Thrillers

Le souterrain de la désespérance ( suite 8)

Les jours se succèdent tous de la même manière. Elle mange, elle dort souvent, et elle est violée tous les jours. La nuit Pierrot vient, la couche sur son ventre, lui passe les bras autour du corps et elle s’endort, car avant de dormir il lui administre un puissant somnifère. Quand elle se réveille, elle est souvent seule, mais elle sait qu’il ne lui a rien fait.

Elle vit avec la peur chevillée au ventre. Elle a compté le nombre de fois ou le blond est venu, accompagné de Pierrot c’est le prénom du grand dadais comme l’appellent ses deux frères. Pendant cinq matins, elle ne sait plus si elle a mal parce qu’ils la prennent de force ou si elle a mal parce qu’elle a peur. Puis deux jours où elle n’a reçu que la visite de son bourreau qui lui a dit « mon bébé » ces jours-ci il est gentils il la berce dans ses bras, l’embrasse doucement sur la bouche, il lui dit qu’il l’aime. 

Puis à nouveau la folie des deux hommes pendant cinq après-midi, ce qui lui a fait penser que le blond devait travailler tantôt le matin, tantôt l’après-midi. Aussi horrible que cela puisse lui paraître, elle s’est habituée à être violé, elle se dit qu’il faut qu’elle accepte ce qu’ils lui font, qu’elle se détache de son corps pour ne pas avoir à souffrir.

 

Aujourd’hui les deux papas ont décidé d’une expédition, le père de Claudie en a fait part à sa femme, elle n’est pas vraiment d’accord, mais elle le comprend, il faut que son mari soutenu par le père de Marine ou le contraire réagisse, car il a été prostré pendant tous ces mois, incapable de faire quoi que ce soit mais le deuxième enlèvement et la détermination du Monsieur Duchamps font que ce matin, après avoir eu au téléphone Madeleine la sœur des frères Reno, ils vont se rendre dans la maison de leur mère. Elle leur a indiqué où ses frères cachaient la clef.

Ce samedi matin il est à peine trois heures lorsque tels des voleurs les deux hommes rentrent dans la maison du lac comme il est écrit sur la porte. A l’intérieur aucun bruit, la cuisine est propre, rien ne traîne, personne n’est venue là depuis des mois. Par contre dans le salon il y a des bouteilles de bière sur le sol. Ils ont pris la précaution de mettre des gants ne voulant pas salir un lieu qui peut devenir une scène d’enlèvement ou tout au moins un lieu qui aurait pu servir de planque. En effet dans la chambre du haut il y a une longue vue qui est braquée sur le ciel, mais il est facile de la braquer sur la plage qui se trouve en face. Leurs doutes deviennent certitude, quand soudain une voiture s’arrête devant le porche, en descend Bernard dit »Bernie » comme lui a dit le père de Claudie. Mince les voilà pris au piège. Que faire ?

 

Ce week-end Marine n’a pas vu son bourreau mais Claudie dont le ventre s’arrondit a été remise dans la cellule voisine. Elles sont tombés dans les bras l’une de l’autre, puis Éric a mis fin à leur effusion en leur disant :

  • vous allez rester ensemble, n’imaginez pas que vous allez pouvoir partir, c’est impossible ; quant à toi Claudie tu m’as déçu, je pensais que tu m’aimais, mais ta fuite d’hier m’a beaucoup peiné, je pensais t’emmener te promener, mais je te punis en t’enfermant dans cette cellule qui, je sais te fait faire des cauchemars toutes les nuits. Vous pourrez vous déplacer, je vous laisse la lampe allumée. Voici de la nourriture pour ces deux jours et quatre bouteilles d’eau. Ne les mélangez pas j’ai écrit vos prénoms sur celles que vous devez boire. Nous serons de retour dimanche dans la nuit. 

    Et, sur ces paroles il avait tourné les talons et Marine et Claudie s’étaient prise dans les bras, avaient pas mal pleuré et rit aussi, car il leur fallait extérioriser leurs peurs. Claudie avait une pommade dans la poche de sa robe, Éric la lui avait donnée pour qu’elle l’applique sur les hématomes de Marine. Au départ elle avait refusé, mais Claudie l’avait persuadé de se soigner mais elle la comprenait.

    • Tu ne veux rien accepter d’Éric ?
    • Comment peux-tu l’appeler par son prénom, tu as voulu t’échapper, de suite il te punit en t’enfermant ici, alors que tu attends un enfant. Et si l’enfant s’annonçait.
    • Ce n’est pas encore le moment, je ne suis enceinte que de 5 mois, si j’accouche je perdrais l’enfant.
    • Parce que tu veux le garder ! Tu es folle Claudie, c’est l’enfant d’un viol, toute ta vie il va te le rappeler.
      • Tu sais Marine, cet enfant je le sens bouger, ce n’est pas de sa faute, puis son père l’aime.
      • Ses pères tu devrais dire, tu ne sais même pas qui est le père.
      • Bernie dit que ce n’est pas le sien car il est stérile.
      • Ah bon, il est marié ?
      • Non, mais il a eu les oreillons l’an passé et le médecin lui l’a dit.
      • Alors son père l’aime, il aurait pu te pardonner de t’être enfuis, puis ne parlons pas d’eux. Dis-moi as-tu vu où nous sommes.

Tout en parlant à Claudie, Marine buvait sa bouteille d’eau, elle avait tellement soif que rapidement elle s’effondrait telle une poupée de chiffons. Sa bouteille d’eau devait contenir un puissant somnifère. Claudie ne voulant pas se retrouver seule décide contre l’avis du père de son enfant de boire la fin de la bouteille de Marine. Elle aussi s’endort. Ni l’une ni l’autre n’entendent des portières de voitures qui claquent, ni des enfants chantés. Elles dorment d’un profond sommeil.

Pendant ce temps à la maison du lac où leurs pères se trouvent pris au piège, il y a du nouveau car après l’arrivée de Bernie voici l’aîné qui arrive, il donne le bras à sa mère. Il l’installe dans un fauteuil sur la terrasse et aidé de son frère fait rapidement disparaître les bouteilles du salon. Soudain les deux pères qui ne font aucun bruit à l’étage voient arriver une camionnette blanche, en descend le plus jeune des frères, c’est un homme grand, genre ours des bois, il a un regard qui fuit, c’est exactement le signalement que lui en a fait la dame en bordure de forêt. C’est lui le kidnappeur, le père de Marine comprend qu’il n’y a pas de doutes. Mais ni l’un ni l’autre n’ont emporté leur mobile. Il leur faut partir par le balcon qui se trouve dans la chambre d’à côté, en s’aidant des chenaux et de l’arbre ils devraient y arriver, ensuite ils s’en iront par les champs et regagneront le chemin, il ne leur faut en aucun cas passer par où ils sont arrivés.. A la police ils se feront discrets, ils ne divulgueront pas qu’ils se sont introduits dans une maison. Ils signaleront juste la camionnette avec un conducteur qui répond au signalement donné par plusieurs témoins. Mais avant de partir ils relèvent l’immatriculation, cela peut toujours servir.

Après s’être enfuis comme des voleurs ils se sont rendus au commissariat, l’inspecteur n’était pas là, mais le plancton, celui qui faisait la permanence les avait assuré qu’il préviendrait son chef. Ils avaient insisté pour qu’il lui téléphone séance tenante, mais il les avait congédiés, les assurant de son professionnalisme. De force, ils étaient repartis et avaient attendu leur arrivée, hélas il avait fallu se rendre à l’évidence, aucun gyrophare n’était venu troubler ce weekend. Que s’était-il passé ? Personne ne les avait pris au sérieux. Le père de Marine s’en voulait, tout se liguait contre eux. Déjà deux semaines depuis la disparition de sa fille chérie. On entamait la troisième semaine. Ils avaient vu le fils aîné s’en aller, dans la voiture il y avait sa maman, il n’était pas revenu. A minuit, rien n’avait bougé, les deux camionnettes étaient toujours devant la maison, les deux frères devaient passer la nuit. Le père de Claudie avait promis à Mr Duchamps de le prévenir si la camionnette blanche partait, quitte à ce qu’il la suive.

Ce lundi matin quand Marine se réveille, elle sent de suite qu’elle n’est plus sur le matelas mais attaché sur le ventre de Pierrot, sans faire trop de bruit, elle arrive à lire sur sa montre qu’il est 7 h du matin, depuis quand est-il là ? Elle ne s’est même pas rendu compte de son arrivée. Est-ce qu’il lui a fait subir des violences, en tous les cas elle n’a rien senti, à moins que ce soit cela qui l’ait réveillé. Brutalement elle croise son regard, elle voit comme une flamme de folie à l’intérieur. Il est nu, il la bascule sur le côté car il aime l’écraser se met à califourchon sur elle et essaye de la pénétrer, elle le voit pour la première fois en érection, il rigole, il semble content, elle ne peut rien faire, il est énorme, corpulent il l’écrase totalement, quand il réussit à la pénétrer elle n’a pas mal mais sent de suite qu’il n’a pu se retenir, aussitôt son pénis devient mou et flasque, cela a dû l’épuiser, car il la lâche et s’endort d’un sommeil lourd mais elle a les deux pieds d’attachés.

