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14/15 Une histoire diabolique

Chapitre 14 l’orphelinat

J’arrive à la gare sous le coup des trois heures du matin, je ne sais pas où me rendre, chez qui je pourrais aller, je n’ai aucune connaissance dans les parages, j’aurai dû me renseigner pour savoir où se trouvait mes demi sœurs. Madeleine ou Geneviève m’auraient certainement accueillis les bras grands ouverts.

Le premier train passe à 6 h du matin, j’ai trois heures d’attente, moi je peux attendre mais mon petit garçon va pleurer, il va avoir faim et je n’ai plus de lait depuis longtemps, je regarde ce qu’il me reste dans le sac, j’ai quelques biscuits, mais je n’ai pas pensé à mettre du lait dans mon biberon, et le lui donner froid ne me semble pas approprié. La gare est ouverte mais les bancs sont tous pris, je n’ai nullement envie de m’asseoir à même le sol, je préfère sortir et chercher dehors, soudain je pense à l’église, je m’y rends et entre. Il n’y a aucun bruit, je suis seule avec mon enfant, il ne fait ni froid, ni chaud. Je cherche un banc dans le coin le plus  sombre, j’y allonge Bernard et me couche à même le sol, ma cape nous sert à tous les deux de couverture. Je m’endors.

Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi, mais je suis réveillée brutalement, enfin je pense que c’est brutal car j’immerge de mon sommeil. C’est une religieuse, je la reconnais à sa cornette blanche, elle me sourie et me dit de la suivre. Mon fils n’est plus là, je panique, mon père a dû me retrouver, la religieuse comprend et me dit :

Votre fils est dans notre communauté, il pleurait je l’ai emmené, on lui a donné du lait de vache, il s’est rendormis comme un petit ange, venez nous allons nous occuper de vous. Il pleurait ses mots résonnent dans ma tête et dire que je ne me suis pas réveillée, quelle horreur ! Suis-je une bonne mère pour cet enfant? Mais la religieuse ne me laisse pas m’attendrir, elle me pousse devant elle, frappe à la porte de l’orphelinat car c’est bien d’un orphelinat qu’il s’agit. C’est certainement là que mon père pensait m’emmener, et bien j’y suis mais au moins je suis avec mon petit garçon.

Après avoir bu un bon déjeuner j’ai dû rencontrer la mère supérieure, elle m’a demandé le certificat de naissance de mon fils, je lui l’ai fournis tout était en bonne forme, elle m’a demandé si il était baptisé, je lui ai aussi fourni son certificat de baptême. Elle m’a souri et a eu l’air d’apprécier que mon fils ait été choyé dès sa naissance et comme elle me l’a dit d’un air bizarre:

Il a été bien suivis ce petit et remis dans les mains de Dieu;

Je ne comprenais pas grands choses à ce qu’elle me disait mais apparemment cela lui plaisait qu’il soit baptisé. Je n’en n’étais pas là, et je m’en contrefichais de ce qu’elle pensait, je n’avais nullement l’intention de rester ici. Après qu’elle m’ait rendu les certificats je remarquais que le nom inscrit pour mon fils n’était pas celui de ma famille mais un nom inconnu, j’allais voir au fil du temps que cette erreur allait me sauver des griffes d’Amaury et de mon père.

Il était écrit que j’étais la femme de B. CHARBONNIER et mon fils portait donc son nom de famille et moi par la même occasion. Pourquoi le bon docteur avait établi le certificat au nom de cet inconnu, je n’avais pas encore compris que la lettre B signifiait Bernard.

La mère supérieure m’a demandé si je voulais prévenir mon mari que j’étais là, je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire et dans un premier temps je fis non de la tête, j’aviserais plus tard lui dis-je.

Cela fait un mois que je suis à l’orphelinat, je suis habillée comme une postulante à la vie religieuse, j’ai compris le manège de la mère supérieure, elle veut que je rentre dans leurs ordres et mon petit garçon sera adopté par une famille méritante, mais c’est mon enfant et je n’ai nullement envie d’être religieuse. Ce matin les Messieurs de Bienfaisances comme on les appelle ici sont venus nous rendre visite, enfin à la communauté, heureusement que j’avais une capuche car mon père et mon frère sont passés si près de moi qu’ils auraient pu faire voler ma robe de bure. Ils allaient voir les bébés car le fils du Monsieur, mon père en l’occurrence ne pouvait pas avoir d’enfants, on se demande depuis quand il ne peut en avoir mais j’ignorais que le fermier l’avait laissé pour mort et tapé en un lieux qui l’avait laissé à moitié infirme. Il voulait adopter un garçon pour qu’il soit son héritier et bien entendu il s’était attardé sur notre fils, mais il l’ignorait, mon père lui trouvait des airs de ressemblance, mais rapidement la mère supérieure y a mis le holà.

Non Mr Amaury cet enfant a sa mère, elle vit avec nous et il n’est pas adoptable.

Faîtes venir sa mère, je vais lui donner beaucoup d’argent elle me cédera ce petit il a les yeux de la même couleur que les miens.

Cet enfant a aussi son père, la maman s’est séparée de lui mais nous travaillons pour que le couple soit à nouveau réunis.

Amaury laisse cet enfant , et regarde comme cette petite fille est belle, elle a de grands yeux bleus, elle est blonde, c’est un magnifique bébé, pourquoi t’enticher d’un garçon, une fille c’est beau aussi.

Je croyais père que vous ne vouliez pas d’une pisseuse chez vous;

J’entend le rire de mon père quand Amaury sort cette imbécillité,  mon père en convient et à nouveau ses yeux se portent sur mon fils. Et je l’entends dire avec horreur, je me demande si ce ne serai pas le petit de ma fille. Pourvu que les religieuses ne relèvent pas ses propos, sinon ils emmènent mon fils et je ne le reverrais plus jamais. Mais j’ai la chance qu’il y ait deux autres familles qui aient elles aussi envie d’adopter un enfant abandonné.

J’ai attendu qu’ils s’éloignent et je suis allée récupérer mon fils et j’ai passé le matin avec mon bébé. J’ai su qu’Amaury était revenu avec sa chérie et que leurs yeux s’étaient portés sur des jumeaux, ils étaient repartis comblés comme l’avait dit la sœur prière comme nous l’appelions entre nous.

Mon fils a maintenant trois ans et moi presque 20 ans j’aurai le droit de sortir lorsque je serai majeur, et je pourrai repartir avec mon enfant, la mère supérieure m’a dit que c’est ainsi que cela se passait.  Il me reste une petite année à attendre, mais c’était sans compter sur le destin.

A suivre…

13/15 Une histoire diabolique

Chapitre 13 Jeanne et l’enfant

Personne ne m’attendait je n’avais pas annoncé mon arrivée je voulais que la surprise soit totale; j’ai parcouru les trois kilomètres qui me séparaient du domicile familiale à pieds, je n’ai pas rencontré âme qui vive. Quand j’arrivais en notre demeure j’entendais des flons flons, on faisait la fête. Comment allait-on me recevoir? Je ne m’attendais pas à me retrouver en face d’Amaury alors que j’arrivais chez mes parents, lui aussi paru surpris mais de suite il s’avance vers moi en me disant:

Mais où donc étais tu passé, je me languissais de toi, je t’ai cherché longuement.

Je suis allée accouchée en ville, je te présente Bernard notre fils

Notre fils? comment en es tu certaine, tu aimais bien écarter les cuisses il peut être de n’importe qui, compte pas sur moi pour être son père.

Et, sur ces mots il tourne les talons et s’en va bientôt rejoint par une belle femme. Je me met à pleurer mais je m’attendais pas à être accueillie les bras grands ouverts, surtout pas par Amaury qui est un sale type. Je m’avance vers la salle de réception mais ma mère m’en interdit l’entrée, à la vue de l’enfant elle pâlie et me demande ou j’ai trouvé ce bâtard.

C’est le fils d’Amaury

Oh mon Dieu cela devait arriver, restez là Mademoiselle je préviens votre père

Et, sur ce elle tourne les talons et me laisse seule face à la porte où il est donné une réception. Je vois parfois Amaury ouvrir la porte et me regarder d’un drôle d’air, mais il ne s’attarde pas et me laisse face à mon désarroi. Bernard dort sur mes genoux, mon père ne vient toujours pas, les invités partent les uns après les autres par la porte fenêtre qui donne sur nos jardins. Maintenant que l’on entend plus la musique j’entend des éclats de voix entre Amaury, ma soi disant mère et mon père. La jeune femme qui était avec Amaury m’a rejoint et me dit :

Et bien votre retour n’a pas l’air de faire plaisir à votre famille.

Certes il y a mon père et ma mère mais que fait Amaury chez moi ? La jeune femme me regarde d’un sourire fort triste et me demande si je connais bien Amaury?

Un peu, pourquoi?

C’était nos fiançailles;

Vos fiançailles dans la maison de mon père ?

Elle n’a pas le temps de me répondre car Amaury fait son entrée dans le hall où j’attend depuis des heures l’arrivée de mon père.

Venez Ma Mie nous partons, Jeanne ravie de t’avoir revu à demain je suppose.

Il entraîne rapidement sa fiancée dans les étages supérieures. Je suis de plus en plus intriguée, je n’ai pas vu mes frères et sœurs mais par contre Amaury joue le maître de maison chez moi, étrange.

Sur ces entrefaites je vois arriver mon père, il donne mon enfant à une jeune femme qui doit être une nounou et il me tire par la main en me disant ne fais pas de vague ta mère est dans une colère noire. Je suis assise dans le bureau de mon père là où je me souviens avoir reçu des coups de fouets mémorables, mon père est en face de moi, il ne dit rien, il doit attendre ma mère, mais rapidement je vois qu’il n’en est rien. Il bourre sa pipe et me demande l’âge de mon enfant. Rapidement je le vois compter, et il devient blanc comme un linge. Je ne sais quoi lui dire. Il murmure plutôt que de s’adresser à moi des mots que je ne comprend pas.

