polar

Lumières sur la lande (fin)

Gwen est emmenée dans une salle pour l’interroger sur sa mystérieuse disparition et son retour et ceci en quelques jours. Yann est lui aussi entendu en tant que témoin, ce qui fait dire à Gladys qu’avec Duncan ce sont les trois membres de la même famille qui sont liés au drame de ces derniers jours. Vraiment il doit y avoir un mystère. André est éconduit car il est parent avec  ces trois-là, son chef est inflexible il n’est pas question qu’il mène l’enquête. Mais André est têtu un peu moins que Gladys, mais il lui faut comprendre, aussi armé de son calepin où il a retracé tous les derniers événements il va réfléchir pendant que Gladys mènera l’interrogatoire de son père. Il espère que ce soir tout sera tiré au clair, ou tout au moins d’ici demain.

André est parti au Guilvinec voir s’il ne voyait pas ce beau voilier qui avait fait escale dans la crique des Anglais. Il aimerait voir son propriétaire et savoir qui il était, personne n’en n’avait parlé, tous ignoraient qui pouvait être le mystérieux capitaine.

Pour passer inaperçu et se noyer dans la foule qui se presse sur le port en cette belle journée de juillet il s’est mis en civile, nul n’a besoin de savoir qu’il est de la gendarmerie. Il erre sans but précis quand soudain il est attiré par une altercation entre deux individus, l’un d’entre eux lui semble familier quant à l’autre c’est un grand homme bronzé avec un pantalon blanc, torse nu et une casquette de capitaine. Il est assez jeune. De loin il lui semble reconnaître l’homme qui a embrassé Gwen. Il s’avance mais quand il reconnait un des hommes il se cache, il lui faut entendre la conversation. Tout en tendant l’oreille il ne comprend pas ce que fait son frère avec cet individu. Il a l’impression que cette journée va lui être néfaste, déjà les révélations de son père, puis maintenant son frère et l’amoureux de Gwen, décidément cette journée est à marquer d’une pierre.

D’où son jeune frère connaissait cet homme ? Était-il de mèche avec lui ? Quelles étaient leurs relations ? Bon se dit-il assez tergiversé il faut que je comprenne ce que ces deux font ensemble. Après tout j’ai bien le droit de me promener sur le ponton.

  • Tiens, Erwan, tu vas bien depuis toutes ses révélations ? Il ne lui répond pas, mais semble ennuyé de voir son frère ici.
  • Tu te promènes André ?
  • Comme tu le vois, oui ! Mais tout va bien pour toi ?
  • Oui ! Pourquoi ?
  • Il me semblait que Monsieur te cherchais des noises ?
  • Nous avons un différend ! Mais ne t’inquiètes pas ;
  • Moi, j’ai une question à poser à Monsieur, vous êtes l’amant de Gwen ?

Je ne suis pas son amant je suis son mari!

André est abasourdis, cet homme est le mari de Gwen, quelle cachotière ! Mais il faut dire qu’il ne lui avait même pas parlé depuis son retour et ce n’était pas à la gendarmerie que cela aurai pu se faire.

  • Que faisiez-vous sur la plage l’autre soir ?
  • Ah vous nous espionniez ?
  • Non mais je me trouvais là par hasard, alors que faisiez-vous ?
  • De la contrebande, et il éclate de rire, ce qui n’est pas du tout du goût d’André, quand à Erwan, il est goguenard.
  • Si tu es au courant Erwan arrête de te payer ma tête.
  • C’est bon Erwan je vais m’expliquer avec ton frère, mon cousin en quelques sortes. Ce que tu viens de me dire Erwan m’amuse au plus haut point.
    • Cousins comment ça je ne suis pas votre cousin.
    • Si c’est moi qui vous explique ce sera raccourci, je ne vais pas me répéter. Je suis le mari de Gwen, elle est la nièce de votre père, vous êtes mon cousin…C’est simple ?
      • Nous étions venus récupérer le trésor de guerre des maquisards !Evidemment expliqué ainsi cela semble simple, mais bon il faut que son cousin lui explique sa présence dans la crique, et là bien campé sur ses deux jambes il attend une explication, mais ce qu’il va apprendre va le désarçonner.
    •  Passé le choc de la révélation de cet homme, André se ressaisit et lui demande :
    • Qui vous en a donné l’ordre ?
    • Votre père, il l’a communiqué à Yann, il lui a indiqué l’emplacement et expliqué comment fonctionnait le mécanisme, mais quand il est arrivé sur la lande, vous y étiez, il a préféré vous assommer et vous emmener un peu plus loin, vous gêniez les opérations
    • Pourquoi en plus du coup de matraque vous m’avez drogué ?
    • Je n’y suis pour rien, c’est votre père, il a dit je me méfie d’André c’est un coriace.
    • Avez-vous récupéré le trésor ?
    • Non, l’or ne nous intéressait pas, ce sont certains papiers qui sont important pour votre père.
    • Il les a récupérés ?
    • Oui !
    • Et ?
    • Je n’en sais pas plus, j’ai juste remis les papiers à Yann qui les a remis à votre père.
    • Les avez-vous lus ?
    • Non, je ne me serais pas permis.
    • Était-ce des papiers en vrac ? des feuillets ?
    • C’était le journal intime de votre Grand-mère !
    • De ma grand-mère ? Mais qui ? C’est à ce moment qu’intervient Erwan
    • Pour un gendarme mon pauvre André tu n’as pas toute ta tête. Voyons notre grand-mère c’est Irma !

C’est à ce moment qu’un appel téléphonique lui donne l’ordre de rentrer immédiatement à la gendarmerie. Un peu décontenancé il en fait part à son frère et s’en va en courant. En effet l’enquête avance à grand pas. Quand André arrive à la gendarmerie, il trouve Gwen, Yann qui discutent tranquillement avec Gladys, donc ces cousins et amis d’enfance ne sont coupables de rien, sinon cela ferai longtemps qu’ils auraient été déférés au parquet. Quant à son père il ne le voit pas, il fait signe à Gladys, elle s’approche de lui :

  • André tu n’es pas en habit, dépêche-toi le Colonel t’attends.
  • Il me veut quoi ?
  • Tu poses trop de questions, dépêche-toi !
    • Dis-lui que j’étais au Guilvinec, en plus j’ai appris d’autres choses le soir où j’étais sur la lande.
    • Ah ! Une seule voix se fait entendre mais il y a trois cris ; mais André ne s’attarde pas à leur donner des explications. Il file se changer et revient rapidement vers le Colonel qui parle à bâtons rompus avec son père, qu’est-ce que c’est que cette mascarade ?
    • Ah vous voilà Capitaine, entrez ! Je vous laisse avec votre père, pour moi l’enquête est close.
    • Close ? Comment ça ? Où est le coupable ?
    • André ne rendez pas la tâche plus difficile à votre père. Ecoutez ce qu’il a à vous dire, après vous aviserez par vous-mêmes.
    • Bien mon Colonel
    • Alors à plus tard Capitaine.
    • Bon papa je t’écoute.
    • Ce que je vais te dire André est ni une confession, ni une manière de me dédouaner de ne pas avoir été avec vous toutes ces années. Mais il faut que je t’explique ce qui s’est passé au village ces temps-ci et j’aimerais que tu ne m’interrompes pas. J’en parlerais à tes frères plus tard, là c’est à l’officier que je m’adresse.
    • Je n’ai pas tué Irma si c’est ce que tu veux entendre, mais par un concours de circonstance je l’ai effrayé et elle a perdu l’équilibre et est tombée de la falaise.
    • En quoi l’as-tu effrayé ?
    • Enfin effrayée n’est pas vraiment le mot, elle n’était déjà plus avec nous, elle se promenait sur la lande avec une lampe à pétrole, certainement celle qu’elle s’était servie pour que les bateaux puissent accoster sur la plage des Anglais lorsque elle aidait au passage de juifs où d’aviateurs. Enfin ce n’est pas de cela que je veux te parler, enfin m’expliquer.
    • Alors pourquoi lui avoir faire peur ?

    Elle a cru voir mon père lorsque je suis arrivée à sa hauteur, elle m’a appelé Duncan, mais bon je portais le même prénom que mon père, alors je lui ai dit oui ; alors là elle s’est jetée sur moi en me disant ou est notre fils ? Qu’as-tu fais de lui, tu m’avais promis qu’une fois tout terminé tu reviendrais avec notre bébé. Et là j’ai tout compris, tout s’est éclairé, c’était moi son enfant, il fallait que je lui le dise. Je lui ai dit : «  Maman, je ne suis pas ton mari, je suis ton fils » Elle s’est accrochée à moi en criant, mon bébé, et à ce moment-là un rocher s’est détaché et je l’ai retenu par sa longue robe mais elle a disparu à mes yeux. En me penchant, j’ai vu qu’elle était sur un petit promontoire, sa lampe à pétrole était tombé,

    • je l’ai prise et réussie à l’allumer, puis comme la lune éclairait bien je suis descendu à sa hauteur, elle était toujours vivante, sa robe l’avait retenue, mais je n’ai pas su quoi faire, je n’avais pas de téléphone sur moi, appelé ? Personne ne m’aurait entendu, alors je l’ai saisis à bras le corps pour essayer de la remonter, mais ce n’était pas facile. Quand elle s’est aperçu que c’était difficile elle m’a dit : «  soutiens moi, avant de m’en aller à tout jamais j’ai un secret à te confier. Demain tu iras au rocher des « Korrigans » tu ouvriras le mécanisme de fermeture et tu prendras mon carnet bleu. L’or tu le donneras à mon petit-fils André il verra ce qu’il doit en faire. Dans le carnet bleu qui est mon journal intime je parle de toi, de ta venue, de ma joie à l’idée d’être maman, tu sauras tout de ma vie.
      • Mais papa tu ne l’as pas poussé ?
      • A quoi penses-tu André, je venais de retrouver ma mère je n’allais pas l’abandonner, j’ai passé la nuit accroché à la falaise, mais ses forces et les miennes s’amenuisaient, après je pense que tous les deux nous nous sommes endormis et lorsque j’ai ouvert les yeux, Irma, enfin maman n’était plus là.
      • J’ai crié, appelé, je ne la voyais pas, je ne pouvais pas me pencher sinon je serais tombé. Alors je n’ai réussis qu’à faire une seule chose s’est remonté et de là j’ai repris la voiture et j’ai téléphoné au mari de Gwen pour qu’il accède à la plage et pour que je puisse me rendre compte si ma mère était en bas ce que je redoutais. Mais au moment où nous étions face à la crique j’ai vu arriver ta voiture et j’ai décidé de me taire et de repartir mais rien ne s’est déroulé comme je l’aurais voulu.
      • Est-ce que tu penses que ta mère s’est suicidée ?
      • Je ne sais pas, mais il me semble que ses mots le disaient.
      • On ne le saura jamais. Mais papa c’était quoi cette mascarade dans le jardin de Gwen, qui était le soi-disant macchabé.
      • Personne tu as rêvé mon fils.

