, des pas dans la pièce, elle va sortir, elle voit le mentor qui avance vers sa cuisine, dès qu’il disparaît à ses yeux, elle fonce vers la porte et là elle reçoit un coup de parapluie donnée par la personne qu’elle a entrevue en face d’elle. Elle s’effondre.

 

 

Troublante histoire

Les Carmagoles (chapitre 1/5)

 

L’enseigne se voyait à peine mais elle existait toujours, ceux qui habitaient le quartier connaissaient la maison « Carmagole ». Autrefois elle avait pignon sur rue cet enseigne, mais au fil des années seul subsistait sur la façade cette lueur bleutée qui avait fait son renom.

Autrefois on pouvait lire « Pâtisserie Carmagole » de grandes lettres jaunes sur un fond bleu, mais ce n’était pas son enseigne qui l’avait mis sur le devant de la scène mais ces fameuses carmagoles sortes de massepain double, à l’intérieur une fine ganache le tout recouvert d’un croustillant meringué. Ceux qui avaient aimé cette spécialité se pourléchaient encore les doigts mais dans le quartier les connaisseurs se faisaient rares. Sauf dans la chambre de bonne au septième étage de la maison Carmagole habitait un Monsieur dont on disait qu’il était l’illustre descendant de cette maison, mais peu le connaissait sauf la concierge de son immeuble.

Pour se rendre dans cet immeuble il fallait emprunter la rue du même nom que la friandise puis accéder à une petite place, la place du printemps, ensuite vous prenez la ruelle des remparts, et, là vous voyez cette immense bâtisse à 7 étages. La porte d’entrée est un magnifique portail en bois, depuis des années il y a un code pour en franchir le seuil, mis c’est la concierge qui pointe son nez pour voir qui vient rendre visite aux locataires. C’est une femme âgée, voire d’un certain âge, personne ne le connait, mais qu’importe elle fait son travail à merveille. Son visage est ovale, deux yeux bleus malicieux, de cheveux courts poivre et sel, parfois violet, d’autres fois brun voire corbeau selon son envie du moment.

Il y avait deux locataires par étage certains avec des enfants pour les grands appartements d’autres étaient des étudiants, d’autres encore avaient toujours habités là et ils finiraient leur vie ici.

Mais ce matin lorsque la sonnette de la concierge avait retenti ce n’était pas pour parler des locataires c’était suite à un appel anonyme que la police avait envahi la petite loge. La concierge ne savait plus où donner de la tête, les policiers lui demandaient si elle connaissait un Mr Carmagole, répondant à ce nom elle n’en n’avait pas dans son immeuble mais elle savait très bien de qui ces Messieurs lui parlaient. En toute bonne concierge elle voulait en savoir davantage. Mais la police ne l’entendait pas de cette oreille.

  • Alors (aboya le chef)
  • Que voulez-vous savoir ?
  • Pierre de la Carmagole vous e connaissez oui ou non ?
  • Oui ?
  • Quel étage ?
  • 7 ième !
  • Avec ascenseur ?
  • Oui mais…
  • Mais ? Qu’est-ce que ce mai vient faire, il y a un ascenseur oui ou non ? Point final.
  • Oui et non
  • Si cela continue je vous embarque au poste ;
  • Oui il y en a un mais vous le prenez qu’à partir du premier. Les escaliers qui vous y amènent sont en colimaçon.

Une fois ces hommes montés, le capitaine accepta le café de Mme la concierge, puis ces deux-là papotèrent comme deux vieux amis, ce qui du reste était le cas puisque c’était un de ces petits neveux.

Quand ces hommes redescendirent, à leur tête il vit qu’ils avaient fait chou blanc, Mr de la Carmagole n’était point chez lui. La concierge reçu l’ordre de les avertir en cas de retour de son locataire ce qui ne manquerait pas car nous étions un lundi et ce jeune home rentrait de chez ces parents tous les lundis vers midi quand il manquait son train le dimanche soir. Mais pour savoir la raison pour laquelle il cherchait le petit jeune homme du septième elle n’en su rien ce qui la laissa fort déconfite. La journée s’étira inexorablement, à midi le jeune homme ne fit pas son retour Madame Noémie en resta perplexe. S’il n’y avait pas eu les escaliers en colimaçon elle serait bien allé faire un tour à l’intérieur de l’appartement, mais ces rhumatismes la tenaient éveillées une partie de la nuit, et, elle n’avait nullement envie de ne pas se sentir bien dans les jours à venir. Elle avait un bridge avec ses copines et devait assister au loto de l’école de sa petite fille. Il lui fallait être en forme.

Son petit neveu passa le soir pour voir s’il y avait du nouveau, puis le temps filant il était reparti, mais Madme Noémie n’avait pas réussi a lui tirer les vers du nez ce qui l’agaçait prodigieusement. Une fois sa porte soigneusement fermée, elle avait tiré le verrou et s’en était allé lire un Mary Higgins qui lui avait fait faire des cauchemars toute la nuit.

C’est à 5 h du matin qu’elle fut réveillée par un cri strident à vous glacer le sang. Elle s’habilla à la hâte et tout en poussant le rideau rouge qui indiquait que la concierge n’était pas disponible elle aperçut Mr Rolland du cinquième qui avait un air hébété. Elle entrouvrit sa porte pour lui demander :

  • Que se passe-t-il ? Est-ce vous qui avez poussé ce cri lugubre ?
  • Là… Là….
  • Achevez votre phrase il y a quoi là ?

Et tout en continuant à maugréer tout bas elle poussa Mr Rolland terrorisé et oh stupeur devant ses yeux étaient allongés le cadavre de cette nuit. Enfin tout se mélangeait dans sa tête, le cadavre de son polar sordide qu’elle avait dévoré d’une seule traite cette nuit avait repoussé ses pages et se tenait devant elle sur son beau carrelage. Il y avait une grosse tâche de sang qui s’échappait de sa tête. On avait dû lui fracasser un violent coup sur le haut du crâne.  Se ressaisissant, elle fait rentrer le pauvre Mr Rolland qui flageole sur ses jambes et s’empresse d’appeler la police.

  • Allo la police, il y a un cadavre dans l’entrée de mon immeuble, allée des remparts au numéro 8, je vous attends, je vous ouvrirais la porte.

Elle s’empresse de donner un remontant u pauvre locataire du cinquième qui n’arrive pas à retrouver l’usage de la parole, tous les deux savent que c’est Hervé de La Carmagole qui gît sur le carrelage glacé. Le même que son petit neveu cherchait encore à une heure avancée de la nuit. Étrange…

Le tribunal

  • C’est à cause de ma sœur !
  • Votre sœur ?
  • Oui !

Si celui-là n’en dit pas plus je ne risque pas de le nommer le baveux, il faut lui tirer les vers du nez, je ne suis pas sorti de l’auberge.