J’aurai dû te parler bien plus tôt tout cela est de ma faute, comment t’expliquer, comment te dire?

Me dire quoi Père ? Parlez vous me faîtes peur,

Jeanne comment te dire, ton enfant est né

D’un viol ça c’est certain;

C’est encore pire que je ne l’imaginais, Amaury t’as violé?

Oui !

Amaury ma Jeanne chérie, est ton frère!

Mon frère, oh mon Dieu, mais père comment peut-il être mon frère, comment le savez-vous?  Pourquoi ? Qui suis-je? Qui est ma mère, mon père?

Je suis ton père, et ta maman est morte en mettant au monde ta demi sœur,

Qui était ma mère, celle d’Amaury ?

Oui, c’est bien d’elle qu’il s’agit,

Comment avez vous su pour Amaury, car jamais vous ne m’avez dit quoi que ce soit à son sujet.

Je savais que tu étais la demi soeur de  Jehan,Amaury et Geneviève, mais j’ignorais que le second etait aussi mon fils, je l’ai su à la mort de leur père il y a dix huit mois.

Ah leur père est décédé?

Oui, et dans les papiers que Jehan m’a apporté il y avait une lettre manuscrite à me remettre en main propre s’il arrivait malheur au Comte.

Donc il savait, mais pourquoi Père vous ne m’avez rien dit concernant celle qui m’a mise au monde. Puisque le médaillon dont je vous ai entendu parler représentait bien ma mère.

Oui, je sais j’aurai dû Jeanne. Si tu ne veux pas garder ton enfant je comprendrais, dès demain je le déposerais à l’orphelinat.

Jamais, c’est mon bébé.

Mon père semble perplexe, il ne sait quoi me dire, finalement il se décide et m’assène ces quelques mots.

Je ne puis tolérer que tu gardes cet enfant né à la fois d’un viol et d’un inceste, tu es mineure tu n’as rien à dire, j’emmène dès demain cet enfant à l’orphelinat des religieuses.

Et, sans me saluer il sort, il ne m’a pas embrassé, il reporte toute la faute sur moi, alors qu’au départ c’est lui qui a trahis celle que je prenais pour ma mère. Je sors de son bureau dans un état lamentable, je monte à ma chambre où la jeune bonne qui a emmené Bernard s’y trouve, elle berce mon bébé , me sourie et me dit :

Monsieur votre père m’a dit que vous pouvez dormir avec l’enfant. Demain je viendrais le chercher vers 6 h, bonne nuit Mademoiselle, si vous avez besoin de quelques choses je suis à côté, frappez et je viendrais vous aider.

On a monté mon bagage et celui de mon fils, je ne défais rien, j’attends que tout le monde dorme et, sans bruit je descend les escaliers avec Bernard qui suce son pouce et dort du sommeil des anges. Mon père veut faire de mon fils un bâtard comme l’a dit Amaury, il n’en est pas question, il restera avec moi, je ne sais pas encore où je vais aller mais je vais au moins m’éloigner de cette maison où je n’ai jamais été heureuse et où mon père fait toujours régner l’ordre et la discipline d’une main de fer. Je comprend que mes frères et sœurs aient fuit notre maison, y compris ma sœur Madeleine,elle non plus n’était pas aux fiançailles, je ne l’ai pas revu. Dehors il y a une belle lune pleine, je met mon petit garçon endormi dans la cabane du jardinier, l’enveloppe de ma grande cape et remonte rapidement prendre un seul bagage, j’ôte le maximum de mes affaires afin de pouvoir contenir ceux de mon fils, et, je redescend quatre à quatre les larges marches de la demeure familiale, mon fils dort toujours, je le prends sur mon dos et l’attache avec une large écharpe comme le faisait la fille du bon docteur et je repars en direction de la gare.

A suivre….

10/15 Une histoire diabolique

Chapitre 10  Dans le lit de son hôte

 

Lorsque je me réveille la première fois je suis assise à califourchon sur les genoux de mon hôte et les deux autres me regardent, je suis complètement nue. Je suis effrayée, je pleure, ils sont désarçonnés et me câlinent, je ne pense pas qu’il se soit passé quelques choses, mon corps ne ressent rien, ils n’ont pas encore abusés de moi. Il y a d’autres bouteilles sur la table, et ils m’en donnent encore, je dois subir leur regard lubrique et leurs mains baladeuses, ils vont partout sur mon corps et moi je suis là à leur merci. Mais qu’ai-je fait de fuir Amaury, au moins il me protégeait. Comme je pleure, j’agace mon hôte qui dit à ses amis de s’en aller, il me prend dans ses bras et m’emmène à l’étage, il me couche dans un grand lit et s’en va. 

J’essaye de me relever, mais mes jambes ne me portent pas et je tombe à même le sol, la porte s’ouvre et je vois mon hôte qui rigole, il me ramasse et me recouche dans le lit en me disant

Il faut dormir car tout à l’heure je te veux en pleine forme.

Mais je ne suis pas dans ma chambre

C’est la mienne et tu y es bien, voyons je ne vais pas te manger, j’espère que tu n’es plus vierge car je vais te consommer.

Consommer ? Que voulez-vous dire ?

Au lieu de me donner une explication il s’approche de moi m’écarte les cuisses que je tentais désespérément de ne pas ouvrir et m’embrasse là où je ne permettais jamais à Amaury de  le faire. Je crie , lui ri et recommence, il met même sa main et me pénètre violemment. Je pleure de douleur et lui me laisse et s’en va, il jette au milieu de la chambre mes vêtements et me dit de dormir. Je me lève j’ai tellement mal que je vois le sang coulé entre mes jambes, je dois m’en aller au plus vite, ce type est fou il va me violer j’en suis certaine. Je m’habille rapidement et entrouvre la porte j’entend des éclats de rire et des rots forts comme si une armée était en bas prêt à me prendre chacun leur tour, du reste je suis certaine que c’est leur idée.Vite je dois fuir. Je remonte et avise une fenêtre, elle donne sur une soupente, mais c’est à ce moment que je m’aperçois que je n’ai plus ma bourse avec l’argent de ma tirelire ainsi que mes bijoux; il m’a tout pris. Je n’ai plus rien, je ne vois pas mon cheval, partir à pieds m’affole mais finalement je préfère partir que rester là et être leur chose. Hélas le peu de temps que j’ai mis à réfléchir m’est fatale, j’entend leur pas dans l’escalier, je me met à trembler et à sangloter.

Ou es-tu Jeanne, où te caches-tu ma beauté ? Viens vite voir papa Bernard

Puis plusieurs hommes crient Jeanne viens nous voir on va te câliner.

Je ne dis rien je continue à pleurer jusqu’à ce que je vois deux grands pieds, voilà ils m’ont découvert, c’est celui qui se nomme Bernard, il me soulève facilement et me met sur son épaule. Il me met une belle fessée en me disant que si je continuais il m’attacherait à mon lit. Il me conseille d’être disponible et sage et je n’aurais pas mal, il dit aux autres que je ne suis pas vierge et me laisse avec son frère tout en me disant d’être gentille. Si Bernard est grand et mince avec des yeux bleus, son frère quand à lui a de gros  doigts bien rouges et des yeux enfoncés dans leurs orbites. Il me déshabille doucement et me dit je n’ai jamais fait ça avec une fille, tu veux bien m’apprendre. Je ne sais pas ce que je dois lui apprendre, aussi se couche-t-il à côté de moi et laisse ses doigts courir sur ma peau, je ne sais quoi lui dire, aussi je ne dis rien et le laisse faire. Quand il a fini il me dit merci et se rhabille, c’est à ce moment-là que son frère rentre et lui demande alors elle a aimé.

Oui, j’ai joui moi et elle aussi, c’est une brave petite ne lui fait pas mal je l’aime bien.

Momo tu es un homme à présent, demain tu reviens et je te la prêterais.

Oh oui mon Bernard, j’aimerais aussi dormir avec elle, tu voudras?

On verra mon petit Momo si elle est sage avec moi;

Dis Jeanne tu seras sage avec mon grand frère, et il me met sa bouche baveuse sur ma bouche, il sent fort et pue l’alcool J ai un hoquet de dégoût ce qui le fait bien rire.C’est un simple, j’espère que son frère ne me forcera pas à aller avec lui, si tout se passe comme tout à l’heure ça ira mais il risque de s’enhardir.

Dès que son frère est partis, Bernard me demande d’aller me laver il ne veut pas tremper sa queue comme il dit dans celle de son frère, il veut que je sente bon comme une fleur des champs. Je me garde bien de lui dire qu’entre lui et moi il ne s’est rien passé. Je me frictionne et voit dans la glace son regard lubrique me détailler centimètre par centimètre, je frissonne de peur plus que de désir. Il me tend la main et je ne sais que faire il m’attire contre lui il est habillé tout en velours rêche, il me prend la bouche et me force à l’ouvrir introduit sa langue et ne me lâche pas juqu’ à son lit il me projette dessus comme une poupée de chiffon. Rapidement il se déshabille et se couche sur moi, il sent meilleur que son frère mais il est lourd, je me sens écrasé lui le dit et il me met sur lui;

Tu préfères , tu veux me dominer mais alors pas longtemps je préfère le contraire. Du reste je ne sais quoi faire, aussi s’agace t-il et me remet sous lui, rapidement il me prend et me fait vibrer j’ose l’avouer. Je crie pour la première fois de plaisir; il semble heureux et me dévore de bisous. Il s’endort avant moi et à mon tour je sombre dans le sommeil.