      Si vous allez à Kermillaget il est possible que l’on vous raconte l’histoire autrement, mais sur la lande les soirs de 14 juillet il y a toujours des lumières car les amoureux se retrouvent, et vers la crique il y a une stèle ou ces mots sont gravés: «  Ici l’amour a triomphé de la haine. »

       

      FIN

 

Lumières sur la lande (1/9)

13120751_682553895216894_1769035586_o

  • Je n’en sais rien, et croyez-moi, certes j’aurais dû vous avertir que je partais en famille mais je n’ai jamais fuis mes responsabilités.

Gladys est dubitative, ces mots sonnent vrais, mais il y a un mais son père qui n’a pas donné signe de vie depuis plus de vingt ans, sa prétendue agression, l’odeur de la pipe, le vieux loup de mer…Il y a trop de coïncidence dans cette affaire st surtout il y a deux meurtres voire trois, car cet homme dans le jardin de Gwen a pu seulement être ôté à leurs yeux, mais bien mort. Qui est derrière tout cela et pourquoi ? Et ces paquets mystérieux, à qui peuvent-ils appartenir ? A Irma, au père d’André ? A qui ? C’est à s’arracher les cheveux dans cette enquête. Gladys a tout noté sur un calepin, elle a résolu d’autres affaires, mais là, elle est seule, André son chef est  au cœur de tout ça, alors il va lui falloir plancher des heures durant, voire des nuits. Mais cela ne lui fait pas peur. Elle y arrivera où elle ne fera pas honneur à son père ancien gendarme qui suit de près tous ses exploits, mais qui ne lui a jamais fait de cadeaux.

Ce bout de terre sur laquelle il y a quelques mois elle est revenue, sa lande, ses ajoncs, sa vie, sa jeunesse tout remonte en elle et la traverse comme un mauvais présage, comme si les feux sur la lande qui selon l’histoire de leur village la ramène à ses ancêtres qui attiraient les bateaux sur la crique et pillaient leurs marchandises, tout cela lui remonte à la mémoire. Puis après l’histoire se continue pendant la dernière guerre, où là la crique où l’on a retrouvé Irma servait à l’embarquement des résistants vers l’Angleterre et le grand-père d’André, le bruit a toujours couru qu’il avait dénoncé, mais personne n’a réussis à le prouver. Il est six pieds sous terre. Il n’y a pas de similitude avec les faits qui se déroulent chez eux, mais du passé parfois on peut s’en servir et comprendre le présent.Dans son village il y a des haines, des non- dits. Il y a, mais Gladys perdue dans ss pensées sursautent en entendant le jeune aspirant crier:

  • Il y a une prise d’otages !

Aussitôt c’est le branlebas le combat, chacun s’affaire, puis le capitaine crie : « appelez le négociateur » Gladys s’exécute et appelle, maintenant il faut savoir qui est le preneur d’otages, où il est et surtout quelles sont ses revendications. Quand Gladys entend son nom, elle regarde André et se jette sur lui en proie à une rage terrible.

  • Tu nous prends pour des idiots ? C’est toi qui a tout manigancé, vraiment capitaine vous me décevez, je vous ai toujours admiré. Je me souvenais de vous en tant que jeune homme faisant partis de notre bande de copains et lorsque j’ai su que je serais sous vos ordres comme j’étais fière, aujourd’hui, j’ai honte de vous avoir accordez ma confiance.
  • Qui est le preneur d’otages, Gladys je suis toujours la même personne. Qui sont les otages ?
  • C’est votre père, enfin celui que vous nous avez désignés comme l’étant, et il a en otage, votre femme, vos filles et Gwen, cela vous va, vous êtes content ?
  • Oh ! Ma femme, mes filles ! Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Gladys remarque que sa détresse n’est pas feinte, il serait donc innocent, mais ce n’est pas le moment de s’appesantir dessus. Le capitaine emmène André dans une cellule et le laisse. Il tambourine et crie :

  • Emmenez-moi, je peux vous aider, ne me laissez pas seul, c’est ma petite famille. Capitaine je vous en prie, je peux vous aider.

Mais personne ne lui répond, une prise d’otages c’est si rare tout au moins ici à Kermillaget. C’est sur le port que se déroule le drame. C’est sur le bateau du père d’André, un vieux chalutier qui sort rarement. Que veut-t-il ? Il va falloir tout le doigté du négociateur pour que tout se dénoue dans le calme et au mieux pour les 4 otages. Quatre femmes ! En dehors de la famille d’André il y a Gwen, quel lien les unit ?  A leur arrivée ils établissent un périmètre de sécurité afin d’éloigner les badauds qui ont envahis le port. Puis, chacun connait son rôle. Gladys va commencer à interpeller les otages pour voir si elles peuvent répondre et selon ce qu’elles vont dire, le négociateur jugera du degré de stress ou de folie du preneur d’otages. On lui passe un portevoix et après s’être concerté avec le négociateur elle interpelle les otages d’une voix sûre.

  • Gwen ! Gaële ! Vous m’entendez ?

Personne ne répond à ce premier appel, un léger flottement puis, Gladys sans se démonter interpelle l’homme par son prénom :

  • Duncan, je sais que c’est vous, permettez que je vous appelle par votre prénom ? Que voulez-vous ? Quel est votre but ?
  • Je veux voir mes fils !
  • Votre plus jeune fils va arriver, l’aîné est en mer quand à André il est, Gladys a un moment d’hésitation ; il n’est pas là !
  • Ne me prenez pas pour un demeuré je sais que vous l’avez mis aux arrêts, je veux le voir.
  • C’est à ce moment-là que choisis le négociateur pour intervenir :
    • Duncan je me nomme Philippe dorénavant vous ne discuterez qu’avec moi.
    • Philippe, vous n’êtes même pas de chez nous, que connaissez-vous à nos drames et nos joies, rien ! Passez-moi Gladys, je sais que c’est elle, je l’ai reconnu.
    • Vous n’avez pas à me donner des ordres, c’est moi qui mènent les négociations, Gladys n’est pas formé pour le faire.
    • Alors faîtes ce que vous voulez je ne répondrais plus à aucune de vos questions. Mais vous aurez la mort de mes otages sur la conscience.
    • Cela fait plus d’une heure que les négociations sont au point mort, Duncan ne dit plus rien, ne répond à aucune question. Erwan est arrivé le petit frère d’André, Thomas a été prévenu mais rien n’y fait il réclame André et Gladys. Cette dernière ne peut s’imposer, le capitaine du Guilvinec a appelé le négociateur, elle n’a jamais mené de négociations, disons officielle mais elle s’en sent capable, est-ce qu’elle doit  le demander, l’exiger, car il leur faut sortir de cet impasse. Mais elle sait qu’une négociation peut durer, mais qu’il faut éviter de rester dans une impasse. Ce Philippe, songe-t-elle n’est pas vraiment à la hauteur. Ses collègues le trouvent mou et un peu à côté. Il vient d’arriver de Paris, en riant un de ces collègues lui dit on l’a punit…Mais l’heure n’est pas à l’humour, il faut qu’elle s’impose, qui ne risque rien n’a rien. Elle s’approche du fameux Philippe.
      • Monsieur !
      • Vous pensez que je fais durer le plaisir, mais ne m’apprenez pas mon job je le connais, j’ai déjà de nombreuses négociations à mon actif et elles se sont toutes terminées.
      • Dans le sang ; Gladys se mord les lèvres, elle n’a pas pu s’en empêcher. Elle voit le négociateur vacillé, puis brutalement il lui saisit le bras et la secoue en lui vociférant ces quelques mots.
      • Je ne vous demande pas vos états de service, dégagez, vous gênez la négociation.
      • Je ne pense pas Monsieur, au contraire cela fait une heure que nous stagnons, pensez aux fillettes, elles sont jeunes, je pense que je connais mieux le terrain que vous et aussi les personnes concernées. Certes je n’ai pas de diplômes, ni votre savoir-faire mais tout est dans la manière de se comporter, si Duncan veut m’écouter je me dois de me proposer, si mes chefs pensent que je suis opportune je subirais leur blâme mais au moins j’aurais essayé.

      A ce moment-là on entend pleurer une des fillettes, aussi n’écoutant que son courage, Gladys se saisit du porte-voix et se déclare officiellement comme la seule personne qui va permettre à Duncan de sortir de l’impasse dans laquelle il s’est mis. Mais ce dernier la conspue et ne veut parler qu’à son fils. Pendant ce temps des hommes du GIGN ont pris position, ils n’attendent qu’un ordre et ils donneront l’assaut, mais Gladys et les gendarmes originaires du coin savent que les marins pêcheurs sont fort têtus et il leur faut retrouver le dialogue. Le capitaine donne l’ordre d’aller quérir André et de l’amener ici.

      • Papa
      • Ah tu te souviens que je suis ton père
      • Papa cela fait 20 ans que tu as disparu tu l’expliqueras où tu étais plus tard, mais libère les filles, ce sont tes petites filles, tu les aimeras j’en suis certain.
      • Non, elle me protège, je connais les méthodes de la gendarmerie, donc je ne veux pas qu’ils puissent donner l’assaut, mais je veux bien libérer la petite elle me gêne, tu vas donc monter à bord avec ton amie Gladys, tu récupéreras ta fille et en échange je prendrais la « bleue ».
      • Papa, Gladys est gendarme tu ne peux pas la prendre en otage.
      • Comme tu veux mon fils, je ne te rends pas ta pleurnicheuse.
      • Ta petite fille, mais tu ne sais même pas son âge.
      • Ce n’est pas parce que je ne vivais pas auprès de toi que j’ignorais ce que vous étiez devenu. Je sais qui est ta femme et l’âge de tes deux filles, je connais tes drames, la perte de ton petit garçon, je connais tout de votre vie, alors tes leçons de moral tu vois où tu peux te les mettre.
      • Papa reste correct, que veux-tu exactement ?
      • Tu viens chercher ta fille où je vais m’échouer sur un écueil, tu choisis quoi ?
      • N’aggrave pas ton cas, Papa !
      • Mon fils j’étais mort pour toi alors mourir au large des Glénans ne me dérangent pas, par contre tu peux dire adieu à ta petite vie tranquille.
      • Mais qu’ai-je fait papa pour que tu puisses m’en vouloir autant ?
      • Tu le sauras assez vite et là tu comprendras tout.