  • Qui est votre sœur ?
  • Vous vous payez ma tête ? Vous la connaissez, vous lui avez même fait un enfant.
  • Je n’ai pas d’enfants !
  • Normal vous l’avez abandonné !
  • Si je l’avais su possible que le cours de ma vie aurait pu changer, ta sœur ne m’a jamais informé, il suffit de le lui demander.
  • C’est trop tard, elle a accouché toute seule, le petit a survécu, elle par contre en est morte.
  • Facile en effet de m’accuser de tout ; comment avez-vous su que j’en étais le père ?
  • Ma sœur avait laissé un mot, à remettre à Mario.
  • Et, bien entendu la confidentialité ne vous a pas gêné vous l’avez ouvert, enfin votre père. Cela m’était destiné, j’aurai dû en être informé il y a 10 ans.
  • Vous avez certainement raison, mais je ne fais qu’obéir à mon père.
  • Aveuglément, je pense que vous êtes lus gentils que votre père, mais je suis en rien fautif de la mort de votre sœur.
  • Oui je le sais.
  • Donc avant de passer devant un simulacre de tribunal je veux prendre connaissances des pièces qui m’accusent, allez demander à votre père de me donner cette lettre.
  • Cela m’étonnerait que mon père accède à votre demande, si Mr Jo n’avait pas été là il vous aurait pendu à la cime d’un arbre.
  • A quoi bon être mon avocat si toutes mes demandes sont refusées, allez-vous en, mais auparavant dîtes m’en un peu plus et j’assurerais ma défense tout seul.
  • Mon père ne m’a rien dit et je n’étais pas là pour vous aider mais pour vous enfoncer, cependant je ne puis me résoudre à le faire, aussi si vous le voulez bien, avec le docteur je veux bien vous aider. J’irai chercher la lettre et vous en prendrez connaissance.
  • Est-ce que vous l’avez eu entre les mains cette lettre ? Etes-vous certain de son existence ?
  • Je vais demander à Jo de s’en occuper, je ne peux pas vous aider.

Le pauvre garçon est complètement affolé devant la tournure des évènements, je peux comprendre que la perte de sa sœur l’ait affecté mais de là à me faire porter le chapeau il y a un pas. De plus je n’ai jamais eu le moindre rapport avec Bénédicte, c’était tout au plus des bisous, mon père était assez stricte et quant au père de Bénédicte j’ignorais que c’était le capitaine, mon père s’était bien gardé de me le dire. Puis brusquement je me sens serein, elle est morte, c’est bien triste pour sa famille et son enfant, mais elle ne pourra pas m’accuser d’avoir tué mon ami d’enfance, de ce côté-là me voilà tranquille. Au tribunal je vais exiger un test ADN, ce vieux dingue de capitaine devra se rendre à l’évidence que sa fille a été engrossée par un autre de mes camarades ; Finalement Bénédicte à part me sauver la vie menait double vie. Les femmes ne m’ont jamais rien apporté de bon je vois que cela se confirme une nouvelle fois.

Comment ai-je dormis, mal je m’en rends compte au petit matin, je suis fatigué d’avoir réfléchis à ma défense, hélas rien ne va se passer comme je le pensais.

C’est vers les 10 h que mon avocat de pacotille arrive accompagné du docteur nommé Mr Jo, le gardien en faction devant la porte me passe des menottes, bien entendu que je vais m’échapper alors que j’ai les jambes en coton. Ils se prennent tous pour les défenseurs de la veuve et de l’orphelin sauf que dans ce cas hormis l’orphelin il n’y a point de veuve, c’est une espèce de cour martiale alors que c’est une bande de soldats à la retraite où ayant été viré de l’armée. Enfin, ils m’ôtent mes menottes et me demandent de jurer, c’est du grand n’importe quoi. Je leur fait la remarque suivante :

  • Elle est où votre bible ? Vous vous croyez aux USA votre horreur, oups pardon ma langue a fourché votre honneur !

Je me sens mieux après avoir débité d’autres fadaises, certains courbent la tête d’autres me fixent d’un air glacial. Le président de ce tribunal improvisé me fait un grand discours dont je ne me souviens plus de rien aujourd’hui, cela devait tenir de sa folie hystérique et de son amour pour sa fille adorée. Par contre la conclusion, elle je l’ait entendu, et au moment elle m’a glacé le sang.

Le procès s’est déroulé à charge contre moi, je n’ai même pas été mon propre avocat, je n’ai pas eu accès au dossier, je me suis même demandé s’il y avait la moindre lettre de sa fille. Puis les jurés sont partis délibérés et le verdict est tombé, le voici comme je m’en souviens deux mois après :

  • Messieurs la Cour
  • Accusé levez-vous et écoutez votre sentence jusqu’au bout, ne prononcez aucun mot, après je vous laisserais la parole un court instant puis vous exécuterez votre punition.
  • Monsieur l’avocat général, mon Capitaine voici ce qu’en notre âme et conscience avons décidés. :
  • A la première question est-ce que le soldat Mario était au courant de la grossesse de Bénédicte, à l’unanimité nous avons répondu Oui !
  • A la deuxième question est-il le père de l’enfant né de cette union, la réponse est oui !
  • Quel est le verdict
  • La mort

J’étais abasourdi quand j’avais entendu leur sentence, des fous et encore au moment où le faux procureur un vieux cheval sur le retour qui avait dû faire toutes les guerres depuis des milliers d’années tant je le trouvais vieux avait prononcé ces paroles je ne connaissais pas la moitié de ce qu’ils avaient pondu dans leurs cerveaux embrumés d’alcool forte qu’ils buvaient au sein même de ce tribunal en éructant et en riant d’une manière vulgaire. C’est le capitaine qui s’est chargé de m’explique comment allait se dérouler ma mise à mort.

  • Accusé levez-vous et écoutez votre sentence : nous vous donnons une journée d’avance et nous partirons à votre recherche après ce sera à la vie à la mort. Dans une semaine au plus tard vous vous retrouverez  gisant au fond d’une crevasse ou nous vous abandonnerons, à moins que ce soit au fond d’une grotte. Ainsi disparaitra de terre un assassin, celui de ma fille. Maintenant je vous autorise à dire deux mots et pas un de plus.
  • A bientôt !

Quand je suis sorti digne ils étaient ahuris ils ne s’attendaient pas à mes deux mots. Pourtant je n’ai rien dit de plus. J’ai entendu un énorme brouhaha, Jo le médecin m’a remis de la nourriture, deux bouteilles d’eau, que j’ai transféré dans mes gourdes et, il m’a accompagné sur le chemin que je devais obligatoirement prendre pour terminer la traversée du Jura et ensuite passé dans les Alpes.  Avant de se quitter, je lui ai demandé :

  • Comment pouvez-vous être certain que demain je ne m’arrêterais pas en route et que j’irai demander asile à la gendarmerie voire même que je me constituerais prisonnier.
  • Tu ne me reconnais pas Mario ?
  • Jo, non je ne vois pas qui tu es ? Lycée ? Armée ? Travail nous nous sommes croisés où donc ?
  • Lycée et l’armée, je suis un de tes potes avec qui tu as fait de nombreuses fredaines. Tu me nommais le petit Mick, Michel Troussard. Je te conseille de mettre le plus de kilomètres entre toi et ce fou furieux de capitaine, quand à t’arrêter j’en doute, car je pense que tu aimes le jeu.
  • Tu as raison, mais quand la battue s’arrêtera ce ne sera pas moi le mort ce sera le Capitaine, note le dans ta tête et surtout dis-le lui ; par contre je ne vois vraiment pas qui tu es ? Mick, non vraiment je ne vois pas.

Quand j’ai quitté le petit Mick que je connaissais très bien, j’ai vu qu’il était déstabilisé, je m’en fiche complètement, ils ont tous qu’une envie me tuer, ce sont des barbares en puissance.

 

A suivre…

Un secret bien gardé!

  • Tu sais je ne suis pas dupe je sais que tu fuyais non seulement ton père, car il avait découvert le pot au rose quand à tes fréquentations. La première fois que tu es parti tu avais 17 ans, puis tu es revenu à ta majorité, lorsque tu en parles tu dis que tu es parti 10 ans or, au total cela fait 20 ans. J’ai toujours su ce que tu avais fait, mais je pense que tu as payé très cher et que tu as endossé à la place d’un autre
  • Lorsque je suis revenu je n’avais pas 18 ans mais 20 ans, j’avais en poche un bagage d’ébéniste, mon père aimait les beaux meubles mais pour lui que je n’ai que ce diplôme en poche c’était la honte, il me destinait à un métier plus glorieux comme il disait. 
  • Il avait certains principes ton père, il était trop droit dans ses bottes et la moindre imperfection prenait des tournures terribles, j’ai travaillé sous ses ordres j’en sais quelques choses. Continue je t’écoute.
  • Pour voir ce que j’avais dans les tripes comme il disait il m’a emmené au cours de l’année qui a suivis sur plusieurs courses et la dernière ressemblait étrangement à celle que nous avons voulu faire ces derniers jours.