Lorsque je me réveille, je suis seule, la nuit est tombée, je sens qu’il va falloir que je l’amadoue, je ne sais combien de jours cela va me prendre, mais je dois être très gentille avec lui et il ne me fera pas de mal. Je n’ai pas envie d’aller dans le lit de son frère ni des autres, mais de cela je ne suis pas encore certaine. Car j’ai bien vu que les deux autres espéraient m’avoir dans leur lit. 

 Je suis restée plus de six mois chez eux, passant tour à tour dans le lit de Bernard et ensuite Momo et de ses deux autres frères. Je n’avais plus mal, je les subissais mais au moins j’étais protégé, mais un soir Momo  n’est pas rentré, Bernard inquiet s’en est allé au village pour en connaître la raison, deux heures plus tard il m’a tendu ma pochette à bijoux et l’argent et m’a dit de fuir car la gendarmerie allait venir fouiller sa maison.

Je t’aimais bien petite, j’aurai aimé que tu deviennes ma femme, mais Momo a parlé de toi et je préfère que tu t’en ailles, je vais t’accompagner sur le chemin et te dire où aller. J’ai un ami à plus de 50 km  il va pouvoir s’occuper de toi, tiens tu lui remettras cette enveloppe et il verra que tu viens de ma part. Il me dit son nom et son prénom et dans quelle ville je puis le trouver et je m’en vais au moment de partir il me serre très fort dans ses bras et me murmure je t’aimais bien Jeanne.Qui sait on se reverra peut-être et il m’embrasse longuement.

 

A suivre…

 

9/15 Une histoire diabolique

Chapitre 9 Jeanne en perdition

 

Jeanne a fui Amaury ne supportant plus ses assauts répétés et douloureux. Quand il est gentil se dit-elle je me sens bien, mais les trois quarts du temps je suis sa proie et je dois satisfaire ses désirs. Je ne m’attendais pas à une vie pareille, j’ai 15 ans, lui est plus âgé, il aurait pu avoir des égards pour moi, or il se comporte comme le chien de mes parents quand il casse sa longe et va vers les femelles en chaleur.

J’ai préparé sans faire aucun bruit mon maigre baluchon, je lui ai soutiré un ou deux bijoux qu’il avait fait miroiter sous mes yeux en me promettant de me faire monter une bague, ce n’est pas du vol puisqu’il me les avait mis dans ma pochette où j’avais placé mes économies. Surtout que nous n’avons pratiquement rien dépensé, sa dernière virée à la ferme était assez importante. De quelles manières a-t-il obtenu ça, je préfère ne pas le savoir.

Mon alezan m’a suivis docilement et puis dès que je me suis retrouvée à découvert j’ai filé vers le sud pour mettre la plus grande distance entre lui et moi, espérant ne plus jamais me retrouver dans ses pattes. J’ai erré dans cette campagne, ce bocage Normand se ressemble, je me suis égarée et j’ai finalement atteint le petit village de Pont d’âne. Dès mon arrivée j’ai fait sensation assise à califourchon sur mon beau cheval, mais j’en ai eu cure et je me suis approchée de l’église Saint Roch espérant qu’une personne se souvienne de cette nuit de Noël d’il y a 15 ans. Les sabots de mon cheval s’incrustaient dans la neige fraîchement tombée cette nuit,j’étais habillée légèrement, j’ai rapidement pris ma longue cape, au moins je vais pouvoir mettre le capuchon et passer plus inaperçue.

La première personne sur laquelle je suis tombée est le curé du village, cela fait plus de 20 ans qu’il habite là, une chance pour moi. En effet il se souvient de l’enfant trouvé à la porte de son église dans un couffin d’osier, il l’avait récupéré et emmené à la chaleur, puis quand mon père était passé il lui avait demandé s’il pouvait se charger d’une bouche de plus, il le connaissait c’était un de ces généreux donateurs de sa petite chapelle. Mon père n’avait pas hésité mais il l’avait senti troublé quand il avait découvert le médaillon ainsi que la photo de la belle jeune femme à l’intérieur. Mais il n’avait fait aucune confidence au prêtre. 

Ce dernier me regardait sur tous les côtés, je devais lui rappeler quelqu’un il semblait interrogatif mais il ne me posait aucune question. Juste au moment de m’en aller munis de ces précieux renseignements il m ‘a demandé si je n’étais pas cet enfant; ne pouvant pas donner ce renseignement de peur de m’exposer, j’ai juste répondu que j’en avais entendu parler puis je me suis enfuie le plus vite que j’ai pu. Soudain j’ai entendu un cheval qui me rattrapait et à ma hauteur j’ai reconnu l’autre prêtre qui était dans la petite chapelle, que me voulait-il? Il m’a accosté en attrapant la longe de mon cheval, m’a poussé contre le muret et m’a dit :

Vous êtes recherché par la police 

Moi? Vous devez vous tromper

Oh non Mademoiselle Jeanne je suis certain de ce que j’avance, la police est venue dernièrement se renseigner si vous n’étiez pas passés, notre vieux curé va envoyer un coursier avertir la maréchaussée.

Au vu de sa connaissance de mon prénom je m’aperçois rapidement que l’on me recherche et le curé va me trahir, il faut que je m’éloigne rapidement de ce village, mais celui que j’avais pris pour un prêtre n’en n’est pas un il me propose de m’héberger le temps que tout se calme, j’hésite mais il a un bon regard et puis je ne sais où me cacher aussi j’accepte. A cette époque j’étais fort naïve, j’allais bien vite me rendre compte qu’une nouvelle fois je m’étais fourvoyée. Il m’emmène dans une ferme isolée où une vieille femme me regarde d’un sale œil lorsque je pénètre dans la grande salle chaude. Son fils car c’est le sien lui parle en patois, je ne connais pas ce langage aussi je ne comprend pas, mais je vois le regard bizarre que me lance la vieille femme. L’homme d’une trentaine d’années me montre ma chambre et le coin toilette puis me dit que le repas sera servis à 12 h tapante, si je suis en retard je ne mangerais pas. Je lui dit que je comprend, il passe sa main sur ma joue et me dit :

On va bien s’entendre

Puis il me laisse, je m’assois au bord du lit et cherche  un endroit pour cacher mon argent et mes bijoux. Je ne trouve rien et n’ose m’attarder ayant peur de me trouver en retard pour le repas. Aussi je noue à ma taille la pochette et met tous mes biens à cet endroit, je descend, l’homme est là en compagnie de deux autres hommes, il me présente comme sa nièce et murmure à nouveau en patois autres choses je le sens bien, mais à nouveau je ne comprend rien. Les deux hommes me regardent avec une drôle d’expression, de suite je me sens mal à l’aise. Je picore plus que je mange ce qui fait dire à mon hôte que je suis un petit oiseau. Un de ses amis ajoutent à dévorer tout crû, et ils esclaffent. Après le repas les trois hommes se retirent au salon et l’homme me demande de venir leur servir le café et le pousse café.

La vieille femme n’a pas dit un mot de tout le repas, mais là elle tourne les yeux dans tous les sens d’un air de vouloir m’avertir de je ne sais quoi. Elle me montre de la main la bouteille de gnôle et me donne la cafetière, je traverse la cuisine et cherche le salon, je me dirige là où j’entend un bruit de voix. Je frappe et attend leur réponse. Rien ne vient, je n’ose entrer, mais brusquement je sens un souffle chaud dans mon dos, un des hommes étaient sortis. Il m’attrape par les hanches mais je tiens la cafetière aussi il ne me renverse pas mais ouvre la porte et leur dit:

Regardez qui vient nous distraire

Ces trois hommes me font peur, je suis à leur merci, aurais-je trouver pire qu’Amaury ? De suite ils se lèvent m’entourent et si un prends la cafetière le second me demande d’ouvrir la bouche et de boire une gorgée de son délicieux breuvage, je ne veux pas, mais aider de mon hôte il m’ouvre la bouche de force, je crache et m’étouffe cela les fait bien rire. Il m’assoit sur un fauteuil et me verse un petit verre et à nouveau je dois le boire, rapidement je vois la pièce tournée.

A suivre…

8/15 Une histoire diabolique

Chapitre 8  Une relation tumultueuse 

 

 

Comme je ne puis attendre je met mon sexe dur sur sa cuisse pour qu’elle comprenne que je vais la posséder, mais elle se retourne et me file une gifle magistrale, je suis désarçonné et ne la comprend plus, elle semblait m’accepter et là je suis pris au dépourvu. Je suis douché et me tourne de l’autre côté en me demandant ce que je puis faire. J’ai dû me rendormir car, lorsque je me réveille, ma douce n’est plus à mes côtés, elle est assise un peu plus loin et semble fort songeuse. J’ai toujours envie d’elle, je ne puis me résoudre à rester à ses côtés en jouant une comédie, je la veux et je la prendrais. Mais si je la brusque elle peut s’en aller mais pour aller où, je me le demande.Finalement je la tiens à ma merci, elle ne peut repartir chez elle. Donc je dois passer à l’attaque et la prendre au dépourvu, sinon je passerais une mauvaise journée. Je m’approche d’elle et lui demande :

Veux-tu te promener avec moi dans la forêt

Vas y seul il pleut, je n’ai nullement envie d’être mouillée de la tête aux pieds.

Oh oui je comprend, ne t’en fais pas il y a pleins de jeux que tu ne connais pas, veux tu les connaître?

Des jeux?

Oui !

Lesquels?

Viens je vais te les apprendre;

Jeanne me regarde d’un drôle d’air, elle semble angoissée voire complètement paniquée, connaîtrait-elle des jeux, j’en ai comme l’impression, elle n’est pas la petite oie blanche qu’elle prétend être. Aussi de suite je l’emmène sur notre couche et m’assoit à califourchon sur elle tout en lui maintenant les bras derrière la tête. Elle semble dans un premier temps affolée puis elle ri et se laisse faire.

Veux-tu jouer ?

Si tu ne me fais pas mal je veux bien?