      Pendant ce temps Gladys se concerte avec ses chefs, et accepte de servir d’otages pour permettre que cette situation ne vire pas au drame. André à l’air sincère et il est complètement bouleversé par la tournure que prenne les évènements.

      • André, venez je suis d’accord, je vais monter à bord, et nous essayerons d’emmener votre fille aînée.
      • Vous savez Gladys j’ai des doutes, mon père m’en veut mais je ne vois pas de quoi ?
      • Possible qu’il y ait une sombre histoire qui remonte du temps de votre grand-père, j’ai pas mal réfléchis et je pense que tout prend sa source dans ces temps troublés.
      • Mais en quoi Gaële et Gwen y sont-elles mêlées ?
      • Gwen je ne sais pas mais Gaële, je pense avoir compris.
      • Ah pouvez-vous m’en dire davantage ?
      • Plus tard, Capitaine, plus tard, allons rejoindre votre père nous en apprendrons plus, enfin je l’espère.

      C’est à ce moment-là qu’apparait sur le pont, le père d’André tenant en respect sa belle-fille avec une arme pointée dans son dos, elle a dans ses bras la dernière de ses filles et elle titube. Rapidement André prend sa fille et pousse Gladys pour qu’elle puisse empêcher son père de le prendre pour cible. Mais rien ne se passe son père attrape Gaële par le bras et pousse sans ménagement Gladys dans les escaliers, cette dernière bascule et se cogne la tête. Tous disparaissent dans les escaliers et un grand silence s’abat sur le port.

    • Duncan se penche sur Gladys et la secoue mais elle n’ouvre pas les yeux, elle semble morte, Duncan ne s’apitoie nullement sur son sort et attache Gaële au côté de Gwen, quand à Gladys il ne s’en occupe nullement ce qui fait dire à sa belle-fille ces quelques mots :
      • Père,
      • Ne prononcez pas ces mots, vous n’êtes rien, vous m’entendez rien.

 

A suivre…..

Lumières sur la lande (1/8)

 

 

fort

 

Il précède Gladys et la laisse avec son capitaine qui attend à la porte. Il se rend auprès du médecin pour avoir son avis puis s’en va sans le rencontrer. Il va secouer ses hommes, il devrait déjà avoir trouvé des explications à tout cet embrouillaminis songe-t-il !

A la gendarmerie son équipe n’a pas chômée mais hélas il n’y a rien qui puisse les aiguiller vers tel ou tel piste, par contre André est là dans son bureau, il n’en mène pas large. Sa femme est aussi en garde à vue, il leur faut des explications, il en va de leur survie, si rien ne se passe, la gendarmerie de Kermilliget  fermera, ainsi en a décidé le Colonel. Aussi chacun s’active du mieux qu’il peut pour pouvoir conserver leur petite gendarmerie. Ils sont aidés en cela par une escouade de fins limiers, mais chez eux ils ont de bons officiers qui ont déjà résolus de nombreuses affaires. Et Gladys s’est surpassée ces derniers temps, les gars vont pouvoir compter sur elle. Elle n’est pas gradée mais elle n’a pas son pareil pour faire avouer les suspects, même si pour l’instant personne ne s’est trouvé devant pareille affaire. Mais il faut bien commencer un jour. Et ce jour aux dires du Colonel est enfin arrivé.

Le Colonel attend le retour de Gladys pour commencer l’interrogatoire d’André, mais auparavant il va aller cuisiner sa femme, dans des cas semblables les femmes lâchent souvent le morceau les premières.

  • Alors Madame Le François qu’avez-vous à nous dire sur votre fuite ?
  • Notre fuite ? Je ne comprends pas, nous nous rendions dans notre maison de famille, puis ne m’appelez pas Le François, je suis Madame Kerouan !
  • Comment ça ? Vous n’êtes pas marié, pourtant vos papiers que j’ai devant les yeux me prouvent le contraire.
  • Nous nous faisons appeler Kerouan, mon mari ne veut plus rien avoir avec son frère.
  • Mais Madame Le François on ne change pas de nom lorsque cela nous chante, mais laissons cela pour l’instant ? Je vous redemande pour quelles raisons vous êtes allés récupérer vos filles chez la nounou et vous êtes partis aussi vite alors qu’André n’est sortis de l’hôpital qu’il y a quelques heures…
  • Mais nous avons décidés de partir, André a besoin de se changer les idées.
  • Pour quelles raisons ? Ne me jouez pas la comédie, vos actes et vos paroles vous seront reprochés si ils s’avèrent que votre mari a enfreint la loi et à faillis à sa mission de gendarmes.

A ces mots Madame Le François pali et ne dit plus un mot jusqu’à l’arrivée de Gladys dans le bureau, mais elle a des renseignements a communiquer et elle ne peut le faire devant la femme d’André, surtout que depuis ce matin à l’hôpital, elle n’est plus en bon termes avec cette dernière.

  • Mon Colonel j’ai le début de la phrase, Soazic ne dit pas Lio, mais clio, ensuite elle m’a ajouté clio blanche c’est un oeuf cassé…Là je n’ai pas réussis à lui faire changer d’avis…Je vais me pencher sur cette drôle de phrases.
  • Un œuf cassé ou un neuf cassé, possible que ce soit sur la plaque minéralogique, que le chiffre neuf ne se voit pas en entier. Allez, nous allons d’abord interroger André, accompagnez-moi, puis selon comme cela va se passer je vous laisserai seule en sa compagnie, possible qu’il parle mieux.
  • Espérons car ce matin il m’a insulté lorsque je suis passée, je ne l’ai jamais vu dans cet état.
  • Insultée ? De quelles manières ? Expliquez-moi ça ?

Et pendant que Gladys lui raconte les évènements qui se sont passés lors de sa visite auprès d’André, l’aspirant gendarme appelle pour signaler qu’une voiture rouge orange a été retrouvée à moitié calcinée dans une ruelle derrière la capitainerie du Guilvinec. Si Gladys n’a pas vu la marque de la voiture elle est formelle elle était rouge. Mais les témoins l’ont vu, et la marque reste à définir mais il semblerait que ce soit une Aston Martin orange. Quant à l’immatriculation et bien les plaques ont été enlevées. La voiture va être remorquée vers la gendarmerie et l’équipe d’investigations va s’en occuper, celui qui osera passer au travers des mailles sera bien malin, mais tous pensent qu’ils trouveront rapidement, des voitures de cet envergure il ne doit pas y en avoir beaucoup dans le coin.

  • Gladys je vous laisse en compagnie d’André, dans nos locaux il ne va pas faire de zèle. Soyez fort attentive à la discussion, dîtes-lui qu’il n’est pas en garde à vue, tout au moins pour l’instant. Je vais renvoyer sa femme chez eux, mais je vais mettre un de mes hommes en faction devant leur domicile, je ne veux pas qu’elle s’échappe. Nous allons éclaircir cet évènement malheureux.

Avant d’entrer dans le bureau du capitaine, Gladys trouve bizarre ce volteface du Colonel du Guilvinec ; elle ne le connait pas bien et ne le comprends pas du tout. Si André est coupable il serait préférable qu’elle soit accompagné de son capitaine, mais lui est resté auprès de la mère de ses amis. Au cas où elle est un éclair de lucidité, mais elle en doute. Quand elle déboule dans la pièce, André est prostré, elle ne connait pas la raison pour laquelle elle lui lance cette phrase, alors la clio blanche c’est un œuf cassé, tu savais à qui elle appartenait. André devient tour à tour blanc, rouge et ne sait quelle contenance prendre.

  • Vous avez retrouvé ma clio ?
  • Ta clio ! Ah mais que je suis bête, attends je reviens !

Et toute la gendarmerie entends Gladys claironné, je sais ce que veut dire la phrase c’est un œuf cassé, je sais à qui appartient la clio….

  • A qui ?
  • A André, enfin elle lui appartenait, il l’a vendue il y a quelques mois
  • A qui ?
  • A un pêcheur du Guilvinec, un vieux loup de mer qui sentait le tabac
  • Quel tabac ?
  • L’odeur sentis par André quand il s’est fait soit disant assommer sur la lande, de l’astra, oh je ne connais pas…
  • De l’Amsterdamer !
  • Oui c’est cela….

Mais le Colonel veut comprendre la phrase : «  c’est un œuf ou neuf cassé »

  • Il y a un chiffre 9 sur la plaque ?
  • Non seulement un neuf mais un 7 et un 1 d’où 7 1 9 (c’est un neuf) et les lettres à la fin sont KC. Soazic ne se moquait pas de nous,  elle avait compris à qui appartenait la voiture.
  • Ce pêcheur vous l’avez vu ?
  • Oui
  • Et ? Il ne vous rappelle personne ?
  • Maintenant que vous me le dîtes mon Colonel cela pourrait bien être le père d’André, à l’époque je lui avais trouvé un air de ressemblance, mais avec une barbe c’est difficile, plus les années. Puis il ne me regardait pas tant que ça et d’autres parts on ne menait pas d’enquête à ce moment-là, ou tout au moins celle-ci.
  • Et bien allons interroger votre capitaine !

Le Colonel fait à nouveau un retour en arrière et décide de participer à l’interrogatoire d’André. Celui-ci a compris que ces jours au sein de la gendarmerie dépendrait de ce qu’il savait et de ce qu’il allait pouvoir leur dire. La tête dans les mains il patiente, mais il n’en mène pas large, il n’a pas vu sa femme et ignore ce qu’elle a dit.