Il s’en suit un grand silence, Guillaume est perdu dans ses pensées, il songe à tout ce qui s’est passé depuis ce jour. Le drame et les répercussions que tout cela a eus sur sa vie. Il songe aujourd’hui que son père aurait dû assumer ses actes, mais il était en fin de carrière et il a préféré faire endosser à son propre fils ses erreurs, et voilà où tout cela les a conduit. Tous les deux avaient un caractère bien trempé, aucun n’a voulu céder, surtout pas lui songe Guillaume, il n’avait rien fait juste obéi aux ordres de son père. Il n’était pas premier de cordée. Il se souvient de ce jour maudit, le matin il faisait beau au départ du refuge, la montée avait été facile, leur client était un chevronné de la montagne, il avait fait la Meije, et maintenant il voulait faire le Mont Pourri avant de repartir sur Paris. Au sommet son père qui connaissait la montagne comme sa poche lui avait proposé de redescendre par les Arcs à ski. « La saison allait bientôt se terminer, lorsque nous quittons le sommet la neige commence à tomber, mon père me demande si l’on doit descendre par la voie normale ou prendre par le glacier, je n’avais aucune expérience, mais comme mon père me le demandait j’ai dit on descend par le glacier c’est plus rapide et Monsieur est chevronné. Mon père m’a félicité, disant que j’avais choisi la bonne descente, et nous sommes partis et les crevasses au départ étaient apparentes, mais petit à petit le glacier s’est recouvert d’une couche de neige et nous avons dû ralentir notre descente, mais mon père claironnait à qui voulait l’entendre qu’il connaissait chacune d’entre elles. J’avais une confiance aveugle en lui, il m’avait pardonné mes sottises et à la rentrée je partais pour une grande école car je venais d’en réussir le concours d’entrée ce qui avait fait dire à mon père que je n’étais pas un raté. Petit à petit nous avons chaussé nos crampons, mon père s’est mis à l’avant et nous l’avons suivis, le client entre nous deux. Puis brutalement ce fut le drame, mon père a marché sur une plaque, lui s’est récupéré tant bien que mal, mais le client et moi avons chuté, glissé et le touriste n’a pas réussis à s’accrocher, mon père n’avait pas donné d’ordres suffisamment précis, et l’homme a lâché son piolet et sa descente s’est terminée dans une crevasse. Quant à moi j’ai réussis à m’accrocher grâce à mon piolet que j’ai réussi à planter dans la neige  au bord de la crevasse, mais cela s’est fait en une fraction de secondes. J’étais suspendu au vide et sans la présence d’esprit de mon père je serais mort à l’heure qu’il est,  mon père avait une corde, il est descendu mais hélas à son arrivée, il était mort. Nous n’avons pas remonté le corps, mon père a seulement pris son sac à dos, sa montre et je l’ai aidé à remonter à la surface. En marchant sur cette plaque de glace instable il a tué cet homme et il m’a fait porter le chapeau. Au bureau des guides il a  continué à m’accuser, me disant que mes bêtises de jeunesse m’avaient suivis au fin fond d’une vallée, que j’étais nul et qu’il avait qu’une hâte c’est que je m’en aille car il avait honte de moi. Mon père m’a sacrifié pour que la fin de sa carrière soit honorable. J’aurais pu m’enfoncer dans la drogue, mais j’ai su rebondir, le jour même de l’accident, mon père m’a conduit sur Paris, je n’ai ni embrassé ma sœur, ni ma mère, il m’a interdit de revenir au Pays, du jour au lendemain j’ai tout quitté, il était certain que si je restais je me serais défendu, mais il m’a bien fait comprendre que ma parole face à la sienne ne valait rien. Il ne m’a pas abandonné pour autant, il m’a payé mes études, un appartement, mais chaque fois que j’essayais de revenir il me barrait la route, mes courriers que j’envoyais à ma mère, à ma sœur étaient détournés, il ne leur les remettait pas, j’étais mort pour eux.

  • Mais je t’écoute Guillaume, il avait dit quoi à ta mère ?
  • Tu le sais très bien ;
  • Oui mais je veux entendre ta version si c’est la même que ta sœur a toujours dit ;
  • Que j’étais un fugueur et que je ne savais que faire souffrir les miens.
  • Je suis revenu une fois mes études terminées, mais mon père était seul à la maison, quand il m’a vu il m’a mis son poing dans la figure et il a ajouté « je ne suis pas à l’article de la mort, tu reviendras quand je serais mort et enterré, avant ce n’est pas la peine, ici tout le monde te nomme l’assassin. J’ai vu rouge et sans Bastien qui était venu voir Clémentine je pense que je l’aurais tué.»
  • Ah Bastien a su que tu étais revenu, mais c’était à quelle époque ?
  • Tu étais à Djibouti, tu t’étais engagé dans l’armée.
  • Bastien a su que c’était ton père qui était à l’origine de la mort de son client.
  • Non, à ce moment-là, je suis reparti sans rien lui dire, j’hésitais entre deux postes, l’un au Sri Lanka, l’autre à Djibouti, et puis j’ai eu vent par ta mère que j’ai croisé sur le quai de la gare à Grenoble que tu étais depuis cinq ans en poste à Djibouti et que tu allais rentrer prochainement. Aussi je n’ai pas hésité une seconde et j’ai accepté de partir là-bas ; la suite tu l’as connais.
  • Mais tu ne m’as jamais dit que ton père t’avais fait porté le chapeau. Moi dès que je suis rentré j’ai fait ce que tu m’avais demandé, je suis venu voir ta mère et je lui ai dit que tu avais un beau poste, en a-t-elle parlé à ton père, je ne le sais pas. Et, c’est comme ça que tout le monde sur Peisey a su que tu avais de haute fonction.
  • Voilà la raison pour laquelle les amis de mes parents me félicitaient pour mon poste.
  • Donc ton père a dû faire part à sa famille que ce Monsieur était mort, de plus il avait pris son sac à dos il connaissait bien son nom, il a dû faire des recherches et avertir sa famille.
  • Ce qu’il a fait je n’en sais rien, mais je suppose qu’il y a eu une enquête, mais depuis que je suis revenu les anciens guides me disent : «  petit il y a prescription et puis s’il y avait un secret ton père l’a emporté dans sa tombe. »
  • Guillaume pour que tu me racontes tout cela c’est que tu es certain maintenant que c’est lié avec les événements que tu as vécu ces derniers jours. Au fait tu ne m’as pas dit il s’appelait comment ce client ?
  • Maxime De la Roche !

A suivre …

Une vidéo d’horreur

Avis à mes lecteurs,  j’ai programmé cette suite. Je suis absente. Merci de me suivre!

la suite ne sera en ligne qu’à partir de jeudi.

 

 

Comme Abeba est la soeur d’Assia, les deux amis comprennent immédiatement la raison pour laquelle Guillaume a envoyé sa femme et son fils en France, et pourquoi elle avait été kidnappée, mais cette dernière ne doit pas être au courant, elle ne le saura pas d’eux non plus.