 

A suivre…

 

Le souterrain de la désespérance (suite 7)

Huit jours auparavant le père de Marine s’était rendu chez les parents de Claudie, il était loin de s’imaginer de ce qu’il allait découvrir lorsqu’il sonne à leur porte. Après les formules de politesse, le père de Claudie apporte la précision à Monsieur Duchamps, que lors de la disparition de leur fille, des témoins ont vu une camionnette blanche. Pour la première enquête la description était trop évasive pour que la police puisse donner une suite. Leur fille courait autour du lac tous les matins et il la récupérait à la sortie du bois pour l’emmener au lycée. Ce jour-là par malchance ils avaient eu leur voisine qui s’était cassé la jambe, et leur fils était venu les avertir, et, lorsqu’ils étaient arrivés au point d’eau face à la seconde maison ils n’avaient vu qu’une camionnette blanche au loin, pensant que leur fille avait du retard, ils avaient attendu quelques minutes. Hélas elle n’était jamais arrivée ! 

Aussi quand Mr Duchamps entend parler de la fameuse camionnette blanche, il fait rapidement le rapprochement, mais hélas, il a beau en avoir fait part au Commandant Bertrand, celui-ci a balayé d’un revers de mains ses hypothèses. C’est pour cela que ce matin avec le père de Claudie, ils se sont donné rendez-vous au lac pour refaire le trajet des deux adolescentes et passer en revue tout ce qui pourrait leur avoir échappé. Rapidement ils en arrivent à la conclusion que la voiture blanche joue un rôle dénominateur dans les deux enlèvements. Puis ils se penchent sur les habitants qui ont témoigné, que ce soient ceux du lac ou ceux en bordure de forêt.

  • Comme Claudie et votre fille ont été enlevées à proximité du lac, regardons d’abord qui a vu à ces deux dates cette camionnette!
  • Pour ma fille, je n’ai pas fait le tour du lac, je m’en suis tenue aux dires de cette dame à la sortie du bois sur le chemin de terre.
  • Vous avez raison, nous aussi nous avons vu cette voiture, mais ce n’est que grâce à ce que vous me dîtes que maintenant je fais le rapprochement, avec nos deux témoignages le Commandant Bertrand est obligé de prendre nos dires en considération.
  • Je pense que nos deux filles ont été suivies dans le bois,, mais à ce compte-là elles ont tout de même été observées du lac. Donc, comme vous avez eu des témoignages des familles qui sont proches du point d’eau, nous allons les inclure dans nos investigations. Connaissez-vous l’ensemble des gens qui habitent dans les maisons qui bordent le lac. 
  • Il n’y a en tout et pour tout que quatre maisons plus la nôtre. La maison la plus proche est celle de l’amie de votre fille. Les parents partent très tôt et ont toujours emmené leurs filles chez les grands-parents c’est de là qu’elles prennent leur bus, l’aîné pour aller au lycée, c’est l’amie de notre fille, la seconde se rend à pied au collège, c’est l’amie de votre fille. A trois cents mètres de notre maison, c’est une maison de villégiature, il n’y avait personne lors de l’enlèvement de notre fille, ni pour celui de la vôtre. Ils viennent seulement d’arriver.
  • La maison qui se trouve proche de la plage, celle-là appartient à qui ?
  • C’est celle de Madame Reyno, celle dont je vous ai parlé la semaine dernière, elle s’est cassé la jambe la veille ou le jour de l’enlèvement de notre fille. Nous avons vu ce jour-là le troisième des enfants, Bernard, il est infirmier en milieu hospitalier, il est venu le soir nous prodiguer du réconfort lorsqu’il a appris l’enlèvement de notre fille à la télévision.

 

  • Vous me semblez bien les connaître !
  • L’aîné Éric travaillait autrefois à la mine, mais depuis sa fermeture, je ne sais pas où il travaille, il a divorcé, je pense qu’il n’est plus sur la région car cela fait quelques semaines que nous ne l’avons pas vu. le second enfant c’est Madeleine, elle a coupé les ponts avec ses frères, elle a même mis en vente la maison qu’elle avait, c’est celle qui est à la pointe extrême. Le troisième c’est Bernard, et le quatrième c’est Pierrot, il ne faisait rien à l’école, son père disait de lui c’est un demeuré, il serait selon les dires de son frère informaticien chez lui. Par contre le jour de la disparition de votre fille nous l’avons vu, et…

    • Et ?
    •  Lui par contre possède une voiture blanche, il me semble que c’est une camionnette, mais je ne puis vous l’assurer.
    • Donc, cette camionnette blanche est bien ce qui relie les deux affaires entre elles, et dire que ce Commandant Bertrand se focalise sur le scooter de ma fille, or il n’y avait que ses empreintes, même la roue qui a été ôtée n’en avait pas.
    • Ah c’est vraiment bizarre!
  • Mais pour en revenir à ces trois hommes ils ne sont pas mariés ? Enfin à part l’aîné qui est divorcé ;
  • en effet les deux derniers ne le sont pas.
  • Ils ont quel âge ?
  • Pourquoi me posez-vous ces questions, vous avez un soupçon ?
  • Ce qui me paraît étrange c’est la présence par deux fois lors des enlèvements de nos filles d’au moins un de ces hommes, et le fait que le plus jeune est une voiture blanche.
  • Ah mais que je suis bête Pierrot y était aussi le jour de la disparition de notre fille, vu que c’est le jour où leur mère a été emmené. Mais seul Bernard est venu nous réconforter, dans la voiture le plus jeune n’y était pas.
  • Bizarre ! La police n’a rien fait, ne les a pas interrogés ?
  • Non, juste posé des questions comme à tous ceux qui sont autour du lac. Eux de plus avaient passé la journée avec leur mère, donc je ne pense pas que pour l’enlèvement de notre fille ils y soient pour quelques choses. De plus Bernard prend toujours de nos nouvelles.
  • Parfois ce sont les gens les plus proches, voire la famille qui commet des actes irréparables.
  • Oh Monsieur Duchamps j’espère que vous vous trompez ils sont si gentils si serviables, vous pensez aller voir l’inspecteur, c’est toujours Mr Bertrand qui mène l’enquête ?
    • Non, depuis ce matin c’est un jeune inspecteur de Paris.
    • Ah et vous en connaissez la raison !
    • Non, personne ne m’a informé, l’enquête suit son cours c’est sur ses mots laconiques que le papa de Marine quitte le père de Claudie.

Quand Marine sort de ce sommeil proche du coma,  elle souffre de partout, c’est ainsi que Claudie a dû être violé au cours de ces longs mois, Marine n’a plus aucun sens de la réalité. Ce matin elle a dû boire de force du whisky avec la drogue du violeur, c’est ce que lui a dit Bernie, après elle ne se souvient pas de ce qu’elle a fait, mais ses bourreaux sont là pour lui le raconter ; et du reste cela les met en joie. Mais ce blond doit s’y connaître car il a dit qu’il ne lui en administrerait plus car c’était  dangereux.

 

A suivre

Le souterrain de la désespérance (suite 6)

Marine pleure depuis des heures, elle sanglote, s’arrête puis son infortune lui saute au visage, elle pleure à nouveau. Les heures s’écoulent lentement, il est près de 14 h quand la porte grince à nouveau. Que faire ? Elle attend comme une vache qui va à l’abattoir, elle ne pourra pas lutter contre lui. Mais le voilà il est là avec une assiette à la main. Il lui demande de se lever, il lui tourne autour, lui soulève sa robe et rit d’un rire gras qui lui fait peur car elle sent dans ses yeux que bientôt elle ne  pourra plus rien faire. Il voit ses larmes et sort de sa poche un mouchoir plus sale que propre et lui essuie le visage. Il a parfois des gestes tendres, cela inquiète Marine. Il lui dit de s’asseoir et Il lui donne à manger, Marine trouve que c’est bon, mais elle n’ose lui demander si c’est lui qui lui a fait à manger. Il semble content qu’elle mange de bon appétit, elle espère garder cela en elle et ne pas tout vomir. Il prend une grande bouteille d’eau et lui donne à boire, puis lui dit :

  • Toi dodo avec moi !

Voilà le moment où elle va avoir mal, mais il lui enlève ses chaines, lui laissant seulement les anneaux aux chevilles. Il l’allonge sur le matelas et se couche presque sur elle, mais d’un coup de rein il la fait basculer sur son ventre, il lui passe les mains autour de son corps et s’endort comme une masse, ses narines sont à la hauteur de sa bouche, il empeste l’alcool. Marine n’ose pas s’endormir, mais elle ne peut pas lutter contre le sommeil et sombre dans le néant. Puis, elle se réveille en sursaut, à nouveau elle est plaquée contre le matelas, il la domine et elle sent sa main qui lui effleure ses cuisses, de grosses mains, il est réveillé et la caresse, elle se met à trembler, il lit sa peur dans ses yeux et cela l’excite davantage, alors il s’enhardit et remonte un peu plus haut, il la voit gigoter, lui dire non, il continue et brutalement il enfonce ses doigts dans son sexe, elle hurle, il la fouille davantage, s’enfonce plus loin, elle suffoque, elle va s’évanouir, elle sent ses ongles la griffé, puis aussi vite qu’il lui a fait ça, il la prend dans ses bras et la console :

  • Ne crie pas, mon frère va venir, tais-toi, sinon je te rattache, je te mets le bâillon. Marine continue de sangloter et lui dit :
  • Je n’avais jamais été avec un copain, je suis juste une enfant, et vous avez abusé de moi, J’ai mal.
  • Je t’ai fait mal !