Il en est à ce stade-là quand la porte est à nouveau poussé et il relève la tête et fait face à ses chefs et à son amie Gladys, il va tout leur dire. C’est à Gladys que revient l’honneur de l’interroger, elle lui dit que c’est informel et selon ses réponses, c’est au Colonel que reviendra la décision finale. Il acquiesce et approuve, et ajoute :

  • Je n’ai pas faillis à mon devoir et je n’allais pas prévenir qui que ce soit. J’ai bien reçu un coup à la tête mais après avoir repris mes esprits, il m’a fallu du temps pour comprendre que je devais tout cela à mon père.
  • Donc vous saviez que votre père était vivant !
  • Je ne l’ai compris qu’après avoir entendu le bruit familier de grincement de la Clio blanche que j’avais entraperçu le jour où on m’a kidnappé. Car ce type comme tu l’avais fait judicieusement remarqué Gladys avait des allures de mon père. Mais je n’avais pas donné suite, j’ai juste assemblé les morceaux du puzzle.Passé le choc, il a fallu que je demande à ma femme de se rendre sur le port et de vérifier si le bateau de pêche du « vieux loup de mer» était rentré et devant sa réponse positive nous avons décidé, elle et moi de partir se balader avec notre bateau comme de simples touristes, la suite vous la savez.
  • Vous baladez pour aller où, si le bateau de votre acheteur était à quai.
  • Pour le suivre et savoir où il habitait, mais mon arrestation a tout fait capoter, nous voici revenu à la case départ.
  • Connais-tu un endroit où ton père aurait pu se cacher toutes ces années.
  • Au’ « Glénan»
  • Il y a une école de voile et des touristes qui y vont
  • Tu oublies le « Fort » de notre enfance
  • Quoi il se cachait dans notre cabane, mais là-bas c’est truffé d’écueils ! Il faut être un bon marin comme toi du reste, mais c’est vrai que j’ai toujours entendu dire que ton père était le meilleur. Mais as-tu vu ton père ? Et sais-tu qu’il a caché Yann.
  • Caché Yann ? Non je l’ignorais. Alors il a dérivé comme mon père 20 ans auparavant et il s’est retrouvé sur la même plage. Pourquoi mon père l’aurait séquestré ?
  • Et bien tu vas nous le dire ?

A suivre…..

Lumières sur la lande (1/7)

 

bateau peche

 

Lorsque la gendarmerie est avisée que Gladys a eu un accident, chacun y va de sa réflexion c’est la loi des séries, mais un seul semble perplexe le Colonel car quelques heures plus tard, André ne lui a absolument rien dit concernant la visite de sa jeune gendarme. Il lui faut en avoir le cœur net, il va se rendre personnellement au domicile de son jeune capitaine pour à la fois prendre de ses nouvelles et aussi pour savoir ce que Gladys a eu le temps de lui dire. Ensuite il avisera, ces affaires prennent des tournures étranges, il va falloir qu’il se renseigne pour connaitre les précédentes affaires.

Accompagné d’un officier ils se rendent tous deux au domicile d’André, mais hélas ils trouvent porte close, les voisins interrogés leur signalent un fait étrange. André sa femme et leurs deux enfants sont montés dans un taxi il y a plus de deux heures. Un appel téléphonique aux taxis du Guilvinec et rapidement ils connaissent la destination de la famille. André a certes du repos mais il n’a jamais été question qu’il quitte son domicile. ils leur faut faire diligence pour les récupérer au port du Guilvinec où le bateau des Kérouans est au mouillage. Le colonel sent qu’il y a anguilles sous roche, André devait savoir que son père était vivant, il se dirigerait sur une des îles qu’il en mettrait sa main à couper. Il rappelle ses hommes et demandent à la brigade Maritime de les suivre à distance et discrètement et de n’intervenir qu’à sa demande. Puis il se rend au chevet de Gladys pour prendre de ses nouvelles et faire ouvrir une nouvelle enquête qui doit avoir des ramifications avec la précédente.

Quand il arrive à l’hôpital il apprend que le sort de la jeune Gladys est moins méchant que lors du tout premier bilan, aussi est-il fort heureux de la trouver allongée et très pale mais sans trop de bobos. Le médecin lui ayant confirmé qu’il y avait plus de peur que de mal il pensait pouvoir l’interroger mais une jeune infirmière l’en dissuade. Il a beau invoqué son grade, elle reste inflexible. Personne pendant les premières 24 h le Colonel exige de voir le médecin et il peut finalement se rendre à son chevet et son enquête va prendre une tournure des plus complexes. Jamais il n’aurait pu imaginer 48 h auparavant que l’un de ses hommes aient volontairement cachés et ce depuis des années des faits aussi graves. Car une fois que Gladys eut appris de son supérieur qu’André avait mis les voiles, elle vida son sac et se libéra du poids qui l’oppressait:

  • La famille d’André n’est pas originaire d’ici son grand-père est venu s’y établir après la seconde guerre mondiale. Ce sont des Normands, ils étaient de Caen, mais André quand il parle de cette période il est assez évasif. Son grand-père a tout de suite eu l’impression d’être chez lui, rapidement il a eu un bateau, et il a fait ce que le père d’André a toujours fait ainsi que son frère depuis la disparition ou plutôt la pseudo disparition de leur père. Ils sont devenus marins pécheurs. Son grand-père est mort de chagrin lorsque le corps de son fils ou prétendu tel a été retrouvé après des semaines sans savoir ce qu’il était devenu. A l’enterrement il s’est effondré et il a succombé à une crise cardiaque. Leur grand-mère était morte quelques semaines plus tôt. Normalement les deux frères auraient dû se rapprocher mais aux dires d’André, la disparition successive de leurs grands-parents et la mort de leur père les avaient au contraire éloignés. André et son frère ont été pris en charge par la grand-mère de Gwen qui était la meilleure amie de leur propre grand-mère. Les deux femmes étaient-elles liées par un secret, c’est bien possible, car tout ce qui tourne autour d’elles est une véritable tragédie.
  • Nous n’en savons rien Gladys, en l’état de l’enquête ce ne sont que des suppositions, nous allons nous atteler à une grande enquête. A-t-elle des ramifications avec les temps troubles d’après-guerre, je consulterais les registres de la gendarmerie pour voir s’il n’y avait rien autour du grand-père Le François. Du reste ce nom n’est pas breton….
  •  Laissons cela et passons aux meurtres d’il y a plus de 20 ans désormais. Il y a d’abord eu la mère d’André, je vous ai dit qu’elle était morte avant son époux, et bien c’est André qui l’a découverte, elle s’était ou on l’a pendue à la poutre de leur grange. C’est le grand-père qui n’a jamais voulu porter plainte, André se souvient seulement de la mise en garde de son père et de son grand-père de ne jamais dire ce qu’il avait vu. Mais un soir il y a une dizaine d’années il s’est querellé avec Yann à ce sujet, ce dernier lui affirmant que l’on avait fait taire sa grand-mère. Je me souviens de ce soir-là ils en étaient venus aux mains tous les deux. Et, c’est la raison pour laquelle André s’était délié de son secret en me parlant de meurtres ou de suicide il n’en savait pas grand choses mais apparemment il avait des doutes quant à la réelle cause de  sa mort. Puis il y a eu la mystérieuse disparition du père de Yann et Gwen, quelques jours après l’enterrement du père d’André.
  • Que faisait leur père à vos amis, car ils le sont bien?
  • En tous les cas à l’époque ils étaient mes amis, maintenant j’ai des doutes. C’était un peintre, un tantinet marginal, mais il aimait beaucoup ses enfants et aussi sa femme.
  • Le temps effacera les plaies, mais il nous faut tout comprendre. Donc il y a 20 ans selon les dires d’André et certainement des plus anciens des villageois, la Grand-mère Le François,  serait morte assassinée et le mari d’Irma aurait disparu.
  • Exactement chef!
  • Étrange, vraiment étrange… Et maintenant le père d’André serai vivant, alors que tout le monde l’avait crû mort en mer, il a séquestré le jeune Yann qui aurai réussis à s’évader. Puis nous avons la mort d’Irma mêlée de loin ou de prêt aux morts d’il y a 20 ans. André a fui, mais pourquoi il n’est pas responsable de ce fiasco. A moins que…
  • Qu’il soit au courant de tout….
  • Je ne vois que ça Gladys…Il sait quelques choses au sujet de sa grand-mère, d’Irma et de Yann et surtout il a paniqué en découvrant que nous étions au courant pour la fausse disparition de son père. Par contre l’a-t-il appris récemment ou le seulement depuis la disparition de Yann. As-t-il aidé à son enlèvement, as-t-il mis des indices sur la plage, il était bien placé en étant au sein de la gendarmerie. Tout cela est encore bien embrouillé, nous découvrirons la vérité, mais il nous faut enquêter officieusement sur les événements d’il y a 20 ans, car il n’y a personne qui nous a demandé de  rouvrir l’enquête, je vais aller voir Thomas, le jeune frère d’André pour lui demander de nous aider et savoir si ….

Mais à ce moment-là, le téléphone du Colonel sonne, il sort de la chambre et se dirige dans le couloir, Gladys entend de drôles de propos. Elle ne sait quoi penser.

  • Oui Capitaine que me dîtes-vous?
  • « Lio c’est un œuf cassé » ! Mais ce que dit cette femme est incompréhensible, attendez je vais en informer Gladys, peut-être qu’elle pourra nous donner une explication. Un instant.

Alors en revenant dans la chambre, le Colonel informe Gladys que la fille d’Irma, la mère de Gwen et Yann tient des propos incohérents, voici ce qu’elle dit à longueur de jours, en pleurant, elle veut nous dire quelques choses mais ce n’est pas compréhensible, quand vous irez mieux je vous demanderais d’aller la voir.

  • Mais mon Colonel nous discutons, mais je peux partir, le médecin a signé le papier de sortie. Où se trouve-t-elle?
  • Dans cet hôpital, venez je vous conduis jusqu’à elle, mais je vous laisserais avec le capitaine et vous viendrez me dire ce que vous comprenez. Avec le coup qu’elle a reçu sur la tête, je pense qu’elle a perdu la tête. Cela ne veut rien dire «  Lio c’est un œuf cassé » !

 

A suivre…

 

Lumière sur la lande (1/5)

GBPIX_photo_198987

Malgré que je sois en vacance je fais plaisir à Clara qui était un peu perdue la dernière fois pour suivre… Je vous met la suite… Bonne lecture…..