Après avoir visionné la vidéo ils comprennent qu’Abeba a découvert le plus grand réseau de prostitution du monde ainsi que le plus ignoble. Sous couvert de leur statut dans le Pays, des hommes non seulement se servaient de ces jeunes filles et femmes, mais si elles désobéissaient elles étaient soumises, à ce que l’on appelait en France, de la torture. Combien sont mortes sous les coups de leurs bourreaux ?  Certains de ces hommes étaient connus de Pierre, ils les avaient côtoyées lorsqu’il était dans l’armée. Certaines personnes étaient des dignitaires de Djibouti et d’autres en visite dans le Pays ils profitaient des largesses du Commandant Ben. Mais ce qui leur parait terrifiant ce sont les éclats de rire entendus lorsque les femmes suppliaient ces hommes d’arrêter de les frapper, une entre autre qui devait avoir à peine 15 ans les avaient d’autant plus bouleversés car elle avait le regard de Mathéo lorsqu’il avait peur.

 Au petit matin Pierre qui n’a pas dormi de la nuit a pris sa décision, à sa mère il ne dira que le strict nécessaire :

  • Maman cette nuit j’ai reçu un ordre de mes chefs je dois partir en mission.
  • Pierre je te connais très bien, tu songes à te marier, et tu voulais profiter de tes congés pour faire l’escalade du Mont Pourris je suis certaine que cela a un lien avec Guillaume.
  • Maman moins tu en sauras mieux je te protégerais.
  • Alors mon petit fait bien attention à toi, moi je veillerais sur Assia et son fils.
  • Je t’aime Maman, merci !

Avant son départ il a informé Déborah, sa fiancée des derniers éléments, mais il a omis certains passages, il connait sa force mais il ne voudrait pas qu’elle soit alarmée pour lui, mais comme son congé se termine elle doit regagner son poste sur Paris. Pierre en profitera pour demander un congé spécial. Auparavant il a fait promettre à Déborah de prendre régulièrement des nouvelles des enfants, soit directement auprès de sa mère, soit en passant par la mère de Guillaume. Pour Pierre et Bastien il n’y a pas eu de discussions seul Pierre pouvait se rendre sur place pour donner un coup de main à son ami. Bastien quant à lui avait charge de famille, de plus ni l’un ni l’autre ne savaient si d’autres individus n’étaient pas encore en planque dans les parages. Les Djibutiens étaient personnage non grata depuis que leurs tentatives d’intimidation avaient échouées. Au vu des explications  de Catherine, Guillaume avait compris qui était le Commandant, c’était Ben qui était présent sur place, mais il avait été tué sûrement parce qu’il avait été incapable de récupérer la clef. Une chance qu’il ait eu l’idée de rentrer chez lui, sinon il aurait fallu enquêter en France et cela aurait empêché Guillaume et Pierre d’unir leurs efforts sur place.

Ce sont par des chemins détournés que Pierre est rentré illégalement sur le Territoire de Djibouti avec un faux passeport, mais pour la mission qu’il doit accomplir il est préférable que personne ne sache qui il est. Il est arrivé par le train qui relie Addis Abebba à Djibouti mais il s’est arrêté bien avant la capitale et a rejoint le campement où deux guides parlant amharique l’attendaient, là c’était le pays des fous de char à voile, 25 km de désert. Le summum pour ceux que Guillaume recherchaient, mais pour l’instant il n’y avait pas de chars à voile, seuls des antilopes et des gazelles faisaient la course avec leur voiture. Pierre avait eu un contact avec le frère d’Assia, il doit le retrouver quelques parts dans le désert, rien n’est dit, tout est flou, ce n’est pas pour déplaire à Pierre, il fait confiance à 100% aux émissaires envoyés par Guillaume. Depuis quelques heures leur chemin est entravé par un vent de sable, la piste va rapidement disparaître à leurs yeux, il faut s’abriter, mais en plein désert c’est quasiment impossible, mais c’est sans compter sur ces deux guides. De leur 4X4 ils sortent une tente et rapidement ils la monte. Et, là ils attendent pendant de longues heures que la tempête de sable baisse en intensité. Quand tout se calme peu à peu le désert n’a plus les repaires que les hommes connaissent, c’est bien ma veine songe Pierre, mais il continue à leur faire confiance, un le plus âgé nommé  Abu ce qui veut dire sagesse va en reconnaissance, il revient au bout de minutes qui paraissent fort longue et qui font bouillir intérieurement Pierre. De la main il lui montre un point invisible et lui dit :

  • Nous sommes presque arrivés au point de rencontre.

Au bout d’une heure les voici vers un campement situé au milieu de nulle part. Pourtant ils sont attendus, on leur sert un café Ethiopien chaud et délicieux. Je serais bien resté en compagnie de ces magnifiques femmes se disait Pierre, mais rien qu’à l’évocation du mot femme, il se souvient de la vision d’horreur qu’il a eu l’autre nuit dans la cabane de son frère en compagnie de son ami Bastien. L’horreur comme dans ce pays on la pratique,  mais là ce n’est pas pour punir des criminels, mais pour asservir des femmes pauvres qui ont eu la malchance de ne pas avoir fait d’études où d’avoir crû en des charmeurs, car ce trafic monstrueux se dessinait à leurs yeux grâce aux écrits que Guillaume leur avaient laissés et qu’ils avaient découverts sur cette clef USB.

A suivre

Les amis

 

Lorsque Pierre arrive au chalet familial, il embrasse sa mère et les enfants et pense annoncer une bonne nouvelle à Mathéo, mais ce dernier lui dit qu’il sait que sa maman sera en France dès demain. Pierre est interloqué mais sa mère le met rapidement au courant. Il ne partira que demain matin, il a bien le temps de monter sur Paris, il n’a pas eu Guillaume en direct mais il pense que l’arrivée de la jeune femme n’a pas changé. Mais vers 18 h il reçoit un appel du Ministère l’informant qu’il est le seul à récupérer la femme du Consul à Djibouti, il doit se rendre à la base aérienne de Villacoublay et il doit y être impérativement demain matin à partir de 9 h. Après avoir pris son repas en compagnie de sa mère et de ses enfants il va s’allonger un moment pour se reposer, il partira avant minuit. mais une heure avant minuit c’est un appel téléphonique sur son portable qui le réveille, il est prêt,  il laisse un mot à sa mère et s’en va sans un bruit.

Bastien l’attend à Bourg Saint Maurice, ils vont rouler toute la nuit, suite au coup de fil reçu dans la nuit, ils ont décidé d’unir leur force et leur connaissance. Rapidement entre les deux hommes la conversation s’engage :

  • Tu n’as rien oublié ?
  • Oh Pierre tu oublies que je suis plus haut placé que toi !
  • Monsieur prend la mouche, je me doute que tu as tout prévu dans ces moindres détails, moi tout compte fait je n’ai qu’à obéir aux ordres pour ce qui concerne la mission que m’a confiée Guillaume et le Ministère. Toi ? Tu es certain que c’était bien Guillaume ?
  • Tu as encore des doutes, c’était lui, il m’a donné le code que nous nous étions donné suite à notre affaire précédente.
  • A cet époque nous n’étions que des adolescents et le père de Guillaume était avec nous, depuis il est décédé et notre ami vient de revenir dans nos vies.
  • Toi par contre Pierre tu es un sacré copain, pourquoi tu ne m’as jamais dit que tu avais rencontré Guillaume à Djibouti.
  • Bon, je vois que c’est bien lui qui t’as donné cet ordre, dans quel état d’esprit est-il ?
  • Remonté et dans une colère froide,
  • Il a appris quelques choses, il sait qui tire les ficelles ;
  • ce qu’il sait c’est que cela devait durer depuis bien longtemps et que Mathéo était au mauvais endroit, où plutôt que cette femme qui a été enlevée est certainement d’origine française, sinon pourquoi a-t-elle laissée tomber cette clef dans la cour du Consulat. Quant à ceux qui la poursuivaient le gamin n’en n’a rien dit à son père car il était terrifié.
  • Mais il a tout de même décrit la scène à Guillaume, quand les deux hommes lui ont arraché son voile.
  • C’est surtout que Mathéo a été étonné que la femme n’ait pas de cheveux ;
  • Guillaume ne connait personne qui a eu une chimio dans ses connaissances, à moins qu’elle se soit rasé la tête, mis un voile pour que l’on ne la reconnaisse pas. Il va falloir la retrouver cette clef, Guillaume ne t’as pas dit où elle se trouvait.
  • Il n’en n’a pas eu le temps, la communication était mauvaise, et comme son téléphone est à usage unique je n’ai pu le rappeler, c’est lui qui le fera vers 17 h cet après-midi. Au fait tu pensais venir comment sur Paris ?
  • J’avais affrété un avion, et un de mes camarades pilote devait m’emmener.
  • Attention qui que vous soyez les « méchants » sont de retour.