Marine hoche la tête, elle a mal comme jamais elle n’a eu mal, elle pense du reste qui l’a dû la déflorer car elle sent couler du sang à son entrejambe. C’est peut-être dû à ses ongles, elle voit maintenant qu’ils sont grands, elle n’y avait pas prêté attention jusque-là, tellement elle était occupée soit à manger, soit à réfléchir. D’un bond il se lève, et va chercher sa lampe, il lui relève la robe et tous deux voient le sang qui lui coule entre les jambes. Marine se met à sangloter mais lui est heureux.

  • Tu es ma femme petite poulette. Bientôt l’amour tous les deux. On se fait un baiser de cinéma.

Il l’embrasse, elle essaye de le repousser, mais cela lui est impossible, il est sur elle, et sa langue s’insinue dans sa bouche et à la fin comme à son habitude il la mord violemment, puis il s’en va à nouveau elle est seule, elle tremble,  comme elle a mal, que peut-elle faire? Elle s’aperçoit qu’elle n’est attachée que d’une seule jambe, il a dû oublier de lui remettre l’autre chaîne, mais même ainsi elle ne peut pas se sauver. Soudain elle entend rire, il revient, mais hélas il n’est pas seul. L’homme qui arrive avec son violeur est plus petit, des cheveux blonds peignés en brosse, le frère cadet. Marine sait que lui  aussi va la violer. Il s’approchent tous les deux de la pauvre Marine, son bourreau lui retrousse la robe et montre à son frère que Marine lui appartient :

  • Regarde sang là !
  • Oui, mais tu l’as pénétré comment ?
  • Avec mes doigts
  • – Idiot tu dois te servir de ta queue

Ni l’un ni l’autre ne se préoccupent de Marine, elle est une chose insignifiante pour ces deux hommes, en plus ils sont d’une vulgarité à lui en faire tomber les oreilles pense-t-elle ! Soudain son bourreau la plaque sur le matelas et dit à son frère :

  • montre-moi comment faire ?
  • Attends ta poulette c’est une oie blanche je veux jouer avec elle, va me chercher du whisky et la fiole.

Dans le regard de son bourreau passe une lueur qui affole Marine, qui fait mine de se lever et va jusqu’à essayer de s’en aller, mais le blond la rattrape et lui assène une gifle qui l’envoie valser contre le mur, elle se tape violemment la tête et s’effondre sur le sol.

  • Sale gamine tu vas vite être désinhibé et tu feras ce que je voudrais et même plus, mais auparavant je vais te montrer qui est le maître.

Le blond dégrafe sa ceinture, son sexe est énorme, Marine hurle avant qu’il ne la touche, mais rapidement son bourreau revient, il la force à boire un verre de whisky, puis lui met le bâillon et regarde son frère forniquer avec sa femme comme il dit, elle ne peut rien faire, elle a les deux mains attachées aux anneaux, son bourreau lui a ouvert la bouche de force et l’embrasse sans ménagement, elle suffoque, étouffe l’autre la fouille et la refouille, elle a mal, elle les entend dire qu’enfin Bernie l’a défloré du sang coule entre ses cuisses ce qui les excite tous deux davantage. Ils lui font subir des sévices, son bourreau est tellement excité qu’il lui mord les deux seins. Après Marine ne se souvient plus de rien, elle s’est évanouie. Elle a juste entendu Bernie se disputer avec son frère :

  • espèce d’idiot pourquoi tu ne lui as pas mis la drogue que je t’ai conseillée, là elle va dormir et je ne joue pas avec une poupée toute molle.

 

A suivre

 

 

Le souterrain de la désespérance (suite 5)

Le père de Marine ne répond pas, il a en sa possession un fait important, une voiture blanche genre fourgonnette se trouvait à la même heure où sa fille aurait pu déboucher du chemin qui arrive du bois. Cette camionnette était garée juste là à la sortie du bois. Que faisait ce drôle de type avec un vélo, d’où le sortait-il ? Était-ce le sien ? Il en est là de ses réflexions quand il voit arriver par le chemin du haut une voiture de police. Elle s’arrête à sa hauteur, et le gardien de la paix qui l’a fait transporter à l’hôpital la veille lui demande ce qu’il fait là.

  • Je pose des questions de -ci de-là !
  • Et ? Vous avez des réponses à vos questions ?
  • Oui, la femme qui habite la seconde maison a vu une camionnette blanche !
  • Quelle marque ?
  • Elle ne m’a rien dit !
  • Alors Monsieur Duchamp aussi difficile soit –elle la disparition de votre fille, je vous conseille de rejoindre des amis et d’attendre, je sais l’attente est longue, puis de toute façon des collègues vont venir fouiller la chambre de votre fille et voir si elle n’a pas laissé quelques choses. Et, ensuite on mettra votre téléphone sur écoute au cas où l’on vous demande une rançon.
  • Vous avez des biens et vous êtes à la tête d’une petite entreprise, des gens mal attentionnés ont pu voir une opportunité de se faire de l’argent sur votre dos.
  • Ma fille ne sort jamais, personne ne pouvait savoir qui elle était.
  • Alors il ne reste plus que la…
  • Vous privilégiez la fugue !
  • Nous ne privilégions rien Monsieur Duchamp nous regardons toutes les pistes, et puis pour vous faire plaisir nous allons aller interroger cette dame, mais rentrez chez vous, nos collègues doivent déjà vous attendre.

Monsieur Duchamp voit que devant chez lui il y a effectivement la police, aussi va-t-il à leur rencontre, la nuée de journalistes est tenue à distance respectable, personne ne l’ennuie et il peut rentrer chez lui en compagnie du jeune capitaine et de deux autres policiers. Ils lui promettent de ne pas saccager la chambre de sa fille et de n’emporter que ce qu’ils jugeront utile pour leur enquête. Il les laisse faire et se fait un café, il en a besoin pour tenir le coup. Quand ils redescendent ils n’ont que l’ordinateur de sa fille, rien n’a échappé à leur fouille mais sa fille n’a rien à cacher. Quant à son ordinateur si elle a eu des contacts sans qu’il le sache la police les trouvera rapidement. Eux savent fouiller même ce qui est caché. On va le tenir au courant, il songe ils vont me tenir à l’écart. C’est ce qu’ils ont dû dire aux parents de l’autre petite qui a disparu.

Du reste que lui a dit hier soir un de ses amis, qu’il ferait bien de se mettre en contact avec les parents de cette gamine. Aussitôt dit aussitôt fait, il a leur numéro de téléphone. Une sonnerie, deux sonneries, enfin on décroche :

  • allo ! Qui est à l’appareil !!
  • Bonjour, nous ne nous connaissons pas mais vous avez dû entendre parler de ma fille, je suis Monsieur Duchamp le papa de Marine !

Au bout du fil un grand silence, puis on lui dit :

  • venez plutôt chez nous, nous en discuterons ensemble, mon mari a appris ce matin certaines choses qui sont similaires à la disparition de notre fille. Mais j’espère que la police fera le rapprochement, aussi il est bon que vous en soyez informés, le kidnapping de vote fille va pousser les recherches dans ce sens.
  • Je me le demande car ils pensent que cela à un rapport avec la roue volée sur le scooter de ma fille, j’ai bien peur qu’il s’égare.
  • Venez, nous allons en parler et surtout nous soutenir.

Avant d’y aller il téléphone au VSL, ce dernier lui demande qui il est, puis il lui apprend que la fourgonnette blanche est partie vers la départementale, mais il ne peut en apprendre davantage.

Marine pendant ce temps erre dans le long couloir, elle a pu parcourir environ 50 pas, c’est peu mais énorme à la fois. Dans une des cellules elle a vu un escabeau, elle a compté le nombre de pas qu’elle avait fait comme ça si un jour elle était libre de ses mouvements elle pourrait revenir et récupérer cette échelle de fortune. Mais serait-elle assez haute pour atteindre un soupirail, elle l’espère. Ce qui l’a surpris c’est que la grille coulissait et que si elle avait voulu elle aurait pu toucher ce qui peut demain la sauver. Mais pour l’instant elle a froid et elle préfère repartir s’allonger sur le matelas. Au moment où elle va s’en retourner, elle entend siffler, elle ne sait d’où vient cet appel car c’est plus une personne qui siffle pour se faire remarquer qu’un siffleur genre chantre. Elle continue son chemin, elle n’entend plus rien, elle a dû rêver. Mais au moment où elle atteint sa cellule à nouveau ce sifflement aigu mais de plus en plus lointain. Possible que ces caves se trouvent dans un quartier de sa propre ville, le sifflement est peut-être un signe de ralliement entre plusieurs personnes, mais elle ignore si cela a un rapport avec elle. A peine assise sur son matelas que la porte qu’elle n’a pas réussie à atteindre grince à nouveau, quelqu’un vient. C’est l’homme qui répond au prénom d’Éric comme le lui a dit Claudie. Il lui apporte une robe, cette robe est noire, longue mais moche, mais ce n’est pas Marine qui va se plaindre, elle a des manches longues, l’homme la lui tend sans un mot et lui fait comprendre qu’elle doit l’enfiler. Assise elle ne se rend pas compte de la longueur mais l’autre la met debout et voit qu’elle y marche dessus, alors il prend une paire de ciseaux et entaille le bas et d’un coup franc déchire dix bons centimètres. Il la regarde en rigolant et lui dit :

  • C’est mon frère qui va être content, il n’a qu’une envie c’est te retrousser ta robe, et il éclate d’un rire gras qui fait peur à Marine, mais elle ose lui demander
  • – Vous ne pourriez pas me rendre mon maillot de bain,.
  • Regardez-moi ça! .Mademoiselle quémande, tu n’es rien ici, que la chose de mon frère, estimes- toi heureuse que je t’aie apporté cette robe. Ma Claudie n’y rentre plus dedans, elle attend mon bébé.