 

Gladys, une fois Yann remis à ses chefs, s’était rendue sur la lande, mais hélas le secteur avait été piétiné à la fois par les enqueteurs et à la fois par les curieux, la scène qui n’était pas considérée comme une enquête de crime n’était plus exploitable. Elle avait eu beau fureté de ci de là, rien n’avait retenu son attention et en désespoir de cause elle était rentré chez elle. Après avoir mangé des restes de la veille elle s’était mise devant son téléviseur et avait pensé à tout ce qui s’était passé ces derniers temps, mais la fatigue avait été la plus forte, elle s’était endormie comme une masse et réveillée en sursaut en pleine nuit. Assise sur le canapé, elle reprend ses esprits en se demandant ce qui a pu se passer pour qu’elle soit aussi fébrile et mal à l’aise,

Elle se remémore la scène qu’elle croyait être vraie, elle a dû faire un cauchemar, car c’est à la fois bien réelle et faux. Mais c’est une angoisse sourde et un mal de tête terrible qui lui martèle le crâne. Elle se voyait courant sur la lande car pourchassé par un homme accompagné d’un chien. Elle n’avait pas reconnu qui était venu la hanter au plus profond de son sommeil. Habituellement c’est elle qui prend en chasse les méchants mais là c’était elle, la proie. On lui voulait du mal, mais se dit-elle ce n’était qu’un mauvais rêve. Mais ce sont ceux là qui ont du mal à s’évacuer de nos têtes. Perdue dans ses pensées elle n’entend pas un bruit imperceptible qui enfle peu à peu dans le petit village qui commence à s’éveiller. Petit à petit Gladys prends conscience du bruit, des cris de ci de là. Vraiment chez elle il se passe quelques choses.Il n’est que 5 h du matin qui se permet ce tapage?

Elle s’habille rapidement, prends son arme de service et négligeant l’ascenceur se précipite dans les escaliers, là elle croise ses subalternes et ses chefs, tous se taisent et vont à l’extérieur voir ce qui peut bien mettre le village à feu et à sang.

A l’entrée de la caserne se trouve un petit groupe de personnes, au centre une femme vocifère et incite les gens à crier. C’est Gwen, Gladys la reconnait à sa longue chevelure rousse. Tiens donc elle ne se cache plus, elle a dû avoir vent de l’arrestation de son frère, arrestation étant un bien grand mot. On avait des qustions à lui poser, à cette heure il devait être retourner chez lui. Mais rapidement Gladys apprend de son chef que Yann est toujours dans leurs locaux, il va être transféré ce matin au Guilvinec, c’est certainement la raison de cet attroupement. Il va falloir les faire circuler, il semble tous autant qu’ils sont assez en colère et remonté contre les gendarmes, voilà une partie de plaisir qui s’annonce… Elle sent que son chef va l’appeler pour faire évacuer l’entrée. Evidemment avec André elle est la seule qui connait tous ceux qui se sont aglutinés à la porte. Mais André ne va pas être d’un grand soutien, en ce moment il se remet tout doucement à l’hôpital.

Entre fermeté et conciliabule, elle réussit à les éloigner de la porte d’entrée, mais Gwen refuse d’optempérer et il va falloir lui permettre de voir son frère avant son départ pour qu’elle accepte de s’éloigner. Puis Gladys va aller discuter calmement avec la soeur de Yann:

  • Gwen explique moi la raison de ta colère, fais le librement je ne t’en tiendrais pas rigueur et tu ne seras pas inquiété.
  • Tu sais Gladys j’ai à peine retrouvé mon frère, qu’à nouveau on me l’enlève. Déjà que notre grand-mère n’est plu de ce monde, Maman a perdue à moitié la tête, et maintenant c’est le tour de mon frère à partir loin de moi.

Gwen sanglote et se tord les mains en serrant fort les poignets, elle risque d’exploser à tout moment. Aussi Gladys prends l’initiative de l’emmener dans le bureau d’André pour discuter calmement. Ses chefs lui font entièrement confiance et elle a une possibilité bien mince, certes mais qui sait de comprendre ce qu’il est advenu à Yann. Cette mascarade de noyade. Enfin avant de parler de mascarade il lui faut discuter avec la soeur de son amour. Et pour la mettre à l’aise, elle lui remémore comme Yann et elle s’aimaient, Gwen opine de la tête, elle n’a rien oublié. Gladys sent qu’elle a gagné sa confiance, elles vont pouvoir parler calmement.

  • Je t’écoute, dis-moi tout ce que tu sais, tu vois je ne prends pas de notes, tu n’es ni accusée, ni coupable, nous parlons comme les deux amies que nous étions.
  • Tu sais mon frère jusqu’à ce que je le retrouve était vraiment mort, j’étais persuadé qu’il avait été entrainé par cette lame de fond et bien que son corps n’est jamais été retrouvé, grand-mère, maman et moi nous pensions que l’océan nous avait tué l’un des nôtres une nouvelle fois. Puis, il y a de cela deux mois, grand-mère m’a appelé et m’a dit avoir peur. Toutes les nuits elle entendait du bruit dans son grenier, il lui semblait qu’elle était suivie, et chose encore plus bizarre, elle avait l’impression que quelqu’un se servait dans son placard à victuailles. Aussi, c’est la raison pour laquelle je suis revenue.
  • Mais pourquoi ta grand-mère ne nous as pas averti?
  • Elle l’a fait, elle l’a dit à André;
  • André, je travaille avec lui, ne m’a jamais informé avoir été avertie de faits étranges se passant sur la lande. Bizarre, j’irai lui demander la raison. Alors tu as découvert ton frère se cachant dans le grenier?
  • Non, juste la semaine où je suis arrivée, grand-mère n’a plus rien vu de bizarre, voire d’étrange, elle a pensé qu’ André avait trouvé le coupable et que désormais elle ne serai plus ennuyé. Puis, le jour où nous sommes allés sur la tombe de Yann, nous avons trouvé des ajoncs qui avaient été déposés sur sa tombe, cela nous a semblé étrange, car jusqu’à présent personne à part Grand-mère venait déposer des fleurs. Or les ajoncs sont les fleurs préférées de Yann aussi grand-mère et moi nous avons ressentis comme une joie intérieure, comme si il nous faisait un signe. Puis en y réfléchissant nous avoins liés les faits étranges survenus la semaine précédente à ces fleurs et à partir de ce moment-là j’ai décidé de rester dans la maison de grand-mère et si pendant deux soirs rien ne s’est passé, la veille de la fête Nationale, à mon tour j’ai entendu un bruit imperceptible la nuit dans la maison. Je me suis levée et retrouvée face à un inconnu qui bien vite m’a interpellé en me disant:

  • N’ai pas peur grande soeur c’est moi Yann »
  • Passé le premier moment de stupeur, nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre et nous avons pleuré fort longtemps.
  • Que t’as-t-il appris?
  • Il avait bien été emporté par une vague, mais comme à l’époque il apprenenait à surfer, c’était sa passion, il avait pris un gilet de sauvetage. Une fois sa planche cassée, il s’était retrouvé un peu grogguy, s’était laissé dérivé et, enfin épuisé avait atterris sur une plage. Après il ne se souvient pas de ce qui s’est passé. Il s’est retrouvé chez celui qui s’est occupé de lui.
  • Comment ça? Pourquoi n’est-il pas revenu?
  • Il était amnésique!
  • Mais bien sure ça l’arrange de te dire ça.
  • Je le crois, il n’a aucun intérêt à me mentir.
  • Mais qui était l’homme chez qui il se trouvait?
  • Je ne sais pas si je vais te le dire
  • Pourquoi?
  • Parce que c’est le père d’André….

A suivre…

Lumières sur la lande 1/4

La stupeur de leur chef  est moindre que la colère qui s’empare de lui à la vue de l’emplacement vide là où se trouvait un soi-disant cadavre.

  • Bande d’incapables, qui m’a donné ces subalternes aussi idiots, vous voyez il n’y a aucune trace de sang, aucun cadavre, rien, juste l’herbe semble avoir été piétinée, mais nous sommes nombreux à avoir traîné nos pieds dans ce jardin. Bande d’idiots déguerpissez!

Les gendarmes montent rapidement dans leurs véhicules sans un mot, ils connaissent le courroux de leur chef, mais ils savent que beaucoup plus tard il relativisera ce moment surprenant, car en voitures les langues vont bon train :

  • Es-tu certaine Gladys d’avoir vu la tête fracassée du pseudo mort.
  • Maintenant je ne sais plus très bien.
  • Quoi?
  • Je ne sais pas.
  • Et bien ma belle tu as intérêt à t’en souvenir.
  • Oh mais attendez les mecs je n’étais pas seule, le stagiaire m’accompagnait.
  • Tu crois que notre chef fera cas du stagiaire, c’est toi qui fait tes armes, il te faudra être certaine de ce que tu as vu.
  • Et bien au risque de passer pour une folle j’en suis certaine, le type avait le visage écrasée, ou…
  • Où quoi?

Crient d’une seule voix ces trois collègues!

  • Où alors il était grimé, maintenant que j’y pense l ‘élève gendarme m’a fait une réflexion.
  • Laquelle
  • Il lui trouvait une tête de comédiens
  • Comment ça?
  • Il a ajouté vu que tu dis qu’il est mort je veux bien  te croire mais on dirait qu’il a une couche de peinture rouge sur le visage.

Un grand éclat de rire se fait entendre dans la voiture; mais Gladys le prend très mal, car il faut bien qu’elle l’admette ce devait être la bonne raison, le gamin a fait du théâtre et il avait l’air d’en connaitre un rayon. Mais jamais au grand jamais elle n’a pu penser que ce type était bien vivant au sol. Et pourquoi avoir monté ce subterfuge? Comment pouvait-il savoir qu’il se laisseraient prendre dans ce piège grossier, car il faut bien se l’avouer la supercherie aurai pu ne pas fonctionner, si elle avait eu la présence d’esprit de vérifier son pouls. Mais vu la tête qu’il avait et ce, dans le noir elle n’avait pas osé le toucher.

Tous se murent dans un mutisme et regagne leurs chambres, Gladys devra affronter le chef et eux aussi car ils ont des grades plus élevées et c’était à eux de vérifier si l’homme était bien mort. Mais leur chef les avait rapidement appelé et du coup comme le mort ne pouvait se sauver on avait laissé les jeunes recrues dehors.

Dès 5 h du matin le Colonel et le préfet sont arrivés à Kermilliget, ils attendent la brigade, les voilà au grand complet, sauf l’adjudant André qui se remet doucement de son coma est absent. Le Major interroge le jeune élève gendarme qui répète ce qu’il a dit à Gladys tout en évitant de trop se moquer de cette dernière, personne ne sait si le mort n’a pas été emporté par des complices cachés assez prêt qui auraient pu tromper les deux jeunes gens. Surtout qu’un des gendarmes dit qu’il était certain que l’homme était bien mort ce qui ajoute une énigme de plus à ces faits étranges qui mettent en émoi non seulement un village mais toute la Bretagne qui reparle de ce qui s’était passé dans ce village il y a une vingtaine d’années. Mais du Préfet au major sans oublier le Colonel, et à part quelques gendarmes ils ne sont pas nés sur cette lande et ces histoires voire légendes les laissent de marbre.