C’est sur cette boutade de Bastien qu’ils roulent en direction de la base de Villacoublay, en chemin ils mettent au point une stratégie qui a été minuté point par point. Guillaume les a avertis qu’ils pourraient être confrontés à un comité d’accueil.

Guillaume pense et ils sont entièrement d’accord avec lui que sa femme n’a pas à subir un interrogatoire supplémentaire, de plus elle est traumatisée par son enlèvement et leur enfant doit naître en décembre, si à cette date il n’est pas de retour elle doit être en Haute Savoie et non sous surveillance dans une quelconque clinique. Assia a une peur bleue des militaires, enfant elle a reçu un coup de crosse d’un soldat dans son village, depuis elle en a une hantise. Quand elle accompagnait Guillaume à des prises d’armes il fallait toute la détermination de son époux pour la convaincre de donner une belle image, sourire était pour elle un énorme effort. Alors si en arrivant les gros bras de la gendarmerie sont là, elle va paniquer.

Aux abords de Fontainebleau, ils parlent du petit Mathéo, Bastien aime énormément cet enfant, depuis les trois semaines qu’il est chez eux, il s’aperçoit de la vivacité d’esprit du petit, il forme une belle paire de coquins avec sa fille. Dorénavant il est sous bonne garde et rien que de revoir sa mère il a vu dans ses beaux yeux le regard de son beau-frère et ami. En ce qui concerne Assia ils ne la brusqueront pas, mais ils verront ce que Guillaume lui a confié, les femmes ressentent différemment des hommes et possible que pendant sa détention elle est vue quelques choses.

Un appel téléphonique vient interrompre leurs pensées, Bastien qui vient de passer le volant à Pierre prend la communication. Voilà l’aventure va commencer, ce n’est pas pour lui déplaire. Quand il raccroche il lui dit c’est partis! la voiture est arrivée.C’est à environ une dizaine de kilomètres que Pierre retrouve le chauffeur qui a déposé la voiture, les deux hommes se serrent la main et Pierre s’en va seul rejoindre la femme de son meilleur ami. A la grille il y a le soldat de service, une première fois il montre ses papiers, puis roule en direction du cœur de la base soudain des ombres sortent de toutes parts. Les voilà les cowboys dont lui a parlé Guillaume, on lui demande de sortir les mains levées de la voiture, il ne va pas démontrer sa force, pour l’instant il est le « gentil » dès qu’il est à l’extérieur on le palpe, et il leur dit d’une voix goguenarde :

  • la femme de Guillaume n’est pas une terroriste ;
  • Non, mais vous, qui êtes-vous ?
  • Voici ma carte
  • Bien mon Commandant, nous vous laissons passer, vous êtes venu seul comme cela vous a été demandé ?
  • Voyez-vous une autre personne avec moi ?
  • Faîtes pas dans l’ironie mon Commandant, vous ainsi que Bastien et Guillaume vous avez une réputation qui nous permet de vous poser cette question.
  • Bastien que vous connaissez certainement vient d’avoir une petite fille, que voulez-vous qu’il soit venu faire à Paris, de plus il est en vacance.

Les hommes s’éloignent mais à nouveau deux soldats lui barrent le chemin et lui demandent ses papiers, en dehors d’Assia qui peut bien être dans cet avion pour avoir déployé autant de personnes, ce n’est pas celle qui va débarquer qui peut en être la cause. Sinon les Buffat se sont mis dans une sale affaire, possible que Guillaume en sache davantage. L’avion est annoncé, il a atterris à quelques encablures du comité de réception.

Bastien est d’une précision incomparable, il ne devrait pas tarder, en effet c’est à ce moment qu’arrive une longue voiture noire avec un drapeau bleu blanc rouge. Le GIPN semble interloqué, mais ils ne disent rien et salue l’homme qui descend et qui n’est autre que le nouveau premier ministre. Il s’entretient avec le commandant et vient vers moi et me dit :

  • Monsieur Masson vous repartirez avec nous et Madame Buffat, à moins que je dois vous appelez Monsieur le Commandant ;
  • Monsieur le premier ministre je ne suis pas en service je suis là pour la femme de mon meilleur ami.

A suivre…

La traque…

Deuxième partie

Mais revenons au départ de Guillaume dans la nuit qui a suivi son arrivée en France, après avoir confié son enfant, il était repartis à la recherche de sa femme et de ses beaux-parents en compagnie comme il l’espérait de ses beaux-frères. Mais à peine arrivée, il avait appris que ses beaux-parents avaient été relâchés ainsi que la plupart des villageois, seules deux femmes étaient encore retenues prisonnières, sa femme et son médecin. Maintenant il en était certain on le visait lui, la raison bien entendu qu’il la connaissait, mais du coup il se rendait compte qu’il exposait aussi sa mère et tous ceux qui seraient proches de Mathéo. Tout d’abord il devait savoir qui les avait enlevé, ce n’était certainement pas les hommes du FLCS.  Vu la manière dont cela s’était déroulé il y avait songé, mais maintenant c’était bien dirigé contre lui. Mais qui ?

Les hommes du Président ? Ceux des Services Secrets, qui lui en veut, et surtout est-ce lié à ce qu’il s’est passé il y a quelques semaines, si oui alors Mathéo est encore plus exposé en France qu’ici, même si la France et plus précisément son village se rendra bien vite compte si des étrangers arrivent. Sauf que c’est la période des vacances et qu’il y a une population fort importante qui loue à la fois des chalets et qui est de passage pour se balader dans le « Parc de la Vanoise ». Il lui faut joindre Bastien ou Pierre, chacun a suivis son chemin mais quelques parts il se ressemble, l’un est inspecteur à la police des polices, le second est commandant de gendarmerie. Eux deux vont pouvoir l’aider. Mais si Pierre sait qu’il est ici, Bastien l’ignore, mais le premier informera le second, donc il doit appeler Pierre. Puis, lui est sur place, donc il peut mettre un flic pour surveiller son fils. Il espère qu’il ne lui posera aucune question, il ne peut pas lui répondre, pas encore, mais dès que le moment sera venu il le fera. Quand son amour sera libre, et toute sa famille, car ici les représailles se terminent toujours dans un bain de sang.

Dans leur ignominie ces « gens » sont malins, ils ont tués des hommes du village, enfin certains pour faire reposer cela sur une guerre fratricide. Mais maintenant on en est loin. Il lui faut retourner voir ses beaux-parents, mais ses beaux-frères l’en dissuadent, ils vont y aller eux-mêmes, eux sont couleur locale, lui malgré son bronzage ne peut pas se faire passer pour un Africain. Il sait que la famille de sa femme fera bloc autour de lui, et personne ne dévoilera quoi que ce soit, mais il est angoissé jusqu’au retour de la famille. Bho le prend dans ses bras, et lui murmure en dialecte « courage fils » Fha quant à elle pleure en voyant son gendre, elle demande où se trouve Mathéo, on l’informe qu’il est en lieu sûr, alors seulement à ce moment-là elle regarde Guillaume, souri et lui dit : 

  • L’avez-vous emmené vers vos parents ?
  • Oui Fha, mais mon père s’en est allé il n’y a que ma mère et ma petite sœur ainsi que des fidèles amis, ils sauront protéger Mathéo.