En entendant cette nouvelle, Marine est catastrophée mais elle ne laisse rien paraître, il va lui en falloir du temps pour digérer cette nouvelle. Voilà donc la raison pour laquelle elles ne sont plus ensemble. Pauvre Claudie les viols successifs ont eu pour résultat qu’elle attend un enfant de ce type. Mais comment peuvent-ils savoir se dit-elle que l’enfant sera bien de lui, les autres aussi l’ont violentés. Marine en pleure ce qui alerte le bonhomme. Il lui prend le visage dans les mains et lui dit :

  • Es-tu vierge ?

Marine ne lui répond pas, lui dire oui le motiverait sans doute à lui la prendre et lui dire non l’exposerait certainement à des outrages plus importants ; elle préfère se taire.

  • Comment ça tu n’en sais rien ?

Marine se tait toujours, elle attend la suite, elle a peur.

  • Tu es une petite poulette naïve tu iras bien avec mon crétin de frère. Je te le laisse mais attends- toi au pire ce n’est pas un tendre. Tout ce qui lui tombe sous la main il va l’utiliser pour que tu puisses perdre ta virginité, c’est un impuissant.

Et sur ce qu’il pense être un trait de génie il éclate d’un rire sardonique et laisse Marine dans le plus grave des tourments. Cet homme la tourmente verbalement.

A suivre…

 

Le souterrain de la désespérance (suite 4)

Marine est inquiète, elle espère qu’elle reverra son père, lui revient tous ses enlèvements en France mais aussi en Europe, cette fille qui avait vécu des années et qui avait eu une petite fille. Elle préfère mourir que de subir les assauts de ce type qui lui semble assez limité à la fois dans ses paroles et dans son comportement. Comment va-t-elle faire ? Elle a peur d’avoir mal de souffrir, elle sait qu’il peut se montrer brutal, elle s’en est rendu compte quand il l’a embrassé de force, bien sûr elle a résisté, est-ce qu’en se laissant faire elle aurait moins à en souffrir. Elle se souvient un jour de la discussion qu’elle avait eu avec Léa sa copine, elle parlait de viol, Léa lui avait dit : «  si un jour on veut me violer et bien je me laisserais faire, j’aurais surement moins mal » faut-il qu’elle se comporte ainsi, à l’époque elle lui avait dit j’essayerais de me sauver, mais bon là se sauver c’est impossible, à moins qu’elle arrive à l’amadouer et qu’il lui enlève ses chaînes. Oui c’est cela qu’elle va faire. Sans lui donner son corps, mais en se laissant prendre les parties de son corps qui l’attirent, mais il faut qu’elle soit plus intelligente que lui, il a beau avoir la tête près du bonnet, elle a bien lu dans son regard une envie irrésistible. La prochaine fois il lui faudra regarder autre chose, rien qu’à cette idée elle sent le rouge lui affluer au visage, jamais avant son enlèvement elle n’avait songé à regarder si un homme avait une érection.   Même ce mot elle n’ose l’imaginer dans sa bouche. Elle a honte d’avoir de telles pensées, mais il faut bien qu’elle sache à quels moments elle pourra à son tour jouer dans sa cour. Elle ne criera plus, rien que de penser à l’odeur qu’il dégage elle a un hoquet et vomi, elle a faim, le goût de bile qui lui vient à la bouche lui donne hoquet sur hoquet, s’ il pouvait venir et lui apporter de quoi boire. Comme elle aimerait boire un bon chocolat chaud, comme elle en a envie. 

 Perdue dans ses pensées elle n’a pas vu l’homme arrivé, il est là, il la regarde. A sa main un bol, il ne fume plus mais il va lui le faire boire, son frère lui a dit, si tu veux la garder en vie donne lui à boire, montres- toi gentil avec elle, après il te sera plus facile de la faire obéir. Si tu es sage je te la laisse pour toi tout seul. Il pousse la grille, la poulette sursaute, mais aussi bizarre que cela lui paraisse elle esquisse un sourire.

  • J’ai tellement faim et soif, merci !
  • Toi, boire, tu veux ?
  • Oh oui donnez-moi le bol ; c’est quoi ?
  • Du café
  • Ah je n’en ai jamais bu
  • Avec du lait, beaucoup de lait. Tu veux ?
  • Oui, alors il s’approche d’elle, lui ôte la chaîne à son bras s’assoit à ses côtés, passe un bras autour de son dos et lui donne à boire. Marine n’en revient pas, cela a un goût sucré, le café ne lui plait pas mais il semblerait qu’il y ait plus de lait. Il la tient serré contre lui, son cœur bat à plus de cent à l’heure, mais il faut qu’elle se contrôle. Elle a terminé de boire, alors il lui embrasse le front et lui murmure :
  • Gentille fillette ! Comme tu es sage je te laisse libre de tes mains, je vais même t’allonger la chaîne pour tes jambes tu peux aller te promener dans le couloir.

Et à nouveau il l’embrasse sur la bouche, elle sent sa langue s’insinuer dans sa bouche, elle a un hoquet et à peur de vomir, mais il la laisse et s’en va en laissant effectivement la grille ouverte. Alors elle se dit qu’elle a trouvé la solution pour l’amadouer. Ce café au lait était lourd à digérer ajouté à ce baiser, elle sent monter une nausée et se précipite pour vomir à grands jets dans le seau. 

Quand elle se rassoit elle est encore plus mal qu’avant de déjeuner. Elle va aller se balader dans le couloir voire jusqu’où la chaîne va pouvoir la laisser aller. Mais pour s’échapper il faut qu’il lui ôte ces chaînes et surtout qu’elle lui demande des vêtements. Elle prend la couverture et s’en va, un pas puis deux, elle passe devant d’autres grilles, il n’y a pas de lits, personne, elle se demande où elle se trouve. Des mines dans la région il y en a mais personne n’a dit qu’il y avait des cellules. L’ancienne prison est dans le village voisin, mais ce n’est pas sous terre. Si cela se trouve, ces hommes ont créé ce lieu inhumain de toutes pièces. Depuis quand cela dure ? Y-a-t-il eu d’autres disparitions ? Hormis Claudie qui vient de partir dans la maison de son kidnappeur, elle n’a jamais entendu parler de disparitions dans le coin.

 

Après avoir quitté l’hôpital le père de Marine a passé une nuit terrible, sa fille est venue dans ses rêves en lui criant de la sauver, il la voyait enfermée dans une maison isolée, ou jeter dans un puits ou emmurer vivante dans une cave. Quand il se lève au petit matin il est dans un état second. Il n’a goût à rien, il est prostré depuis dix minutes, soudain son téléphone sonne, et si c’était sa fille, mais non c’est un policier qui l’informe que l’on a découvert le téléphone de sa fille à trois cents mètres du champ qui borde le lac. 

 Cela l’effraye et le rassure, mais le policier ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits, il lui dit que l’on vient de faire un appel à témoins, que l’alerte enlèvement sera diffusé sur toutes les chaines de télévision ainsi qu’à la radio. Il bredouille un remerciement et s’en va prendre une douche. Il lui faut acheter un quotidien pour voir ce qu’ils en disent. Mais à peine met-il un pied dehors qu’une invasion de journalistes l’interpelle :

  • Monsieur Duchamp avez-vous des nouvelles de votre fille ?
  • Monsieur Duchamp que s’est-il passé ?

Monsieur Duchamp fait demi-tour et rentre chez lui, il va s’éclipser par l’arrière de la maison, il ferme son verrou, passe par son garage, prends son vélo et file par son jardin. Un regard en arrière, personne ne le suit, ouf le voilà seul sur la route, il passe à l’intersection du chemin qui débouche sur la forêt et l’envie lui prend d’aller traîner dans le coin, qui sait possible qu’il remarque quelques choses que les autres n’ont pas vues. Sont-ils venus jusqu’ici, ont-ils limité leurs investigations aux alentours du champ, du lac ou des trois cents mètres dans le bois?  

Sa fille n’a pas pu se volatiliser elle a bien dû aller dans une maison, s’il s’avère qu’elle a été kidnappée c’est impossible que personne n’ait rien vu. En bordure de la forêt il y a quelques maisons, il va aller frapper aux portes et demander si hier après-midi ils n’ont pas vu quelques choses d’étranges. La première maison a tous les volets de clos, personne ne lui répond, il vérifie sa montre il est plus de 11 h, les gens ont dû partir en weekend. A la seconde maison un chien jappe, et une vieille femme apparaît, il lui demande si hier elle n’a pas vu une jeune fille :

  • Hier j’étais à l’hôpital et je suis revenue en fin d’après-midi.
  • C’était quelle heure ?
  • Aux environs de 17 h et des poussières
  • Et bien c’est tout à fait l’heure qui m’intéresse, vous n’avez pas vu une voiture par exemple ?
  • On vous a volé votre voiture ?
  • Non on a kidnappé ma fille !
  • Ah c’est de votre fille que l’on parle à la télévision, j’ai vu l’alerte enlèvement, et bien quand je suis revenue, il y avait un type qui mettait son vélo dans une fourgonnette blanche, cela m’a paru bizarre mais les gens font bien ce qu’ils veulent.
  • Il était seul?
  • Oui seul !
  • Vous en être certaine ?
  • Oui,  mais ce n’est pas la première fois que je la vois cette fourgonnette, mais là ce n’était pas le même homme.
  • Comment était cet homme ?
  • Un homme j’aurais plutôt dit un ours, un type barbu bien brun, qui avait un regard fuyant, il m’a du reste regardé d’un sale œil, mais vous pouvez demander au VSL qui m’a ramené il l’a suivis jusqu’au bout du chemin, après je ne sais pas.
  • Donnez-moi son numéro de téléphone, je vous remercie Madame.
  • Je vous souhaite bonne chance Monsieur et j’espère que votre fille n’a fait qu’une fugue.