A ce stade de l’enquête qui est vraiment nébuleuse Gladys pense qu’elle doit expliquer à ses collègues ce qui s’est passé il y a 20 ans, mais auparavant elle va se rendre au chevet de son ami André pour connaitre ce qu’il en pense et pour avoir son soutien. Quand elle sort de l’hôpital elle n’est pas plus avancée, André lui a interdit de parler des meurtres non élucidées d’il y a  20 ans, dire qu’ à cet  époque la famille d’André y était déjà mêlée,tous les deux ont l’impression que l’histoire se réécrit. Par contre son ami Yann serai au cœur de cette affaire si le coup et les drogues qui ont blessés André ne le font pas radoter, Yann son amour serai de retour. André l’a vu , il en est certain. Donc il n’aurai jamais été emporter par une vague comme on leur l’aurait fait croire. Mais qui donc a jeté le discrédit sur cette famille et l’a plongée dans un drame, qui, aujourd’hui a des conséquences désastreuses sur ceux qui sont encore vivant. Gladys aimerait bien découvrir ce qui se trame, mais elle n’est pas encore aux postes d’avant garde, elle sort tout juste de son école et a eu la chance de pouvoir revenir sur sa terre grâce à sa belle promotion. André lui a donné carte blanche en ce qui concerne l’enquête. Elle va se rendre à la pierre des « Korrigans » et voir si elle ne trouve pas des indices  qui auraient pu passer inaperçus. Surtout qu’André lui a donné exactement la position où il se trouvait lorsqu’il a à la fois entendu la voiture et, aussi reçu le coup. Il lui a aussi parlé de l’odeur de la pipe et tous les deux connaissent une personne qui fume ce genre de tabac, mais alors si c’est lui, pourquoi serait-il de retour dans leur village et surtout où logerait-il?

Gladys est fort absorbé par ce qu’elle vient d’apprendre qu’elle ne voit pas le buraliste la suivre des yeux et faire des signes à un individu qui lorsqu’il la voit prends ses jambes à son cou comme si il avait à se reprocher tous les crimes du village. Mais cette course effrénée a alertée  Gladys et un de ses collègues et,  prennent  en chasse le fuyard. Ils sont  rapidement à son niveau et ils l’appellent par son prénom

  • Yann!

Ce dernier dans un premier temps ne se retourne pas, au contraire il accélère sa course. Puis, il se retourne mais cela lui est fatal car à ce moment un gendarme lui tombe dessus.

Dans la voiture, Gladys n’en croit pas ses yeux, c’est bien son amour d’enfance, mais lui fuit son regard, il semble en proie à un tremblement comme si il était drogué. A part sa disparition il y a quelques années ils ne peuvent l’accuser de quoi que ce soit, mais courir à la vue des gendarmes ne lui donnent pas une bonne attitude.

  • Yann

Mais là encore, ce dernier ne lui répond pas.

  • Yann où étais-tu passé toutes ces années et de quoi as-tu peur?
  • Gladys ce n’est pas ton uniforme qui va te sauver, si je parle je ne donne pas cher de ta vie.
  • Mais à quoi es-tu mêlé toi et ta soeur?
  • Laisse ma soeur tranquille, elle n’a rien à voir avec moi.

Gladys se mord les lèvres elle a faillis dire ce qu’André a vu, mais à lui aussi elle a promis son silence. Mais comme tout cela la gêne, elle aime être claire dans ses enquêtes et là c’est un imbroglio de nouvelles qui si elles sont accrochées toutes ensemble cela risque de leur exploser au visage. Et qu’adviendra-t -il de sa carrière si elle ne dit rien.

 

A suivre….

Lumière sur la lande (suite 1/2)

Grâce à l’alerte donné par Gibee j’ai modifié le nom de famille de certains de mes personnages, à compter d’aujourd’hui Yann (Queffelec) se nommera Yann Lebihan. Tout auteur n’a pas le droit de prendre un nom de personne existant et de le mêler à une fiction quel qu’elle soit…

Je trouvais que ce nom me rappelait quelques choses mais il a fallu sa mise en garde pour que j’en prenne conscience et en lisant les avertissements des maisons d’édition, voire des procès qui ont eu lieu, je me suis empressée de corriger mes textes. Mais le polar reste le même….

 

Les bijoux et les paquets de sable sont emporté au laboratoire de la gendarmerie pour être ouvert, rapidement on s’aperçoit que les bijoux et candélabres ont été volé chez la grand-mère assassinée il y a quelques jours. Quand aux paquets ils vont révéler à l’équipe chargé de les ouvrir une énigme supplémentaire. En effet tous les paquets à des degrés moindre contenaient des pépites d’or pour les premiers et des perles de culture pour les seconds. Était-ce la grand mère qui les possédait ou ont-elles été apporter beaucoup plus tôt dans le temps. Nul ne pouvait répondre à cette question. Quand aux protagonistes de cette affaire ils n’étaient pas là pour le dire. Par contre le capitaine est persuadé que personne n’a découvert le mécanisme pour ouvrir la  grotte, ils ont dû venir par l’océan ce qui à ses yeux est beaucoup plus facile. Les voilà avec une enquête supplémentaire sur le dos, il va lui falloir un peu plus d’hommes pour mener à bien ces mystères. Quant au sous officier André il tient des propos plutôt décousus pour que sa hiérarchie puisse à ce stade de l’enquête en tenir compte.

Des événements imprévus allaient empêcher le capitaine de se rendre à la clinique ou son adjoint était encore hospitalisé. En effet au retour à la caserne un témoignage fiable avait vu la belle « Gwen  » au Guilvinec paradant au bras d’un officier qui était présent à la table du préfet trois jours plus tôt. La femme du capitaine, car c’était elle, le témoin fiable se souvenait de ce jeune capitaine, elle était assise à ses côtés, la femme du préfet lui avait dit:

  • Mon amie, la fille du commissaire est malade, et il se trouve seul, comme ton mari est absent, peux tu lui faire la conversation.

Et, elle avait discuté assez brièvement mais elle se souvenait de son nom à consonance grecque, ce qui l’avait toutefois étonné, car il parlait un français approximatif, et  pourtant il lui avait affirmé travailler pour la Marine Française ce qui avait été confirmé par la femme du préfet, mais lorsque le capitaine avait téléphoné chez le préfet l’affaire s’était corsée. Car ce fameux capitaine de corvette n’avait pas l’âge qu’il aurai dû avoir, mais comme il y a toujours foule pour la célébration de la fête Nationale, personne n’avait remarqué la supercherie. Mais alors où était le vrai capitaine? Encore une affaire à suivre mais elle n’était pas de leur ressort, sauf si tout cela était mêlée à la disparition de Gwen.

Si cette dernière était présente au village c’est qu’elle pensait assister à l’enterrement de sa grand-mère qui devait avoir lieu dans les jours suivant. Les scellés sur la porte de la maison n’avait pas été ôtés, tout cela était bien étrange. Aussi il fut décidé d’envoyer une patrouille vers la lande avec l’ordre express de ne pas se laisser aller à dormir, voire à bailler aux corneilles, ce qui pour les deux agents se ressemblaient. Les uns passeraient la nuit et les suivantes, quand aux autres ils les relèveraient au petit matin et ainsi de suite. D’autres patrouilleraient sur le port et à proximité de la crique tout en surveillant le « trou des Korrigans ».

Pendant deux jours il ne s’était rien passé, puis une ombre s’était faufilé vers la maison de la lande, des lumières clignotaient sur la lande comme si plusieurs personnes se répondaient, ce qui allaient être confirmé par la patrouille de la crique. C’est un cri à glacer le sang qui a réveillé la torpeur du village, de ci de là des lumières dans les maisons s’allumèrent, mais personne n’osa mettre le nez dehors, le cri était glacial. Les gendarmes braquent de grosses lampes sur la maison et font une première sommation:

  • Veuillez ne plus bouger et mettez les bras en l’air

Seule une détonation leur répond, puis, stupéfait ils voient une ombre blanche se déplacer et s’élever dans les airs et être happé par les arbres. Ils courent comme des fous pour se rapprocher rapidement de ce phénomène étrange, mais hélas à leur arrivée ils découvrent un corps sans vie, passablement amoché, la tête écrasée par une pierre qui se trouve à proximité. Il semblerait que ce soit un homme, il est vêtu d’un veston noir et d’un jeans. Ses poches sont vides.Cela va encore être difficile de savoir qui est cet homme et surtout où est passé cette forme blanche.

A Suivre…..

Lumières sur la lande (suite 1)

Bretagne Septembre 2015 169André est allongé dans une chambre d’hôpital, car à la suite de sa chute il a été relevé des signes de piqûres sur ses bras, et actuellement personne ne sait si c’est lui qui se drogue, ce qui aux yeux de ses chefs semblent improbable, ou si il a été drogué par ceux qui l’ont immobilisé. Personne n’a encore de réponses car André est dans le coma. La drogue s’est propagée dans son organisme pendant son interrogatoire. Sa femme est auprès de lui et le veille, elle doit appeler le major dès qu’il aura repris connaissance. Elle espère que cela va intervenir rapidement, car le voir ainsi la désole.

A force de le regarder, elle a l’impression qu’il a bougé les paupières, voire un doigt, elle se penche sur lui et elle l’entend bredouiller:

  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Puis à nouveau ses paupières se font lourdes et il s’endort. Sa femme appelle le major, qui la rejoint rapidement.

  • Vous m’avez appelé mais pourtant votre mari est toujours dans le coma
  • Non, il vient de me parler mais ses propos sont étranges.
  • Qu’a-t-il dit?
  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Le major semble dubitatif, Yann Lebihan, mais il est mort! Mais est-ce lui qu’il a vu, mais pourquoi a-t-il drogué son meilleur copain? Pourquoi? Il en est là de ses réflexions lorsque son téléphone sonne, il est appelé sur la lande où les gendarmes ont découvert quelques choses d’important. Il fait ses recommandations à la femme d’André afin qu’elle note tout ce que son époux va dire dans son demi sommeil.