Pourquoi te ferais-je mal, ce n’est pas mon but,  je ne veux que ton bien et que tu sois mienne.

Sa poitrine se soulève je vois sa rondeur et le beau galbe de ses seins, là je ne puis me contenir et ma folie m’emporte vers le septième ciel. Je m’en saisis , l’entend gémir, mais je ne vais pas me complaire à rester dans les caresses, je dois passer à l’action. Je remonte ma main le long de ses bas, arrive à l’intersection de sa peau chaude et touche le délicat tissus qui cache son intimité, puis je ne sais ce qui c’est passé, mais je me souviens lui avoir retiré sa culotte, entendu une longue plainte m’invitant à la prendre et je me suis enfonce en elle, sa tête roulait de chaque côté elle me disait non, mais je n’en n’avais cure, je la voulais et je l’ai eu. Quand j’ai senti que c’était difficile je l’ai embrassé et pénétrer, elle a crié tentant de me repousser, mais je suis resté en elle et je l’ai prise comme un chien en rut je le reconnais, mais quel bien fou cela m’a fait. Quand je me suis arrêté elle avait les yeux fermés, elle ne m’a rien dit, je l’ai laissé là et suis sortis.

Combien de temps suis-je restée à l’extérieur je ne sais pas, mais ce sont ces sanglots qui m’ont alertés, je suis revenu et lui ai dit désormais tu es à moi tu es ma femme. Et, en fou que j’étais je l’ai à nouveau prise, là j’y suis allé avec plus de tendresse mais quand le moment est venu je n’ai pu me retenir et à nouveau je suis devenu l’homme qui prend sans égard. Et, à nouveau des larmes. Je l’ai prise dans mes bras en lui demandant pardon, mais que toutes les femmes  qui font l’amour ont souvent mal les premières fois mais que bientôt elle en redemandera tant elle en aura envie. Elle me regardait incrédule et a accepté que je la touche sans la prendre. J’ai joué avec ces petites pointes de sein lui montrant comment ils durcissaient quand je les caressais. Cela avait l’air de lui plaire, alors pour lui faire plaisir je n’ai rien fait de plus et elle m’ a embrassé. Je lui ai appris qu’avec la langue c’était mieux, elle a eu l’air d’apprécier, on la fait plus souvent, et tous les jours je la caressais avant de la pénétrer, elle avait encore mal mais ne me le disait pas, elle commençait à aimer. Au bout d’une semaine de ce régime, nos victuailles avaient diablement diminués, il nous fallait nous éloigner de notre petit lit d’amour et aller plus loin. Mais avant de partir nous avons fait l’amour, elle commençait à prendre du plaisir, j’en étais heureux.

Nous chevauchions depuis deux jours, nous couchions à la belle étoile et nous unissions nos corps tous les jours, elle avait mal parfois quand je jouais au mâle dominant mais d’autres fois j’étais gentil je le reconnais. Mais j’avais un besoin immense de satisfaire ma libido et j’avais besoin de le faire souvent ce qu’elle ne comprenait pas. Alors ces jours ci je faisais mon devoir conjugal même si nous n’étions pas mariés, à mes yeux elle était d’ores et déjà ma femme. C’est ainsi que je la tenais en lui disant que vu que nous étions ensemble, le retour en arrière était impossible, on serai mari et femme dès que possible alors autant commencer tout de suite. Elle acceptait mais ses yeux se voilaient de larmes, elle avait peur de souffrir, je lui disais de se détendre mais pour elle s’était fort difficile. Pour moi je prenais plus de plaisir en la forçant qu’en y allant doucement alors petit à petit c’est devenu une habitude et je la prenais chaque fois que j’en éprouvais l’envie sans rien lui demander, sans l’écouter, de plus en plus et avec dureté. J’étais en rut, je lui le disais et elle devait se soumettre.

Les jours filaient et je ne voyais pas qu’elle s’étiolait ma princesse, c’était déjà plus la belle jeune fille que j’avais cueilli sur son balcon quelques semaines auparavant. Mais tellement absorbé par mon désir je brouillais toutes les pistes. J’étais un fringuant mâle, imbu de sa personne et j’ignorais le mal que je faisais à Jeanne, Cette forêt n’en finissait pas, un jour où j’entendis des chiens j’ai installé Jeanne dans une vieille cabane un peu délabrée. J’ai attendu qu’elle s’endorme, elle semblait épuisée. Je suis allé du côté où les chiens jappaient. Il y avait une ferme et une jeune femme qui étendait du linge, je l’ai appelé pour lui demander du pain, et autres victuailles. Elle m’a entraîné dans sa cuisine et m’a montré sa poitrine opulente, elle acceptait de me donner à manger à condition que je m’occupe d’elle. Je ne touchais plus à Jeanne car elle avait ses problèmes féminins, aussi je me suis empressé de faire crier la goulue, je dis goulue car nous l’avons fait trois fois d’affilés. Quand je suis parti j’étais fatigué mais je ne voulais pas laisser Jeanne seule plus longtemps, je repartais avec de bonnes choses à manger le tout gratuitement. La fermière voulait que je revienne une fois que j’aurais tout mangé. J’avais accepté, mais je ne savais si je pourrais, bah j’aviserais en temps et en heure.

Quand j’arrivais à la cabane, Jeanne n’était pas seule, elle était avec un paysan qui avait sa ferme dans le coin, Jeanne semblait hagarde, le type aurait-il abusé d’elle? Ce dernier quand il m’a vu est partis en courant. Si c’était le mari de la goulue on avait fait un échange, mais il me semblait sale ce type, Il fallait que j’en ai le cœur net:

Qui est cet individu

Je ne sais pas

Il a posé ses pattes sur toi

Non

En es-tu certaine ?

Oui

Attends je vais vérifier

Laisse moi je ne veux pas.

Mais Jeanne n’a pas à me refuser son corps, je vais la sentir pour voir si ce gros malotru l’a touché vu qu’elle refuse de me le dire.

Elle sent toujours son délicieux parfum , le goujat ne l’a pas touché, mais moi je vais m’en occuper. Mais je suis tellement crevé de mes fredaines que je m’écroule sur son corps . Je la sens se dégager et je sombre dans le néant.

Quand je me réveille il fait nuit, les victuailles ont été mangés à moitié, Jeanne m’a quitté. Je ne sais quel chemin elle a pris, elle a emmené son bel alezan et tout  son baluchon. Combien d’heures d’avance a-t-elle sur moi, je ne le sais pas, mais il faut que je la rattrape.

 

A Suivre…

7/15 Une histoire diabolique

Chapitre 7  La fuite

 

Jeanne s’apprête dans sa chambre pendant qu’Amaury avec ses draps lui fait une corde de fortune pour que sa descente soit plus aisée. Il a repéré l’endroit le plus facile pour qu’elle puisse passer sans se casser une jambe. Il n’y a aucune fenêtre en dessous, seuls deux petite mâchicoulis. C’est bien de ce côté qu’ils descendront, mais il faut faire vite, il va l’aider à prendre le strict nécessaire, ensuite ils aviseront. Mais Jeanne veut casser sa tirelire et prendre le pécule que son père lui dépose chaque semaine depuis sa naissance. Amaury n’en revient pas, elle est bien plus mature que lui, il est parti comme un imbécile sans rien, il va falloir récupérer un peu d’argent, voire beaucoup, un autre cheval et de quoi se changer. Et après et bien ce sera après, ils trouveront, à deux ils y arriveront, il a eu 21 ans il est majeur son père s’en remettra.

Quand Jeanne réapparaît sur le balcon, elle est méconnaissable, elle a une longue jupe noire, ses cheveux sont attachés par un ruban noir et elle a posé sur sa tête un petit chapeau. Elle a un grand sac et sa tirelire à la main. Amaury veut bien l’argent mais pas ce gros cochon, il va falloir la casser à même le sol sans faire trop de bruit. Aussitôt dit aussitôt fait, quelques pièces roulent mais il y a surtout de nombreux billets, ils n’ont pas le temps de compter, ils mettent le tout dans un petit sac serré par un cordon, Amaury s’en saisi et le glisse dans la grande besace que Jeanne a pris et il enjambe à nouveau la barrière, il a auparavant noué la corde improvisée, il fait passer Jeanne par-dessus la balustrade et doucement tout en la devançant il descend en s’aidant des pierres qui apparaissent de ci de là sur la façade, puis il tire doucement sur le drap et la fait descendre. Enfin les voici au sol, ils laissent le drap et s’enfuient vers le trou dans le mur, ils ne rencontrent personne, il fait une belle nuit d’été avec une lune ronde qui leur permet de se diriger facilement vers son cheval. En chemin Amaury a réfléchi il va emmener sa douce compagne dans les grottes ou il la cachera, il espère qu’elle n’aura pas peur, pendant ce temps il ira chez lui récupérer de l’argent et quelques vêtements et un peu de nourriture.

Ils ne disent aucun mot jusqu’aux grottes, puis Amaury attache son cheval et explique à Jeanne la raison qui la poussé à l’amener ici. Elle semble apeurée, il ne sait que faire. Ils avancent et trouvent un endroit assez éloigné de la voûte d’entrée, il met la cape au sol que Jeanne a emmené et ils se couchent l’un à côté de l’autre, il a le temps de rentrer chez lui, il ira dans la nuit. Avant il a envie de retrousser sa jupe mais va-t-elle le vouloir, si elle lui dit non il n’ira pas plus loin, quoique maintenant qu’ils sont partis elle est à sa merci pense-t-il; Même si elle part en courant il aura tôt fait de la rattraper et de la prendre à même le sol. Il se demande si il aime réellement ce qu’il veut c’est posséder une femme et s’en vanter auprès de ses copains. Alors la belle Jeanne fera bien l’affaire. Mais il n’a pas fait tout cela pour rien, il pense qu’il a tout de même un petit penchant pour elle, car des filles il en a pleins autour de lui mais ce sont des bonnes à tout faire, il trouve que c’est trop facile, elles écartent trop facilement les cuisses. Avec Jeanne il a senti qu’elle allait lui résister. Il espère qu’il ne la forcera pas car ce serai dommage; il veut qu’elle vienne à lui et que ce soit tendre. Mais si il est obligé il ne sait pas comment il va s’y prendre.