A suivre

 

Juin 2016 Le souterrain de la désespérance copyright EvaJoe

Le souterrain de la désespérance (suite 3)

Quand le père de Marine arrive au domicile des parents de Marion, il y a plusieurs voitures, il songe qu’il aurait dû téléphoner avant, ses parents doivent avoir des invités, mais dès qu’il sonne il voit que tous ont les yeux rougis, pourtant il ne connait aucune des personnes présentes, mais la disparition de sa fille a déjà fait le tour du quartier.

  • Je suis la maman de Marion, quand nous sommes revenus du travail, Marion nous a fait part de votre appel téléphonique, entrez je vous prie. Marion a téléphoné à ses amis qui étaient présents au lac cet après-midi et elle a rapidement appris que votre fille n’était pas rentrée et qu’apparemment on lui avait joué un mauvais tour avec son scooter. Avez-vous des nouvelles plus récentes ?
  • La police m’a demandé de rentrer chez moi, mais je n’ai pu m’y résoudre, et tout à l’heure votre fille m’a semblé évasive, mais comme je suis persuadé que Marine a été enlevée je suis venu lui poser d’autres questions et qu’elle n’hésite pas si tout à l’heure elle m’a caché quelques choses, qu’elle m’en fasse part si ce n’est à moi, qu’elle puisse le dire à la police. J’ai du reste donné votre nom au Commandant Bertrand.
  • Ah c’est le père de Jules qui mène l’enquête
  • Je n’ai entendu parler de Jules que parce que ma fille a disparu, j’ignorais même qu’il était le fils du Commandant Bertrand.
  • Voilà ma fille, je vous laisse en sa compagnie.
  • Tout à l’heure au téléphone il me semble que vous n’étiez pas sincère, j’espère que je me trompe.
  • Que voulez-vous me faire dire Monsieur, Marine est bien partie à 17 h en direction de son scooter, je n’ai pas regardé ce qu’elle faisait, nous étions plus de 20.
  • Vingt ! Mais il y avait qui donc ?
  • Une partie de notre classe plus des amis !
  • Jules y était !

Au moment où Marion va lui répondre, il y a un violent coup de sonnette, Marion se précipite et se trouve face à deux policiers, elle s’efface et les laisse entrer. Ces derniers réunissent toutes les personnes présentes dans une pièce et emmènent le père de Marine dans une autre pièce

  • Le Commandant Bertrand arrive, il va venir vous expliquer le début de l’enquête.

A ces mots, le père de Marine devient tout blanc et comprend que sa fille a bien été enlevée. Il se lève titube et s’affaisse sur le sol, sans la présence d’esprit du jeune gardien de la paix il se serait certainement tapé la tête sur la table basse, mais rapidement, ce dernier fait appel aux pompiers qui emmènent le pauvre père à l’hôpital.

Quand le Commandant arrive il sépare les jeunes des adultes et demande à tous ceux qui n’ont rien à faire chez les parents de Marion de rentrer chez eux. Puis tout ce petit monde se rend au commissariat, les jeunes gens étant tous mineurs ils sont donc accompagnés par leurs pères ou mères. L’enquête va commencer mais le Commandant apprend que son fils a une liaison avec la jeune Marine, que cela dure depuis le mois de février et que cet après-midi il l’a passé dans les bras de  la jeune fille. Son fils quand il l’a interrogé au téléphone lui a dit ne pas être sorti de sa chambre. Il lui a donc mentis, cacherait-il quelques choses ? Il l’envoie un de ses hommes le chercher et le fait ramener au poste manu militari. Dès qu’il voit son père il essaye de mettre ses mains devant son visage, mais son père fou de rage lui envoie une gifle. Rapidement il le remet à son capitaine qui a reçu pour ordre de ne pas le ménager, tout fils de Commandant qu’il est. Rapidement le gamin passe aux aveux, oui il était bien au lac, oui il était avec Marine, mais il l’aime et il ne lui a rien fait, au contraire il a été attentif à ce qu’elle parte bien à l’heure. Elle lui a expliqué que son père ne la laisserait plus sortir si elle rentrait après l’heure. Le capitaine lui demande pourquoi sa galanterie ne l’a pas poussé à la raccompagner, il lui répond qu’il avait encore envie de se baigner et que Marine, l’en avait dissuadé, ayant peur de croiser son père sur la route. Tous les jeunes n’ont rien appris de nouveau au capitaine et au commandant, personne n’a fait allusion qu’ils avaient bien vu le scooter sans sa roue, mais ne voulant pas dire aux policiers que c’était Jules, qui dans l’après-midi avait ôté la roue, l’avait caché car il espérait que Marine viendrait l’appeler au secours si elle se trouvait dans l’impossibilité de partir. Mais au vu des événements ils se gardent bien de l’enfoncer davantage. Mais à cause de leur silence l’enquête allait prendre une tournure qui au bout de quelques jours allait s’avérer comme une voie sans issue. Et ils allaient perdre un précieux temps.

 

Marine regarde sa montre, elle voit qu’il est plus de cinq heures du matin, elle a faim, et a encore envie d’aller au petit coin, la première fois elle n’est pas arrivée au seau, car elle ignorait ou le type l’avait mis, mais cette fois elle sait où il se trouve et malgré la difficulté qu’elle a à se lever, elle parvient non sans mal  à y aller. D’ici demain l’homme ne s’apercevra de rien, pourvu qu’elle puisse se laver. Elle se sent sale, elle a froid, mais elle a trouvé dans la nuit qu’il l’avait dû revenir car sur son corps elle avait une couverture, cette dernière était rêche mais au moins elle la protégeait de cette humidité qui coulait sur le mur. Qu’allait –il se passer quand il reviendrait, elle ne pouvait plus crier, elle devrait subir ses assauts, elle qui était vierge et qui pensait se donner à Jules, elle allait subir cet homme qui la terrorisait. Il sentait une odeur de fumée et d’ail, sa bouche avait une haleine fétide. Qui était-ce ? Était-il connu des services de police ? L’avait-il emmené loin ? Et l’autre femme était-elle toujours là ? En réfléchissant elle se souvenait que dans le lycée de la sœur de Marion il y avait eu une enquête il y avait environ quatre mois, une fille répondant au prénom de Claudie avait disparu. Mais l’enquête piétinait selon Jules. Serait-ce elle ? Elle attendra d’entendre ces chaînes, car elle devait être attachée tout comme elle et elle lui demanderait si elle s’appelait Claudie.

A nouveau elle dort et dans un sens pour elle, c’est mieux que de trop penser. De l’autre côté du couloir, il y a une forme couchée à même le sol, attachée au mur comme Marine, c’est une jeune fille qui aura bientôt dix-huit ans. Elle ne sait plus depuis combien de temps elle est là, elle sait qu’elle attend un enfant mais ignore si c’est de celui qui l’a enlevé et qui l’a violé plusieurs fois ou de son copain de beuverie, elle pense que les deux se sont battus. Qui étaient-ils l’un pour l’autre, elle pense qu’ils étaient frères. Le plus grand, lui a fait mal aussi lui a-t-elle dit j’attends un enfant, il s’est calmé immédiatement et depuis il l’a ramené cette fille qu’elle a entendue crier, puis le plus vieux est revenu et lui a dit :

  • Tu vas venir chez moi maintenant que tu attends un enfant, je vais te rendre heureuse, mais elle ne veut pas vivre avec cet homme, mais il va lui falloir de la patience, avant de partir il lui faut savoir le prénom de la fille, car une fois chez lui, elle arrivera bien à lui fausser compagnie, elle est très faible, mais l’autre qui répond au prénom d’Eric lui a dit qu’il allait la remplumer. Il lui faudra reprendre des forces pour pouvoir s’évader. Elle entend les chaînes de sa compagne d’infortune, elle va essayer de l’appeler :
  • Dormez-vous ?
  • Non !
  • Comment vous vous appelez ?
  • Je m’appelle Marine et vous ?
  • Moi je me nomme Claudie
  • Ah vous êtes la copine de la sœur de Marion
  • En effet vous les connaissez ?
  • Oui Marion est mon amie.
  • Pouvez-vous me dire quel jour nous sommes ?

Quand elle entend la date, elle pense être enceinte de trois mois, voire un peu plus mais vu que c’est déjà le mois de juillet et qu’elle a été enlevée en avril, elle a su de suite qu’elle était enceinte, mais avait peur de leur dire. Mais quand le lourdaud a fait son apparition et l’a violenté  tout un après-midi elle a eu peur, pas de faire une fausse couche  car de cet enfant elle n’en veut pas, mais de mourir en perdant trop de sang, et son instinct de survie est plus fort que l’envie de mourir.