Sur la lande les gendarmes sont devant le trou des korrigans, lieu mythique de cette contrée, où naguère les contrebandiers avaient trouvé une faille, une anfractuosité de rocher qui par un mécanisme ingénieux se refermait lorsque l’on trouvait l’endroit pour l’ouvrir. Mais tous jusqu’à aujourd’hui pensaient que c’était une légende, et là, ils venaient par un hasard heureux de trouver la cachette, et, devant le trésor qu’elle refermait ils avaient jugé bon d’avertir leur chef. Au milieu d’un bric à brac de cigarettes passablement humide, il y avait des colliers, des perles, des candélabres en or. Mais le pire c’était des sacs de calibres tous semblables, recouvert d’un plastic noir qui sert habituellement dans les jardins.. Ils n’avaient pas osé les ouvrir, mais maintenant ils étaient effaré devant la quantité impressionnante qui était étalée devant leurs yeux. Munis de gants, le premier sac ouvert laissent toutes les personnes présentes interloquées. C’est de la terre, une espèce de sable brun blond. Mais pourquoi au milieu de ses joyaux, on trouve ces paquets bien enveloppés. Qui les a cachés là? A quoi vont-ils servir, et est-ce mêlés à la disparition d’André, de Gwen, voire même de Yann puisque il en est question depuis qu’André en a parlé.

  • Les bijoux vont parler, nous en saurons plus d’ici quelques heures, quand à la terre où plutôt le sable il va falloir enquêter.

Les jeunes gendarmes qui pensaient avoir trouvé de la drogue sont passablement déçu. Mais possible qu’ils aient découvert une affaire importante.

A suivre…..

Lumières sur la lande

ocean en furieLa tempête faisait rage sur la Bretagne en ce matin du 15 juillet, jour à marquer d’une pierre noire pour le petit village de Kermilliget  appelé le village maudit depuis des décennies, mais cela ne gênaient en rien ses habitants. Hélas en cette nuit de pleine lune tout allait changé, ils allaient devenir le centre de la Bretagne.

Pourtant ses ruelles pavées fleuries  d’hortensias. ses maisons de granit et ses belles balades par beau temps le long du chemin côtier  en font un joli coin où l’hiver il y a peu d’habitants,  Même le port a perdu son âme, quelques rares bateaux sont encore amarrés, les autres les bateaux pour la pêche en haute mer sont  au Guilvinec, alors ici comme  il n’y a plus de travail, ils ne restent que les vieux, les femmes et quelques rares enfants en bas-âge.

Mais dès l’été venu les habitués reviennent, cela fait des années qu’ils connaissent ce petit village, autrefois il y avait les grands parents maintenant ce sont les jeunes de la troisième génération qui se retrouvent, leurs parents quand à eux viennent se ressourcer dans le giron de cette terre  Bretonne où ils sont nés car  pour l’aimer il faut en connaitre tous ses silences, son âpreté, sa rudesse et ses odeurs marines.

Cette nuit du 14 juillet les jeunes, comme chaque année avait fêté la fête Nationale, ici c’était une coutume on allait de maisons en maisons chantés pour les jeunes filles qui venaient d’avoir 18 ans. Puis comme à l’accoutumée ils avaient pris leurs vélos, scooters ou leurs voitures pour aller danser au bal des pompiers. A minuit les couples s’étaient formées et tout ce petit monde s’étaient éparpillés sur la lande…On voyait de ci de là des petites lumières, mais personne ne prêtaient attention au drame qui se déroulait sur la plage de Kermilliget. C’était en contrebas du chemin dit  » Des douaniers » , de la route c’était impossible d’en voir la plage.Et puis la lune jouait à cache cache.

C’était une belle nuit d’été, chaude, les esprits étaient excités. Au bal elle avait osé venir la belle rousse, l’Islandaise comme tous la nommait, elle était de retour.Cela faisait  cinq  ans qu’elle n’était pas revenue. La dernière fois, c’était le jour où son jeune frère avait été emporté par une vague, tous s’en souvenaient encore. Aussi lorsque  huit jours plus tôt elle était arrivée avec une seule valise, un silence de plomb s’était abattu sur la rue principale, les habitant s’étaient calfeutrés derrière les persiennes bleues claires, mais elle n’avait regardé personne, elle avait fière allure, elle portait une robe longue ce qui paraissait encore plus incongru, mais seul le silence l’avait accompagné jusqu’à la demeure de sa grand-mère, vieille femme de plus de 80 ans qui n’avait plus sa tête depuis l’affreuse tragédie. Irma n’avait pas reconnue sa petite fille, mais quelques heures plus tard, elles allaient bras dessous, bras dessus au cimetière déposer quelques ajoncs sur la tombe, enfin cette pierre qui n’avait pas de corps, l’océan n’avait jamais rendu sa proie. Les deux femmes se soutenant mutuellement aimaient venir sur ce bout de lande battue par les vents, mais ce jour là le 7 juillet, la plus jeune murmurait à l’oreille de sa grand-mère des mots, ce qui avait fait dire à un de leur plus proche voisin, que les deux sorcières préparaient un sale coup.

A suivre…..

La saga de l’été (chapitre 4 FIN)

Bon, ne m’en voulez pas, je sais que j’ai mis un mois pour vous écrire la fin…Mais j’ose vous l’avouer, aucune des « fin » que j’avais programmé me satisfaisait, aussi j’ai laissé mûrir, d’où ce retard..Mais là, cela y est j’ai une fin digne de vos attentes. Pour vous remettre dans l’histoire je reprends la fin du chapitre précédent. C’est en penché….

Toutefois souvenez-vous que le jeune Amaury servait de traducteur pour l’inspecteur.

 

Quand à Marco son interrogatoire n’a rien donné, il est muet comme une carpe. Même en présence de son avocat il n’a pas proféré un mot. Ni qu’il était innocent, ni coupable Il est campé dans son mutisme. Cela ne fera pas avancé l’enquête.

–    Signora, potete dirvimi i vostri nomi e nomi ?

–    Nanie

–    No, il vostro vero nome, ciò questo è come se mi dicevate sono la balia

–     Inspecteur je lui ai demandé de ne pas me répondre qu’elle est une nounou

–  Ditemi il vostro nome  (Dîtes- moi votre prénom)

– Sono il Nanie, o se preferite la Balia (je suis la Nanie ou si vous préférez la Nounou)

– Ditemi il vostro nome (dîtes-moi votre prénom)

– Isabella

Au moment où Amaury va pour lui demander son nom de famille, la mère d’Adrien et de Rebecca fait son entrée, et lorsqu’elle voit la femme, elle l’interpelle en lui disant :

  • Mais que faîtes- vous ici Isabella ?
  • Vous la connaissez ?
  • Oui, c’est la sœur de ma belle-mère
  • La tante de votre mari, vous êtes certaine

Mais Serena n’a pas le temps de répondre, Rebecca qui vient d’entrer avec sa maman se précipite vers la femme et lui dit :

  • Ma Nanie, tu n’es pas morte ?
  • Je ne suis pas ta Nanie, Rebecca, je suis sa sœur jumelle.

L’inspecteur est dans une colère monstre, cette femme leur fait perdre leur temps, d’une elle connaît parfaitement le français, deux elle aurait pu leur dire être parente avec Amaury, car en définitive elle est aussi sa grande tante, quelle est cette mascarade ? De qui se moque-t-on ? Il va pour l’apostropher  vertement mais à cet instant on voit arriver Léa, la jeune sœur d’Amaury. Elle est accompagnée par Dorian qui a finalement osé franchir le seuil du commissariat pour signaler qu’il avait passé la nuit précédente avec la jeune fille mais en tout bien tout honneur.

L’inspecteur décide de renvoyer chacune des personnes non utiles à l’enquête chez elles, elles sont toutes sous surveillance de la police, sauf bien entendu Dorian qui n’est pas utile à l’enquête. Il quitte Léa et lui promet de prendre de ses nouvelles. Cela met un peu de baume au cœur de voir les deux jeunes échangés un regard langoureux et un baiser chaste. Le commissaire suit des yeux le jeune Dorian et souri en se disant «  Il fait bon être jeune »

Une réunion de crise a lieu chez le Commissaire auxquels s’est joint l’inspecteur et deux de ses subalternes.

Un récapitulatif des deux affaires est mené tambour battant, il faut trouver ce qui relie les deux affaires, qui a commandité? Est-ce les mêmes personnes ? Qui pouvait en tirer profit ? Et pour quelles raisons il y a eu un second enlèvement ?

L’inspecteur a tout d’abord appris qu’il y avait un enjeu sur la maison de famille de Tours, le fils aîné, le père des quatre enfants a eu en héritage la maison, mais il devait donner sa part à son frère, or il ne l’a jamais fait, serait-ce la raison ? Son frère c’est bien le jeune malfrat qu’ils ont intercepté dans la ferme rénovée, ferme qui appartenait aussi à leur famille. Pour quelle raison lors du premier enlèvement personne n’a fait état de cette ferme ? Et si le second des frères a eu en héritage cette ferme et ses dépendances pourquoi voulait-il la maison Familiale de Tours ? Autant de questions sans réponse. Et surtout pourquoi avoir enlevé des enfants innocents ? Pourquoi a-t-il laissé croire à Adrien qu’il était son papa, et surtout qui est le petite Charles ? Cet enfant que personne n’a réclamé, serait-ce celui de la jeune femme tuée d’une balle dans la tête, mais alors qui l’a tuée ? Tous ceux mêlés de près ou de loin à cette affaire sont soit hospitalisé, soit en cellule, sauf, oui sauf la mère des deux grands. Que des questions sans réponse ?

L’inspecteur demande que l’on aille chercher la mère d’Amaury et Léa, et il s’accorde un moment de repos. Il n’a pas dormis depuis plusieurs nuits et pour pouvoir boucler une enquête il lui faut dormir un tant soit peu.