Soudain il s’aperçoit qu’elle s’est endormie, elle semble épuisée, il ne la voit pas beaucoup, mais il distingue ses traits, il va allumer un feu ils auront chaud et il la verra grâce aux flammes. Une demi heure plus tard il admire les courbes de sa bouche, il passe son doigt sur ses lèvres, elle ne bouge pas, il s’enhardit a mettre dans son encolure une main, il se saisi d’un de ses seins et le malaxe, elle gémi, il s’arrête puis recommence, passe à l’autre, puis aux deux. Elle dort toujours son souffle est régulier. Il va profiter de son sommeil pour aller récupérer des affaires personnelles et un autre cheval pour celle qu’il désire ardemment.

Il la recouvre d’un pan de la cape et s’en va, espérant qu’elle ne va pas se réveiller en son absence et s’affoler. Il prend son cheval et s’en va chez lui. Il n’y a pas âme qui vive, il croise sa sœur qui lui apprend que son père a été appelé pour donner des soins à une jument qui a mis bas dans l’après-midi. Il se sent fort guilleret, il est seul avec elle, cette dernière rejoint rapidement sa chambre, quand à lui il prépare ses vêtements, du chaud, du froid, une couverture, de l’argent, il fait main basse sur des bijoux qui appartenaient à sa mère et soi-disant destinés à sa sœur, et bien elle s’en passera. Depuis son anniversaire il a un pécule assez conséquent ils auront de quoi vivre pendant quelques temps après il ira travailler, mais ils n’en sont pas encore là. Puis au pire il vendra un des chevaux de son père. Il ressort avec quelques victuailles subtilisés dans la cuisine familiale. Il a croisé une des cuisinières il lui a fait promettre de se taire sinon…Sa menace a dû l’affoler, elle a tourné les talons et s’est enfuis en lui disant :

Vous êtes un chenapan

Il a ouvert la grand porte et rejoint rapidement les écuries, pour la belle Jeanne il a pris un bel étalon, il sait qu’elle monte très bien à cheval, il l’avait observé avant ces fredaines. Dans sa famille ce sont tous des cavaliers, sa sœur Madeleine a même participé à des concours, Jeanne aurai tout autant dû en faire si il n’y avait pas eu cette malheureuse histoire entre eux deux.

Le voici en vue de la grotte, sa bien aimée dort paisiblement, il se glisse a ses côtés et en fait tout autant, dans la nuit il met la couverture sur leur deux corps et se rapproche d’elle afin de rêver à son corps nu pour les jours prochains, il pense qu’il va devoir l’apprivoiser si tous deux vivent ensemble. En plein milieu de la nuit Jeanne se réveille, elle ne se souvient pas où elle se trouve puis peu à peu la mémoire lui revient, les braises rougeoient encore mais elle ne distingue pas les traits d’Amaury, elle s’affole mais lui la sentant bouger se réveille.

Qu’as tu ma douce ?

On devrait s’en aller plus loin, ici c’est le premier endroit où mon père va venir,

Ah ! Et où voudrais tu aller dans un premier temps?

Je ne sais pas ou plutôt si, il y a un endroit qui m’attire c’est vers la chapelle Saint Roch

Pourquoi veux tu aller à Pont d’Âne ?

J’ai mes raisons

tu connais quelqu’un là-bas

Mais elle ne dit rien et Amaury ne sait comment interpréter son silence, dans un premier temps il ne dit rien mais il sait qu’il reviendra à la charge pour en savoir davantage. Leur baluchon n’ayant pas été défait ils sont rapidement prêt, à sa montre gousset il voit qu’il est 3 h du matin ils seront bientôt arrivé à Pont d’Âne, là-bas il connait un ami il est persuadé qu’il le logera. Quant Jeanne voit le bel alezan, elle n’en croit pas ses yeux, elle monte facilement sans aide, c’est une bonne cavalière, les voici qui foncent tous deux dans les prairies puis dans les sous-bois. Après une dizaine de kilomètres avalées à la vitesse de l’éclair, ils s’arrêtent car tous deux ont une envie pressante, Amaury laisse Jeanne s’enfoncée dans le bois quand soudain elle l’appelle, elle n’est pas du tout affolée mais fort excitée.

Amaury viens vite j’ai trouvé notre future maison, elle éclate de rire, il entend son rire cristallin résonné dans la forêt. Quand il arrive à sa hauteur elle est à proximité d’une maison en bois, le toit  est un peu de guingois mais l’ensemble a fière allure. Il pousse la porte, une table trois chaises, un banc, une bougie est posée  sur un vieux buffet, on dirait une cabane de gamins. C’est fait de bric et de broc mais ils vont pouvoir s’aimer, et tout à l’heure à l’aube ils aviseront de ce qu’ils feront. Il lui dit d’aller voir ce qu’elle va trouver derrière la porte et lui pendant ce temps va récupérer les chevaux qui broutaient à la lisière de la forêt. 

Jeanne a poussée la porte et découvert un matelas à même le sol, ils seront bien mieux que sur le sol dur de la grotte. Elle allume la bougie la pose sur un petit tabouret en bois et s’allonge sur le lit, quand Amaury la voit son  désir remonte à la surface, ce doit être le bon moment pour passer à l’acte, elle s’offre à sa vue, mais il hésite il ne sait pas s’il peut la cueillir. C’est une belle fleur fraîche. Il a envie d’elle mais il ne l’a jamais fait il ne sait quels mots lui murmurer. Petit à petit il s’enhardi et se couche près d’elle. 

Sais tu ma Mie que j’ai encore plus envie de vous que lorsque nous nous sommes rencontré la première fois, le voulez-vous?

Jeanne se souvient des remontrances de son père, des coups de fouet, de l »internat mais aujourd’hui elle a quitté le domicile familial, elle ne sait même pas de qui elle est la fille. Alors elle peut bien se donner à Amaury, elle le trouve beau avec ses yeux verts qui la fixe. Elle sent que son corps répond à son regard, il a une barbe naissante, ces cheveux bruns sont mi courts, son souffle est rauque, sa voix change au fur et à mesure ou il commence à lui ôter son chemisier. Il ne lui défait pas son haut, il attend qu’elle l’invite à le faire, mais elle ne dit rien, il se met nu et se glisse sous le drap et l’invite à le rejoindre, elle est debout, elle hésite puis ôte elle-même sa jupe et se couche à son côté. Il est en feu et ne peut attendre davantage, il faut que ce soit cette nuit sinon il la prendra de force demain ou dans quelques heures, et, plus il réfléchi plus il pense qu’elle se sauvera et ils seront tous les deux fort malheureux. Il va donc attendre son bon vouloir. 

Quand Jeanne s’allonge à ses côtés, elle a peur, elle voudrait tellement que tout se passe bien, elle doit lui dire qu’elle veut bien mais qu’il doit prendre son temps. Elle n’a jamais été touché par un garçon elle n’aura 15 ans que dans huit jours.

Amaury , moi aussi je te désire mais j’ai très peur.

N’ai crainte ma douce je ne te ferai pas mal, mais je sais que pour la première fois tu auras quand même mal enfin pas trop juste un peu et on recommencera bien vite pour que tu oublies ce mauvais moment. Puis on sera à tout jamais unis pour la vie.

Alors caresse moi et après on verra;

Et toi tu ne veux pas mettre tes mains sur moi?

Je peux

Oui, mais tu ne connais rien au corps d’un homme, connais tu le tien? 

Non mais ce n’est pas grave tu m’apprendras.

Amaury ri et lui ferme sa belle bouche par un baiser fort appuyé, il lui dit d’entrouvrir la bouche et glisse sa langue à l’intérieur, elle semble fort étonnée mais a l’air d’apprécier. Il ôte son petit haut fait de dentelles blanches et lui dévore les seins avec sa bouche. Elle gémi et se sent vraiment bizarre. Il descend sa main vers son intimité et doucement lui caresse ses petites lèvres, elle gémi mais accepte d’entrouvrir ses jambes…

A suivre…

 

6/15 Une histoire diabolique

Chapitre 6 Amaury en route vers son destin ,

 

Amaury était loin de se douter des événements qui se passaient dans la demeure  des parents de Jeanne, il ignorait que  son amour était revenu, par contre il connaissait la chute de cheval d’Hélène de Pontivier à la Garden Party du Comte de Pertuy. Tous les hobereaux du coin y avaient été conviés car on y célébrait les fiançailles du fils unique du Comte avec la grande sœur de Jeanne. Il avait tant espéré la revoir mais hélas il avait dû se rendre à l’évidence, elle n’avait point été convié par le comte, encore fallait-il que ce dernier sache que Madeleine avait une petite sœur qui aurai bientôt 15 ans.

Amaury rêvait des caresses qu’il lui ferai sur son corps de femme pubère, il imaginait la pénétrer tendrement car c’était une jeune vierge, il en bavait. Plus il y réfléchissait plus il avait peur de ne pas se contrôler et de la prendre brutalement dans une étable ou dans la forêt selon le lieu ou il la trouverait. Son frère aîné n’était pas là pour le guider, quant à ses copains ils culbutaient assez souvent les bonnes attachées à leur service, il ignorait si elles prenaient du plaisir ou si elles se sentaient souillées voire violentées par ses gamins en rut.  A chaque retour de vacances il écoutait leurs exploits et cela le chatouillait davantage, mais hélas  filles ou femmes il n’en voyait pas.