Et, cette femme sans dire un mot repart dans la chambre, que son fils aîné a mis à sa disposition, et ils n’entendront plus un mot de sa part pendant des jours et des jours.

Qu’as pu raconter Bho à son gendre ? Aucun de ses enfants ne lui l’ont demandé mais deux jours plus tard, Guillaume avait disparu, il était partis sur les traces des kidnappeurs.

Guillaume est tout d’abord passé au Consulat, dans son bureau il a récupéré le passeport de sa femme ainsi que deux pistolets, il les a glissé l’un dans son sac à dos l’autre dans la poche de sa vareuse. Il a récupéré une grosse enveloppe avec une liasse de billets, il a laissé sa carte bancaire, puis il a passé un appel téléphonique en France à Pierre mais son téléphone devait être éteint car personne ne lui a répondu, il a hésité quant à la teneur de son message, puis il a réussis à lui dire trois mots : « veille sur Mathéo » et il a raccroché. Puis il a demandé un congé spécial à la présidence, il n’a pas dit un mot du rapt de sa femme, moins de personnes seront au courant plus il aura les mains libres. Il a pris la direction du centre-ville et s’est rendu chez un garagiste, il a jeté son dévolu sur un vieux 4X4 de l’armée française vendue par les domaines il devait y avoir au moins dix ans. Il a même négocié le prix, récupéré deux jerrycans d’essence, puis s’en est allé récupérer un autre jerrycan mais celui-là est plein d’eau, il l’a entouré d’une couverture pour que l’eau reste froide plus longtemps, puis il est parti vers le village de ses beaux-parents. La première partie du voyage s’est passée sans encombre. Au village il n’est pas resté longtemps, il est repartis en compagnie de son jeune beau-frère, il a tout juste 18 ans mais il connait les pistes comme sa poche, il a reçu l’accord de Bho. Son beau-frère s’inquiète car Guillaume n’a pas signalé aux autorités Françaises son déplacement dans la région. Il lui rappelle qu’il ne sait pas où se situent les mines résiduelles, mais devant le visage renfrogné de son beau-frère le jeune homme se tait. Puis pendant quelques kilomètres où ils évitent consciencieusement la piste quand cela leur est possible ni l’un ni l’autre ne prononcent un mot. Soudain Guillaume pile, il tremble comme une feuille, la tension de ces derniers jours se fait ressentir, il descend de voiture, et passe le volant à Amir.

  • Allez mon prince montre-moi tes talents de conducteur, suivons la piste, mais attention aux mines !
  • Merci Guillaume. T’inquiètes je connais la région et je vais être prudent. Je veux retrouver Assia.

Puis pendant plus de 60 km le silence s’était installé, mais la soif se faisait sentir, aussi muni d’une bouteille en verre, Guillaume avait laissé couler le précieux sésame du jerrican dans cette bouteille, il avait précisé à Amir que l’eau était de l’eau en bouteille qu’il avait acheté avant de partir, il connaissait trop bien les maladies qui sont apportées par l’eau du robinet. Et franchement il n’avait pas le temps d’en faire bouillir, du reste il avait évité de passer par chez lui, ne voulant pas se faire repérer.

Les plages de sable fin ils les ont délaissés depuis longtemps, Guillaume et sa femme se sont souvent baignés dans les eaux cristallines de la Mer Rouge, mais là il lui faut retrouver son amour, les renseignements qu’il possède sont mince, mais il sait pertinemment qui a enlevé sa femme et, surtout il en connait la raison. Il va l’arracher aux griffes de ces fous, mais il ne pourra emmener son médecin, il espère qu’elle aura la vie sauve car il ne voudrait pas être celui qui l’a tué, même indirectement. Ils ont dû l’emmener car Assia attend un enfant, le bébé sera certainement une meilleure monnaie de négociation avec sa femme. Le médecin n’est là que pour accoucher Assia, mais il n’est pas encore venu le moment où elle doit accoucher. Ont-ils du reste une notion de temps ces fourbes ?

La nuit arrive il leur faut s’arrêter et se reposer, Amir se dirige vers sa famille ces bédouins qui dorment sous la tente, loin des touristes qui aiment se dépayser avec les autochtones, pour cela ils n’iront pas à’Ouboucky. Guillaume et Amir sont accueillis comme des rois, la famille est heureuse de les recevoir, mais dès qu’ils connaissent la raison de leur présence, ils proposent leur service.

Le lendemain c’est à dos de chameau qu’ils repartent, c’est le moyen de se déplacer le moins visible, ils seront noyés dans la masse, Guillaume a récupéré un vêtement plus approprié, ils ont de la nourriture et tout ce qu’il leur faut pour affronter les vermines qui ont tué d’innocentes personnes pour s’emparer que d’une seule. Ils ont eu grâce à un bédouin des renseignements précieux, ils sont trois, un des cousins s’est joint à eux. Lui aussi connait bien la région et en plus il doit rejoindre un campement à touristes et faire le chemin avec eux ne le dérange pas, au contraire, un homme de plus quand ils auront rejoint les kidnappeurs devrait les aider. Ils opéreront à la nuit, certes ce sera plus difficile car il faudra trouver Assia dans la première demi-heure, après il faudra s’éloigner par différents chemins pour que les poursuivants ne sachent pas qui suivre. C’est pour cela qu’en cours de route ils prendront un autre chameau et un autre voyageur. Ce dernier est un vieux baroudeur, un ancien soldat de l’armée française, possible qu’il soit déserteur, mais Guillaume s’en fiche royalement. Il sait que la survie de sa femme repose sur lui et cette nuit c’est tout ce qui compte pour lui. Il ne leur dira pas son nom pour tous il sera Monsieur X.

Quand Monsieur X a rejoint le groupe, il n’a pas dit un mot jusqu’aux abords d’un campement, ils se sont arrêté à quelques encablures. Puis ce dernier s’est éloigné pour voir s’il y avait du mouvement dans le camp, il a aperçu quelques femmes qui terminaient leur repas, de jeunes enfants jouaient à proximité, l’attente allait être longue mais il le fallait afin que tout le monde se soit endormi pour passer à l’attaque. Vers 22 h il n’y a plus aucun bruit, seul un garde fait les cent pas devant une tente. Bien entendu que Guillaume a fait part de ses doutes quant à la présence dans ce lieu de sa femme, mais ils ne peuvent attendre plus longtemps les bédouins sont doués pour se rendre compte qu’ils sont observés et personne ne veut prendre ce risque. Espérons que ce ne soit pas un leurre?

 

A suivre

Lumières sur la lande (11)

Bretagne  Septembre 2015 171

Quelques jours plus tard, tous étaient réunis à la gendarmerie, pour certains contraints et forcés pour d’autres ils voulaient savoir. Car pour connaître la vérité aujourd’hui, il faut connaître celle d’hier c’est ainsi que Duncan a commencé sa longue histoire.