Toutes les deux se taisent, car à nouveau le cliquetis de la porte se fait entendre  et la lampe centrale est à nouveau allumée. Qui vient ? Eric ou son frère le demeuré. Les pas s’arrêtent à la grille de Claudie, le plus âgé entre, se penche sur la jeune femme et l’embrasse à pleine bouche, elle se laisse faire, il ne lui veut pas de mal, il a à la main une pince coupante, il lui ôte ses chaines et lui enlève sa robe qui la serre de plus en plus puis il la prend dans ses bras. Elle frissonne, nue contre lui, elle sent la chaleur de son corps. Elle sait qu’il est en érection, il l’a collé contre son pénis. Elle ne dit pas un mot, il faut qu’elle joue la comédie pour se sauver et sauver cette gamine qui n’a même pas  15 ans.

Quand Marine comprend que Claudie est partie elle se met à hurler, puis se tait car elle entend à nouveau la porte s’ouvrir, à nouveau la lampe centrale est allumée, et devant elle, elle voit un homme beaucoup plus âgé que son bourreau, qui lui demande d’être sage sinon il va lui arriver malheur. Puis il s’en va et n’éteint pas la lumière. Cela lui permet de regarder où elle se trouve. C’est une pièce étroite et tout en longueur, elle comprend qu’elle est attachée à deux anneaux dans le mur ; elle ne voyait pas comment c’était fait, mais grâce à cet homme elle le voit. Il y a une grille sur toute la longueur et un couloir étroit, de l’autre côté elle voit une cellule étroite comme la sienne et des chaînes qui pendent encore au mur, ce devait être là que Claudie a passé tous ces longs mois. Quelle horreur près de trois mois à subir les violences de trois hommes lui a –t-elle dit ? Quelle horreur ! Il va falloir qu’elle trouve un moyen de s’échapper. Au-dessus de son lit elle voit un soupirail, aucune lumière mais au moins il y a possibilité de s’en aller par là. Comment ? Elle ne le sait pas encore, il va falloir y réfléchir si son bourreau lui laisse suffisamment de temps libre.

 

A suivre

 

Certes c’est un peu long, mais lorsque je lis un livre je dévore les pages…Donc je n’ai pu couper ailleurs….

Le souterrain de la désespérance (suite 2)

Mais ils évitent de le secouer, ce père semble affolé.

  • Monsieur, si au lac, il y a le scooter de votre fille il est donc certain qu’elle a pris soit un autre moyen de locomotion, soit elle a coupé par la forêt de la Montagne Noire, n’y allez pas seul car vous pourriez piétiner d’éventuels indices, attendez-nous c’est ce que vous avez de mieux à faire en ce moment. Montez dans votre voiture et n’en bougez sous aucun prétexte, vous nous avez bien compris.

Il bredouille un oui inaudible ; il comprend de suite que sa fille a dû être enlevée, sinon, elle possède un téléphone portable, elle l’aurait appelé, même si elle lui a désobéi, elle sait qu’une faute avouée n’est pas si grave. Mais si elle a été kidnappée pourquoi ses amies n’ont rien entendues, elle a bien dû crier, à moins qu’elle soit déjà morte. Il en est là de sa réflexion quand il voit arriver une voiture de police. Ces derniers lui posent d’autres questions pendant que d’autres suivent avec un chien une piste. Dans la sacoche du scooter il y avait ses sous-vêtements en vrac, ce qui étonne davantage son père. Mais le policier le rassure,

  • Ici il n’y a pas de cabine pour se changer, votre fille a dû partir avec son maillot de bain sec. Ne vous inquiétez pas, elle n’a pas dû faire une fugue mais elle a dû s’affoler en voyant qu’elle ne pourrait pas être chez vous à l’heure que vous lui aviez imposé.
  • Et, alors ce n’est pas en se cachant qu’elle va m’amadouer.
  • En général les enfants qui craignent leur père préfèrent attendre que le courroux baisse pour réapparaître .
  • Non, ma fille sait pertinemment que je suis bon mais strict. Elle se serait excusée, m’aurait expliquée la raison, et je serais venu la récupérer. Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi on lui a démonté son pneu, et surtout pourquoi elle n’a pas demandé de l’aide à ses amies, qui, elles, avaient le droit de rentrer plus tard.
  • Vous avez déjà discuté avec ses amies, elles devaient rentrer à quelle heure ?
  • 19 h pour la plupart, mais si je sais qu’il y avait une dénommée Marion et une Lola j’ignore qui était les autres ?Ecoutez, vous nous êtes d’aucun secours ici, rentrez chez vous et nous irons vous rendre compte de ce que nous avons découvert, allez rejoindre votre femme.
  • Ma femme est partie il y a 10 ans me laissant seul avec ma fille.
  • Excusez-moi Monsieur,
  • Vous ne pouviez pas le savoir ?
  • Dîtes-moi votre fille aurait pu rejoindre sa mère.
  • Non, elle n’a jamais donné signe de vie
  • Disparue !
  • Non, j’ai fait faire une enquête, mais elle n’a jamais voulue revenir, alors de guerre lasse ma fille et moi avons réorganisé notre vie.

A ce moment-là un grésillement se fait entendre à la radio, et le policier quitte le père de Marine pour répondre.

  • Oui ici l’officier Bertrand, alors qu’avez-vous à me dire
  • Mon Commandant, nous avons découvert un portable avec une coque rose, je pense que c’est le portable de la gamine. De plus il y a des traces de sang au sol, et l’herbe a été piétinée, nous continuons la piste pour voir où cela va nous mener.
  • Entendu, je vais demander discrètement au père si sa gamine avait un téléphone portable et j’essayerais qu’il me dise si celui-ci a une coque rose.
  • Bien mon Commandant, je vous tiens au courant de la suite.

Le Commandant Bertrand s’avance vers le père et lui demande:

  • Avez-vous essayé de joindre votre fille sur son portable,
  • Oui, mais son téléphone sonne et ma fille ne réponds pas, c’est un Nokia, il a une coque rose.

 Le Commandant reste impassible mais le lien est fait avec la scène dans les bois, il est fort probable que cette gamine ait été enlevée. Les circonstances lui rappellent étrangement celles d’il y a plus de trois mois au même endroit à quelques mètres prêt, la disparition de la jeune Claudie âgée de 17 ans. A ce jour l’enquête piétine. Elle faisait son jogging autour du lac comme tous les matins. Elle s’était volatilisé, on avait rien trouvé, rien le néant. Possible que cette nouvelle disparition soit liée à l’autre. Mais que serai devenu la jeune Claudie ? Pourvu songe le Commandant Bertrand que le kidnappeur n’est pas tué la première et en ai pris une autre pour la remplacer, mais à ce stade il sait que ce ne sont que des suppositions. Il les chasse rapidement de son esprit et demande au père de Marine de s’en aller. Car il ne veut pas l’avoir dans les jambes. Il se fait un peu prier, mais voit bien qu’il ne peut être d’aucun secours, il préfère aller chez Marion l’a questionné un peu plus et lui signaler la découverte du scooter avec le pneu à côté. En face à face il verra si elle lui ment, car tout à l’heure il lui a semblé qu’elle lui cachait quelques choses, comme si on lui avait fait la leçon.

 

A nouveau Marine a froid, mais elle sent qu’elle n’est plus couchée sur le sol, elle est dans un lit. Cela devait être un cauchemar, mais quand elle ouvre les yeux, elle ne voit toujours rien, par contre elle entend des gémissements, elle va essayer de se lever mais bien vite elle se rend compte qu’elle est attachée. Elle hurle se débat mais elle sent les anneaux qui s’enfoncent dans sa chair alors elle se met à pleurer. C’est à ce moment-là qu’elle entend une voix :

  • Non je vous en supplie vous me faîtes mal, arrêtez, je vous en prie je ferais ce que vous voulez mais ne me forcez pas. Au secours, pitié !

    Puis, à nouveau plus rien, Marine est tétanisée, il y a une autre fille avec elle, là, mais fait-elle un cauchemar ? Car personne ne lui répond, et elle n’entend plus rien. Elle ne sait pas ce qui se passe, une porte grince et le plafond tangue il y a une personne qui arrive vers elle, que va-t-il se passer ? Va-t-il la violer, car les cris qu’elle a entendus laissent présager rien de bon pour elle. Mais pourquoi a –t-il fallu que l’on s’en prenne à elle. Jamais elle n’était allée au lac cela ne peut être qu’une coïncidence. On ne pouvait pas savoir qu’elle y serait, mais pourquoi ?  Les pas s’arrêtent, la lampe fait des ombres sur le mur de sa petite cellule, car là elle voit où elle se trouve c’est une prison, la grille s’ouvre en grinçant, le son est sinistre. Apparaît devant elle un homme fort, grand avec une longue barbe, des yeux enfoncés dans leurs orbites, une tignasse hirsute. Il tient à la main une gamelle, il la pose à même le sol et lui dit :

  • Mange!

Marine n’a pas faim, elle a au fond de la gorge une boule qui la serre et l’empêche d’avaler, elle ose lui dire qu’elle a soif, il lui tend une bouteille d’eau et la boit, il l’arrête et lui dit :

  • Arrête de boire, tu n’en auras pas d’autres avant demain matin, si tu as envie de faire pipi c’est là, il y a un seau.

Marine se met à pleurer,

  • Arrête tu n’es pas un bébé, mais si tu continues à pleurer je te bâillonne.