C’est le lendemain où Jeanne a été retrouvée évanouie dans le garde manger de ses parents qu’Amaury appris qu’elle était alitée et pas très en forme. Pour la distraire et vu que c’était les vacances on avait appelé sa jeune sœur son amie d’autrefois, son père s’était laissé fléchir non  sans mal, mais avait fait promettre à sa fille de se montrer fort discrète auprès de son frère, ne voulant pas que ce garnement puisse se rendre chez la jeune Jeanne. Il avait élevé seul ses trois enfants depuis que sa femme était morte. Amaury avait profité des absences de son père pour  en faire qu’à sa tête. Mais ce dernier avait su par une indiscrétion de leur chauffeur où se rendait sa jeune sœur. Le soir il guettait son retour et après lui avoir demandé gentiment ce qu’elle avait fait de sa journée il était passé à l’étape supérieure et il avait commencé par la souffleter afin qu’elle lui dise d’où elle revenait. Mais son père était intervenu et l’avait puni, depuis il se morfondait dans sa chambre, quand il avait entendu sa sœur raconté à son père ce qu’elle avait fait.

En écoutant sa sœur parlé de Jeanne couchée dans son lit et qui n’avait pas envie de se lever voire de manger il en était resté tout chagrin, il ne comprenait pas qu’à son âge on ne puisse pas avoir envie de goûter à la vie. 

Rapidement il prend une grande décision et décide de passer à l’action, il va profiter que son père est avec sa sœur pour quitter sa chambre par la fenêtre, il se laisse glisser le long du chenaux et arrive sans encombre sur le sol. Il quitte rapidement la propriété sur son cheval et s’éloigne sans un bruit, d’abord au pas puis au trop et enfin au galop. 

Aux abords du  domaine de Pontivier il attache sa jument à un arbre et se glisse dans le sous-bois, il marche tel un sioux sur le sentier de la guerre. Il fait plusieurs fois le tour de la propriété mais il lui faut se rendre à l’évidence les murs sont haut et sur le dessus il y a des tessons de bouteilles. Soudain il se souvient qu’un des frères de Jeanne avaient découvert un endroit où une partie du mur était écroulée, il avait réussis a sortir plusieurs fois par cette espace, il va falloir que je le trouve pense-t-il à mi voix.

Enfin il est dans le domaine, maintenant il doit attendre que l’obscurité joue en sa faveur; c’est à la nuit tombée qu’il se dirige côté fenêtre aux lourds rideaux, mais laquelle est la sienne ? Après une attente de plus de deux heures la chance lui a souri, sur le balcon du deuxième étage une silhouette lui apparaît, chevelure en anglaise et flamboyante c’est celle dont il a envie, la belle Jeanne… Son corps s’est épanouie, la jeune fille ignore qu’il l’observe, elle est vêtue d’une chemise de nuit assez transparente laissant deviner les courbes de son corps; sa poitrine ne ressemble plus aux petits boutons de roses, elle est pleine et ferme voire opulente, son regard se brouille et le désir en est plus qu’exacerbé, il tremble de plus en plus et rêve qu’il la possède, mais il doit lui faire comprendre qu’il est si prêt qu’il pourrait même grimper dans sa chambre.

Jeanne Jeanne !

Personne ne lui répond, il ne peut chanter, il ne sait pas , il faut à tout prix que Jeanne le découvre, car monter sur son balcon il va pouvoir le faire, il a vu une glycine qui lui tend les bras, plus la chenaux et des pierres apparentes sur la façade cela va être un jeu d’enfants, mais il a peur qu’en la surprenant on le découvre dans la chambre d’une toute jeune fille, celle qu’il désire ardemment. Du reste cela devient pressant, il bande comme un taureau, c’est le moment rêvé pour la faire sienne.

Jeannnnnne Jeannnnnnne crie-t-il sur un ton plaintif;

Puis il avise quelques gravillons et il les lance à toute volée sur le balcon du premier étage. Enfin il la voit se pencher;

qui est là?

Jeanne c’est moi, Amaury

Amaury ! 

Oui, laissez moi monter Ma Mie

Vous ne pouvez pas, vous allez me faire punir, à cause de vous j’ai tant souffert;

Amaury sait qu’elle a souffert, lui aussi a été puni, et bien cette nuit il va l’enlever et personne ne lui fera du mal. Aussitôt sa décision de prise il grimpe comme il l’avait décidé. Quand il enjambe le balcon, Jeanne pousse un cri d’effroi, mais Amaury a été plus prompte qu’elle et personne ne l’a entendue.

Quand il la prend dans ses bras, elle tremble comme une feuille, elle refuse qu’il la touche davantage, il comprend, il se met à distance et lui murmure l’idée qu’il a eu. 

Tu es fou, mon père nous retrouvera, et là je serai enfermée dans un couvent et je n’aurais jamais le droit de t’épouser. 

Ta sœur Madeleine a été promise au fils du Comte à 15 ans je ne vois pas la raison pour laquelle ton père ne  le fera pour toi.

Jeanne n’ose lui dire la découverte qu’elle a faîtes les jours passés. Affolée elle a peur que sa bonne rentre dans la chambre, certes elle est enfermée à double tour, elle aurai le temps d’entendre la clef tournée dans la serrure, puis personne ne lui a interdit de se mettre au balcon, mais Amaury doit repartir. Elle ne voit pas que ses yeux brillent et ne se rends compte de ce qui lui arrive qu’au moment ou il se serre contre elle, elle sent son sexe dure contre son dos, elle sait qu’il a envie d’elle, mais elle ne peut se donner sur son balcon, c’est impossible. Elle se retourne et lui offre sa bouche, leur baiser est langoureux, les mains d’Amaury sont rapidement sur ses seins, il les malaxe, lui murmure des mots fous, mais rapidement Jeanne se ressaisi et le repousse.

Je prends quelques effets et on va partir, j’espère que tu sais où aller;

Amaury n’en revient pas qu’elle se soit décidé aussi rapidement, elle doit autant avoir envie de lui que réciproquement, ou alors elle préfère s’enfuir que de vivre des épisodes succins sans pouvoir les assouvir pleinement. Il sait que cette nuit elle sera sienne.. Son père l’acceptera comme mari pour sa fille si il la possède hors mariage.

A suivre…

 

5/15 Une histoire diabolique

Chapitre 5 la révélation

 

Tout le long du chemin papa n’a pas  prononcé un mot, l’ambiance est lugubre, je ne sais quoi dire, qu’a-t-il bien pu arriver à Maman pour être à l’article de la mort alors qu’elle est si jeune. Je n’ose lui demander et lui ne m’en dis pas plus. 

Dis moi Papa qu’a donc Maman ? Elle n’a jamais été malade, et là tu es venue me chercher car elle se meurt, que lui est-il arrivé ?

Ta maman a fait une mauvaise chute de cheval, elle s’est cassée la colonne vertébrale, elle ne pourra pas remarcher, et elle n’a plus le goût à rien, elle a besoin de toi. Tu es désormais une jeune fille et tu vas pouvoir l’aider pour les petites choses de la vie. 

Mais où est ma sœur Madeleine?

Ah tu n’es pas au courant ? Nous l’avons fiancés au fils du Comte du Pertuis le mariage se fera en grande pompe si ta mère se remet si je puis dire, sinon ils se marieront un peu plus simplement mais un an après si si…

A ce moment-là mon père se met à pleurer et je ne sais plus quoi dire. Et, le silence s’installe entre nous jusqu’aux marches du perron. Nestor le valet de pieds de mon père lui ouvre la portière et prends mon bagage, je suis mon père et  attends à la porte du boudoir de ma mère que l’on me convie à y entrer. Ce que j’entend me fait trembler des pieds à la tête et me laisse dans un état de malaise incompréhensible.

Je ne la veux pas, ramène-là sur les marches de l’église, c’est de la mauvaise graine,

Mais Ma Mie vous l’avez toujours aimé et jamais vous n’avez fait de différence;

Maintenant je ne puis la revoir, qu’elle ne vienne pas m’embrasser cette sotte me répugne. Qu’elle disparaisse de ma vue, je vous l’avais dit, mais vous n’en faîtes qu’à votre tête du moment qu’elle ressemble à votre Mère;

Pris d’une envie de pleurer je me précipite dans ma chambre, ma mère ne veut plus me voir, elle a parlé de marches, je ne comprends pas ce qu’elle a voulu dire, est-ce que père va pouvoir m’expliquer; Je me sens seule dans cette grande battisse, mes frères sont partis pour la plupart sur les terres de mon père, ma sœur aînée est avec son mari, elle pourrait me prendre chez elle, je l’aiderais, ils attendent un bébé. Mon grand-frère n’est pas revenu d’Angleterre, il a dû lui aussi trouver une femme, personne ne m’a donné de nouvelles. Assise sur une chaise j’attends que l’on vienne m’avertir pour le repas. Hélas les heures tournent et personne ne m’a appelée, je me sens triste et fort malheureuse. 

Vers les 15 h je suis descendue dans les cuisines et j’ai trouvé une assiette qui devait m’être destinée. Deux tranches de rosbeef, trois feuilles de salade, de la vinaigrette, un fromage de chèvre et une pomme dure. J’ai une assiette de condamnée, je suis de plus en plus mal à l’aise, j’ai l’impression d’être une étrangère dans ma propre famille. La laissée pour compte celle qui est venue dérangée les habitudes d’une famille bien rangée. Je mastique la viande que je trouve insipide, dure et sans goût. Soudain un bruit de voix, on arrive, j’entends celle de mon père et d’un homme, je me cache dans la réserve, vide à cette heure, et je vois entrer notre médecin de famille suivi de mon père, ils ont une mine grave, je me fais toute petite et j’attend.

Mon ami votre femme se meurt doucement, la science ne peut plus rien pour elle, de plus elle ne fait pas d’effort pour s’en sortir, elle pourrait demander à votre petite dernière de la pousser dans le parc, je ne comprend pas la raison qui la pousse à ne pas vouloir la voir.