Pensez-vous plus de 20 ans que cet homme se taisait. Aussi c’est avec beaucoup d’entrain qu’il raconte les événements qui se sont passés après le naufrage. Après avoir repris ses esprits il s’était retrouvé avec son jeune mousse sur une île déserte au large des Glénan, il voyait le fort mais ne connaissait nullement cette île qu’il n’avait jamais vue sur aucune carte. Ils avaient essayé de repartir, vu au loin les bateaux de la Police maritime. Ils n’avaient rien récupéré de l’échouage du bateau, ils s’étaient brisés en miettes sur les rochers. Au début tout espoir l’avait abandonné, puis peu à peu il avait repris ses esprits et décidé de refaire sa vie, sa femme était morte quelques semaines auparavant, C’était lui le patron, son père et sa mère s’occuperaient de ses enfants, c’était déjà ainsi depuis la mort de leur mère et pendant qu’il partait faire ses campagnes de pêches. Puis André était déjà grand à 20 ans on est capable de se débrouiller dans la vie, la preuve il était gendarme, même si pour Duncan cela lui paraissait incongrue, il en était ainsi. Une fois le tour de l’île fait, il fallait se rendre à l’évidence, il n’y avait rien, ce n’était pas l’île de « Vendredi » il leur fallait regagner la terre ferme et ce, le plus rapidement possible, puis s’embaucher et partir au large de Terre Neuve son rêve, qu’il n’avait jamais mis à profit car les enfants étaient arrivés rapidement. Maintenant que tous le croyait mort à quoi bon refaire surface, son rafiot lui avait coûté assez cher, ce n’est pas ce que les assurances allaient lui donner qui aurait changé sa vie. Quant à son mousse son sort était scellé au sien, il ne pouvait pas lui non plus réapparaître car le connaissant, il aurait rapidement vendu la mèche. Quand il lui a fait part de ses intentions, le gamin n’avait rien dit mais il l’avait senti mal à l’aise. Ils avaient décidés de construire un radeau pour regagner le rivage, mais hélas rien n’allait se passer comme escompter. Trois jours après le naufrage alors que la faim les tenaillait ils avaient décidés de regagner la terre ferme mais leur radeau avait chaviré et Duncan ignorait jusqu’à ce jour ce qui était arrivé à son mousse.

Quant à lui il avait été repêché par un bateau de pêcheurs et il était resté en leur compagnie jusqu’il y a cinq ans date à laquelle il avait refait sa vie sur Concarneau. Sa femme était férue d’histoire et connaissait tout ce qu’il s’était passé aux alentours des années 1944 dans la Région et ce jusqu’au Guilvinec. Dans ses papiers, elle avait en sa possession une étrange confession, celle d’un homme qui avait comme nom de résistant « La Boule » et qui répondait au nom de famille. A ce moment-là Duncan avait fait une pause tous étaient suspendus à ses lèvres, quel nom allait il révéler et surtout qu’elle était sa confession. Duncan, pensait Gladys savait jouer de ses immenses talents de conteur, et si personne ne le bousculait il était capable de ne rien leur dire.

  • Père Duncan, allez ne vous faîtes pas prier, vous détenez une part du mystère de ce village, il est grand temps de nous l’apprendre.
  • Il s’appelait, juste avant de le leur révéler chacun pu voir dans son regard que sa vengeance allait se concrétiser sous les yeux de ceux qui l’écoutaient. Ce n’était pas une garde à vue c’était juste qu’il avait accepté sous l’insistance de son fils de crever cet abcès qui le mangeait de l’intérieur. Après c’était à la justice de le poursuivre ou non.
  • On l’appelait Momo dans le village, Maurice le François.

André regarde tour à tour sa femme, qui est blême et sa belle-mère qui fuit son regard, elle devait connaître l’existence de cette lettre, quant à sa femme que savait-elle de son grand-père. Quel était le contenu de cette lettre, son père laisse à chacun le temps de reprendre ses esprits et leur assène une vérité qui va tous les laisser en état de choc.

  • Je m’adresse à toi André mais aussi à vous autres mes enfants, votre grand-père n’a jamais été un traître, son nom pendant la Résistance était bien François, jamais non jamais il a été appelé Le François, par contre celui qui a trahis le réseau, c’est le  grand-père de ta femme et votre père Louise.

Dans la salle de la gendarmerie il y a comme une chape de plomb qui s’abat sur tous ceux qui sont présents. Seule Gladys est sereine, elle avait bien deviné ce qu’il s’était passé, mais Duncan l’avait aidé en retenant en otage sa belle-fille et en lui assénant des injures, elle avait vite compris ce qui c’était passé. Mais va-t-elle encore entendre des vérités, pourquoi Duncan lui en veux-t-il ? Et Gwen et Yann il n’a rien expliqué les concernant. Qui a tué Irma ? Encore des questions sans réponses, mais Duncan sait –il tout ?

Gaële s’est levée, elle se rapproche d’André, mais lui fuit son regard, il veut en savoir davantage, même si il n’est pas rancunier, il veut tout connaître et comprendre. Aussi s’adresse-t-il à son père et lui demande de divulguer le contenu de la lettre. Là, il voit apparaître sur son visage un sourire qui en dit long sur le degré de sa vengeance. Il veut faire payer ceux qui ont traîné son enfance dans la boue. Ceux qui ont poussé sa famille à fuir leur coin de terre, leur lande. Cette vengeance songe André ne s’arrêtera donc jamais, il est temps de tourner la page, certes ils ne pourront oublier mais les enfants de ceux qui combattaient hier ont-ils droit au respect ou au mépris. Sa vie il l’a construite avec Gaële sans rien savoir de ces trahisons, sa femme en est-elle coupable pour autant. Lui, pense que non, son père est persuadé du contraire sinon pourquoi a –t-il tenté de la tuer ? Alors n’écoutant que son courage il presse la main de sa femme pour lui montrer qu’elle n’est pas responsable de ses actes.

Dans cette lettre il y avait la confession de votre père Louise avant de mourir et ce devant notaire, il y avait deux signatures, celle de votre grand-père Gladys, qui disait être au courant des événements et n’avoir rien dit.

  • Au courant de quoi ? D’avoir trahis le réseau ? Ce qui m’étonnerait car mon grand-père n’est pas du Guilvinec ni même d’ici. Nous sommes de Haute Savoie, si je suis née à Kermillaget c’est parce qu’après la guerre mes parents sont restés ici.
  • Au courant de sa trahison !
  • La belle affaire, mon grand-père n’a rien à voir avec ces jours sombres, il était dans un maquis en Haute Savoie, et, si vous voulez des preuves, moi aussi j’en ai. Par contre si il a écouté les confidences de son ami, cela je peux le comprendre mais de là à vouloir ma mort il y a trois jours sur votre bateau, là je trouve que cela relève du délit ou de la folie.

Duncan regarde le bout de ses souliers après le cri de colère de Gladys, André n’en revient pas, elle a tenu tête à son père c’est vraiment une bonne gendarme. Mais Gladys n’en n’a pas finis avec Duncan, la voilà qui revient à la charge. Et, Gwen, et Yann vous leur en voulez en quoi que ce soit ?

  • Je ne leur en veux pas, je tenais juste à les informer qu’ils étaient de la même famille que moi, Irma ne m’a jamais élevé mais c’était bien ma mère, la raison pour laquelle je n’ai pu vivre avec elle, c’est toujours la même ; mon père était un traitre et les traitres devaient quitter le village. Alors quand je suis né, on a exigé d’Irma qu’elle abandonne son fils, moi en l’occurrence. De plus Irma n’avait que 17 ans, donc son père ne voulait pas du fils du traître chez lui. Irma a dû s’exiler à Lorient jusqu’à ce qu’elle épouse son mari et qu’elle revienne avec sa fille Soazic s’établir sur les terres de ces ancêtres. Elle m’a cherché et hélas personne n’a pu lui dire ce que j’étais devenu, si elle avait su elle aurait pu aller voir mon grand-père, car c’est lui qui m’a recueillis après que mon père ait disparu en 1945, il a cherché à se faire oublier, mais il a été réhabilité par Irma qui espérant voir revenir son amour a raconté ce qui c’était passé le soir où les « SS » ont pris le réseau. Ce jour-là où Le François  a dénoncé  ses compagnons, elle a passé deux nuits sur la plage à attendre un avion qui devait leur lancer des munitions. Cet avion a bien lancé les munitions mais hélas ils sont tombés sur la lande et comme presque tout le réseau avait été arrêté personne n’est allé les chercher.
  • C’est à ce moment-là que Gaële a pris la parole :
  • Monsieur pouvez-vous donner la raison pour laquelle mon grand-père a trahis son réseau ?
  • Il l’a trahis cela ne change rien.
  • Si cela peut atténuer ce drame.
  • Vous sauriez donc quelques choses
  • Oui, ma mère vient de me le dire.
  • Et ? C’est quoi cette nouvelle version ?
  • Mon grand-père avait été arrêté par la gestapo, après trois jours de sévices corporels il a craqué et donné des noms, mais il savait que votre père et Irma ne serait pas pris puisque il ne serait pas là si d’aventures ils trouvaient leur abri. Savez-vous que ma grand-mère était aussi une résistante et qu’elle a été arrêtée et déportée. Le saviez-vous ?
  • Non, en effet je l’ignorais.
  • Alors si mon grand-père a trahis il ignorait que sa femme, ma grand-mère reviendrait folle des camps avec une petite fille dans les bras, qui n’était pas sa fille, mais qu’elle avait trouvé en quittant le camp de la mort ou elle se trouvait, cette petite fille c’est ma mère. Je ne veux pas renier mon grand-père car il a aimé ma mère comme sa fille mais si c’est le sang qui coule dans mes veines qui vous gêne et bien ce n’est pas celui de mon grand-père.