 Elle prend sur elle, mais cela lui est dur. Ses sanglots diminuent alors l’homme se penche et se met à sa hauteur, il lui caresse le visage lentement, elle ne bouge pas mais le fixe, elle a peur, il voit dans ses yeux la peur, il pense qu’elle est certainement plus jeune que l’autre pour que la peur soit apparue si vite. Alors il la prend dans ses bras, et la berce, elle sursaute, elle ne sait ce qu’il veut lui faire. Elle attend, pour l’instant il ne lui fait pas mal, mais elle ne sait pas ce qui va se passer. Brutalement il écrase sa bouche sur la sienne, force ses lèvres à s’ouvrir et l’embrasse tel un fou, elle essaye de se dégager, mais il la serre plus fort, pas trop car il connaît sa force, il pourrait l’écraser. Elle se débat, alors il lui pince un sein, elle crie encore plus fort, alors il lui assène une gifle et la bâillonne. Là il n’entend plus ses cris et continue à la tripoter, lui mord un sein et passe son doigt sur son sexe sans la pénétrer. Soudain il se lève, et s’en va en courant. 

Marine tremble comme une feuille et n’arrive pas à se contrôler, les larmes lui ont barbouillé le visage, elle a un goût de sang dans la bouche, elle attend que ses pas décroissent et que la lumière s’éteigne, alors là doucement elle ôte son bâillon et se pelotonne sur le côté et se souvient qu’il lui a apporté une soupe, elle se soulève du matelas et et à tâtons la trouve, elle l’attrape comme elle peut et, aider de sa main valide arrive à monter l’écuelle vers son visage. L’odeur semble bizarre, et s’il voulait l’empoisonner, mais elle pense qu’il doit la préférer vivante que morte. Alors elle se met à boire, c’est encore tiède, ce n’est pas mauvais à par un arrière-goût qu’elle ne connaît pas. Avant de sombrer dans le sommeil elle sait qui lui faudra aller vers le seau elle ne peut pas attendre, et faire sur elle bien qu’elle soit nue elle en a pas envie. Mais hélas elle n’a pas le temps de se lever qu’elle sombre dans un sommeil profond.

 

A suivre…

 

Copyright juin 2016 EvaJoe

 

 

Le souterrain de la désespérance (suite 1)

Il prend la chaîne qu’il a apporté passe à ses chevilles un gros anneau et attache le tout au mur gauche pour la jambe gauche, droit pour la jambe droite. Pour les bras il attache seulement une main et laisse l’autre libre. Il lui apporte un seau elle pourra faire ses besoins quand l’envie se fera sentir, et puis si elle fait sur elle-même il lui ordonnera de tout nettoyer, mais il aimerait bien qu’elle soit assez intelligente pour éviter de salir ce matelas tout neuf. La voilà écartelée et offerte….Il sait que si il reste là il passera à l’acte et il sait que ce n’est pas le moment. Au prix d’un effort surhumain il s’en va et la quitte. Il reviendra voir si elle est réveillée dans quelques heures, et il avisera.

A nouveau la cave redevient noire, seule un bruit de chaîne résonne dans le souterrain, mais ce ne sont pas celles de Marine, mais elle n’entend pas, elle dort.

Mais revenons à ce vendredi soir, quand vers 18 h le père de Marine n’a pas vu sa fille revenir, il a commencé à fouiller la chambre de sa fille pour découvrir les noms et les numéros de téléphone de ces copines. Il est rapidement tombé sur le numéro de Jules et de Léa, il a d’abord froncé les sourcils qui étaient Jules ? Un camarade de classe ou un amoureux dont sa fille aurait caché l’existence. A ce moment de sa réflexion il a juste appelé le numéro de portable, attendu un moment, puis une voix assez jeune lui a répondu :

  • Allo, Jules j’écoute !
  • Jules je suis le père de Marine, as-tu vu ma fille cet après-midi au lac ?
  • Jules a un instant d’hésitation, il ne connait pas la raison de cet appel, Marine se serait plainte de ces caresses, pourtant elle avait l’air d’aimer ça. Il va nier, car il se souvient qu’elle ignorait que les garçons seraient présents.

    • Non, Monsieur, je suis resté chez moi, Marine a des ennuis ?
    • La connais-tu bien ?
    • Juste parce qu’elle était en classe avec moi, cette année.
    • Pourquoi a-t-elle ton numéro de téléphone.
    • Au cours de l’année nous avons dû faire un devoir ensemble et comme elle ne pouvait pas sortir, nous avons utilisé notre téléphone pour pouvoir le rendre en temps et en heure.
    • Ah d’accord je comprends, connais-tu ses copines ?
    • Oui, certaines,
    • Léa ?
    • Léa a quitté la région en cours d’année, mais elle a Marion et Lola.
    • Avez-vous leur numéro de téléphone ?
    • Pour Lola, non, quand à Marion je pense l’avoir, mais il faut que je raccroche et que je vous rappelle car mon portable va couper la communication.
    • Envoie-moi le numéro par sms, mais fais vite.
    • Oui Monsieur !

    Jules connait par cœur le numéro de Marion, mais il lui faut l’avertir qu’elle ferme sa grande gueule, elle ne doit pas lui dire qu’il était présent au lac. Du reste vis-à-vis de ses parents Marion ne devrait rien dire.

    • Marion, c’est Jules
    • Qu’est-ce que tu me veux, tu as Marine maintenant, alors laisse-moi tranquille.
    • Justement c’est à propos de Marine que je te téléphone.
    • Ah il s’est passé quelques choses ?
    • Avec moi, non, mais son père vient de m’appeler et je ne lui ai pas dit que j’étais avec vous, si tu parles je raconte tout de ta vie à mes potes.

    A ces mots Marion se trouble, et elle acquiesce qu’elle ne dira rien au père de son amie, de plus son père elle l’a vu et elle le trouve vraiment pas commode. Il abrège la conversation car son portable sonne à nouveau, heureusement qu’il a pris la précaution d’appeler avec le fixe, il reconnait le numéro de Marine.

    • Oui, Monsieur, je viens de trouver le numéro de Marion, je m’excuse d’avoir été aussi long.
    • Dépêchez-vous de me le communiquer ;
    • 06 00 00 01 00
    • Merci !

    Le père de Marine avait une drôle de voix lors de ce deuxième appel, angoissé, Jules espère qu’elle n’a pas eu d’accident. Il continue de lire mais il a la tête ailleurs.

    • Marion,
    • Oui, qui est à l’appareil ? Car mes parents refusent que je parle à des inconnus et votre numéro je ne le connais pas.
    • Je trouve que vos parents ont raison, je suis le père de Marine.
    • Oui, elle va bien, elle est partie dès 17 h elle m’a dit que vous lui aviez demandé de rentrer pour 17 h 30, nous ne l’avons pas retenue.
    • Ah elle est partie comment ?
    • En scooter !
    • Comment ? Elle n’était pas en vélo !
    • Non, mais elle a roulé doucement, il lui est arrivé quelques choses ?
    • Marine n’est pas rentrée !

    Il y a à l’autre bout de la ligne, un grand silence, Marion ne sait pas quoi dire au papa de son amie. Puis elle lui demande s’il est allé au lac, s’il veut qu’elle y aille vu qu’elle habite très près.

    • Je vous remercie, mais je vais me rendre sur les lieux, mais avant de vous laisser, quand vous êtes partis son scooter était-il sur place ?
    • Nous ne sommes pas partis par où nous sommes arrivées, nous avons pris le tour du lac, pour Lola et moi c’était plus court, et vu que nous rentrions à pieds, le chemin était plus agréable. Vous pourrez me rappeler pour me dire si Marine va bien.
    • Oui 
      • Et il raccroche, sort, vérifie si le scooter n’est pas dans le garage, là, force lui est de constater que sa fille s’en est servis, mais il n’y a pas son sac, elle n’est pas rentrée et il est déjà 18 h 30. Qu’est-elle devenue ? Qu’a-t-elle fait ? Et surtout pourquoi justement la seule fois où elle avait le droit de sortir.

        Après s’être rendu au lac, il a retrouvé le scooter de sa fille, la roue arrière posée à côté, en état de fonctionner, il s’étonne, pourquoi avoir ôté sa roue, à moins qu’une personne se soit moqué d’elle. Ne la voyant nulle part, il fait le numéro de la police et explique rapidement le but de son appel. Il se fait un peu remonté les bretelles car il aurait dû appeler de suite. Mais ils évitent de le secouer, ce père semble affolé.

A suivre

Le souterrain de la désespérance (suite)

L’homme grand, fort admire sa proie, car pour lui c’est bien une proie qu’il vient de prendre dans ses filets. Il y en avait tout un paquet au lac cet après-midi, des petites poulettes comme celle qu’il vient de prendre. Mais celle-là lui plaisait, il l’avait vu se faire tripoter par un grand dadais, elle ne devait pas être farouche il allait pouvoir s’en occuper. Mais pour l’instant il lui faut emmener sa proie dans sa cachette. Le voilà qui rejoint sa camionnette blanche, il charge la gamine, sa jupe s’est relevée, il admire ses jambes et lui caresse les cuisses, mais elle gémit elle risque de se réveiller, voire même de crier. Il prend un bidon dans sa remorque, un chiffon, il verse son précieux liquide et le fait respiré à la poulette, aussitôt elle sombre dans un sommeil fort lourd. Avec la dose de chloroforme qu’il a mis elle n’est pas prête de se réveiller. Il la couche à l’arrière, lui jette une bâche sur le corps, lui met son vélo par-dessus et démarre. Il arrive sans encombre dans sa cachette, la charge sur son dos et prends le souterrain.

Marine, commence à se réveiller, elle gémit, se frotte la nuque et découvre une belle bosse, hélas elle ne voit rien, ici c’est un drôle d’endroit, elle ne comprend pas ce qu’elle y fait. Tout à coup elle s’aperçoit qu’elle est complètement nue. Jules lui aurait joué un sale tour.