Dans la salle du commissariat il y a un silence de mort, l’inspecteur a convoqué l’ensemble des protagonistes, le père des quatre enfants, qui a l’air sonné, mais qui a retrouvé la mémoire. Enfin il était temps ! Sa première femme, Maud, sa seconde femme Selena, son amie, celle qui fait office de bonne, Marco le souteneur, ainsi que le frère du père, cette Nanie ainsi qu’Amaury et Léa qui ont envie de savoir qui les a kidnappé et surtout quelle en est la raison. L’inspecteur se fait attendre et déjà des clans se forment. Marco est bien isolé dans son coin, bien qu’il jette des regards en biais à l’oncle des gamins. Derrière la vitre sans tain l’inspecteur observe ce petit monde disparate, il voit que Marco se rapproche de Nanie et du frère. Les autres sont assis et attendent bien sagement son arrivée. Que vont faire ces trois-là ? Mais il ne va pas attendre, il doit se rendre dans la salle et signifier au coupable qu’il va être mis en examen. Or à ce degré de l’enquête il ne sait toujours pas qui est le coupable et surtout la raison qui a poussé le ou les kidnappeurs d’opérer. C’est une pelote de laine inextricable, il ne sait par quel bout commencer, il lui faut un éclair de génie pour mener à bien et jusqu’à la fin son enquête. Faut-il leur faire peur, les mettre en garde à vue et les cuisiner. Déjà que le Commissaire n’apprécie pas du tout qu’ils soient tous dans la même pièce, si maintenant il les arrête tous, il va être renvoyé à la voie publique en un rien de temps, mais que faire quand personne ne veut parler, personne ne semble connaître la raison. Et, surtout chacun détient un secret qu’il ne veut dire. Pourtant il lui semble que l’on avancerait, d’autant plus vite que les affaires en cours sont nombreuses. Bon il va y aller et mettre un pied dans la fourmilière. Mais auparavant il se doit d’appeler ses hommes. Il définit à chacun un rôle. Sans un mot ils pénètrent tous dans la salle d’interrogatoire, chacun des policiers s’est vue désigner une personne coupable ou non, mais chacun va emmener la personne qu’il lui a été désigné. Certains vont en cellule, le temps qu’ils réfléchissent et d’autres sont relâché, comme les deux enfants, bien que ne sachant où aller ils seront remis temporairement pour Amaury à la famille d’accueil, pour Léa la jeune auxiliaire l’emmène dans son bureau où elle attendra l’issue des interrogatoires, mais Amaury ne l’entend pas ainsi et il refuse de rejoindre sa famille d’accueil, désormais sa famille c’est Léa. Le commissaire invite les deux jeunes gens à se rendre dans un petit hôtel en attendant l’issue des gardes à vue. Quant à l’inspecteur il se charge du père et de la mère des deux aînés, car il pense que pour résoudre le second enlèvement il lui faut comprendre le premier. Qui du père ou de la mère détient le bout de l’écheveau ?

Il va à nouveau les mettre face à face, pour voir s’ils ont des griefs l’un contre l’autre, s’il y a de sombres secrets et de les mettre au grand jour détruiraient des familles. Mais il lui faut savoir. Il faut qu’à la fin de la journée son enquête soit terminée.

Lorsque l’inspecteur entre dans la pièce il voit de suite que la mère va parler, le père des jeunes gens semblent mal à l’aise, mais la mère semble décider. Il va l’écouter.

  • Monsieur l’inspecteur, nous avons bien réfléchis et nous pensons que le premier kidnapping est lié à la mort de la fille du frère de mon ex-mari.
  • Donc la ressemblance de cet homme n’est pas le fruit du hasard, il est bien de votre famille. Qui est la femme de la voiture ?
  • C’est sa femme,
  • Elle est morte dans l’accident !
  • Celui où vous avez retrouvé mon fils s’écrie le père,
  • Oui, mais récapitulons, la jeune femme dans la voiture où j’ai retrouvé les deux enfants, accompagné de cette femme nommée Nany était votre belle-sœur.
  • Oui
  • Et c’est elle qui avait enlevé votre fils et la fille de votre bonne ?
  • Oui !
  • Et vos deux aînés c’est elle aussi
  • Oui !
  • Seule !
  • Non
  • Ecoutez ! Je ne vais pas vous arrachez les mots de la bouche, ou vous m’expliquez tout et rapidement ou je vous mets en cellule.

A ce moment-là, Maud explique ce qu’elle sait apparemment depuis quelques jours.

  • Au début de notre mariage nous avions la garde de notre nièce pendant que sa maman se faisait soigner dans un hôpital. Un jour la fillette alors âgée de 2 ans pour une raison inconnue a échappé à ma surveillance et elle s’est noyée dans le petit ruisseau qui passait non loin de la maison où nous étions. Son père nous a maudit et nous a promis de grandes souffrances, ils ont quitté la région, enfin nous le pensions et, moins de deux semaines plus tard, nous nous trouvions confronté au kidnapping de nos enfants.
  • Mais à l’époque vous n’aviez pas fait part des menaces de votre beau-frère ?
  • Oui, mais l’inspecteur n’en n’a pas tenu compte, enfin je crois.
  • Et maintenant qu’est-ce qui vous fait dire que c’est encore votre frère, qui a kidnappé votre fils.
  • Le fait que vous les ayez tous retrouvés dans sa ferme.
  • Mais il y a quinze ans, personne n’était allé voir dans la ferme.
  • Je ne sais pas, nous n’avons pas été énormément renseignés par les inspecteurs qui suivaient l’enquête au moment.

L’inspecteur se lève brutalement et les laisse tous les deux, il lui faut en parler avec son chef, c’est lui, après tout qui a mené la première enquête. Tout en se rendant dans le bureau du Commissaire, il comprend à qui appartient le petit garçon qui a été placé ce matin dans un foyer, c’est le neveu du père d’Amaury, de Léa d’Adrien et de Rebecca.

Quand il entre dans le bureau du Commissaire il voit de suite que ce dernier est mal à l’aise, sa première enquête va remonter à la surface, le préfet lui a déjà tenu des propos qu’il laisse supposer qu’il va en faire les frais. Il avoue à son jeune inspecteur qu’effectivement l’enquête a été bâclée, que l’on s’est plus intéressé au passé de la première femme qu’à cette histoire d’enfant décédé.

Après des heures de garde à vue l’affaire du siècle voit enfin poindre le dénouement. Certes ce n’est pas très beau mais au moins tout se tient. Si le Commissaire il y a quinze ans avait tenu compte des menaces du frère et de la sœur de Maud, car c’était une vengeance à double tranchant. D’une part le fils Paillet, le plus jeune et d’autres parts Martine la femme qui a été tuée d’une balle dans la tête est la sœur de Maud la mère des deux aînés.

En résumé ces deux-là s’étaient rencontré au mariage pour l’un de son frère, pour l’autre de sa sœur. Rapidement ils s’étaient mis ensemble et vivaient un parfait amour. A la venue d’Amaury, Martine s’était elle aussi retrouvée enceinte et avait accouché deux jours avant Maud d’une jolie petite fille qui moins de deux ans plus tard allait trouver la mort dans des circonstances mal élucidées. Les parents fous de chagrin avaient proféré à l’encontre  des deux autres des menaces qu’ils avaient mis à exécution, aidés en cela par Marco l’ancien souteneur de Maud, car lui avait plus de facilité pour exécuter un kidnapping. Les deux enfants avaient été conduits dans un premier temps chez la sœur jumelle de la Nounou des deux enfants, car elle avait élevé Bertrand Paillet, alors que l’aîné était lui élevé par la grand-mère. Amaury gardait de cet époque que la gentillesse de celle qu’il considérait comme sa grand-mère, car pour brouiller les pistes il fallait que les enfants ne pensent jamais avoir été enlevés, tout au moins pour Amaury, la petite Léa n’était encore qu’un bébé. Une fois que la disparition des enfants n’étaient plus à la Une des journaux, Nanie Bertrand comme elle se faisait appeler avait conduit les enfants dans la ferme qu’avait hérité celui qu’elle considérait comme son enfant. Alors que tous pensait se faire oublier et constituer une famille avec les enfants, Marco qui était à la solde de trafiquants de drogue s’était vu ordonné de kidnapper à nouveau la petite Léa. Mais on connait la suite. Mais la vengeance tenaillait toujours le couple, dès que Jean-Charles eut épousé Serena et surtout dès que cette dernière eu sa petite fille, le couple maudit si l’on peut dire était sur leur trace pour récupérer à nouveau Rébecca, ils ignoraient qu’il y avait aussi un petit garçon, d’où la confusion lors du kidnapping. mais hélas, Marco qui avait perdu Maud et plus tard Léa avait des comptes à rendre avec la famille de Charles. Mais cette fois-ci il n’a pas fait dans le détail, pour assurer son train de vie, il voulait la rançon et il n’a pas hésité à tuer Martine et le chauffeur de la voiture, c’est aussi lui qui s’est débarrassé du second homme de main de Bertrand Paillet. Tout ce beau monde est désormais sous les verrous, seul Bertrand Paillet devra répondre désormais du quadruple kidnapping. Car sa Nanie en prenant connaissance des évènements a fait un malaise et elle se trouve désormais entre la vie et la mort. Il lui sera difficile de comparaître pour complicité car à ce jour elle est amnésique. Décidément dans cette famille ils perdent souvent la raison a conclu le Commissaire, qui lui a été envoyé  dans un petit commissariat, le juge ayant trouvé que la première enquête avait été bâclé.

Les mois ont passé, le procès de Bertrand Paillet doit avoir lieu demain, Mario notre inspecteur ira témoigner et raconter son enquête il espère ce jour-là croiser Amaury, car ce jeune homme lui avait dit vouloir devenir inspecteur comme lui. Il le considère un peu comme un petit frère, il a fait une forte impression sur lui. Léa est devenue fleuriste il la voit assez souvent, c’est la seule qui soit restée sur Tours, elle va bientôt se marier avec son sauveur comme elle aime à le dire.

Le second couple Paillet a quitté définitivement Tours, ils sont dans le sud de la France où Serena avait une maison, la grande bâtisse a été vendue à un promoteur qui en a fait une maison de retraite, D’ailleurs il y a Nanie qui n’a jamais pu répondre à aucun interrogatoire, simule-t-elle ? Ou non, il n’a jamais vu dans son regard un éclair de lucidité, pourtant Léa, qui lui rend visite a laissé échapper l’autre jour qu’elle se souvenait d’elle étant enfant.

L’inspecteur sait que depuis quelques jours je petit Charles a été confié à son oncle et que la petite famille va bien, vu qu’un troisième , que dis-je quatrième enfant va arriver. Il verra Jean Charles Paillet au procès, et Maud il la verra au second procès puisque Marco sera jugé, mais lui aussi sera seul devant les jurés, ces commanditaires n’ayant jamais été retrouvés. Son enquête bouclée il a pu voler en juste noce, et lui aussi il attend un petit garçon.

L’inspecteur ferme le dossier kidnapping Paillet, fier du devoir accomplis, il va pouvoir passer à sa seconde grosse affaire qui pointe déjà son nez.

FIN

 

 

eauteur

cooltext167891793251221

La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
Rejoignez moi dans mon imaginaire