C’est une vieille histoire qui remonte 16 ans en arrière

expliquez moi, j’arriverais peut-être à convaincre Madame, votre épouse,

j’en doute, 

Alors mon cher qu’avez-vous de si grave à me dire que vous regarder si nous sommes seuls.

C’était il y a 16 ans un soir de Noël, je revenais du village Pont d’Âne lorsque j’ai entendu pleurer un bébé, cela venait d’une corbeille placée sur les marches de la chapelle Saint Roch. Il neigeait, la petite hurlait autant de froid que de faim, elle était vêtue toute de blanc. A son cou un médaillon et à l’intérieur le visage d’une femme dont je tairais le nom.

Vous la connaissiez ?

Oui !

Alors qu’avez-vous fait de cet enfant? 

J’ai pris la corbeille en osier et suis rentrée chez moi, ma douce bien aimée qui allaitait notre petite Jeanne l’a aussi allaitée.

Mais je ne comprend vraiment pas, qu’est-elle devenue? Jeanne et cette petite ou Jeanne est la petite, vraiment mon ami vous êtes compliqué ou je ne comprend rien. Vous l’avez appelé Jeanne, mais pourquoi le même prénom?

A ce moment-là je vois mon père s’essuyer une larme, je suis toute ouïe, car je suis certaine d’avoir une révélation dont je n’ai jamais été informée. Mon père a l’air d’hésiter, oseras-t-il l’avouer, car à ce moment je suis certaine que cela va m’impacter et que je serais fort mal, vu ce que ma mère a dit ce matin lorsque je suis revenue chez nous.

Jacob, vous vous souvenez que Jeanne était à la naissance fort chétive, il avait fallu toute votre  recommandation pour qu’Hélène accepte de l’allaiter. Or le 26 décembre alors que le blizzard soufflait fort, vous n’aviez pu venir voir la petite qui avait les bronches de prise. Nous l’avons veillé jusqu’au petit matin et vers 6 h elle s’est endormie à tout jamais. Devant le désespoir de ma femme , mon fils aîné et moi-même nous avons tout simplement échangés les deux bébés, vous avez constaté le décès de notre petite Jeanne, mais nous vous avons dit que c’était l’enfant que j’avais trouvé, nous l’avons tout de même enterré dans notre caveau familial, nous ne l’avons jamais oublié, mais nous n’avons pas osé noter son prénom aussi l’avons nous surnommé Marie. 

Oh vous m’avez tous les deux menti, vous auriez pu me mettre dans la confidence et non attendre toutes ces années. Ce n’est nullement la faute de Jeanne, puis il y a quelques choses qui me chagrinent. Jeanne  a vos yeux et la belle couleur flamboyante des cheveux de votre mère. Me cacheriez-vous pas quelques choses?

Je tremblais comme une feuille comprenant que je n’étais pas leur fille et pourtant je ressemblais à celui que je considérais comme mon père, mais celui-ci avait l’air de vouloir ajouter autres choses, il ne fallait pas que je me montre, autant qu’il ne sache pas que je sois au courant. Je voulais en savoir davantage.

Arthur, achève ton récit

Tu as raison l’enfant que j’ai trouvé est réellement ma fille, c’est….

Au même moment un bruit s’est fait entendre proche du garde-manger, le médecin s’est précipité et il m’a trouvé évanouie.

 

A Suivre…

 

 

 

 

 

4/15 Une histoire diabolique

Chapitre 4  Les fredaines d’Amaury

 

Pendant ce temps dans le village de Pont d Âne, Amaury menait une vie dure. Pendant deux mois son père l’avait laissé livré à lui même sous la houlette des Frères de la Miséricorde, cet internat était tenu d’une main de fer par son supérieur un personnage assez lugubre qui ne faisait pas de cadeau aux fils de bonne famille qui échouaient chez lui.

Amaury était un jeune homme comme les autres et il ne pouvait pas se vanter de son passé car aux yeux de tous il n’était rien qu’un gamin qui avait mal tourné tel était la constatation de son père et de ses professeurs. 

Il se levait aux aurores pour réciter diverses prières, puis rangement de leurs lits, ensuite un déjeuner au goût étrange ni de lait ni de café, tous s’en contentaient jusqu’au jour où Amaury et un de ces compagnons d’infortune décidèrent de passer à l’action.

Ils avaient remarqué que Frère Théodule avait une clef autour du cou, après de longues veilles ils avaient repéré sous l’escalier qui montait aux dortoirs un porte qui se confondait avec le mur. Aussi d’un commun accord ils épièrent le frère de la cuisine et firent la conclusion suivante que à cet endroit précis devait se tenir le garde manger de  l’internat. Ils décidèrent une nuit de passer à l’action, mais laissons Amaury nous raconter ce moment.

Mon ami Paul était bien décidé à m’accompagner, nous avions dans l’après-midi bousculé le père Théodule, ce dernier s’était accroché à la balustrade et grande chance pour nous la clef était sortie de la cordelette et retombée à mes pieds, je m’en saisis subtilement et avec Paul nous nous confondions en excuse de l’avoir télescopé au détour de l’escalier. Mais Frère Théodule était un brave homme il acceptait nos excuses et s’en allait quand tout à coup un hurlement se fit entendre 

J’ai perdu la clef de la réserve, revenez là chenapans.

Paul et moi nous n’avions qu’une seule envie c’était de prendre nos jambes à nos cous et disparaître dans un trou de souris, mais ses cris avaient alertés d’autres frères qui accoururent dans la minute. Aussi nous étions condamnés à le rejoindre, nous n’en menions pas large. Aussitôt arrivés il nous intima l’ordre de le suivre et nous voilà en train de nous déshabiller pour qu’il nous fouillent de la tête aux pieds. Ni l’un ni l’autre ne pipions mots, il se rendit rapidement compte que nous n’étions en rien fautif, nous n’avions pas la clef. Aussi le plus naturellement du monde nous lui avions proposés nos services.

Nous allons vous aider Père à la retrouver, après tout c’est de notre faute.

Et nous voilà tous autant que nous étions à quatre pattes par terre, cherchant de ci de là, soulevant les fauteuils laissés là depuis des années.

J’ai trouvé cria mon ami Paul,

hélas il avait bien fallu se rendre à l’évidence ce n’était que la cordelette et de clef il n’y en avait point. Le directeur et quelques élèves suivaient la scène, pour les uns en riant, pour le supérieur d’un air sévère. Puis au bout de trois quart d’heures, chacun avait convenu que la clef pourrait réapparaître à tout moment et on n’en n’avait plus entendu parler.

Paul et moi sommes repartis vers notre dortoir, en chemin Paul grimaçait et avait l’air de vouloir me dire je ne sais quoi. Mais j’attendais d’être à l’abri des regards pour m’arrêter et écouter ce qu’il avait à me dire :

Où l’as tu mise cette clef, je t’ai vu la ramasser et pourtant tu ne l’as plu.

Regarde !

Au même moment nous passions devant un ancien confessionnal qui servait de cachette au plus téméraire, je me penchais et soulevais une des lattes du premier escalier et exhibais fièrement la clef de la soupente du garde manger.

Nos yeux brillaient, il nous fallait rapidement s’y rendre car dans les prochains jours la serrure serai certainement changée. Aussi après avoir mis dans la confidence les plus vieux et téméraires de nos compagnons nous avons décidés que le soir même nous irions faire une razzia dans le garde manger. Nous étions tous de futurs hommes et ne pas manger ou tout au moins pas à notre faim nous avaient donnés des ailes et cela brouillaient toutes nos pensées, nous étions irraisonnables et sans aucune réflexion. 

Ce n’est que vers minuit l’heure du crime que nous sommes passés à l’attaque, à pas feutrés nous avons descendus les deux étages qui étaient en bois, mis les pieds sur les lattes qui ne craquaient pas, soufflés la bougie dès que nous entendions le moindre bruit. Enfin nous étions devant la fameuse porte, qu’allions nous trouvé de l’autre côté ?

C’est dans un silence total que nous avons tourné la clef dans la serrure entrouvert la porte, vu des ombres s’évanouir sur les murs et reniflé une bonne odeur de jambons , de saucissons; un vertige nous avait saisi, c’était la caverne d’Ali Baba, elle rassemblait pas moins de 20 saucissons qui séchaient à des poutres tous aussi grand les uns que les autres. De gros jambons séchaient aussi à proximité, il y avait de nombreuses tartes aux fraises aux pommes aux framboises. On se demandait qui pouvait manger toutes ces pâtisseries, vu que nous n’en n’avions jamais vu la couleur. Mais la faim montant à la surface nous nous sommes assis à même le sol et commencé à déguster qui un saucisson, qui une tranche de gâteaux, qui une tranche de jambons. Nous avons appelés nos amis et nous nous sommes empiffrés de tout ce qui nous tombait sous la main, jusqu’à ce que nous entendions un éternuement suivis d’un hululement signe que ça allait barder pour nous, l’ennemi était en vue. 

Nous avions tellement faim que nous avions certes mis des sentinelles mais elles n’étaient pas restés longtemps tapi dans le couloir, alerté par les effluves elles avaient abandonnées leur poste pour venir dévorer avec nous. C’est à ce moment que nous avons entendu la porte se refermer, la clef tournée dans la serrure, nous étions enfermés dans le garde manger. Passé le premier découragement, nous avons continués à vider consciencieusement les plats qui s’offraient à nous. Ici des fraises cueillis le matin même, là de belles poires juteuses, plus loin des fruits confits, et là oh suprême délice une piquette qui était faîtes par les frères que l’on voyait arriver sur les tables mais pas sur les nôtres. Nous avons mis un bazar pas possible dans les victuailles des frères, quand la bougie n’a plus pu nous donner de lumière nous nous sommes regroupés et avons somnolés, car pour dormir se fut impossible tant il faisait froid dans cette semi cave. 