Duncan baisse la tête et ne sait plus que dire. Le Colonel pense que sa confession publique est terminée, nous renvoyons chez eux tous ceux qui n’ont rien à voir avec l’enquête que désormais nous devons élucidée et nous espérons que Duncan va pouvoir nous aider, il doit cacher encore de nombreux secrets songent André et Gladys. Mais va-t-il les dévoiler ?

 

A suivre (la fin c’est pour bientôt)

 

Lumières sur la lande (10)

  • Je suis la mère de vos petites filles et je ne comprends pas votre animosité à mon égard, j’ai toujours entendu parler de vous comme un homme bon, je ne comprends pas pour quelles raisons vous m’en voulez d’une part et d’autres parts vous osez retenir contre son gré une petite fille de 6 ans. Du reste où se trouve-t-elle en ce moment ?
  • Elle dort, occupez-vous de vous sans prendre des nouvelles de qui que ce soit, si vous sortez vivantes de mon bateau vous me regarderez autrement et quand à vos filles elles vous haïront quand elles sauront qui vous êtes également.
  • Bien entendu Monsieur si vous remontez aux calendes grecs et plus précisément à la période trouble de 39/45 vous allez avoir de nombreux ennemis.
  • Que savez-vous de cette période ?
  • Que mon grand-père était amis avec votre père ; et qu’ensemble ils ont combattu l’ennemi de l’époque.
  • Vous voulez me faire croire que votre grand-père était un homme bien ? Mais alors pourquoi il a pu échapper à la rafle ?
  • Il n’était pas présent ce jour-là, il était parti dans la nuit avec un aviateur anglais sur son bateau de pêche.
  • Menteuse il s’est sauvé et il est revenu après l’armistice faire le fier à bras dans le Pays. Vous êtes la petite fille d’un traitre et c’est pour cela que vous allez mourir. Vous payerez pour tous les autres.

Pendant ce temps Gladys sort de son évanouissement dû au choc reçu sur sa tempe, mais elle ne veut pas que le père de Thomas la prenne pour cible, elle voit la fille aînée d’André qui la regarde, vite elle met son doigt sur les lèvres et la fillette, bien qu’apeurée ne dit rien. Gladys impose surement de l’effet à l’enfant, elle est en tenue de gendarme, doucement elle bouge son corps pour pouvoir observer la scène et glisse lentement sa main vers son pistolet, il ne lui faut tuer aucune de ses amies, mais il ne faut pas non plus que le GIGN intervienne, sinon ce sera le carnage. Mais personne ne sait qu’elle a basculée au moment de l’échange dans l’escalier. Mais il faut qu’André puisse avec le freluquet Philippe mener les négociations le plus rapidement.  Comment faire pour ramener à la raison le vieu loup de mer, il est fixé sur le passé et ne décolère pas, pourquoi accuse-t-il le grand-père de Gaële quel est son rôle, et pourquoi faire payer sa petite fille. Vraiment en l’état actuel des choses c’est un imbroglio, pourtant une petite sonnette l’alarme qu’il doit y avoir du vrai dans les propos tenus par le vieil homme. Comment s’appelle Gaële de son nom de jeune fille François ; mais oui il y a certainement quelques choses à creuser de ce côté-là. Le nom de maquisard du grand-père d’André était François et pour faire très breton tout le monde disait Le François. Quant au moment de l’armistice, le grand-père de Gladys a toujours raconté que la famille du chef avait été obligé de quitter la région, du groupe il ne restait pas grand monde, Irma, Duncan, et les deux radios, la grand-mère de Gaële était portée disparu. Elle était rentrée bien plus tard d’on ne sait où, de cela personne n’en n’avait eu d’explications.

Que c’était-il dit à cette époque, Gladys imaginait très bien la scène bien que n’ayant rien vécu de ces instants-là. Le bruit courait dans le pays que le réseau Le François avait été trahis par son propre chef, le François, quand on y réfléchit un tantinet c’était impossible, Duncan n’avait pas pu passer tout ce temps chef d’un réseau et sacrifié ses hommes, sa future femme Irma qui attendait un enfant et disparaître dans la nature. Surtout qu’après la rafle, le maquis avait continué de plus belle, ils avaient réussis à se reconstituer, mais Duncan faisait le mort, il ne voulait pas exposer sa famille à venir.

Alors que reproche Duncan à Gaële, d’être la petite fille du seul traitre qui a exister, son propre grand-père et non son père. Comment l’a-t-il su ? Il a dû chercher pendant 20 ans et arriver à cette conclusion. Mais pourquoi faut-il tuer cette jeune femme, c’est tout de même la femme d’André, mais pour Duncan ce doit être impossible que son fils ait pu épouser la descendante de celui qui a couvert d’opprobre sa famille et qu’il lui a empêché de vivre avec sa mère qu’il aimait Irma. Est-il allé lui demander des comptes. Se sont-ils battus ? L’enquête et les propos du père d’André devraient les aider à y voir clair. On ne peut pas se battre avec sa mère, à moins qu’elle l’ait abandonné !

Il faut à tout prix qu’elle intervienne, mais il lui a semblé que Duncan ne l’appréciait pas tant que ça, à quoi sa famille serait mêlée ? Et pourquoi Gwen a été aussi prise en otage, il va lui falloir éclaircir quelques points.

Au même moment le regard de Duncan se pose sur elle, elle sent qu’il va lui bondir dessus, il lui faut être la plus rapide. Tout ce passe très vite, elle se relève et braque son arme sur Duncan, lui appuie sur la gâchette mais son fusil s’enraye et Gladys a le temps de le pousser contre la chambranle de la porte, il vacille, elle a juste le temps de le retenir non sans mal car il est très fort et le bascule sans trop de bobos sur le lit du bateau où gisent déjà les deux jeunes femmes.

C’est à ce moment-là qu’André appelle dans le porte-voix :

  • Gladys
  • Oui mon capitaine
  • Tout va bien,
  • Oui, vous pouvez venir tout est terminé, mais en son for intérieur elle pense tout peut maintenant se mettre en place et 70 ans après ces évènements tragiques on va peut-être comprendre les meurtres de maintenant et ce qui s’est passé à l’Armistice.

Il a bien fallu quelques jours avant que tous se retrouvent à la gendarmerie pour enfin comprendre les évènements de ces derniers temps, quand chacun est repartis chez eux, certains riaient, d’autres pleuraient mais la page était désormais tournée à tout jamais.

Mais que c’était-il passé ?

A SUIVRE….

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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