  • Jules revient, arrête, ne joue pas au con, je t’ai dit que j’étais d’accord, allez rends moi mes vêtements.

Mais hélas personne ne lui répond, elle est seule et nue, elle commence à avoir froid aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Bien entendu elle n’a plus son portable, seule sa montre est encore à son poignet, elle regarde l’heure et hurle, il est 20 h. Son père doit être aux cent coups et doit la chercher de partout, il ne connait même pas ses copines, aurait-il l’idée d’aller voir dans sa chambre, de chercher son calepin où est noté les numéros de ses amies. La police la recherche certainement, elle est mineure. Mais où se trouve-t-elle ? Qui l’a kidnappé car au fur et à mesure de sa réflexion elle se rappelle le bruit dans le bois et le coup sur la tête.

 Pourquoi ? Qu’a-t-elle fait pour qu’on la choisisse ?  Possible que pendant que Jules la caressait ils étaient observés, mais quel mal y a-t-il à ce que deux jeunes s’aiment ? Vraiment elle ne comprend pas. Pour l’instant, elle se pose trop de questions, elle est encore dans le coaltar, le goût qui lui vient à la bouche est fort désagréable. Du reste elle ne peut pas lutter contre le sommeil. Elle se laisse aller, elle verra quand elle ira mieux ce qu’elle pourra faire. Si Marine n’était pas plongé dans ce sommeil artificiel elle aurait pu entendre comme un pas puis un bruit de chaîne, mais elle dort si profondément que l’homme qui la regarde entre les barreaux pense qu’elle est morte, aussi entre-t-il dans le réduit où sa proie est inconsciente et passe sa main devant sa bouche, il sent un souffle d’air chaud, il a juste exagéré le chloroforme tantôt. Cela n’est pas grave, elle va moins lui résister, il va pouvoir accomplir sa tâche plus facilement, il pose aux pieds de la poulette une lampe torche , cela donne au réduit une couleur blafarde, la gamine semble si petite, mais l’homme la voit comme il espérait la voir, elle est couchée à même le sol sur le dos, il voit sa toison rousse, il sent comme une envie qui l’envahit, non il lui faut attendre, lire la peur dans son regard, elle est à sa merci, elle ne peut pas s’enfuir, et personne ne pourra l’entendre si elle venait à crier. Il songe toutefois que ses seins sont petits, c’est étrange, il aurait aimé qu’ils soient plus gros, mais ce n’est pas grave il y a suffisamment de quoi la caresser, et cette fois ci il ne la partagera avec personne, elle lui appartient totalement. Bon, maintenant il lui faut apporter le matelas sur lequel il va la déposer, il passe sa langue sur les lèvres, comme elle est belle cette petite…Cette longue chevelure rousse, sa toison de la même couleur, tout ce qu’il aime. Il prend la chaîne qu’il a apporté…..

 

A suivre

Le souterrain de la désespérance

Suite à ma news letters je n’ai eu que deux retours, je ne sais si vous êtes intéressés…Je  verrais bien….  

Quand il l’avait jeté sur le sol tel un ballot sa tête avait heurté le mur, et, depuis elle gisait sans bouger sur le sol humide. L’homme car s’en était un, grand, fort l’avait observé puis un rictus à la bouche il s’était penché sur ce corps offert à lui, et, en un tour de main lui avait ôté ses vêtements tout en caressant ses seins naissant, puis il l’avait abandonné dans le noir, le froid, l’humidité. Il avait enfilé les couloirs, monté des escaliers et vaqué à ses occupations habituelles comme si il ne s’était rien passé.

Dix pieds sous terre gisait une forme blanche, depuis des heures elle n’avait pas bougé, pour un visiteur qui se serai aventuré dans ses lieux infâmes il aurait pu penser qu’elle était morte. Mais depuis quelques instants cette forme bougeait où plutôt frissonnait. Mais qui était-elle ?

 

 

Quelques jours plus tôt !

 

 

Dans la cour du collège c’est l’effervescence, les résultats du Brevet sont affichés et Marine est heureuse elle l’a réussis. Elle a une vie très stricte mais avec ce diplôme elle va essayer de négocier d’aller au lac avec ses amies pour faire la fête. Elle vit depuis le départ de sa mère avec son père, il veut toujours l’excellence, elle ne sort jamais, c’est une jeune fille, petite, assez frêle mais une tête comme disent ses amis. Quand son père est rentré à la maison, Marine lui a annoncé la bonne nouvelle, il en a pleuré, et il lui a dit tu vois que la sévérité marche. Elle a profité de son émotion pour plaider sa cause.

  • Papa vendredi après-midi mes amies m’ont demandé si tu me laisserais sortir pour aller au lac. On se baignerait, on partagerait un goûter et à 18 h je serais de retour à la maison.
  • Comme tu as bien travaillé et que c’est en après-midi je te permets d’y aller mais le vendredi je sors plus tôt j’aimerais que tu sois là à 17 h 30. C’est sous cette condition que je te permets d’y aller. Par contre tu y vas comment ?
  • Je prendrais mon vélo, j’irai avec Marion et Lola, leurs parents leur ont permis d’y aller et comme ils travaillent ils ne peuvent pas nous emmener, elles aussi prendront leurs vélos.
  • Alors c’est d’accord Marine, j’espère que je n’aurai pas à le regretter.

Marine est tellement contente d’avoir obtenue de sortir qu’elle se jette dans ses bras et l’embrasse avec beaucoup d’effusion.  Il se dégage, mais même si il  aime beaucoup sa fille il n’aime pas les moments d’embrassades. Mais il va emmener sa fille au restaurant et il lui dévoilera le cadeau qu’il lui a offert car il était persuadé qu’elle obtiendrait haut la main son diplôme. Elle  pourra se rendre au lycée l’an prochain assez facilement.

Au restaurant, Marine pleure de joie son père lui a remis les clefs d’un scooter. Ils finissent rapidement leur dîner et ensemble vont voir ce petit bijoux rouge.

Trois jours plus tard, Marine retrouve ses copines, elle a pris son scooter, mais n’a rien dit à son père, du moment que c’est le sien pourquoi y aller en vélo. Elle a même apporté un second casque qui appartient à son père car Marion veut monter derrière elle. Elle sait qu’elle n’a pas passé son BSR, mais il n’y a que 2 kilomètre pour se rendre au lac. Ce serait bien fou si elles étaient arrêtées par la police. En effet elles sont arrivées sans encombre, et, sur le denier kilomètre Lola s’est accrochée derrière le scooter et elles ont fait sensations quand elles sont arrivées. Marine avait découvert qu’il n’y avait pas qu’elle trois mais cinq ou six  garçons et d’autres filles du collège, plus certains de leurs amis, ils sont une vingtaine et l’après-midi passe vite, trop vite. Marine a retrouvé son petit ami, mais jusqu’à présent ils se voyaient pendant les inter- cours et dans le bus, ils avaient déjà flirté, mais là c’est le pied comme dit Jules, il a sa Marine que pour lui. Entre deux baignades ils se sont allongés côte à côte et embrassés, serrés l’un contre l’autre en maillot de bain, ils ont trouvés que c’était délicieux d’avoir leurs corps collés. Jules a bien eu les mains baladeuses mais Marine a tellement aimé qu’elle l’a laissé faire. Elle se sentait sur un petit nuage. S’il n’y avait eu personne, elle est certaine qu’elle se serait donné à son amoureux. Mais une petite sonnette a retentie dans sa tête, il lui fallait regarder sa montre, il est déjà plus de 17 h si elle veut passer ses vacances en compagnie de Jules, il va falloir qu’elle s’arrache de ses bras. Cela est fort difficile car Jules a vraiment envie de passer à l’étape supérieure, mais Marine ne veut pas tout gâcher. Elle lui fait comprendre que si aujourd’hui elle rentre à l’heure elle pourra négocier avec son père d’autres sorties et elle est d’accord pour le retrouver le lundi suivant dès que son père sera au travail. Et même si il est très sage, il pourra venir chez elle et ils se baigneront dans sa piscine. A ses mots le regard de Jules brille, il est plus âgé que Marine,  mais cette nana lui plait, et puis il a  parié avec ses copains qu’il l’emballerait assez rapidement, et, que d’ici la semaine prochaine il lui aura pris sa virginité. Mais bien entendu il n’en n’a pas fait état devant Marine. Elle l’apprendra assez rapidement. Aussi la laisse-t-elle partir car lundi il passera à l’action, puis qui sait les évènements pourraient d’ici là jouer en sa faveur.

Quand Marine arrive à son scooter, elle remarque de suite qu’il y a un souci, la roue arrière a disparue. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Elle va avoir des problèmes avec son père. Certes il ne lui avait pas interdit de le prendre mais sans l’examen elle savait pertinemment que c’était interdit. Que faire ? Comment rentrer ? Retourner et demander à Jules de la ramener, non il lui faut  se dépêcher, en coupant par le bois elle gagnera bien un kilomètre et ce n’est pas le kilomètre restant qui va l’effrayer. Elle laisse son scooter fermé et enjambe le muret qui la sépare du champ et gravit rapidement la petite côte qui mène au bois de la Montée Noire, là elle parcourt environ trois cent mètres quand soudain elle entend derrière elle un bruit étrange. Elle a l’impression qu’il y a une bête, elle songe à un sanglier, mais elle n’a pas le temps de comprendre ce qui se passe qu’elle reçoit sur la tête un coup et elle s’effondre sur le sol.

 

A suivre

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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