Soudain la porte s’est ouverte, nous avons vu entré le père fouettard comme tous ici nous l’appelions, suivi du père supérieur et du pauvre père Théodule qui n’en menait pas large. Sans un mot il désigna les deux coupables, Paul et moi. 

Rapidement nous fîmes séparés et je reçu la plus magistrale punition avec un nombre de coups de fouets dont à ce jour je ne m’en souviens pas mais j’ai dû m’évanouir tant cela a duré. Le soir même mon père fut convoqué et je partais sans avoir revu mes camarades. A mon père je me justifiais en lui expliquant que l’on mourrai de faim; à ce jour je sais qu’il m’a cru, mais pour moi rien ne serai comme avant tant que je n’aurais pas su ce qu’était devenu la jeune Jeanne que j’aimais désormais comme un fou.

 

A suivre …

3/15 Une histoire diabolique

Chapitre 3  Le couvent 

 

Depuis ce mardi matin je n’étais plus jamais retournée chez nous, mon père venait me voir, mon frère aîné avant son départ pour l’Angleterre et ma sœur avant sa fuite avec son amour étaient les seuls à avoir reçu l’autorisation de mon père pour me rendre visite. Je n’avais pas revue mes autres frères et ma  sœur de deux ans mon aîné. Quant à ma mère elle refusait de venir me voir.

Mon père voulait que je lui demande pardon, mais dans ma tête je n’avais rien commis de mal sauf de m’être laissé toucher par Amaury qui au fil des jours devenait l’homme qui, plus tard j’aimerais. A mes yeux c’était un bel homme, il ressemblait à Trévor le futur mari de ma sœur, car ces deux-là malgré la haine qui s’était installée entre nos deux familles s’étaient marié contre l’avis de nos familles en cachette et enfuis l’hiver suivant leurs fiançailles.

Je n’arrivais pas à prononcer ce petit mot pardon, et si les événements ne s’étaient pas précipités je ne serai peut-être pas trois ans après de retour dans ma famille, mais tout d’abord il faut que je vous raconte ma destinée dans ce couvent austère.

Les premiers jours furent très durs, je suis restée enfermée au pain et à l’eau dans une cellule de religieuses, chaque soir je devais prier à genoux sur une règle en bois pour que le vice s’enfui de mon corps comme aimait à me le répéter mon père qui venait chaque samedi y assister. Au bout de trois semaines de ce régime dur, mon père consenti à ce que je rejoigne les filles qui avaient commis l’irréparable, moi, à côté d’elles j’étais une sainte comme disait Marie ma meilleure amie. Elles avaient toutes un bébé dans le ventre, elles étaient allés jusqu’à faire l’amour comme me le disait Sarah, une jeune fille douce et timide qui elle, avait été violentée par son père. J’allais en classe et chaque jour l’une d’entre elles s’en allait, soit elle revenait seule sans leur bébé soit elle restait dans la grande salle à s’occuper de leur enfant. Nulle ne posait de questions car c’était direct la cellule et son silence pesant. Je préférais dormir dans le dortoir, certes je n’étais pas habituée à cette proximité mais j’aimais mieux être entourée de toutes ces filles ou futures mères. J’étudiais et la mère directrice disait à mon père que j’étais sa meilleure élève, gentille sage sans problème, mais elle me disait à moi qu’elle me trouvait trop triste, qu’il fallait que je demande pardon à mon papa sinon j’irai tout droit en enfer si par hasard je mourais cette nuit. A force d’entendre ça, je me demandais si la mort ne serai pas plus douce pour moi, aussi un jour alors que cela faisait déjà deux ans que j’étais dans ce couvent prison j’ai décidé de mettre fin à mes jours. Je n’en pouvais plus de ne plus voir les miens. Amaury me manquait, mais comment pourrais je le voir? Me sauver ou attenter à ma vie, les deux produiraient un électro choc sur ma famille, Amaury trouverait bien une autre fille et moi je serai libre.

Mais comment atteindre l’infirmerie où Sœur Pétronille avait les médicaments contre tous les maux de la planète, y compris disait-elle contre le vague à l’âme. Mais avait-elle ajoutée attention cela peut vous endormir à tout jamais si vous ne  respectez pas les doses. Mais hélas la porte était fermée à double tour et la clef de l’armoire pendait autour de son cou, il ne me serait pas possible de prendre une quantité de médicaments, j’eu beau m’y rendre plusieurs fois prétextant des maux de tête et de ventre je n’obtins qu’un :

Tu n’as rien, tu deviens une femme, retourne rejoindre tes compagnes;

Parfois elle me donnait un médicament mais je devais le prendre devant elle, aussi je renonçais à me tuer avec des médicaments. Mais mon ardeur à mourir ne m’avait pas quitté, je possédais une grande imagination et j’échafaudais des plans mais tous s’avouèrent impossible à réaliser, puis l’idée me vint un soir où Paula , la jeune Italienne dont le bébé était mort dans son ventre, eu décidé de se jeter de la fenêtre du troisième étage, hélas sa chute fut interrompu par des gros buissons et elle atterrit sur le sol en mille morceaux mais vivante, je l’entend encore hurler de douleur. Elle est partie en ambulance et aux dernières nouvelles elle est dans une maison de la charité près de Pont d’Âne.

J’échafaudais mon plan le plus scrupuleusement possible, de façon qu’en dessous il n’y ai aucun arbre pour ralentir ma chute, mais j’ignorais que la sœur supérieure me trouvant assez déprimée m’avait mise sous haute surveillance; ce dont je ne m’ étais pas rendue compte. Pourtant ce soir- là un événement avait relâché sa surveillance, une fumée épaisse sortait d’ une cellule ou une dernière entrée avait mis le feu avec une bougie, oubliant de l’éteindre pour la nuit. La cloche du couvent  actionnée par Sœur Pétronille sonnait à toute volée, profitant du branle bas le combat je m’étais éclipsée vers les combles, l’après-midi j’avais repéré la fenêtre qui ouvrait sur la coursive qui donnait sur le jardin, mon plan était au millimètre près mais c’était sans compter sur Marie qui ne me voyant pas descendre  était remontée non sans en avoir informé Bénédicte la jeune religieuse de la cuisine qui nous aimait beaucoup et nous filait en douce les restes.

J’étais montée sans encombre en ne croisant pas âme qui vive, j’avais ouvert la fenêtre de la coursive, enjambée le rebord et sautée sur le terre plein qui surplombait le jardin potager du couvent. J’entendais le tocsin et un brouhaha qui montait du bas, je n’osais pas me pencher prise d’un vertige, mais il fallait bien accomplir mon destin et me jeter en bas. Au moment où je me sentais aspirer par le bas, j’entendis des éclats de voix me parvenir du couloir. Sœur Clarisse  et Bénédicte se trouvaient à une encablure de moi, retroussant leurs robes, elles enjambent à leur tour le rebord et se précipitent sur moi. L’une me plaque au sol pendant que l’autre me gifle. Je fond en larmes et  je me sens prise d’une envie dix fois plus forte de me jeter au bas du couvent en essayant par tous les moyens de les entraîner dans ma chute. Plus tard Clarisse la plus jeune dira à mon père que j’étais possédé par le démon.

J’ai dû faire une commotion cérébrale, on disait autrefois un transport au cerveau, je suis restée entre la vie et la mort plus de deux mois à l’hôpital vers chez mes parents, puis à nouveau au couvent, malgré que j’ai voulu en finir avec la vie mon père dans sa folie irraisonnée n’avait point plié.

Ce matin lorsque je me lève le froid est glacial, la grosse cheminée ne chauffe que le bas et dans notre dortoir trop vaste il doit faire zéro voire pire. Nous nous habillons sous la mince couverture si on s’est déshabillée le soir, car certaines d’entre nous restent avec leurs habits de jour pour éviter d’enfiler la grossière chemise rêche qui nous arrive certes aux pieds mais qui semble humide lorsque nous l’enfilons. Mais il nous faut tout de même nous laver et quitter nos vêtements sales que nous déposons dans la grande corbeille à notre nom, l’inspection se fait en fin de semaine malheur à celles qui n’y a pas déposés ses 7 culottes. Mais ce jour-là je me suis habillée comme une automate, je claquais des dents comme mes misérables amies mais je me dépêchais car je savais qu’en bas nous aurions légèrement plus chaud.

Mais ce dimanche n’allait pas se passer comme les autres, dès que j’eu posé le pied dans le réfectoire qui faisait office de salle à manger, la mère supérieure me barrait le chemin et me prenant la main m’emmenait rapidement dans son bureau. Dans ma tête défilait toute ma journée d’hier, je n’avais rien fait de mal, mais quand j’arrivais j’y trouvais mon père  la mine sombre et défaites. Il me laissa m’asseoir et me dit qu’il était venu me chercher pour que je puisse dire adieu à ma mère car elle se mourrai. 

Je devins blanche et je bredouillais pardon papa, pardon et si la mère supérieure ne m’avait pas retenue je pense que je me serai affalée sur le plancher ciré. Mon père avait une expression à la fois bizarre et un petit sourire  ourlait ses lèvres, la fin proche de ma mère m’avait poussé à lui demander pardon. Mais il se ressaisit vite, la sœur Clarisse m’emmène rapidement dans le dortoir où je rassemble mes affaires, enfin le peu qui m’appartenait, je quitte à nouveau dans le froid glacial de la chambre ma robe de bure et me laisse entraîner hors du dortoir pour la salle à manger où je bois mon bol de lait qui est déjà fort tiède. Tant pis à la maison de mes parents je serai à nouveau leur petite fille chérie, possible que Maman guérisse.

 

A suivre

 

eauteur

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La furie de mes mots

 

Ici

mes mots sont en folie 

comme les vagues.

Le temps qui passe
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